La manille pour bébé de Panic Shack

Fondé en 2018, Panic Shack eéunit Sarah Harvey, Meg Fretwell, Romi Lawrence, Em Smith et Nick Williams. La formation a décidé de défier l'atmosphère exclusive des scènes indie et punk dominée par les hommes. Sa musique est décrite comme explosive et…

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Bénabar les regarde danser…

Bénabar est de retour et nous propose un nouveau single intitulé « Elles dansent », un titre fondamentalement pop, joyeux et émouvant, qui raconte une histoire de famille ou d’amis dans laquelle chacun pourrait se reconnaître : un moment de joie et de liberté…

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Redouane Sbaï

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mardi, 27 mai 2008 22:35

Hard Candy

Près de trois ans après s’être confessé sur les pistes de danse, la Madonne opère un retour extrêmement bien calculé. Comme à son habitude, la diva sait ce qui marche et ne se gêne pas pour en user à son avantage. Rien de plus logique alors que de s’entourer de valeurs sûres du moment telles que Timbaland et Pharrell Williams, les incontournables producteurs/compositeurs ou encore Kanye West, l’inévitable premier de classe ; sans oublier Justin Timberlake, l’indispensable beau gosse… 

Pour la plus grande satisfaction des amateurs de friandises, la reine de la pop ouvre les portes de son palais des plaisirs pour la 11ème et dernière petite sauterie financée par Warner Records. Après un accueil faiblard (« Candy Shop »), Madonna met les petits plats dans les grands en invitant Justin Timberlake et Timbaland à la rejoindre en faisant croire aux convives qu’ils n’ont que « 4 Minutes » pour sauver le monde. Mais l’assistance, peu crédule, snobe gentiment le trio. Ne désirant pas trop gaver ses invités dès le début des festivités, l’hôtesse se reprend alors assez vite. Elle leur offre alors une série de sucreries légères et relativement goûteuses (« Give It 2 Me », « Incredible », « Miles Away »).

Ce n’est pourtant que lorsque la Madonne entonne « She’s Not Me », plaisir délicieusement coupable, et le terriblement addictif « Beat Goes On », partagé en compagnie de Kanye West, que la fête commence réellement à battre son plein. Les invités, enfin conquis, continuent à mâchouiller les confiseries, non sans écarquiller les yeux pendant la présentation du dispensable « Spanish Lesson ». Mais dans l’ensemble, les convives garderont un bon souvenir de la onzième petite sauterie de la reine de la pop, bien qu’elle ait été autrefois plus consistante…

 

 

mercredi, 21 mai 2008 14:23

Britannia Triumphant

Bienvenue à bord du « Britannia Triumphant ». Conduit par l’équipe du Winchester Club, le navire vogue sur des eaux déjà explorées par d’autres matelots bien plus expérimentés. Quels matelots ? Ceux-là mêmes qui ramènent de leur long voyage des histoires passionnantes, parfois délirantes, souvent déchirantes. Ceux-là même qui ont déjà accompli le tour des océans et ne laissent à leurs successeurs que les miettes de virées bien trop complètes et complexes, histoire de faire le vide autour d’eux. Ceux-là même qui ont baptisé leur navire de patronymes aussi cocasses que Mogwai ou encore Godspeed You! Black Emperor.

Une évidence cependant. The Winchester Club tient extrêmement bien la barre durant la première demi-heure de route. Car durant ce laps de temps, les cinq membres de l’équipage parviennent à tenir en haleine leurs invités qui se laissent aller à quelques rêveries en scrutant le fond des eaux d’un œil absent. Mais lorsque les maîtres de bord prennent le risque de s’aventurer en eaux troubles, ils perdent tout simplement toute l’attention que les convives leur avaient prêtée. Après l’amarrage, ces derniers redescendent alors du « Britannia Triumphant » assez déçus, ne retenant que la dernière partie du voyage, peu consistante et totalement futile. Peut-être l’équipage du Winchester Club a-t-il encore besoin de patauger dans quelque lac ou étang avant de passer à la vitesse supérieure…

 

mercredi, 21 mai 2008 14:12

Mountain Battles

Six ans après « Title TK », les légendaires sœurs Deal font leur retour sur le devant de la scène pour présenter leur dernier né de leur progéniture : « Mountain Battles ». A l’instar de toutes les formations de cette trempe, les attentes sont énormes. Et les Breeders, comme d’habitude, s’avancent d’un pas nonchalant, sans se soucier de ce qui se passe autour d’eux. Les épisodes « Pod » et « Last Splash » semblent bien loin derrière eux et « Mountain Battles » ferait carrément oublier les « Pacer » et autres « Title TK ».

Dépouillé de toute hargne et d’interrogations, le nouveau Breeders respire la simplicité et l'harmonie. Si Kim et Kelley chantonnent ‘I Love No One / No One Loves Me’ sur « Bang On », deuxième morceau de l’œuvre, ce n’est pas tant pour se plaindre de leur condition que pour montrer à quel point elles n’en n’ont plus rien à foutre. Un sentiment qui émane de l’ensemble de la plaque. « Mountain Battles » est un recueil par les Breeders, pour les Breeders. Mais dans leur infinie sagesse, les membres du groupe nous permettent de pénétrer dans leur microcosme pour profiter quelques instants de l’excellent fruit de leur labeur. Et du shoegaze de « Overglaze » au minimalisme du titre-maître, en passant par la touche ensoleillée de « Regalame Esta Noche » et la nostalgie de « It’s The Love » (reprise de The Tasties), The Breeders font la nique à tous ceux qui espèrent encore et toujours un nouveau recueil des Pixies. « Mountain Battles » devrait balayer les attentes de ces derniers pendant un bon moment…    

Petite Martha deviendra grande. Pour son second recueil au titre éloquent, la cadette des Wainwright prend son envol et répond aux attentes de la presse par un joli doigt d’honneur. Exit la pop du disque éponyme, aujourd’hui Martha fait ce qu’elle veut, comme elle le veut. Elle bidouille, brode, joue au yo-yo avec ses cordes vocales et fait de l’esprit sans en avoir l’air. La jeune femme se permet même d’emprunter le « See Emily Play » des Pink Floyd, de le dépouiller de sa carcasse et le modeler pour en faire un pur produit Wainwright. Des intonations ‘Kate Bush-iennes’ rôdent souvent autour des vocalises de la demoiselle qui en joue toujours au moment le plus opportun et de manière très subtile, comme sur « So Many Friends » ou le splendide « Tower ».

La petite sœur de Rufus, qui lui prête d’ailleurs ses talents de guitariste sur l’intense ballade country folk « In The Middle Of The Night », n’échappe malheureusement pas à quelques accidents de parcours (les banals « Comin’ Tonight », « Heart Club Band »). Ces derniers sont cependant très vite rattrapés par le savoir-faire de l’artiste qui balance sans ménagement tueries sur tueries (le magnifique « Jimi » côtoyé par les excellents « Niger River », « The George Song » et « See Emily Play »). Entourée d’une série d’invités de prestige tels que Pete Townshend, Donald Fagen (Steely Dan), Garth Hudson (The Band) ainsi qu’une bonne partie de sa famille (son frère, sa mère, sa tante et une cousine !), Martha Wainwright ne révolutionne pas nécessairement le genre mais s’est offert, en concoctant cet intelligent « I Know You’re Married But I’ve Got Feelings Too », une place en or sur la scène indie.

mardi, 13 mai 2008 03:00

David Thomas Broughton vs. 7 Hertz

Pour son nouvel EP, le musicien David Thomas Broughton a fait appel aux expérimentations du quatuor de Leeds, 7 Hertz. En cinq morceaux étalés sur un petit plus d’une heure, Broughton donne tout son sens au mot ‘urticaire’. Bien que le talent des musiciens de 7 Hertz soit incomparable, les envolées de violons et de basses communiquant sans aucun mal la chair de poule, la nouvelle œuvre de David Thomas Broughton souffre, ironiquement, de sa propre présence. Les vocalises irritantes de l’homme gâchent l’entièreté de la plaque et diminuent les efforts de 7 Hertz dans leur quête de transcendance. L’œuvre éponyme des collaborateurs partait pourtant d’une session d’enregistrement spontanée qui aurait pu être prometteuse si l’une des deux parties s’était désistée. Mais malgré ses affreuses intonations, on saluera tout de même la maîtrise de l’interprète dans la juxtaposition de ses vocalises sur des mélodies entièrement improvisées. De plus, lorsqu’il ne manie que la guitare, les élucubrations de Broughton se marient à merveille à celles du quartet. Ce dernier point laisse ainsi penser que cet ouvrage aurait gagné à n’être constitué que de plages instrumentales… 1 pour 7 Hertz, 0 pour Broughton.

mardi, 13 mai 2008 03:00

Music For Tourists

Initialement publié en janvier 2007, « Music For Tourists », le premier recueil de Chris Garneau, débarque tardivement dans les bacs européens. Et mauvaise surprise pour le continent, non seulement l’attente a été interminable, mais la nouvelle mouture du disque ne compte désormais plus que onze titres, contre quatorze pour l’original. Le jeune homme au physique à la Sufjan Stevensien déverse donc un peu plus brièvement la douce mélancolie des litanies dépouillées et introspectives de son œuvre d'admission. Hormis quelques interventions assez modérées d’une batterie et d’une section de cuivres, Garneau n’a pour compagnons qu’un piano et un violoncelle dont les complaintes traversent l’échine et donnent la larme à l’œil. La tristesse des compositions, flirtant avec un léger maniérisme et des vocalises souvent androgynes, est toutefois si pesante qu’au terme du recueil, on ne peut s’empêcher de se demander s’il est arrivé au jeune artiste de connaître l’un ou l’autre instant de bonheur dans sa vie.

Originaire de Brooklyn, Chris Garneau n’hésite pas à s’incruster discrètement sur le terrain de jeu de Cat Power ou encore plus finement sur celui d’Elliott Smith, dont il reprend le titre « Between The Bars », en guise de ‘hidden track’. Bien que l’on ressente l’étrange besoin de se tirer une balle dans la tête après avoir passé trois quarts d’heure en compagnie de Garneau, on ne peut que saluer la beauté de l’écriture et la profondeur des mélodies dispensées sur « Music For Tourists ». A écouter entre le Prozac et le whisky.  

 


 

mardi, 13 mai 2008 03:00

Black Wave Rising !

Que l’on ne se trompe pas. Bien que le patronyme de cette formation soit un hommage à un classique de Johnny Cash, le cheval de bataille de I Walk The Line évolue à des milliers d’années lumières de la discographie du légendaire songwriter. Ces Finlandais présentent sur « Black Wave Rising ! », leur troisième ouvrage, une espèce de soupe pseudo-innovatrice. Constituée de 80% de punk rock et 20% de sons synthétiques, I Walk The Line tente de se poser comme le pionnier d’un nouveau genre ; mais il est pourtant loin d’en être. Même s’ils peuvent parfois interpeller par quelques riffs accrocheurs (« Demonic Verses », « Stigmatized »), les punk rockers de I Walk The Line finissent toujours par horripiler. En cause : un manque évident de personnalité et, donc, d’originalité (« Way Back Home », « Paradise », l'effroyable reprise de « The Metro »). Une évidence, le quintet devrait mettre au placard la discographie des Clash et mettre en sourdine les intonations de James Hetfield. I Walk The Line pourrait alors éventuellement accroître le relatif intérêt que l’on veut bien lui porter…


 

 

mardi, 13 mai 2008 03:00

Konk

« Konk », du nom du fameux studio de Ray Davies, au sein duquel cet opus à été enregistré, est le second recueil des Kooks, l’une des plus fulgurantes success-story britanniques de ces dernières années. En 2006, leurs tubes « Naïve », « Eddie’s Gun » ou encore « She Moves In Her Own Way » étaient sur toutes les lèvres. Aujourd’hui, le quatuor revient sur le devant de la scène pour présenter ses douze nouveaux cartons potentiels. Presque aussi ‘catchy’ que « Inside In/Inside Out », son prédécesseur, « Konk » souffre néanmoins d’un certain manque de folie. Un peu comme si la formation originaire de Brighton avait décrété qu’il était temps de grandir et de laisser au placard le relatif second degré de sa première œuvre. Décidé à se reposer sur ses acquis, The Kooks dévoile une facette plus réfléchie de sa personnalité. Ce qui ne convainc pas forcément aussitôt…

Passés les premiers titres de ce nouveau recueil, dont l’entêtant single « Always Where I Need To Be », on ressent comme un ennui progressif. Celui-ci connaîtra malgré tout un léger répit à quelques rares moments (« Stormy Weather », « Down To The Market »). Mais au bout des 43 minutes de « Konk », on n’arrive que difficilement à chasser cette lassitude. L’effet immédiat des « See The World », « Ooh La » ou « Naïve » a donc laissé place à des « See The Sun », « Tick Of Time », « Shine On » et autres « Do You Wanna » beaucoup moins directs. « Konk » est, dans l’ensemble, un disque qui s’apprivoise et se bonifie au fil des écoutes. Et à l’allure frénétique où la Grande-Bretagne nous balance ses nouveaux espoirs, le temps est une donnée qui pourrait malheureusement porter préjudice au quatuor.

 


dimanche, 11 mai 2008 03:00

Un héros très discret

Forest National, dans sa mouture ‘club’, accueillait ce dimanche 11 mai le légendaire Robert Plant venu présenter « Raising Sand », album de reprises enregistré en compagnie de la jolie country girl Alison Krauss. Pour sa tournée mondiale, le duo a également emmené dans ses bagages le producteur et musicien de talent, T. Bone Burnett, responsable de la mise en forme de cet excellent « Raising Sand ». Entre country, bluegrass, folk et rock, les trois stars ont électrifié l’assistance pendant deux bonnes heures.

A 20h précises, Scott Matthews –il assurait la première partie– prend place sur le podium, accompagné de deux musiciens. Pendant une toute petite demi-heure, l’Australien enchaîne en version acoustique quelques titres de son premier album, « Passing Stranger ». Des morceaux tels que « Dream Song », « Elusive » ou « Passing Stranger » ont merveilleusement survécu à leur dépouillement. Si bien que la courte prestation de Matthews a laissé un goût de trop peu, au moment de sa clôture.

Ensuite, à 21h, le grand Robert Plant effectue une entrée tout en délicatesse tandis qu’apparaît à l’autre bout de la scène sa compagne de route, Alison Krauss. Réuni au milieu de la scène, le duo entame sa prestation par quelques extraits du recueil « Raising Sand ». La délicieuse voix de Krauss mariée aux intonations familières de Plant atteint des sommets de beauté dès les premiers instants, notamment lors d’un introductif « Rich Woman », bien plus intense que sur disque. Après avoir survolé une série de morceaux tirés de leur album né de leur collaboration, Robert Plant commence à se montrer plus discret, laissant la lumière du projecteur illuminer la jeune femme qui transporte l’assistance à coups d’incroyables envolées lyriques, comme sur le joli « House Of Cries ». Plant laisse alors sa partenaire jouer un bon moment, n’intervenant qu’ici et là pour placer sa voix aux moments opportuns. Derrière eux, les musiciens se concentrent sur leurs tâches avec une passion visible. Le producteur et guitariste T. Bone Burnett s’installe d’ailleurs au centre de la scène afin d’interpréter deux titres extraits de son propre ouvrage. Un exercice quelque peu inefficace et futile qui sera vite effacé des mémoires à l’instant même où le duo refait son apparition. Le bluegrass des « Gone Gone Gone (Done Moved On) », « Please Read The Letter » et autres « Polly Come Home » vont conduire à la ‘standing ovation’ après 2h10 d’un show tout en grâce et élégance. On regrettera toutefois le trop plein d’humilité de Plant qui s’est montré légèrement trop circonspect. Certainement pour ne pas voler la vedette à Krauss et Burnett...

Organisation : Live Nation

 

Le soleil tape fort au-dessus du jardin Botanique. La foule s’agglutine autour des bars, histoire de se rafraîchir avant de profiter de la grande soirée que lui ont concoctée les organisateurs des Nuits. En effet, ce soir, c’est grand soir. Le sésame : un ticket d’entrée unique, donnant accès à la fois au chapiteau, à la Rotonde et à l’Orangerie. Au menu : treize formations oscillant entre pop, rock, folk et indie. Le gros désavantage : il faut opérer certains choix.

Bien que la soirée n’affiche pas ‘complet’ ce 9 mai, une grande masse d’aficionados et de néophytes se retrouvent sous les serres du Bota. A 20h, ¡Foward Russia! donne le signal de départ de la soirée sous le chapiteau et les formations belges The Germans et Nestor! se chargent de remplir les plus petites salles.

Mais Of Montreal est le premier groupe à véritablement attirer notre attention. Venu présenter son excellent dernier essai, « Hissing Fauna, Are You The Destroyer ? », les Ricains sont parvenus à mettre le feu dès 21h, à l’aide de leur univers ‘Velvet Goldmin-ien’. Vêtus de costumes kitsch extravagants à mourir, la mise en scène de 40 minutes est parvenue à flirter avec le grotesque, sans pour autant l’atteindre. En prenant du recul, cette prestation a été une des meilleures accordées au cours de la soirée.

Cette dernière s’est d’ailleurs poursuivie en demi-teinte. Par des Two Gallants un peu trop fidèles à eux-mêmes et des We Are Scientists n’ayant pas trop l’air de s’améliorer au fil du temps.

On a échappé de justesse à l’ennui grâce à la prestation hypnotique de Chrome Hoof. Au programme : costumes à paillettes, jeux de lumières, chorégraphies absurdes, chants robotiques et mélodies putassières. Un cocktail pas très avenant de prime abord mais qui, manifestement, fonctionne à merveille. A voir également à Dour cet été.

La programmation s’est achevée par les Suédois de I’m From Barcelona. Ils sont parvenus à transformer le Chapiteau en une énorme cour de récréation. Un joyeux bordel propice à une ambiance bon enfant. Mais un spectacle pas nécessairement convaincant, la formation ayant l’air de se répéter quelque peu, au fur et à mesure de sa prestation.

On retiendra donc principalement de cette soirée, les concerts d’Of Montreal et de Chrome Hoof. Ils se sont distingués sans trop de mal. A cause de leur mise en scène intéressante et des compositions relativement plus passionnantes que celles du reste de l’affiche proposée ce vendredi 9 mai…

I’m Barcelona + Chrome Hoof + We Are Scientists + Of Montreal + Two Gallants + Blood Red Shoes + Timesbold + V.O. + ¡Foward Russia! + The Germans + Nestor

Organisation : Botanique.