Light Asylum lève le voile sur un nouvel album

Peu de groupes peuvent se targuer d'avoir le statut de 'groupe culte', mais c'est clairement le cas pour Light Asylum. Emmené par la voix énigmatique de Sharon Funchess, le projet basé à Portland, dans l'Oregon, a secoué le petit monde de la musique…

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Un clip d’animation pour le nouveau single d’Σtella

L'artiste grecque Σtella dévoile son nouveau single intitulé « Belinda ». Cette nouveauté s'accompagne d'un clip officiel au format visualizer, dont les illustrations sont nées sous la plume de la chanteuse elle-même, complétées par les animations de Yokanima…

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Gary Numan
The Cure
Chroniques

Widowspeak

The Jacket

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Issu de Brooklyn, Widowspeak est un duo qui compte aujourd’hui plus de 10 années d’existence. A son actif, six elpees, mais il n’est véritablement reconnu à sa juste valeur que depuis 2020, lors de la sortie de son quatrième opus, « Plum ». Et le nouvel LP, « The jacket », semble épouser la même courbe.

Molly Hamilton et Robert Earl Thomas tentent habilement de mixer les sonorités urbaines new-yorkaises chères au Velvet Underground aux ambiances plus country que n’auraient par reniées Neil Young. Concept album, « The Jacket » aborde les problèmes de couple à travers des morceaux nappés de guitares mélancoliques, chargés de reverb’ et tapissés d’orgue Hammond. Le tout est magnifié par la voix ouatée de Molly Hamilton…

Quand la dream-pop de Beach House rencontre le rock des Modern Lovers !

La Luz

La Luz

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Après s’être autorisé un petit break pour publier un album solo, Shana Cleveland a réintégré son band pour graver un quatrième elpee studio. Un éponyme ! Depuis « Floating Features », sorti en 2018, le quatuor a été réduit à un trio, suite au départ de Marian Li Pino. Mais ce changement ne modifie en rien le style de La Luz. Le groupe de Seattle tire toujours à merveille sur les ficelles de son surf/rock. Et malgré le recours à Adrian Young (issu du hip hop, de la soul et du jazz) à la production, aucune révolution notable n’est à constater. La grande nouveauté réside dans la multiplication de chœurs et l’introduction d’influences doo wop qui nous plongent encore un peu plus dans les 60’s. Pour le reste, on retrouve les lignes de guitares scintillantes et les voix enjouées qui nous rappellent les plages ensoleillées… et les Beach Boys. Si les compos de cet opus ne manquent pas de qualité, il souffre, quand même, de l’absence d’un tube potentiel. Les dix pistes défilent naturellement, sans jamais réellement bousculer l’auditeur, mais permettent toutefois de passer un bon moment…

God Damn

God Damn

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Fondé en 2010, God Damn compte à ce jour, cinq long playings à son actif. Eponyme, le quatrième est paru en 2020. Issu de Wolverhampton, ce groupe a quand même a subi quelques changements de line up. Ainsi le claviériste/guitariste James Brown (NDR : un homonyme, pas le fantôme du parrain de la soul), n’a plus participé aux sessions du dernier LP, « Raw Coward », paru en 2021. En outre, d’un trio, le band a été réduit à un duo, avant de s’élargir à un quatuor.

Cet elpee constitue un exutoire idéal pour évacuer le trop plein de frustrations accumulées au cours de ces dernières semaines. D’ailleurs, l’expression sonore vous sera d’un grand secours, le jour où vous ouvrirez votre facture de régulation énergétique…

Dès les premiers accords de « Dreamers », le punk-rock des Anglais déferle sans crier gare. Pourtant, la recette est simple, connue et efficace : des riffs rapides, des refrains entraînants (« High Frequency Words »), une rythmique tonique ainsi que les vociférations de James Brown et/ou Thomas Edward. L’ambition du band insulaire n’est clairement pas de révolutionner le genre. Sa seule volonté est de tout envoyer balader sans aucune prise de tête. On affonne ces onze titres d’une traite, sans aucun haut le cœur. On en redemanderait presque !

Santa

999 (Ep)

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La charismatique chanteuse de Hyphen Hyphen dévoile aujourd'hui une nouvelle facette de son talent, tout au long d’un fulgurant premier Ep, baptisé « 999 », qu'elle a composé, réalisé et interprété dans la langue de Molière.

Imprégnée par la nostalgie d'une époque où la musique populaire était subversive et poétique, Santa surprend et bouscule les codes dans un style singulier, qu’on pourrait qualifier de néo-variété. Elle s'exprime, pour la première fois, en français et dans un élan de rage et de sensibilité, raconte, en toute sincérité, odes à l'amour, exhortations à l'émancipation ou encore hymnes à la joie.

L’Ep s’ouvre par « Popcorn Salé », un très beau titre.

Un piano solitaire, une voix bouleversante, puissante. Un texte de fin du monde.

Les trois autres plages se rapprochent de la mouvance des années 80, plus électro-pop-rock, au goût du jour. Riffs et solos de guitare, soundpainting délicat, chœurs, montées et descentes de piano, boucles de voix grandiloquentes.

« Paris en août » nous raconte l’histoire d’une relation de vacances qui se termine sous le soleil de la Ville lumière.

« Réveil » évoque un lendemain de rupture et d’une furieuse envie de vivre.

« Où va le temps qui s’en va » s’interroge à propos de la vie qui passe, le bleu des lendemains doux, suite aux moments difficiles.

« Qui a le droit », dernier titre de l’opus, constitue un plaidoyer à la différence.

Santa tape fort pour un premier Ep, mais elle affiche déjà un sacré parcours.

Santa, c'est la voix unique d'une performeuse qui rend honneur à ce qui a fait les belles années de la variété française : la mélodie et les grandes voix.

Pour découvrir son joli clip c’est ici

Méthode chanson

 

Jake Xerxes Fussell

Good and green again

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Deux ans après avoir gravé « Out of Sight », le guitariste et songwriter Jake Xerxes Fussell nous propose son quatrième opus. Soutenu par une floppée de musiciens expérimentés dont Bonnie ‘Prince’ Billy ou encore James Elkington (Jeff Tweedy, Steve Gunn, Nap Eyes, …), tel un historien soucieux de ne pas perdre les traces du passé, il est allé rechercher, dans les archives, de vieux chants américains. S’il reprend les codes faussement minimalistes de la country, du folk et de l’americana, une écoute attentive révèle, tout au long de l’album, la présence de cuivres, outre les interventions de pedal steel et d’autres instruments qui appartiennent à l’équipement du parfait ‘folkeux’. Comme intermèdes aux chansons traditionnelles, Jake Xerxes Fussell nous réserve trois compositions personnelles instrumentales s’inscrivant parfaitement dans l’atmosphère bucolique de ce quatrième long playing. Loin des turpitudes actuelles, « Good and Green Again » constitue une ode à la déconnexion. Son écoute apaise et nous ramène dans un temps où la nature avait encore le dessus…

Ibibio Sound Machine

Electricity

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Depuis sa base arrière londonienne, Ibibio Sound Machine magnifie notre quotidien grâce à son afro-punk teinté d’électro. Active depuis plus de 10 ans, la joyeuse bande est menée tambour battant par sa charismatique chanteuse d’origine nigériane, Eno Williams. Des racines africaines qui s’étalent comme une influence évidente tout au long d’« Electricity ». Eclectique à souhait, cet elpee mêle les traditions africaines aux sonorités les plus contemporaines. Produit par Hot Chip, l’album s’ouvre par « Protection From Evil ». Un départ en fanfare ! Une plage électro très dansante. Davantage house, le titre maître embraie. Se servant souvent de l’ibibio, langage du sud du Nigéria, la formation ne suscite jamais l’ennui. Euphorisante, sa synth-pop (« Freedom », « All That You Want ») réalise, en quelque sorte, une synthèse à la fois belle et moderne entre William Onyeabor et Giorgio Moroder…

 

Penguin Cafe

A matter of life…

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C’est en 2009 qu’Arthur Jeffes décide de relancer le Penguin Cafe Orchestra, un projet monté par son père Simon, décédé en 1997, alors qu’il n’avait que 48 ans. Fort d’une formation musicale (et accessoirement archéologique), il cherche alors faire renaître de ses cendres, les desseins de feu son paternel. Pour y parvenir, il invite alors différents musiciens aux solides références. En l’occurrence Cass Browne (Gorillaz), Neil Codling (Suede), Oli Langford (Florence and the Machine) ou encore Darren Berry (Razorlight) et rebaptise le projet Penguin Café, orphelin donc, de son ‘Orchestra’…

« A Matter of Life » constitue le premier album d’Arthur Jeffes. Il est paru en 2011 sur un label méconnu. Et pour célébrer le 10ème anniversaire de sa sortie, le musicien anglais et l’écurie Erased Tapes (hébergeant aujourd’hui Penguin Cafe) ont décidé de ressortir le disque remastérisé. Pour la circonstance, un titre supplémentaire a été ajouté, « Harry Piers », un morceau qu’il a composé, en souvenir de la mort son père…

Tout au long de ce long playing, Arthur Jeffes pose les bases de la future production de Penguin Cafe. Sans recours à l’électronique, le collectif privilégie l’aspect classique de l’expression sonore à travers la mise en exergue du piano. Une musique qui nous invite également au voyage. Les interventions d’une cornemuse nous entraînent jusqu’au Northumberland tout au long de « Landau » et « Two Beans Shaker », mais aussi en Amérique du Sud sur « Ghost in the Pond ». Et si les autres pistes sont moins aventureuses, elles n’en restent pas moins intéressantes.

Cette réédition devrait inciter certains mélomanes à sonder la discographie de Penguin Cafe, voire du Penguin Cafe Orchestra...

Equipe de Foot

Geranium

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Equipe de Foot, c’est une formation dont tous les joueurs auraient été exclus, à l’exception d’Alex et Mike, un duo aux qualités techniques indéniables. Ce tandem est responsale d’une musique offensive et « Geranium », son nouvel album, en est la plus parfaite démonstration. Sur cet opus, un véritable melting-pot de musique indie est parfaitement mis en forme par Johannes Buff (Thurston Moore, Lee Ranaldo, Dalëk).

Au programme : de véritables murs de guitares mais aussi du piano et de la flûte. Et le tout est dispensé avec un sens assez pointu de la mélodie…

Trois années après avoir gravé son dernier elpee, Equipe de Foot remonte définitivement en première division (un comble lorsqu’on connaît le destin des Girondins de Bordeaux…) grâce à une disposition tactique euphorisante qui aligne ballades (« An Empty Space Is Not Just Filled With Air »), salves grunge déchirantes (« 15 Octobre ») ou power rock aux caractéristiques définitivement pop (« Quatre-vingt-quatorze »).

Ne boycottez pas Equipe de Foot !

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