Light Asylum lève le voile sur un nouvel album

Peu de groupes peuvent se targuer d'avoir le statut de 'groupe culte', mais c'est clairement le cas pour Light Asylum. Emmené par la voix énigmatique de Sharon Funchess, le projet basé à Portland, dans l'Oregon, a secoué le petit monde de la musique…

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Un clip d’animation pour le nouveau single d’Σtella

L'artiste grecque Σtella dévoile son nouveau single intitulé « Belinda ». Cette nouveauté s'accompagne d'un clip officiel au format visualizer, dont les illustrations sont nées sous la plume de la chanteuse elle-même, complétées par les animations de Yokanima…

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Andrew Bird

A la découverte de “Break it yourself”…

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Andrew Bird monte en grade. Alors qu’autrefois il garnissait à peine la Rotonde, aujourd’hui le natif de l’Illinois remplit le Cirque Royal. Il faut dire qu’à 39 ans, l’Américain a déjà une carrière bien riche derrière lui. Il a ainsi publié treize albums, dont trois au sein de son ancienne formation Bowl of Fire, sans compter les œuvres nées de ses multiples collaborations, notamment en compagnie d’Emily Loizeau, de Squirrel Nut Zippers ou encore de Neko Case. De retour sur nos terres, Andrew Bird venait nous présenter, en avant-première, son dernier opus, « Break it Yourself », qui sortira ce 12 mars.

Comme d’habitude, la première partie est assurée par Dosh, le multi-instrumentiste et batteur d’Andrew Bird. Installé au milieu de ses claviers et de ses machines, quand il ne siège pas derrière ses drums, Dosh enregistre loops sur loops et crée des atmosphères susceptibles de rappeler le post-rock de Jaga Jazzist. Si la maîtrise de Dosh est indéniable, le public peine à accrocher. Il faut avouer que l’on est ici dans le registre de l’ambient et qu’il est plutôt difficile d’y accrocher. Après 45 minutes, Dosh nous quitte et nous donne rendez-vous une demie plus tard auprès d’Andrew Bird.

A 21h00, la sirène retentit. Le temps de retrouver son siège (NDR : pour ce spectacle, toutes les places sont assises) et les lumières s’éteignent. Andrew Bird entre en scène. Seul un double gramophone orne le fond du podium. Il entame deux morceaux au violon. En solitaire. Il superpose les loops démontrant une nouvelle fois son habileté à jongler avec les couches sonores. Toujours aussi cristallin, son timbre vocal n’a pas changé d’un iota. Ces deux premiers morceaux nous emmènent dans un univers lyrique. Alors que son guitariste, son bassiste et Dosh rejoignent Andrew Bird sur les planches, l’Américain nous révèle le programme de la soirée. La formation interprètera le nouvel album dont la sortie est prévue pour ce lundi et dans l’ordre du tracklisting. Le public du Cirque aura donc la chance de découvrir « Break it Yourself » avant qu’il ne tombe dans les bacs ce 12 mars. Et ce nouvel opus prouve également qu’il n’a rien perdu de ses talents de songwriter. Le violon est omniprésent sur les premières chansons. Bird est au centre des débats : sa voix, son instrument à archet et ses sifflotements se marient à merveille. Après quelques titres, son style se révèle davantage pop/rock. Il troque alors son violon pour une guitare. Et y témoigne d’une aptitude aux six cordes qu’on ne lui connaissait pas. Il n’oublie pas d’interpréter son futur single, « Eyeoneye ». Au bout d’une heure, il en a terminé avec son nouvel elpee ; et pour le plus grand plaisir du public, il attaque des titres de son ancien répertoire, tels que « Effigy » (NDR : issu de « Noble Beast ») ou encore « Plasticities » (extrait d’« Armchair Apocrypha »).

A peine trente secondes après avoir déserté l’estrade, le groupe refait son apparition. Andrew Bird et son band attaquent deux compos sculptées dans la country yankee la plus pure. Pensez à la bande annonce du film ‘O’Brothers’. Le concert s’achève par une touche plus ‘exotique’ et bon enfant. Soirée réussie ! Tout en confirmant tout le bien que l’on pensait de lui, Andrew Bird nous a dévoilé ce soir l’intégralité de son nouvel elpee, qui devrait récolter de nouveau, un beau succès…

(Organisation Botanique)

The Megaphonic Thrift

Méga sonic trip

Écrit par

Venus présenter leur petit dernier, les Norvégiens donnaient rendez vous à une poignée de fans sous la coupole étoilée de la Rotonde. Mélodies toujours accrocheuses et noise encore bien présente, les nouvelles compos du quartet jouent la carte de la continuité. Acouphène, est-ce que tu m’entends ?

Sortis des bois de Nottingham, Swimming amorçait la soirée par quelques morceaux bien ficelés mais manquant cruellement de génie. Entre bâillements et sourires empathiques, le public attendait patiemment et poliment la fin d’un set qui au final sombrait dans la platitude.

Fort heureusement, l’atmosphère allait s’électriser sous peu.

Développant leur sens inné de la pop song génialement imparfaite, bancale juste comme il faut, The Megaphonic Thrift prouvait à nouveau leur talent à qui peut l’entendre.

Maître de ses escapades soniques et taillant l’espace comme un Rodin bruitiste, déchirant l’air de ses larsens de feu et chevauchant l’infini sur ses Fenders acérées, le groupe farouchement intègre digère et régurgite la somme de ses influences dans un malstrom jouissif auquel tout amateur du genre ne peut que succomber.

Avant de pouvoir s’en repaître à volonté dès la sortie imminente de l’album, le public hélas parsemé en prenait une bonne giclée à la face avec un rictus de contentement parfaitement de circonstance.

Le groupe se donnait entièrement à ceux présents. Et comme toujours, les absents ont toujours tort…

(Organisation : Botanique)

 

Wu Lyf

Getting The Done Job

Écrit par

De pied ferme qu’ils étaient attendus ces garnements ! Pendant deux ans, la World Unite Lucifer Youth Foundation ou WU LYF pour faire court, est parvenue à se jouer du buzz et du (faux) mystère qui l’entourait. Depuis, le quatuor s’est révélé au grand jour, en publiant, au mois de mai dernier, « Go Tell Fire To The Mountain », une première œuvre sans détour et à laquelle il était impossible d’échapper, à l’heure des palmarès 2011. Près d’un an après l’ultime édition du festival Domino à l’AB, WU LYF a opéré son retour sur les planches belges du côté du Botanique devant une salle overbookée.

La pression populaire, quelle force ! C’est ainsi que le concert de WU LYF initialement prévu à la Rotonde, s’est vu offrir un ‘upgrade’ vers l’Orangerie. Une Orangerie pour le moins comble. Entre petits curieux, simples mélomanes et fans hardcore, le public de la salle bruxelloise est des plus éclectiques. Et c’est vers 21h15 que tous s’apprêtent à prendre leur claque ou pas. Les quatre Britons débarquent sur une scène devant une énorme représentation lumineuse du logo de leur formation. Ellery James Roberts prend place devant son synthé, de profil et tournant donc le dos à une bonne moitié de l’assistance. Elément secondaire s’il en est, tant l’attention et les attentes sont tournées vers la retranscription ‘live’ de leurs compositions.

« L Y F » donne le ton. Les cordes vocales éraillées de Roberts, qui sont en soi le principal attrait du projet, scandent les premières lignes avec force et détermination. Les quatre musiciens parcourent ensuite les morceaux de « Go Tell Fire To the Mountain » avec un flegme certain. L’Orangerie est à quelques lieues de la claque monumentale à laquelle elle était en droit de s’attendre tant le set souffle le froid et le chaud. Les Mancuniens, légèrement amorphes, balancent leurs compos les unes à la suite directe des autres sans la moindre trace de l’urgence qui émaille leur premier LP. Et lorgnent même parfois du côté de Vampire Weekend. Sans parler des rares interventions presque caricaturales de Roberts entre les morceaux…

Le moment le plus pénible sera sans conteste celui de l’intro de « Such A Sad Puppy » pendant laquelle la voix de Roberts a définitivement cesser d’opérer son charme tant le chant s’amalgamait un chouia trop à des lamentations. Ces instants de flottements, WU LYF les contrebalancent néanmoins par de purs moments d’extase (« Summa’s Bliss », « Spitting Blood », « We Bros ») dont le génial « Heavy Pop » incarnera le climax. Le groupe se retire au bout de 10 morceaux et 50 minutes chrono, sans rappel, créant la surprise d’une très large partie public. Les lumières se rallument presque aussi vite que les quatre membres de la fondation luciférienne s’en sont allés mais l’assistance reste sur place et continue à réclamer un Bis qui n’arrivera jamais. Au final, WU LYF se sera donné à 50%. Allez, rien que pour l’ambiance sur « We Bros », on va dire 55%. Sans forcément être expansifs, les gars auraient gagné à injecter un tout petit grain de folie supplémentaire au niveau de leur jeu scénique. Mais à en attendre trop, on ne récolte pas grand-chose…

(Organisation : Botanique)

 

The Fall

Vol au-dessus d’un nid de coucou…

Écrit par

The Fall est une formation mythique mancunienne née en 1976. A sa tête, Mark Edward Smith, un leader imbuvable qui doit avoir consommé une bonne trentaine de musiciens en 35 ans de carrière (NDR : il est âgé de 55 balais !) Mais il est aussi une figure culte qui a eu une influence prépondérante sur la scène underground. Même s’il appartient au mouvement post punk, il est à la noisy insulaire ce que Sonic Youth est à la noisy américaine. M’enfin ne soyons pas trop réducteur, puisqu’un jour le célèbre Dj insulaire John Peel a déclaré, au sujet de la formation britannique, qu’elle était toujours différente, mais toujours pareille. Sans doute parce que le goût prononcé pour l’expérimentation, affiché par Smith, n’a jamais été pris en défaut. Et les 27 albums publiés à ce jour en sont la plus belle démonstration. Le groupe se produisait donc ce mardi 6 mars à l’Aéronef de Lille, devant un peu plus de 300 personnes.

Il doit être 9h40, lorsque les musiciens montent sur les planches et entament une longue intro instrumentale. Un drummer, un bassiste, un guitariste et une claviériste habillée de rouge, un sac en bandoulière. Il ne lui manquait plus que le bonnet de laine, et elle pouvait aller faire son shopping à Oxford Street. Mark E. Smith débarque ensuite sur le podium. Chemise blanche, pantalon de tergal, veste en cuir, mince comme un fil de fer, son physique ressemble plutôt à celui d’un alcolo. Quant à son faciès, on dirait un hybride entre Michel Daerden et feu Raymond Goethals. Il a quatre micros à sa disposition, mais régulièrement, vient se servir de celui du gratteur ou de la claviériste. La musique est hypnotique, pour ne pas dire répétitive. Mais elle est diablement excitante. C’est toujours du post punk impétueux et sans concession, malgré les interventions un peu kitsch, aux sonorités eighties, dispensées par la claviériste… Smith déclame ou plus exactement braille des mots incompréhensibles. Tout au long du set, il laisse tomber ses micros (NDR : apparemment, ils sont incassables !), les ramasse, ne sait plus trop bien ou il les replace, et semble parfois surpris, lorsqu’il empoigne un support, au sommet duquel son porte-voix a disparu. Quand il ne déblatère pas, c’est pour déambuler sur l’estrade, afin de dérégler les amplis ou jouer sur les modulations du son. Ah oui, il lui arrive aussi de tripoter un micro-ordinateur. On ne sait d’ailleurs pas trop à quoi il sert. Le type doit avoir un grain, et on se demande si on n’est pas occupé d’assister pas à un remake du film ‘Vol au-dessus d’un nid de coucou’, avec Smith dans le rôle de Nicholson. Tout un cinéma au cours duquel, ses musicos restent imperturbables. En outre, ils sont très talentueux. Et tout particulièrement le drummer. Il est même époustouflant. Progressivement, on est totalement envoûté par le set. Et on ne sait vraiment pas pourquoi…

The Fall va même accorder un rappel de deux morceaux, avant d’abandonner un public séduit, mais interloqué…

(Organisation Aéronef)

 

Buraka Som Sistema

Gonna Make You Sweat

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De bruit et de sueur ! Le passage de Buraka Som Sistema à l’Orangerie du Botanique est de ceux dont on se souviendra encore longtemps. En deux temps et trois mouvements du bassin, les Portugo-angolais ont enflammé la salle bruxelloise archicomble. Et vu le microclimat tropical qui y a régné en cette soirée du 3 mars, il est fort probable que les tubes de leur « Komba » résonnent encore en ses murs.

Il y a quelques semaines, Azari & III m’avaient pris un peu à revers en proposant un show qui était parvenu à faire bouger l’Orangerie comme on l’avait rarement vu. Ce 3 mars, les Lisboètes de Buraka Som Sistema ont mis la barre encore plus haute. Sur scène, un dispositif semi-live : les manettes de J-Wow et deux kits de batteries à leurs côtés. Un écran domine l’arrière de la scène. Il fait chaud sous le toit de l’Orangerie et ça ne fait que commencer.

« Macumba » donne le ‘la’. L’assistance commence à s’agiter. Et l’excitation est déjà à son comble dès le deuxième morceau, avant lequel apparaissent sur scène trois MCs, deux gars et une demoiselle déchaînée. Les premières notes de « Hangover (BaBaBa) » s’extirpent des baffles et la célébration du Kuduro peut démarrer tranquillement. Les morceaux de « Black Diamond » et de « Komba » s’entremêlent avec force et conviction. « IC19 », « Kalemba (Wegue Wegue) », « Eskeleto », « Hypnotized » s’enchaînent à un rythme effréné. Les corps alignés devant la scène se désarticulent à la même cadence.

Personne n’est épargné. Même les plus timides tapent du pied frénétiquement. Et encore davantage lorsque ce sont les tubes du collectif qui secouent les murs. « Aqui Para Vocês », « (We Stay) Up All Night » et, surtout « Sound Of Kuduro » donnent à l’Orangerie des allures de Club en plein cœur de la nuit. Et pris dans les filets de Buraka, aucun moyen de reprendre son souffle avant le rappel.

Un rappel au cours duquel les demoiselles, parfois légèrement vêtues, comme pour attester de la température estivale régnant sous l’Orangerie, sont gentiment conviées à se déhancher sur les planches. La troupe boucle ensuite ses valises au terme de l’ultime morceau d’un spectacle qui n’a pas failli un seul instant, laissant la grande majorité de l’assistance complètement trempée de sueur.

Portugal, Angola, Belgique, peu importe l’endroit, l’appel du Kuduro est de celui auquel il est impossible de résister. D’autant plus lorsqu’il est dispensé avec autant de force et de conviction. Buraka Som Sistema est définitivement l’une de ces formations à ne manquer sur scène sous aucun prétexte.

(Organisation : Botanique)   

Les Sex Pistols chez Universal

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A des années-lumière de leur idéal punk originel, les Sex Pistols ont décidé de signer chez Universal. Et une nouvelle édition de « Never Mind The Bollocks » devrait paraître pour célébrer le 35ème anniversaire de la naissance du groupe…

 

Gulliver et les Stranglers.

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La formation insulaire The Stranglers publiera un nouvel elpee ce 12 mars prochain. Et dans la foulée, elle se produira Centre René Magritte de Lessines le 31 mars et le 27 avril au Dépôt de Leuven. « Giants », ce sera le titre de ce nouvel album.

http://www.stranglers.net

Tracklist CD 1 “Giants”

01. Another Camden Afternoon
02. Freedom Is Insane
03. Giants
04. Lowlands
05. Boom Boom
06. My Fickle Resolve
07. Time Was Once On My Side
08. Mercury Rising
09. Adios (Tango)
10. 15 Steps

Tracklist CD 2 “Acoustic Set 2011”

01. Tits
02. English Town
03. Southern Mountains
04. European Female
05. Instead Of This
06. Long Black Veil
07. Dutch Moon
08. My Fickle Resolve
09. Don't Bring Harry
10. Cruel Garden
11. Mine All Mine
12. Bitching
13. Old Codger

14. Sanfte Kuss

 

Here We Go Magic nous mène en bateau

Écrit par

La bande à Luke Temple publiera son très attendu nouvel album, « A Different Ship », ce 7 mai. Il s’agira du troisième opus d’Here We Go Magic, le précédent, « Snowbeast » remontant déjà à 2007. Et c’est Nigel Godrich (Radiohead) qui en assurera la production

http://secretlycanadian.com/artist.php?name=herewegomagic

 

 

Les affabulations de Squarepusher…

Écrit par

C’est ce 14 mai que paraîtra le nouvel opus de Squarepusher. Il s’intitulera « Ufabulum ».

‘J’ai recommencé à penser à une musique purement électronique. Quelque chose de très mélodique, très agressif’ - Squarepusher

L’artiste présentera « Ufabulum » lors du festival de Dour, cet été.

 

Wim Mertens célèbre le 30ème anniversaire de la sortie de « Struggle for Pleasure ».

Écrit par

Trente ans déjà que Wim Mertens a publié « Struggle for Pleasure », une œuvre qui ressort en 2012, sous la forme d’un double cd. Elle sera enrichie d’une sélection de 10 inédits issus de ses archives personnelles. Des compos issues du début des années 80. Le tout a été complété par 2 nouvelles versions de « Salernes » et « Gentleman of Leisure ».

« Struggle for Pleasure » est l’opus qui a permis à l’artiste belge d’être remarqué par la presse internationale. Ce qui lui a permis, ensuite, de se produire en concert, dès 1982, en Italie, au Japon, en Espagne, au Mexique, au Portugal et en Grèce.

 Concerts :

10/01 CC het Bolwerk, Vilvorde  (Wim Mertens Ensemble)  Sold Out
20/01 C-mine Cultuurcentrum, Genk  (Wim Mertens Ensemble)  Sold Out
1
5 & 16/03 Anciennne Belgique, Bruxelles  (Wim Mertens Ensemble) Sold Out
12/10 CC De Schakel, Waregem  (Wim Mertens Trio)
08/12 Stadsschouwburg, Louvain  (Wim Mertens Ensemble)

http://www.wimmertens.com

http://www.abconcerts.be

 

 

New Fence insolite

Écrit par

Ce n’est pas un poisson d’avril, mais le nouvel opus de Fence sortira le 1er avril. Sobrement intitulé « Fence », il a été produit par Micha ‘wobble D knob’ Volders (Vermin Twins, Little Trouble Kids). Lors des sessions d’enregistrement, le groupe a eu recours à des tas d’instruments insolites, tels que le sitar et le tanpura.

Un premier extrait, “Cool Spirit”, est disponible sur la toile.

http://soundcloud.com/fencerock
http://www.fence.be/

 

Les champs magnétiques de Dapayk & Padberg

Écrit par

A l’instar de champs magnétiques, Dapayk & Padberg alias Niklas Worgt & Eva Padberg ressemblent à des électrons libres qui s’attirent puis se repoussent. Et pourtant, de leur rencontre est né un album fort intéressant. Il sortira ce 28 mars et s’intitulera « Sweet Nothings ». Deux longues années de travail ont été nécessaires pour enregistrer cet elpee bourré de contrastes, déchiré entre ténèbres et lumière, euphorie et tristesse, rigueur et douceur… 

Tracklisting

1. Too Lazy
2. Play

3. Sweet Nothings  : en écoute http://www.youtube.com/watch?v=rtKoWLOXCfU
4. Fluffy Cloud
5. Endless Games
6. The Sun Came Up
7. Razorskit
8. Berlin Summer Nights
9. Take These Scissors
10. Backyard
11. Continental Drift
12. Driveby Beauty

 

Le Motor de la machine !

Écrit par

Motor publiera son nouvel album ce 18 avril. Il s’intitulera « Man Made Machine ». Il s’agira de la 1ère sortie sur le label CLRX, subdivision de l’écurie de Chris Liebing, CLR. 

Pas de souci, leur musique trempe toujours au sein d’un climat postindustriel et ténébreux.

Pour la circonstance, quelques invités ont participé aux sessions d’enregistrement ; et en particulier Gary Numan, Martin L. Gore (Depeche Mode) et le chanteur allemand, Billie Ray Martin.

Tracklisting

01. Messed Up
02. Hyper Lust feat. Billie Ray Martin
03. Man Made Machine feat. Martin L. Gore
04. Control
05. Pleasure In Heaven feat. Gary Numan+
06. Automne
07. Autographic
08. The Knife feat. Douglas McCarthy
09. Hello
10. In The Dark
11. Between The Night

Vidéo: http://www.youtube.com/watch?v=i3YkHfQM_RM

 

L’année Bissextile de Goudi

Écrit par

A l’instar de l’année 2012, le nouvel opus de Goudi sera « Bissextile » ! Il s’agit de son second elpee. Lors des sessions d’enregistrement, il a reçu le concours d’excellents musiciens tels que Laurent Stelleman (guitare) et Koen Mertens (batterie, électro). Mais aussi de Delphine Gardin (Monsoon), Peter Vandenberghe (Flat Earth Society) et Serge Feys (Arno).

Et pas la peine de vous cacher sa date de parution, c’était ce 29 février !

http://www.greenlfant.com/Goudirelease.html

 

 

Palmarès des 9ème Octaves de la Musique

Écrit par

Pour sa neuvième édition, les ‘Octaves de la Musique’ ont réuni ce mardi soir, à la Ferme du Biéreau, une palette d’artistes de Bruxelles et de Wallonie, tous genres confondus.

Grâce au soutien des festivals, la mise en lumière des lauréats et nominés s’est prolongée au-delà de cette soirée, tout au long de l’année 2012 selon les organisateurs.

Les finalistes seront ainsi à l’affiche de LaSemo, de Dour, d’Esperanzah, du Ronquières Festival, de l’Inc’rock Festival, des Fêtes de Wallonie à Namur, du Gaume Jazz Festival, des Ardentes, de Classissimo et d’Ars Musica.

Les ‘Octaves de la Musique’ sont une initiative de la Médiathèque, de BEL RTL et de la SABAM avec le soutien de la Fédération Wallonie Bruxelles.

Lauréats - catégories musicales

Chanson française

Le Yéti

Pop / Rock

The Experimental Tropic Blues Band

Musiques urbaines

Pablo Andres

Electro

aMute

Jazz

Trio Grande & Matthew Bourne

Musique classique

Anne-Catherine Gillet

Musique contemporaine

Jean-Marie Rens

Musiques du monde

Accordion Samurai

Lauréats - catégories génériques

Album de l’année

« Cosmic Woo Woo » de David Bartholomé

Artiste de l’année

Jali

Spectacle / Concert de l’année

Leonardo Garcia-Alarcòn et le Chœur de Chambre de Namur pour "Il Diluvio Universale" de Falvetti

Octave d’honneur

Jacques Duvall

Prix

Prix du public Bel RTL « Le tube belge de l’année »

« Tenderness » de Sarah Carlier

Prix Émergences de la Médiathèque

Lonh

Prix Jeff Bodart de la SABAM

Puggy

Prix de la Ministre de la Culture

Stereo Grand

Prix du Clip Musical de l’année des Télévisions

David Bartholomé “In the middle of”

 

Head Full of Flames

Seven song (Ep)

Écrit par

Elliott Smith, Daniel Johnston, Kaki King, Deerhunter, Daniel Lanois, Bonnie 'Prince' Billy, Nick Drake et Sam Amidon sont les principales influences citées par la presse néerlandophone, lorsqu’elle présente Head Full of Flames. Une formation issue de la région de Louvain, fondée en 1998, par Sim Van Thienen et Jan Evenepoel ; un duo rejoint depuis peu par Lotte de Troyer et PJ Seaux.

Trempée dans l’americana, leur solution sonore est tantôt riche, tantôt dépouillée. Les musicos ont ainsi recours au banjo, aux guitares acoustiques mais aussi électriques, à la lap steel, à l’ukulélé, aux drums (feutrés !), aux percus, à la basse, aux claviers, au piano et à la trompette. Les harmonies vocales sont limpides, diaphanes, et sont conjuguées, le plus souvent, par Sim, Jan et Lotte.

Perso, ce sont les plages les moins lo fi qui me bottent le plus. A l’instar de « Five Times », de « Wide lines ». Ou encore de « Neon light ». Subtilement parfumée de swing, elle affiche un ton manifestement plus optimiste. Tout au long de ces trois morceaux, des accès d’électricité y sont dispensés parcimonieusement, mais judicieusement, se mêlant parfaitement aux cordes de gratte acoustiques, insufflant davantage d’intensité aux compos. A tel point qu’elles peuvent parfois évoquer Red House Painters, mais sans la voix douloureuse de Mark Kozelek. Ce qui rend le climat mélancolique, au sein duquel baigne cet Ep, plus doux. A contrario, sur les compos les plus dépouillées, une sensation de spleen est susceptible de vous envahir insidieusement. Pas trop longtemps heureusement, car ce disque ne recèle que 7 titres. Head Full of Flames nous démontre cependant qu’il recèle un énorme potentiel. Un groupe à suivre attentivement, c’est une certitude.

 

Papier Tigre

Recreation

Écrit par

Papier Tigre est un trio actif sur la scène musicale depuis cinq ans. Et « Recreation » constitue son troisième album. Depuis sa création, les Français n’ont pas chômé. Ils ont notamment accordé plus de 350 concerts sur trois continents différents. Cette hyperactivité a porté ses fruits, puisque le groupe a signé chez le label français Africantape ; et pour enregistrer ce dernier opus, il a bénéficié du concours d’un expert à la mise en forme : John Congleton (Explosion in the Sky, The Roots, Bill Callahan, The pAper chAse, …). Comme quoi, le travail finit par payer.

Et après avoir écouté « Recreation », il faut reconnaître que le résultat est convaincant. Véritable brûlot consommant une multitude d’influences, cet opus me rappelle même la quintessence de Fugazi. Parce que Papier Tigre parvient à inoculer une énergie punk aux mélodies. De développer des rythmiques efficaces. Mais là où le trio se démarque, c’est dans la manière de dispenser ses riffs de guitares. De mêler math-rock et noise, aussi. Afin d’élaborer des compos astucieuses et complexes, au sein d’un univers unique en son genre, sans pour autant déraper dans les méandres de l’expérimentation pure et dure.

« Recreation » pourrait bien se révéler l’album indie français de l’année ! Rien que ça !

Le combo se produira prochainement au El Bar de Mouscron, ce 23 mars, en compagnie de Markünkl et Adolina, et à Bruxelles au Magasin 4, ce 25 mars 2012, en compagnie de Morkobot et Pektop. A bon entendeur !

 

Moby

The Right Thing (single)

Écrit par

Célébrant la réédition de “Destroyed”, en version Deluxe, ce single nous prouve qu’indépendamment de son succès planétaire et de la situation confortable dont jouit Moby depuis quelques années, le petit génie est toujours capable du meilleur.

Il est d’ailleurs assez étrange de constater que parallèlement à cette publication, le single « Lie Down In Darkness » soit sorti de l’ombre au même moment mais pour un sort bien moins enviable (voir chronique en ces même pages).

Qu’importe, Moby reste toujours une source d’inspiration très prisée, notamment lorsqu’il s’agit de se réapproprier l’un ou l’autre morceau.

Alors, quel est l’intérêt majeur de ces Remixes ?

Le premier, signé The Dø, explore un terrain sombre et tortueux, tandis que le Suédois Kleerup tente un exercice de style plus que réussi, transfigurant ainsi la version originale.

Raiko Maitta, alias Ben Hoo, nous plonge dans un bain rétro futuriste où les bulles éclatent au contact de la stratosphère.

Moins subtile, la House de « Sharam Jey » a néanmoins le mérite d’être efficace.

Et au final, le « Cosmonauts Remix » décolle d’une manière sympathiquement Funky.

Différentes lectures, différents degrés d’interprétation, et des versions sensiblement éloignées de la première mouture.

Du bon travail, quoi !

 

Moby

Lie Down In Darkness (single)

Écrit par

Inutile d’y aller par quatre chemins. Cet extrait de « Destroyed », ressorti il y a peu en version Deluxe, n’était certainement pas le meilleur titre de l’album.

Le traitement qui lui est ici infligé le rend tout simplement infâme.

A sa pauvre mélodie en forme de ritournelle, vient cette fois se greffer la voix d’Emmanuelle Seigner, dans une déclamation à pisser de rire.

On croit à un pastiche, puis on vérifie les crédits de la pochette et conclut que décidément, avec l’ami Moby, il faut s’attendre à tout.

Et dans ce cas, au pire.

 

Maybeshewill

I was Here for a moment then I was Gone

Écrit par

“I was Here for a moment then I was Gone » constitue déjà le troisième elpee pour le groupe originaire de Leicester. Un opus qui évolue toujours dans une même veine post rock ; mais, différence notable par rapport aux disques précédents, il a été enregistré dans un véritable studio. Et plus chez le label Field, mais Function. Une situation qui a naturellement influé sur la qualité sonore de ce long playing. Le son y bien plus épuré, moins agressif, tout en conservant la richesse et l’intensité nécessaires pour faire frémir de bonheur les tympans des mélomanes, puissance devenue la marque de fabrique de l'ovni anglais.

Car si la band a décidé d’abandonner le ‘Do It Yourself’, il n’en a pas pour autant perdu ses caractéristiques essentielles ; c'est-à-dire de longues envolées instrumentales déchirées entre envoûtement et oppression, que vient tempérer des accords de piano, probablement sorti des limbes. A l’instar du très réussi "Take This To Heart".

A écouter sans modération…

 

Marie-France et les fantômes

Kiss

Écrit par

L’homme le plus joyeux de la planète (NDR : il interprète « La chanson la plus triste du monde », sur son dernier elpee) s’est évadé de son ‘cimetière’, escorté de ses fantômes. Et oui, Jacques Duval est non seulement ressorti de sa salle de jeu préférée mais en outre, il a investi une maison de retraite peinarde pour aller déterrer Marie-France, 66 berges bien sonnées, qui y sirotait sa tisane dans son fauteuil, les jambes bien protégées par une grosse couverture et les pieds bien au chaud dans ses charentaises.

Ben franchement, les plus courtes étant les meilleures, il aurait dû l’y laisser ! On ne peut être et avoir été… La pseudo-chanteuse la plus électrique du paysage musical français des seventies n’est plus que l’ombre d’elle-même. Pour s’en convaincre, il suffit d’écouter les trois premières plages de sa dernière ‘œuvre’ durant lesquelles elle répète à l’envi qu’il faut la laisser tranquille, qu’il y a trop de boucan, etc. Ben oui, on n’a pas idée de déranger une petite vieille qui roupille tranquillos près du radiateur pour l’assourdir de bruits plus dérangeants les uns que les autres, guitares, tambours et tutti quanti !

Non, même un duo avec sa compagne de chambre (Chrissie Hynde) n’arrive pas à la faire sortir de son semi-coma. Faut avouer que la Chrissie n’est pas de nature à rendre les événements plus pétillants. Sa voix caverneuse, d’outre-tombe ne fait d’ailleurs qu’accentuer un effet morbide du plus bel effet.

Sacré Jacques Duval ! Une fois de plus il nous aura bien fait rire. Son sens de l’humour m’étonnera toujours. A qui le tour pour le prochain album ? Va-t-il tenter de ranimer Dorothée ou alors se tournera-t-il vers sa compatriote Annie Cordy pour un nouveau tour de carrousel ?

Allez, reconduisez donc Madame à sa chambre et bordez-la bien pour qu’elle ne prenne pas froid…