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Kreator - 25/03/2026
Suede 12-03-26
Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

mercredi, 16 août 2023 08:07

Did you hear the kids ?

Depuis 2019, Magon a enregistré la bagatelle de 6 albums. Difficile d’être plus prolifique. Après avoir vécu tout un temps à Paris, l’Israélien s’est installé au Costa Rica en compagnie de toute sa famille. C’est là qu’il a enregistré son sixième elpee. Alon Magen (NDR : c’est son vrai nom) se réserve la quasi-intégralité de l’instrumentation et du chant. Sur « Onie Was A Kid », Louise Bou, aka SOS Citizen, assure les backing vocals et Alan Borg se consacre à la guitare ; et tout au long de « Havana Bay », Cary Morin se réserve la pedal steel. Et puis, c’est tout.

« Did you hear the kids ? » baigne au sein d’un cocktail particulièrement soigné de psych folk, de soft rock et de garage. Mais pas seulement ! Ainsi, Magon parvient à propulser une section rythmique de manière offensive comme chez Wilco, sur « Right here », « Back in the day » et même « Havana Bay » ou dans l’esprit groovy de Mink Deville, sur « Johnny was a son of a bitch », une compo au cours de laquelle il emprunte les intonations vocales semi-déclamatoires chaleureuses et nonchalantes de Lou Reed, tout comme sur « Back in the day ».

mercredi, 16 août 2023 08:05

Jupiter

Après « Mars » (2018) et « Venus » (2021 »), Upper Wilds met le cap sur « Jupiter », une nouvelle destination dans son exploration du système solaire. Le guitariste, chanteur et leader, Dan Friel, est un passionné de l’espace et il reflète cette passion dans ses compos. Dans sa musique aussi ? Oui, mais d’une manière subtile. Surtout dans ses lyrics.

Parce que l’expression sonore et quand même pêchue, frôlant régulièrement l’univers du métal.

« Greetings », bref morceau d’ouverture, mêle 55 langues, dans un chœur en cascade. La repise du « Books about UFOs » de Hüsker Dü se distingue par son riff de guitare à la Thin Lizzy et l’intervention du saxophone hurlant de Jeff Tobias (Sunwatchers). Ce dernier ainsi que Katie Eastburn (KATIE) assurent les backing vocals sur « Short centuries », un morceau qui rend hommage à Julia Mora et Waldramina Quinteros, le couple marié le plus âgé de la planète terre, mettant ainsi en exergue le pouvoir de l’amour et son pouvoir sur la durée de l’existence. Plusieurs plages sont imprimées sur des tempos bien enlevés. A l’instar des bien punks et frénétiques « Drifters » et « Radio to forever ». D’« Infinity drama » et d’un « Voyager » lancé au galop. Faut dire que la section rythmique du bassiste Jason Binnick et du drummer Jeff Ottenbacher impose régulièrement un rythme impitoyable voire tonitruant. Si « 10’9’’ » ne dure que « 6’56’’ », il est profilé sur deux lignes de guitares. L’une groovy et l’autre crépitante, stridulante, un peu dans l’esprit du hard rock des seventies, alors que sinistre, la voix de Dan emprunte les inflexions de Peter Murphy (Bauhaus). Des inflexions et même un timbre qui réapparaissent circonstanciellement sur cet opus, car, en général, le chant de Friel se décline plutôt en falsetto… 

Enfin, le long playing a été enregistré sous la houlette de Travis Harrison, dans son studio ‘Serious business’ à Brooklyn (Guided By Voices, Built To Spill, The Men) …

mardi, 15 août 2023 08:34

Frontier’s edge (Ep)

Neuf musicos ont participé à l’enregistrent de ce « Frontiers’ edge », un Ep découpé en 6 plages. Au sein du line up figurent un bassiste, trois percussionnistes, un drummer, un trompettiste, un claviériste et puis les deux leaders, le saxophoniste baryton Jared Tankel et le guitariste Tom Brenneck.

Pas de chanteur, la musique est exclusivement instrumentale et elle est le fruit d’un cocktail énergique entre jazz/rock, funk, afro-beat et proto-metal. Percussifs et bien cuivrés (NDR : vous vous en doutez), les compos pourraient aisément servir de B.O. pour des séries TV ou des films. A l’instar de « Curled steel », une piste infiltrée par un subtil filet d’orgue qu’on imagine aisément sonoriser une série policière des 70’s. De « Crescent Blade » également, plutôt des 80’s, du style ‘CHIPS’. Ou encore de « KRITN », pour un long métrage à suspense, une plage serpentueuse caractérisée par le drumming syncopé et l’intervention très free du saxophone de Jared. Claviers rognés et poussées de cuivres alimentent « A passage to « Ashinol », un morceau qui communique des vibrations empruntées à l’Orient Express. Enfin la mélodie du titre maître est tramée par la guitare, qui s’autorise pourtant des accès de pédales wah-wah, alors que les cuivres presque mariachi s’échappent régulièrement de l’ensemble. Des cuivres qui soufflent à l’unisson sur l’intrépide « Devil doesn’t care ».

mercredi, 16 août 2023 07:59

Supermodels

Originaire de Chicago, Claud Mintz s’est établi depuis quelque temps à New York. Il a choisi son nom de famille comme patronyme pour son trio. Il se charge de la guitare et du chant et est soutenu par une section rythmique réunissant un drummer et un bassiste.

« Supermodels » constitue son second elpee. Mis en forme par Ethan Gruska (Phoebe Bridgers, Ryan Beatty), ce disque est plutôt éclectique, alternant morceaux plus acoustiques et titres bien rythmés.

Valse, « Glass wall » est parcourue de sonorités de guitares stridentes. Elles se révèlent élégantes sur le mid temo « Dirt », une chanson mélodieuse qui libère un bon groove. Courte plage acoustique, la dépouillée et mélancolique « Crumbs » baigne au sein d’un climat proche du « Double blanc » des Beatles, nonobstant quelques incursions subtiles d’électronique. Une sèche qu’on retrouve sur « Spare tire » et « Every fucking time », une compo qui rappelle parfois le « Wonderwall d’Oasis. « Wet » aurait pu figurer au répertoire de Mylène Farmer », mais dans la langue de Molière. « A good thing » et « All over » émargent à l’indie rock. Enfin, entraînant, « The moving on » est une compo dense, enrobée de chœurs, interprétée dans l’esprit de Weezer…

Bref, un album qui souffle le chaud et le froid…

Robbie Robertson est décédé à l’âge de 80 ans. Avec sa disparition, il ne subsiste plus que le seul Garth Hudson (NDR : c’était le claviériste), comme musicien survivant du mythique The Band.

Au début des années 1960, The Band était un groupe de soutien à la star de rockabilly, Ronnie Hawkins. À l’origine, le groupe s’appelait les Hawks (NDR : il avait aussi répondu au nom de Crackers et de Canadian Squires), avant d’adopter le patronyme The Band, parce que c’est ainsi que les spectateurs le désignaient quand il servait de backing group pour Bob Dylan.

En 1965, Robbie Robertson et Levon Helm, deux membres des Hawks, avaient déjà participé à l’enregistrement de l’album « Blonde on Blonde » de Robert Zimmerman.

C’est lors de la tournée mondiale 65-66, que le Zim avait engagé la formation pour partir en tournée. Peu de temps auparavant, il avait décidé de délaisser la guitare acoustique pour embrasser un style plus électrique, plus rock, au grand dam des puristes folk.

En 1966, Dylan est victime d’un grave accident de moto. Il s’enferme en compagnie des membres du band (c’est le cas de le dire) dans une vieille maison peinte en rose près de Woodstock, à New York, et ensemble ils enregistrent des tas de démos qui donneront naissance, en 1968, à l’album « Music from Big Pink ». Et de ces sessions, naîtra également ces fameuses « Basement Tapes », considérées comme une source majeure de la musique Americana et roots. D’abord parues sous forme de bootleg, Columbia les sortira officiellement en 1975.

Robertson a écrit les morceaux les plus connus de The Band, tels que « The Weight », « The Night They Drove Ol' Dixie Down » et « Up On Cripple Creek ».

Le groupe a aussi participé au mythique festival de Woodstock en 1969.

Le concert d'adieu de The Band à San Francisco en 1976 a été immortalisé deux ans plus tard par un documentaire du cinéaste Martin Scorsese, ‘The Last Waltz’, film qui a ouvert la voie aux longs métrages sur le rock. Robertson est alors devenu un proche de Martin Scorsese, qui l'a engagé comme musicien, notamment pour ses films Casino’ et ‘Gangs of New York’.

Le guitariste n'est plus reparti en tournée mais il a sorti ensuite de nombreux elpees en solo.

The Band et Robertson se sont séparés au début des années 1980, ce dernier poursuivant une longue carrière en tant qu’artiste solo et compositeur de bandes originales.

Robbie Robertson était né 5 juillet 1943 à Toronto. Sa mère était amérindienne, Mohawk plus précédemment. Il est mort ce mercredi 9 août 2023, entouré de sa famille à Los Angeles après une longue maladie.

RIP

 

samedi, 05 août 2023 17:58

Le cousin de Wilco

‘Je suis un cousin du monde’, avoue Jeff Tweedy, le leader de Wilco. ‘Je n'ai pas l'impression d'être un parent par le sang, mais peut-être suis-je un cousin par alliance’. L’opus a été mis en forme par la singulière artiste galloise Cate Le Bon. Et c’est la première fois, depuis "Sky Blue Sky", que Wilco confie les rênes à un producteur qui n’appartient pas à son cercle immédiat de collaborateurs. 

Le Bon a poussé le groupe à prendre des risques, en réaffectant les forces établies de Wilco et en les mettant au défi de s'opposer aux habitudes, tout en conservant ce qui, au cours des trente dernières années, a défini Wilco en tant que groupe, son intrépidité, rendue possible par la virtuosité musicale et le langage secret que seule une famille partage. 

Sous la direction de Le Bon, "Cousin" a évolué vers quelque chose de plus glacial et de plus nocturne que tout ce que Wilco a créé auparavant, tout en conservant la qualité sincère des paroles et de la voix de Tweedy.

"Evicted", le premier single de l'album, voit un narrateur aux prises avec sa responsabilité d'avoir perdu l'amour… et il est en écoute

‘C'est ce sentiment d'être à la fois dedans et dehors’, raconte Tweedy à propos de "Cousin". ‘A la fois dedans et dehors. Espérer, attendre, puis désespérer. Sourire malgré les antidépresseurs, se sentir mal par temps chaud même si les autres vous disent que cela devrait vous rendre heureux. Cousin est l'expression la plus émotionnelle et la plus valable de Wilco à ce jour, de la douleur d'essayer d'être connecté aux autres alors que nous échouons si souvent, de la joie d'attraper la compréhension dans les yeux de quelqu'un d'autre, même si elle est fugace, et de la vérité immuable que nous sommes tous liés, que nous honorions ou déshonorions, que nous oublions ou dont nous nous souvenions…’

En concert le jeudi 10 août 2023 dans le cadre des Lokerse Feesten.

Animal Collective publiera son nouvel opus studio, « Isn't It Now ? » le 29 septembre 2023. Il a été coproduit et mixé par Russell Elevado (D'Angelo, The Roots, Kamasi Washington), une figure légendaire qui navigue au carrefour du hip-hop, de la soul et du jazz. C'est aussi un défenseur inébranlable de l'analogique. Il utilise sa maîtrise du matériel d'antan pour créer des repères modernes qui sonnent comme peu d'autres.

La structure d'Animal Collective a longtemps été celle d'un terrain de jeu, d'un espace ouvert où l'on peut s'exercer et se laisser aller à de nouvelles notions et influences, où l'on peut dire ‘Pourquoi pas ?’.

La formation nous propose un premier extrait de cet opus, "Soul Capturer". Hymne à notre malaise existentiel en ligne, il évoque tout ce qui peut vous séduire : la drogue, le sexe, un vieil ami à qui vous savez qu'il vaut mieux ne pas faire confiance, mais aussi, absolument et sans équivoque, l'Internet et la façon dont il peut vous faire sentir si bas, même dans vos moments les plus forts.

"Soul Capturer" est en écoute

Découpé en 20 plages, "Isn't It Now ? " inclut l'épopée de 22 minutes "Defeat", déjà publiée, ainsi que "King's Walk", un morceau que le groupe joue en concert depuis quelques années.

Il y a presque 30 ans, Drop Nineteens splittait. Il avait gravé son chef-d'œuvre shoegaze « Delaware » en 1992 et partagé la scène avec des groupes comme Radiohead, Hole, Blur, PJ Harvey et Smashing Pumpkins. Lorsque la formation a cessé d'exister, son chanteur et compositeur Greg Ackell s'est senti satisfait. Il avait le reste de sa vie devant lui pour trouver ce qu'il voulait faire. La musique était un chapitre clos.

Dans les décennies qui ont suivi, malgré le fait que le groupe se soit éloigné des projecteurs, l'héritage de Drop Nineteens s'est accru. Delaware est considéré comme un classique du genre, figurant sur les listes des meilleurs albums de shoegaze de tous les temps.

C'est dans ce contexte qu'en 2021, un ami des débuts du groupe a appelé Ackell au téléphone pour lui proposer de créer de la musique ensemble, juste pour voir le résultat. Au lieu de fermer les yeux comme il l'avait fait au fil des ans, il a décidé d'envisager cette possibilité. Pour la première fois depuis près de 30 ans, il a repris une guitare avec l'intention d’en jouer. 

Greg Ackell explique : ‘J'ai eu du mal à trouver une réponse à la question ‘pourquoi maintenant. Quel a été le catalyseur qui m'a poussé à me remettre ensemble après une si longue période ? La meilleure réponse que je puisse donner est que c'est le premier moment de ma vie, depuis que j'ai arrêté de faire de la musique, où j'ai eu envie d'entendre à quoi Drop Nineteens pourrait ressembler aujourd'hui. Et il n'y avait qu'une seule façon de le découvrir !’ 

Aujourd'hui, Drop Nineteens a annoncé son retour officiel. Le groupe original au complet, réunissant Ackell, Steve Zimmerman, Paula Kelley, Motohiro Yasue et Peter Koeplin, a enregistré un nouvel album. Intitulé « Hard Light », il paraîtra ce 3 novembre 2023.  

Pour marquer cette annonce, le groupe partage le premier single issu de l’elpee, « Scapa Flow » qui incarne un excellent exemple de ce à quoi ressemble une chanson moderne de Drop Nineteens. Les voix d'Ackell et de Kelley sont froides et rêveuses, enveloppées dans une brume de réverbération. C'est incontestablement charmant.

« Scapa flow » est disponible sous forme de clip

 

samedi, 05 août 2023 17:35

Deux nouveaux singles pour les Kills !

The Kills annonce la sortie prochaine d’un nouvel elpee. En attendant, Alison Mosshart et Jamie Hince nous proposent deux singles, "New York" et "LA Hex". Le premier évoque les Kills classiques avec son riff de guitare collant et le croon rituel.

Les nouveaux titres sont accompagnés de deux clips réalisés par Andrew Theodore Balasia (Prada, Jeffrey Deitch Gallery). Dans "New York", le duo est sur le ring et ensanglanté, tandis que pour "LA Hex", il se retrouve parmi des personnages de Los Angeles dignes d'un casting d'’Harmony Korine’. Peintre de renom, Mosshart a réalisé elle-même la pochette des deux singles, rappelant sa série de cartes à jouer peintes.

 

 

Hiss Golden Messenger sortira son nouvel album « Jump for Joy » le 25 août 2023. Le premier single, « Nu-Grape », recèle des couplets entraînants et un refrain teinté de gospel, avec Aoife O'Donovan et Amy Helm aux chœurs.

Sur le plan musical, lyrique et conceptuel, « Jump for Joy » est totalement différents des autres elpees du groupe. Tout d'abord, il contient les chansons les plus optimistes et les plus groovy que le leader, chanteur et compositeur M.C. Taylor ait jamais écrites. La narration est quelque peu autobiographique, car M.C. Taylor a créé un personnage pour se représenter à travers les diverses expériences qu'il a vécues dans sa vie musicale.

Comme l'explique Taylor à travers le personnage, ‘J'ai pu pénétrer dans ces lieux qui existent si profondément dans ma mémoire sensorielle : moi à 16 ans, sachant intuitivement qu'il devait y avoir quelque chose pour moi, quelque chose de mystérieux et de divin qui n'était pas rempli d'une douleur déroutante ; moi avec mon groupe de hardcore, à 18 ans, errant dans les vastes étendues du Texas sous une grosse lune mandarine, cherchant de la monnaie pour remplir le réservoir d'essence, essayant de faire un soundcheck pour un spectacle qui n'a jamais eu lieu. Il y a moi à 30 ans, ayant des enfants, écrivant des chansons comme s'il s'agissait d'épitaphes de pierre tombale, ne comprenant pas encore que rien n'est si permanent et sérieux et que je devais être plus doux avec mon esprit. Il y a moi à 35 ans, toujours à la poursuite de cette chose parce que je l'ai touchée une ou deux fois et que je sais que c'est le seul moyen pour moi de me sentir entier, réèl et utile, mais dans le rétroviseur, je peux voir tous ceux qui ont abandonné à la recherche de quelque chose de plus facile et de moins déchirant…’

Comme le suggère le titre de l'album, une ambiance joyeuse imprègne le disque et offre un sentiment de liberté dans la musique.

Issu de cet LP, « Nu-Grape » est disponible sous forme de clip

 

 

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