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Teethe : de la douleur au soulagement…

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Gavin Friday - Het Depot
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Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

mardi, 31 décembre 2002 01:00

I to sky

"I to sky" constitue le deuxième album de ce trio irlandais. De Dublin très exactement. Un disque beaucoup plus sombre que le précédent éponyme. Pas seulement à cause des lyrics empreints de références religieuses, mais à cause du climat au sein duquel baigne les 12 compositions de cet opus. Un climat qui baigne le plus souvent dans la cold. Celle de Joy Division et de Cure, c'est plutôt classique. Ou d'une manière plus contemporaine, de Radiohead, Kent et Placebo. Mais est-ce vraiment de la cold ? Un Placebo auquel JJ72 a même emprunté l'exaltation wagnérienne sur " 7th wave " et la fureur ténébreuse, presque gothique, sur l'excellent " Serpent sky ", une compo au cours de laquelle on a l'impression d'être balayé par la tempête des Hauts de Hurlevent. Tout aussi excellent, " I saw a prayer " cherche le chaînon manquant entre My Bloody Valentine et Mercury Rev, les vocaux veloutés de Greany rappelant étrangement ceux de Jonathan Donahue. Une exception qui confirme la règle, car tout au long de cet opus, son timbre oscille du falsetto hystérique, gonflé à l'hélium, au gargouillement mortel. Un disque sculpté dans l'électricité scintillante, tumultueuse, qui ne souffre d'aucune faiblesse ; s'ouvrant même parfois de nouveaux horizons sonores. A l'instar de " Half three ", dont l'élégance capricieuse, filandreuse, lorgne vers l'élégance punk d'un Wedding Present. De " Glimmer ", déchiré entre sauvagerie et quiétude. D'" Always and forever ", dont la pop chaloupée rappelle le James du " Millionaires ". Et enfin du tendre " Nameless ", caractérisé par son synchronisme puéril entre la voix et la mélodie. Sans oublier l'hymnique " Brother sleep ", découpé délicatement dans l'acoustique, ou encore la ballade mélancolique, mais tumultueuse " Oiche mhaith ". Un must !

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Turn on the bright lights

Encore un groupe new-yorkais! Tirez les rideaux, baissez l'intensité de la lumière et calfeutrez-vous au cœur de la paranoïa, de la concupiscence et de la peur : voici Interpol. Trêve de plaisanterie. Interpol c'est avant tout un quatuor totalement intoxiqué par les eighties. Son attitude. Son image. Et surtout sa musique : new wave, post punk et bien sûr cold wave. Dans le désordre on y décèle pour influences majeures Wire, les Smiths, Echo & The Bunnymen, les Chameleons, le Sound, Bauhaus et prioritairement Joy Division. Et s'il faut admettre que le résultat n'est pas très original, il a le mérite de communiquer de bonnes vibrations. Auxquelles je ne suis pas insensible, je dois l'avouer. L'atmosphère blême, brumeuse, douloureuse de leur musique est entretenue par la densité des guitares, le drumming hypnotique, robotique, la basse élégante et le vocal clinique, sinistre, glacial, monocorde de Paul Banks, qui doit certainement rêver nuit et jour de Ian Curtis. Des guitares qui peuvent même pulser avec une énergie nerveuse décapante, scintillante. A l'instar de " Untitled " ou encore de " The new ". Et les neuf autres fragments ne sont pas en reste. " Say hello to the angels " sous-entend " Hello les Smiths" en adressant un clin d'oeil aux Strokes. "Hand away" baigne au sein d'une solution sonore céleste, digne d'And Also The Trees", alors que "NYC" accomplit une valse lente, triste, à travers la cité malade. Bref, un album qui a défaut d'être orignal a au moins le mérite d'être (très) efficace…

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Always got tonight

C'est vrai qu'on évoque rarement le rôle joué par le groupe qui accompagne Chris Isaak, lorsqu'on parle de son œuvre. Or, ses Silvertone sont d'une redoutable efficacité. Pourtant, James Calvin Wisley, le guitariste qui maniait la reverb à la manière de Duane Eddy, a cédé son manche à un certain Hershell Yatovitz. Ce qui explique sans doute pourquoi les sonorités de la six cordes sont devenues plus claires, parfois même bringuebalantes, à l'instar du défunt House Of Love. Deuxième changement, Erik Jacobsen qui jusque là avait produit toute la discographie du Californien, a été remplacé par John Shanks. Mais ici, franchement je ne perçois pas vraiment la différence.

Bref, venons-en au 9ème elpee de Chris Isaak. Les lyrics explorent toujours les mêmes thèmes : l'amour perdu, illusoire, les ruptures, les regrets, la solitude, ou les rencontres inattendues. Des lyrics qu'il chante de ce timbre de crooner si caractéristique, timbre qu'il semble avoir hérité à la fois de Roy Orbinson et de Johnny Rivers. Classique, quoi ! Ce qui a totalement disparu, c'est le rockabilly. Pour y laisser la place à des ballades mielleuses, pensez-vous ? Vous n'avez pas tout à fait tort ! Car ses épanchements de mélancolie envahissent la moitié de l'opus, même si l'indolent mais tellement poignant " Life will gone on " constitue l'exception qui confirme la règle. Faut dire que le recours à la guitare reverb n'y est pas étranger. Le reste se révèle beaucoup plus intéressant. Parfois même " remesque ". A l'instar du rafraîchissant " Courthouse " ou du cristallin " Somebody to love ". Remuant, dansant, plus synthétique, " Always got tonight " marche sur les traces d'un Beck. " Notice the ring " rend un hommage au rythm'n blues échevelé du J Geils Band. Enfin, le rock électrique n'a pas été négligé. Teinté de glam sur le générique de son show TV, " American boy ", il retrouve tout le feeling de son sens mélodique sur le remarquable " One day ". Dommage que tout l'album ne soit pas de cette trempe !

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

The remote part

Nonobstant des prestations scéniques toujours aussi dévastatrices, cet ensemble écossais commet des disques de plus en plus pop, de plus en plus clean. On avait d'ailleurs déjà pu le constater sur l'une ou l'autre composition de son deuxième opus, " 100 broken windows ". Et à l'issue de l'écoute de son troisième, " The remote part ", le doute n'est plus permis. En fait, toute l'adrénaline punk, toute l'énergie pure, est ici canalisée à travers des mélodies contagieuses que ne désavouerait pas un REM du début des 90's. Et c'est tout à fait évident chez de nombreux fragments de cette plaque. A l'instar de " Life in a hiding place ", de " Century after century " ou encore de " Tell me ten words ". Même les plages les plus agitées adoptent un profil hymnique. Comme sur le post grunge, 'cobainesque', " A modern way of letting go ", du nouveau single potentiel " (I am) what I am not ", du fiévreux " Stay the same ", de " You held the world in your arms ", un morceau irrésistible traversé par un violon emphatique, ou encore du final " In remote part/Scottish fiction ", un final qui s'ébroue sur un profil acoustique avant de glisser vers la noisy. On a même droit avec " American english " à une ballade qui se consume lentement. En fait, toutes les chansons ont été écrites sur des guitares acoustiques, avant de prendre leur forme définitive. Ce qui explique, sans doute, pourquoi un feeling si délicat hante toutes les mélodies, mais peut paraître étonnant, lorsqu'on sait que les lyrics sont toujours aussi critiques et lucides, ne se contentant pas de poser des questions, mais également d'y répondre... Personnellement, j'ai un petit faible pour " I never wanted ", surtout à cause de ce refrain lancinant qui me rappelle tellement le Psychedelic Furs. Et ça, c'est un compliment ! Un chouette album.

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Paradize

Les aficionados d'Indochine seraient-il d'éternels teenagers ? Possible, mais une chose est sûre, ces ‘teenagers’ sont d'une fidélité exemplaire. A un tel point que le groupe peut se targuer de cumuler quatre décennies de fans. Difficile d'en expliquer la raison. Peut-être parce que la musique du groupe est intemporelle. Symbolisant une forme d'adolescence éternelle. Et en puisant tour à tour dans le rock, la new wave, la pop, la chanson française et parfois dans la variété, elle essaie en quelque sorte de jouer sur les ambiguïtés.

L'ambiguïté a d'ailleurs toujours été un des fils conducteurs de la musique d'Indochine. Pourtant, après les départs de Bodianski en 84, de Dominique Nicolas, qui était alors le principal compositeur, en 94, et le décès de Stéphane Sirkis en 99, la formation aurait pu disparaître. Il faut croire que les épreuves ont renforcé la popularité du groupe. Si Nicola est le seul survivant du line up initial, il a pris soin aujourd'hui de s'entourer de redoutables collaborateurs. Et tout d'abord de celui d'Olivier de Sat, qui est devenu le compositeur principal de la formation.

Pour enregistrer " Paradize ", la formation a également reçu le concours de Garreth Jones (Depeche Mode) à la coproduction. Des chansons sont même signées par des compositeurs de premier choix, tels que Gérard Manset, Ann Scott ou Valérie Rouzeau. Melissa Auf der Maur (Hole) partage même un duo avec Nicola sur l'intimiste " Le grand secret ". Une chanson à vous flanquer des frissons partout. Indochine n'a pas oublié ses compositions classiques de type hymnique. Et je pense tout particulièrement à " Mao boy ! ", qui mêle synthés organiques et arrangements de cordes, " La nuit des fées ", abordée davantage dans l'esprit de " Dancetaria ", ou encore " Posptitute ". Mais le plus intéressant procède des morceaux les moins habituels. A l'instar du percutant titre maître. Fruit de la rencontre du métal et du synthé pop, ce fragment est finalement plus proche de Paradise Lost ( ?!?!?) que de Depeche Mode. De métal il en est encore question sur " Marilyn ". Si vous pensez à Marilyn Manson, vous n'avez pas tout à fait tort. Le tempo de ce fragment est même très glam. Mais les lyrics incitent à la vie, pas à la mort. Nuance ! Des guitares, beaucoup de guitares sur cet elpee. Ténébreuses, spasmodiques, sur fond noisy, elles sculptent " Electrastar " sur un mode post punk digne de Placebo. Cold, atmosphériques, gémissantes, elles hantent " Le manoir ", du spectre de Cure. Tout comme sur l'incantatoire " Dark ", d'ailleurs. La new wave n'a pas été oubliée. Single potentiel réminiscent de l' " Aventurier " ou de " Canary bay ", " Punker " en est la plus belle illustration. Même le motif de guitare est légèrement reverb. Atmosphérique, énigmatique, cette new wave devient même parfois complexe, comme chez " Comateen I ". A cause des flambées d'électricité entrecoupées d'envolées mélodiques, un peu comme le pratiquait le trop méconnu Berlin Blondes, début des eighties. Tout aussi complexe, infesté d'accès de moog, " Dunkerque " opère d'incessants changements de rythmes. Sur fond de claviers caverneux, la ballade " Like a monster " permet à Nicola de stigmatiser… " Star Academy " (NDR : Bien vu !). Et si en final (" Un singe en hiver "), Indochine jette un coup d'œil dans le rétroviseur, la plus belle chanson demeure à mes oreilles, " J'ai demandé la lune ", une composition déjà sortie en single, qui deviendra, c'est une certitude un classique. Une mauvaise nouvelle quand même, une édition limitée de ce CD propose deux titres supplémentaires et un Dvd. Mais la quantité est limitée. Faudra se grouiller…

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Brainwashed

George Harrison est décédé le 29 novembre 2001. Deux mois plus tôt, il travaillait encore sur les sessions d'enregistrement de nouvelles chansons, destinées à la confection de ce " Brainwashed ". Peu de temps avant sa mort, il avait chargé son fils Dhani et son ami et producteur Jeff Lynne, de mettre en forme cet opus. Précisant qu'il souhaitait en conserver le son brut, proche de ses démos. On ne peut pas dire que le message soit bien passé. Jeff a bien réussi à mettre en valeur les accords gémissants de sa guitare solo (NDR : pensez à " While my guitar gently sweeps "), ses parties de slide et puis la voix tellement fragile, bouleversante de George. Malheureusement le son est surproduit. Conséquence : l'aspect émotionnel est totalement dilapidé au profit de la forme des compositions. Parfois on a l'impression de retrouver le son lissé des Travelling Wilburys,que Lynne a fréquenté. On ne voit donc pas trop l'intérêt. D'autant plus qu'il n'y a plus la participation de Dylan, de Roy Orbinson, ou encore de Tom Petty. Faut croire que l'ex ELO en avait encore la nostalgie. A mon avis faudrait peut-être demander à un Rick Rubin de recommencer le travail. Le résultat serait beaucoup plus intéressant. Maigre consolation, cet elpee devrait constituer un cadeau de Noël idéal, à offrir à vos grands-parents.

 

Honnêtement, je dois avouer avoir été surpris de voir atterrir une compilation consacrée à Juliana Hatfield. Tout simplement parce que j'imaginais qu'elle était disparue du circuit musical. Mea culpa ! En fait, après avoir vécu une expérience underground fort intéressante chez les Blake Babies, enregistré un formidable premier album en 1992 (" Hey babe "), en compagnie notamment d'Evan Dando des Lemonheads, puis un tout aussi excellent second opus (" Become what you are ") l'année suivante (NDR : sur lequel figurait le single épatant " My sister "), Juliana a embrayé par un album d'honnête facture (" Only everything ") en 1994, mais beaucoup trop prévisible. Résultat des courses, le label major sur lequel elle avait été signée n'a pas voulu sortir le suivant (" God's foot "). Il n'est d'ailleurs jamais paru. Deux fragments de ce disque figurent sur ce recueil : le somptueux " Mountains of love ", enrichi d'arrangements de cordes ; et le percutant " Fade away ". Ah oui, pour ceux qui l'ignoreraient, Juliana Hatfield appartenaient au mouvement " riot grrrrl ", qui a accouché de groupes féminins lorsqu'il n'était pas drivé par des filles. Parmi lesquels les plus illustres répond(ai)ent au nom de Breeders, Veruca Salt ou encore L7 (NDR : encore que ce dernier était plus riot que grrrrl...). C'est à dire des formations responsables d'une musique capable de passer de la tendresse au fanatisme, de libérer un groove viscéral irrésistible et dont les lyrics cryptiques ou caustiques reflétaient un engagement certain pour les droits de la femme. Bref, après les déboires connus au cours de l'année 96, Juliana est retournée dans la marge de l'underground. Ce qui ne l'a pas empêchée de continuer à graver des albums. A ce jour, elle en a même commis sept, sans tenir compte de ceux qu'elle avait réalisés chez les Blake Babies. Et à travers cette compile, on se rend compte que ses chansons ont toujours la même pêche. Seuls les quatre dernières chansons, enregistrées en 2001 et pas encore sorties me paraissent un peu fades. C'est peut-être la raison pour laquelle elles sont demeurées à l'état de démo. Le recueil épingle également une cover de Police (" Every breath you take ") et une autre de Neil Young (" Only love can break your heart "). Deux adaptations, ma foi, fort bien réussies. Mais le fragment que j'ai le plus apprécié s'intitule " My protégée ". Un morceau digne du meilleur Lynyrd Skynyrd, qui figurait sur l'album " Juliana's pony ". A quand une reprise de " Sweet Alabama " ?

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Between the senses

Ce quatuor insulaire nous vient de Cornwall, en Angleterre. " Between the senses " constitue son premier album. Un disque qui a bénéficié de la production de l'ex guitariste des Smiths, Johnny Marr. Ce qui explique sans doute pourquoi, les vocaux et les guitares tissent alternativement les mélodies et les contre-mélodies. Des vocaux assurés par un certain Gary Briggs, dont le falsetto éthéré évoque tantôt Thom Yorke, Matthew Bellamy et bien sûr feu Jeff Buckley. Et des six cordes conjuguées par le tandem Briggs/Watson, sur un mode britpop. Vous pensez à Muse et au Radiohead de la moitié des nineties ? Vous avez raison. A cause de cette intensité électrique luxuriante communiquée par ces cordes de guitares tour à tour bringuebalantes, sauvages, torturées, vivifiantes, houleuses, tempétueuses, mais toujours savoureuses. Et puis de ce sens hymnique particulièrement contagieux, mélancolique et tellement britannique. Pourtant, les dernières compositions de l'opus évoluent sur un mode semi-acoustique. Elles sont même parfois même tapissées de légers motifs psychédéliques. A l'instar de la superbe ballade " Is this bliss ". Un psychédélisme qui hante également le superbe denier morceau de l'elpee, " Holding on " ; mais un psychédélisme atmosphérique, tourmenté, raffiné, réminiscent du Verve de " A storm in heaven ". Bref, si cette plaque n'apporte pas grand chose de neuf, elle ne manque ni de charme, ni de fraîcheur…

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Together in the darkness

Deuxième album pour ce duo constitué du claviériste de Soundrack Of Our Lives et du guitariste des Hellacopters ainsi que de Diamond Dogs. Et à l'instar de leur premier opus, les compositions sont partagées entre écriture personnelle et reprises. Non plus de Lou Reed, de Dylan, ni de Tom Waits, mais de Neil Young, Bob Marley, Kris Kristofferson, Jagger/Richards ; sans oublier la cover exceptionnelle du " Hang on to a dream " de Tim Hardin et une autre paradoxalement apaisante du " Non fun " des Stooges. En fait, les onze chansons de cet opus sont tramées dans la ballade mélancolique. Même les adaptations de titres les plus sauvages. Et le résultat est plutôt réussi. Surtout à cause du talent conjugué par les deux artistes. Martin, au piano. Un piano dont la pureté des sonorités vous donne des frissons dans le dos. Et puis Mattias à la guitare, à l'harmonica, et surtout au chant. Son timbre légèrement voilé, fragile, aux inflexions teintées de gospel et de blues, ne peut laisser indifférent. L'émotion à fleur de peau!

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Veni Vidi Vicious

Cet album était déjà paru en 1999 ; mais vu le succès récolté l'an dernier par le 'best of' " Your new favourite band ", en Angleterre, Burning Heart a décidé de rééditer ce " Veni Vidi Vicious ". Le deuxième elpee du groupe, puisqu'en 1997, il avait commis " Barely legal ". Les Hives nous viennent de Suède, et non pas de Detroit ou de New York, comme cet opus aurait pu le laisser croire. Parce que leur musique surfe sur la même vague néo/punk/garage que celle des Strokes ou des White Stripes. Hormis le tropical et hawaïen " Find another girl ", les 11 autres fragments déboulent à une cadence infernale. Et ne dépassent jamais les 2'30. Ca déménage. Les refrains sont accrocheurs. L'énergie pure, rafraîchissante, sauvage. Les riffs de guitare abrasifs, décapants, jubilatoires. Mes coups de cœur vont cependant à l'hymnique " Main offender ", à " Hate to say I told you so ", dont la frénésie semble héritée en ligne droite de " Sticky fingers " des Stones, et au plus pop " Statecontrol ", que n'aurait pas renié les Fleshtones. Bref, du revivalisme bien dans l'air du temps…