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Le rire de Will Paquin

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La vérité selon RORI

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Kreator - 25/03/2026
Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

« Sunlit Uplands », le nouvel Ep de Nothingheads, est paru ce 9 juin 2023. Issu de cet Ep, le single « Rat » a bénéficié d’un clip vidéo. Et il est à voir et écouter

Enregistré par Wayne Adams aux studios Bear Bites Horse, il capture la férocité et la crudité des concerts de Nothingheads. Le groupe déclare : ‘La vidéo explore un personnage dont la réalité est faite de conspiration et de paranoïa, faisant des mouvements frénétiques à chaque tournant, connectant des points qui n'existent pas mais n'ayant aucune idée de la façon de les assembler.’

Formé en 2020, le groupe londonien produit des grooves dissonants influencés par le post-punk, le psychédélisme et le doom. Et certains médias n’ont pas hésité à comparer la formation à Mclusky…

 

vendredi, 30 juin 2023 15:11

La perle d’Empty Country

Empty Country, le projet de Joseph D'Agostino (Cymbals Eat Guitars), a sorti son second long playing, « Pearl », ce 28 juin 2023, un elpee qui fait suite à son éponyme, paru en 2020.

À propos de ce titre, Joseph a déclaré : ‘J'espère que tout le monde appréciera cette nouvelle chanson. Ce fut un plaisir de travailler avec mes merveilleux acolytes et certains des meilleurs ingénieurs du monde (John Agnello / Greg Calbi) pour qu'elle devienne une réalité. Sans entrer dans les détails. Je dirai que cette chanson est une suite directe de « Marian », l'ouverture de notre premier album. J'ai également écrit et enregistré un récit audio pour accompagner ce nouveau morceau. Il développe certains des personnages qui peuplent le petit univers que nous sommes en train de construire. J'ai hâte de partager plus de musique avec vous cette année…’ (NDR : vous pouvez le lire ou l'écouter en cliquant sur le site de l’artiste via le cadre informations complémentaires).

Le single consacré à « Pearl » est accompagné d'une vidéo éditée et tournée par Zoe Brown. Elle est disponible ici

 

 

Né à Manchester et établi à Berlin, The Underground Youth sortira son onzième album studio, "Nostalgia's Glass", ce 18 août 2023. Issu de cet LP, le premier single "I Thought I Understood" est un morceau de post-punk enjoué et donne une idée de ce à quoi devrait ressembler le nouvel opus. Parker Love Bowling en réalisé un clip vidéo et il est disponible

A propos de l'album et du single, le fondateur du groupe, Craig Dyer, a déclaré : ‘"Nostalgia's Glass" revient dans un style rappelant le passé du groupe, tout en condamnant la nostalgie dont l'album est lui-même coupable…’

 

vendredi, 30 juin 2023 15:09

L’avenir incertain de Loupe…

Le premier album de Loupe, "Do You Ever Wonder What Comes Next ?", est paru ce 16 juin 2023. Le quatuor indie rock amstellodamois y explore des sujets liés au passage à l'âge adulte, à la fois dans l'écriture des chansons et à travers des collaborations avec des artistes d'autres disciplines. Selon Julia, une grande partie du matériel tourne autour de la recherche de quelque chose à quoi s'accrocher au milieu de la chaleur de l'agitation et de l'adaptation à un nouvel environnement occupé et plein d'impulsions. ‘Pour moi, il s'agissait d'une sorte de transition, avec d'une part la nouvelle vie et toutes les choses agréables qui en découlent, et d'autre part l'incertitude et la peur de la mort. Et d'autre part, l'incertitude d'être seul dans la grande ville et le monde des adultes...’

Cet elpee a été enregistré sous la houlette du producteur Arne van Petegem (Moss, Styrofoam) et mixé par Beau Sorenson (Death Cab For Cutie, Sparklehorse).

Le clip d’animation consacré à « It's Getting Wild, Getting Older » est disponible

 

vendredi, 30 juin 2023 15:09

L’éclat de Phoenician Drive…

La formation bruxelloise Phoenician Drive a publié un nouvel Ep ce 23 juin. Intitulé « Glow », il constitue un disque de relance après la phase de lockdown et la phase acoustique qui ont suivi la pandémie. En effet, entre 2020 et 2022, le groupe a principalement joué son répertoire ‘unplugged’, sans amplification et sans micro. Les musiciens ont appris à chanter ensemble en chœur, ce qui a fortement ressoudé le band. Electrique, ce nouvel Ep est donc particulièrement important et correspond à un retour au format plus long et plus libre propre à ses instruments (principalement des synthétiseurs) et de nouvelles couleurs musicales plus vives.

L’Ep a été mis en forme par Thomas Stadnicki, un jeune producteur bruxellois qui a installé ses quartiers à la Glacière de Saint-Gilles, un endroit très familier pour les membres de la formation.

Le titre maître de l’Ep est en écoute ici

 

jeudi, 22 juin 2023 11:57

Such ferocious beauty

The Cowboy Junkies est une affaire de famille. Figurez-vous qu’à l’origine, il comptait, outre le bassiste Alan Anton, ami d’enfance, quatre membres de la même fratrie Timmins. Soit la chanteuse Margo, le sixcordiste Michael, le batteur Peter et le guitariste/banjoïste John. Mais ce dernier va quitter le line up peu de temps avant l’enregistrement du premier elpee, pour se consacrer au mouvement ‘Greenpeace’, même s’il réapparaîtra ponctuellement à l’occasion de l’une ou l‘autre session.

En 2020, « Ghost » avait été enregistré après le décès de la mère des Timmins. « Such ferocious beauty » l’a été après celui de leur père, atteint de démence dans les dernières années de sa vie. Ce qui explique pourquoi les dix plages de cet opus baignent          au sein d’un climat douloureux.

Le long playing s’ouvre par « What I lost », un morceau qui glisse d’une atmosphère feutrée vers une ambiance davantage nerveuse et déterminée. Caractérisé par ses accords de guitare glorieux et grésillants, « Flood » grimpe progressivement en intensité, mais avec une forme certaine de retenue. Tout au long du remarquable « Hard to built, easy to break », la voix de Margo est soutenue par la basse jazzyfiante d’Anton, alors que la guitare libère une électricité crazyhorsienne.

Peu de collaborateurs lors des sessions, mais inévitablement un violoniste. En l‘occurrence James McKie, dont les interventions grinçantes circonstancielles apportent aux compos une jolie coloration americana. Et en particulier sur « Knives », une piste au cœur de laquelle la guitare de Michael se met à ramper… Et elle véhicule parfois des accents flamencos sur « Mike Tyson (here it comes) », un morceau dont la densité évoque Swans…

Neveux, « Throw a match » est tramé sur une sèche, un titre dont le refrain trahit de vagues réminiscneces du « Sympathy for the devil » des Stones.

Et ce superbe album s’achève par le mélancolique mais réconfortant « Blue skies », en s’appuyant essentiellement et à nouveau sur la guitare acoustique.

jeudi, 22 juin 2023 11:56

London Ko

Pour enregistrer son troisième elpee studio, Fatoumata Diawara a reçu le concours de Damon Albarn (Blur). Outre l’une ou l’autre partie vocale et ses synthés, il coproduit six plages de l’opus. Mais il n’est pas le seul invité à avoir collaboré aux sessions d’enregistrement. Ainsi, la chanteuse néo-soul Angie Stone pose sa voix rauque sur l’hymne à la famille « Somaw ». Mathieu Chedid (-M-) apporte également sa contribution et s’exprime notamment en spoken word’ sur « Massa den ». Le rappeur ghanéen Kwame Ametepee Tsikata, aka M.anifest, contribue à l’hommage à la fraternité sur « Mogokan ». La pop star nigériane Yemi Alade est de la partie sur « Tolun ». Le jazzman cubain Roberto Fonseca siège derrière le piano tout au long de « Blues ». Enfin, la chorale américaine Brooklyn Youth Chorus enveloppe « Sete » et « Moussoya de remarquables chœurs angéliques. Sans oublier les éclats de guitare wah wah de Fatoumata qu’elle dispense plus généreusement en seconde partie de l’album.

Pour Fatoumata, « London Ko » se traduit par ouverture d’esprit entre traditions mandingues (Bamako) et sonorités synthétiques contemporaines (Londres). Tout au long de cet opus, elle évoque la violence faite aux femmes (l’excision), leur émancipation, la crise de la jeunesse malienne, les conflits armés, les enfants soldats et tout ce qui ronge l’Afrique…

En mêlant afro, jazz, pop, électro, hip hop, funk, dub et reggae, la chanteuse, musicienne, danseuse et comédienne nous entraîne à travers une odyssée aux couleurs vibrantes et à la croisée des cultures…

jeudi, 22 juin 2023 11:55

Nostalgia killer

Situation paradoxale pour Lightning Dust, puisque malgré la séparation matrimoniale, le couple a décidé de continuer à bosser ensemble. Depuis la mi-2020, Amber Webber et Joshua Wells ont échangé des fichiers informatiques, pour finalement réaliser ce nouvel opus. Maintenant, effectivement, cette situation influe sur leurs compos qui reflètent la fin de leur aventure amoureuse. Les 12 plages de cet opus sont ainsi empreintes de mélancolie et de douleur, la voix confessionnelle et pourtant déchirante, parfois réduite à un murmure ou carrément angélique (« Fallen new », « Shadow of Verona »), d’Amber, accentuant cette impression. Encore que sur tout au long de « Rapids and rivers », elle emprunte les inflexions de Sinead O’Connor.

Régulièrement, Joshua vient densifier l’expression sonore de ses claviers (synthés, piano électrique, moog, etc.), de son drumming ou de sa guitare, quand il ne la rend pas plus atmosphérique. « Feel that » bénéficie du concours de deux collaborateurs, Meredith Bates au violon ainsi que Rob Butterfield, musicien de tournée, à la six cordes.            

Bien rock, « Only you » est également la piste la plus électrique. Une gratte toute en apesanteur plane tout au long de « 7 year war », une plage dont la montée en intensité semble inspirée de Patti Smith…

jeudi, 22 juin 2023 11:53

Buck Rogers Time (Ep)

‘Buck Rogers Time’, c’est une expression urbaine indiquant qu’un détenu a écopé d’une peine de prison particulièrement longue. C’est aussi le titre du second Ep de Cucaramas, un quatuor issu de Nottingham. Enfin, pour votre info, sachez que Buck Rogers est également le titre d’un comic book créé en 1928, BD adaptée à partir de la fin des 70’s, en série TV...

Cucamaras pratique un post punk qui s’inscrit dans la nouvelle vague du rock britannique. Pensez à Fontaines DC, IDLES, The Murder Capital, Shame, Slave, TV Priest, Squid, Yard Act, Gilla Band et bien d’autres…

Cinq plages figurent sur « Buck Rogers Time ». Qui s’ouvre par le single « Porcelain ». Dansant il adopte un tempo réminiscent de Blur. Olly Bowley et Josh Hart se partagent le chant. L’un possède le timbre de crooner d’Alex Turner, l’autre les inflexions de Chris Bailey (NDR : pas le chanteur des Saints, décédé l’an dernier, mais de Do Nothing). Enlevé, « Greener lands » se distingue par ses sonorités de guitares grinçantes, gémissantes et stridulantes, ainsi que sa ligne de basse caoutchouteuse. Caractérisé par ses riffs de grattes spasmodiques, « Wimslow storm warning » adresse un clin d’œil au Clash.

Ballade mid tempo, l’autre single « Cotton wool », se signale par ses jolies montées de guitares, alors que le nerveux « Bleachers Yard » (référence à Yard Act ?) s’achève dans un savoureux bain d’électricité.

Et le tout est épicé de samplers et d’interventions aux claviers aussi judicieuses que bien senties…

jeudi, 22 juin 2023 11:52

Divorce

Etonnant, mais le line up de ce quintet réunit quatre jeunes et la tante du chanteur, Melissa James. Au cours des 80’s, elle se chargeait déjà de la batterie au sein du premier groupe de Sydney, The Epileptic Pigmeez. Elle n’était alors âgée que de 17 ans. Et derrière les fûts, elle assume. Son drumming enlevé, métronomique ou tribal contraste souvent avec l’expression sonore de nature pop/rock, tout en lui apportant de l’énergie et un feeling vintage… 

Première constatation, le timbre vocal de Kai James rappelle celui de Paul Smith (Maxïmo Park). Les guitares sont souvent carillonnantes, tintinnabulantes, limpides, parfois surf (« Strangers »).

« Divorce 1 », morceau qui ouvre le disque, s’autorise une petite expérimentation à mi-parcours. Kai croone sur la ballade mid tempo singulière « I see a man », sous une forme que ne renierait pas Wedding Present.

A l’écoute de « Divorce 2 », on a l’impression qu’une tribu amérindienne vient de déterrer la hache de guerre. Le martèlement des fûts imprimé par Aunty Liss y contribue largement. Enfin, « All I see » est littéralement déchiqueté par des guitares abrasives presque funkysantes. L’Ep ou l’album (on ne sait pas trop puisqu’il recèle 8 plages) s’achève par une version ‘edit’ de « Dance now ».

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