L’école d’art de Library Card

Library Card a beaucoup joué en live à travers l'Europe et les États-Unis. Son nouveau morceau, "Art School", est devenu un favori du public lors de ses concerts. Ce titre marque un nouveau chapitre pour la formation, qui est rapidement devenue l'un des…

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Bienvenue dans le monde civilisé de Ghostwoman…

Ghostwoman est un duo réunissant Evan Uschenko et Ille van Dessel. Il est canadien et elle est belge. La paire s'apprête à sortir son nouvel album, "Welcome to the Civilized World", le 5 septembre et partage aujourd'hui son nouveau single, "Alive". Evan…

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dEUS - 19/03/2026
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Redouane Sbaï

Redouane Sbaï

mardi, 30 mai 2006 03:00

Who The Fuck Are Arctic Monkeys ?

Who The Fuck Are Arctic Monkeys ? Une question honteuse qui ne devrait céder la place à un « Who The Fuck Doesn’t Know Arctic Monkeys ?». La poule aux œufs d’or de Domino Records continue sa conquête du monde en lui balançant au visage « The View From The Afternoon », quatrième extrait de « Whatever You Say I Am That’s What I’m Not ». Incluant quatre morceaux inédits, probablement issus de chutes des sessions d’enregistrements de l’album, ce single/EP n’est que prétexte à confirmer le talent de ces jeunes Anglais et de justifier l’engouement qu’ils ont généré. Singeries dulcifiées, les inédits « No Buses » ou « Cigarette Smoker Fiona » ne font qu’asseoir la réputation d’un quatuor qui n’en a plus réellement besoin. Intéressant mais pas indispensable.

mardi, 14 novembre 2006 02:00

Them & I

On tenait jusqu’ici Montevideo comme la grande success story de l’année 2006. Le peuple ayant tendance à s’emballer de façon éphémère, c’est au tour d’Arker de, déjà, prendre le relais. En témoigne « Humdrum Street ». A peine lâché sur les ondes qu’il devient le tube incontournable, obligatoirement playlisté dans le iPod des jeunettes en quête de cooltitude. Après avoir pris d’assaut les scènes du Suikerrock ou Nandrin l’été dernier, l’auteur-compositeur de 24 ans délivre « Them & I », première oeuvre à l’image de son single : frais, simple et résolument pop. Bénéficiant d’une production plutôt bien léchée, les douze pépites d’or incluses sur ce disque pourraient sans grand mal connaître la même destinée audiovisuelle que le single susmentionné. La voix ‘Stef Kamil-ienne’ d’Arker finira de convaincre les oreilles étanches à la pop issue de Wallonie. Un très bon point pour le nouveau label No Vice Music, dont Arker est la première signature.

lundi, 23 janvier 2006 02:00

A Beautiful Lie (2)

Il faut se faire une raison. Les acteurs profitant de leur statut pour tenter d’envahir l’industrie du disque se font de plus en plus nombreux. Et dieu sait qu’on a déjà vu ce que cette situation pouvait donner. De Steven Seagal à Billy Bob Thorton en passant par Minnie Driver, Keanu Reeves ou Kevin Bacon, tous ont été boudés par le public. Et, malheureusement pour lui, Jared Leto n’échappe pas à la règle. Pour réussir sur les deux tableaux, il y a trois conditions : être une jeunette ou presque, avoir des formes et chanter des inepties. En bref, s’appeler Hilary Duff, Jennifer Lopez ou Lindsay Lohan… Dans la catégorie ‘acteurs devenus chanteurs’, il y a ceux qui ont bien compris cette règle et ont donc rangé leurs micros. Puis il y a ceux, comme Jared, qui persistent et continuent à brasser l’air. Après une première tentative d’infidélité à Hollywood en 2002, année de sortie de l’album éponyme de son groupe, le Fight Clubber accompagné de son frangin, se risque à un nouvel essai. Un brin supérieur à son prédécesseur, ce disque n’a cependant toujours pas le potentiel requis pour marquer les esprits et se promène sur des sentiers déjà battus par Taproot, Disturbed et consorts. Le single « Attack » résume à lui seul l’entièreté du recueil : une colère juvénile, mi-chantée, mi-hurlée. Facile et dérisoire, « A Beautiful Lie » retranscrit quasiment le même schéma que « 30 Seconds To Mars » et lasse à peine après avoir démarré. Jared, t’as plus qu’une solution : demander conseil à J-Lo…

mercredi, 04 juin 2008 00:04

Los Manlicious

Hawksley Workman prendrait-il exemple sur Ryan Adams ? Non content de jouer aux artistes prolifiques en publiant son nouvel ouvrage seulement cinq mois après la sortie du précédent (« Between The Beautifuls », réservé au marché canadien et contenant quelques titres de ce nouvel opus), le singer-songwriter prend un nouveau virage en dépoussiérant ses grosses guitares. « Los Manlicious », ce sixième recueil, est à Hawksley Workman ce que « Rock’n’Roll » est à Ryan Adams. C’est-à-dire un faux-pas majeur, à la limite du pitoyable.

Finie la fraîcheur pop des « For Him And The Girls », « The Delicious Wolves » et « Lover/Fighter » ou la douceur de « Treeful Of Starling ». Workman veut désormais s’envoyer des gallons de bière au fond du gosier, sentir la sueur et casser la gueule aux mauviettes qui oseraient se mettre sur son chemin. Le Canadien tape du poing et entreprend sa métamorphose sur « When You Gonna Flower ? », premier morceau dispensable d’un ouvrage qui s’enfoncera progressivement le nez dans le derrière. Enchaînant les riffs attendus, Hawksley Workman dévoile un aspect de sa personnalité qu’il aurait bien mieux fait de garder pour lui. Hormis « Piano Blink », seul morceau plus ou moins potable, l’ensemble est souvent casse-bonbons et semble peu réfléchi. Comparé au reste de la discographie du bonhomme, « Los Manlicious » est une énorme déception.

 

mardi, 03 juin 2008 23:58

Flight Of The Conchords

Bien plus qu’un simple recueil farfelu, « Flight The Conchords » est un bijou d’humour concocté par un duo de comédiens néo-zélandais. Bande son de la série musicale éponyme (diffusée en Belgique sur BeTv), le troisième essai des zigotos condense les meilleurs passages chantés de cette dernière. Entamé par « Foux du Fafa », morceau interprété dans un français délicieusement approximatif, la collection de drôleries présente un très large éventail de genres, tout en conservant une étonnante cohérence du début à la fin.

Les deux hommes amusent la galerie, lui envoyant un amusant pastiche de Pet Shop Boys circa ‘80s (« Inner City Pressure ») avant d’embrayer –sans la moindre transition– sur un hip hop croustillant (« Hiphopopotamus vs. Rhymenoceros »), un folk ironiquement gentillet (« Think About It »), un soul r’n’b bien barré (« Ladies Of The World ») ou un morceau pop carrément psyché (« The Prince Of Parties »). L’hommage à Bowie sur… « Bowie » et le susmentionné « Foux du Fafa » valent à eux seuls le détour. Aussi délirant qu’un Tenacious D, la subtilité en plus, « Flight Of The Conchords » est, comme en témoigne la jolie pochette, une œuvre haute en couleur. Se consommant à volonté et indépendamment de son support télé, cette bande-son ravira les fans de la série et ralliera les novices à la cause des nouveaux trublions du paysage audiovisuel.

 

mardi, 03 juin 2008 23:46

Third

Ils en auront mis du temps, les salauds. Près de 11 insoutenables années après la sortie de leur dernier ouvrage studio, Beth Gibbons et ses acolytes, Geoff Barrow et Adrian Utley, mettent enfin un terme à leur retraite anticipée. Pour fêter leur retour, les trois prédateurs usent de stratagèmes plus efficaces les uns que les autres pour mettre le grappin sur leurs cibles, appâtés par un « Third » aussi menaçant que captivant. L’imminence du danger se ressent dès la première complainte. Au fil des prodigieux « Silence », « Hunter » et « Neon Smile », les griffes du trio se resserrent autour des leurs victimes. Ceux-ci, volontaires mais inconscients du sort qui leur est réservé, subissent cette exquise douleur avec délectation.

Suite à la présentation des énigmatiques « The Rip » et « Plastic », les proies prennent conscience, un peu tard, que la formation les mène vers une destination inattendue. Le trio entonne alors « We Carry On », dévorant ses victimes sans la moindre révérence. Dans le ventre de la bête, rien ne sert de se débattre. Broyés par le son de l’incroyable « Machine Gun », les pauvres fous qui se seront laissé happer par le sombre univers de « Third » seront contraints de céder unilatéralement à leur destinée. Tel un puissant venin, les séduisants « Magic Doors » et « Thread » se propagent dans le système nerveux de ces derniers, refermant le piège une fois pour toutes. Une mort douce et lente à laquelle on se laisserait aller indéfiniment. Et un nouveau carton plein pour Portishead.

 

mardi, 11 juillet 2006 03:00

Cansei de Ser Sexy

Aurait-on cloné Peaches ? ‘Sex, drugs & electro’ semble être le nouvel adage d’une certaine génération. CSS (pour « Cansei de Ser Sexy », qui, traduit du portugais, veut dire ‘fatigués d’être sexy’, rien que ça…), réunit cinq jeunes femmes et, accessoirement, un gars, qui n’ont pas la langue dans leur poche. Originaire de Sao Paulo et première formation sud-américaine a être signée sur le label Sub Pop, CSS martèle des beats acides et tout simplement ravageurs. Qu’ils s’en prennent à Paris Hilton (« Meeting Paris Hilton » dans lequel la jeune pouffe s’en prend plein la tronche) ou qu’ils rendent hommage à Death From Above 1979 (le single « Let’s Make Love And Listen to Death From Above »), les compos infectieuses des six Brésiliens s’immiscent vicieusement dans le système nerveux de l’auditeur. Leurs effets dévastateurs ne se font ressentir qu’au moment où l’on s’y attend le moins. Afin de passer une bonne nuit de sommeil, il est d’ailleurs fortement déconseillé d’approcher ses tympans de titres tels que « Alala », « Music Is My Hot, Hot Sex » ou encore « Art bitch » après dîner. Aucun remède n’est actuellement disponible. Si, par curiosité ou par mégarde, vous vous faites tout de même prendre au piège, il n’y a aucune alternative. Vous devrez succomber aux rythmes obsédants de « Cansei de Ser Sexy » et de son electro-rock subversif. A bon entendeur…

 

mardi, 10 octobre 2006 03:00

Bring It On

Les beaux jours des omnipotents Soulwax et de leur Nite Versions touchent à leur fin. L’heure de la relève a sonné. Le long fleuve tranquille de la scène electro-rock belge risque bien de connaître une des plus grandes perturbations de son histoire : l’ouragan Goose. Après avoir participé à l’Humo Rock Rally et sorti un ou deux EPs, Mick, Dave, Bert et Tom délivrent un condensé de tubes dévastateurs à faire pâlir de jalousie les Dewaele Brothers. Sur leur dernière plaque, The Rapture se plaignent : 'People don’t dance no more…'. C’est sans compter sur l’efficacité de ce quatuor. Ouvrant les festivités par les bidouillages numériques de « Black Gloves », « Bring it On » ne lâche pas la vapeur une seule seconde. De « British Mode » et son obsédante ligne de basse au rassérénant « Safari Beach », Goose enchaîne des beats infectieux qui feront sans aucun doute le bonheur de tout Dj’s qui se respecte. On pourrait cependant leur reprocher d’avoir entaché leur petite merveille en y apposant l’inutile « Audience » (leur tout premier single) en bonus mais, au vu de la qualité de l’ensemble, ce serait se lancer dans des jérémiades pour pas grand-chose. Bien à l’abri au sein du label anglais Skint Records qui avait bien besoin d’être secoué, Goose s’annonce comme la grande révélation belge de cette fin d’année.

 

lundi, 20 mars 2006 02:00

Les Choses Qui Nous Dérangent

Techniquement impeccable, « Les choses qui nous dérangent » porte néanmoins assez bien son titre. Les vocalises, plus lourdes (lourdingues ?) que la musique elle-même, font parfois trembler les tympans d’effroi, comme sur les simplistes et peu subtils « Buvez du cul » ou « Humide Song ». Placardés au second plan, les textes politiques moralisateurs mais incontestables qui ont fait les beaux jours de Lofofora ont laissé leur place à des ritournelles indignes d’un groupe de cet acabit. Et c’est certainement là que se situe le véritable défaut de ce disque. Quelque rares titres sortent du lot et accordent à l’ensemble un seuil d’audibilité acceptable, tels que la mirifique « Eclipse », la « Rock’n’Roll Class Affair » issue de la collaboration entre la formation métal et le didji hip-hop DJ Tag Off (qui ça ?) ainsi que l’épatant « Quelqu’un de Bien ». C’est donc de justesse que Lofofora évite l’étiquette de métal de supermarché, genre Pleymo, pour ne citer qu’eux. Même si « Les choses qui nous dérangent » est épisodiquement faiblard, il devrait sans aucun doute cartonner en ‘live’.

mardi, 06 juin 2006 03:00

The Only Thing I Ever Wanted

Révélé par « Cosy In A Rocket », générique de l'excellente série médicale « Grey’s Anatomy », Psapp pratique de l'indie arty des plus atypiques. Engendrées à partir d’instruments peu conventionnels, les compositions de « The Only Thing I Ever Wanted » sont à la musique ce qu’Andy Warhol était à l’art : du pur génie créatif. Guitares et autres batteries au placard, c’est à l’aide de jouets pour mioches et autres machines aux sonorités bizarroïdes que le duo s’attache à bouleverser notre conception de la mélodie. En effet, vous pouvez oublier tout ce que vous avez toujours cru savoir sur la musique ! Psapp la réinvente et en repousse les limites. De « Hi » à « Upstairs » en passant par le premier single « Tricycle », on reste littéralement sur le cul. La platine sur repeat, plus moyen de faire quoi que ce soit hormis se concentrer sur cette petite merveille. C’est comme si les petits chats extraterrestres de la pochette avaient contribués à l’enregistrement du disque, y ajoutant une substance addictive inconnue des pauvres mortels que nous sommes. Ce second essai, entremêlant légèreté d’écriture et complexité symphonique, recèle tellement de subtilités et d’inventivité que chaque écoute devient une découverte. Peuplé d’une myriade de créatures à la fois étranges et accueillantes, l’univers parallèle de Galia Durant et Carim Clasmann est parcouru de paysages à la beauté ensorcelante dans lesquels on se perd sans même se soucier de retrouver son chemin. En quelques mots, « The Only Thing I Ever Wanted » doit, incontestablement, être le disque le plus créatif de ce début de siècle. Je ne sais pas ce que vous faites, mais moi j’y retourne.