L’appel à débrancher des Burning Heads

La formation skate punk orléanaise Burning Heads vient de partager un second extrait de son nouvel opus « All Fired Up ». Attendu pour le 16 octobre 2026, ce disque succède au titre « SOS 2 » publié début septembre. À l'aube de ses quatre décennies de…

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Maita Luisa

Lero Lero

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Quand vous écoutez l’album d’une jolie chanteuse brésilienne, par cliché peut-être, vous vous attendez à ce qu’un bout de soleil soit enfermé dans les divers morceaux. Or, les mélodies ont plus de trait de la nostalgie et de la mélancolie que des airs endiablés de salsa du Sao Polo natal de Luísa Maita. Du coup, malgré sa douce voix crémeuse, on a du mal à accrocher. Les titres passent et se ressemblent. On ne trouve rien que nos régions ne nous ont déjà apporté. Alors pourquoi aller chercher ailleurs ce qu’on a chez soi!? Il ne suffit pas de posséder une douce voix et de servir quelques mélodies passe-partout pour devenir une véritable artiste mademoiselle Maïta! On se prend au jeu sur une ou deux pistes mais certainement pas sur l’intégralité de l’album. Il est vrai que le Brésil et l’Europe sont séparés par un océan mais ce n’est pas une raison suffisante pour accepter de s’y noyer. A force de ramer, les compos de « Lero Lero » frôlent parfois l’amateurisme. A se demander si on ne l’a pas recrutée dans la rue. On peut aisément l’imaginer poussant la chansonnette, sa guitare dans les bras, un chapeau posé devant elle. La mode tend vers la promotion de musiciens étrangers. Idée sympathique, entraînant parfois quelques trouvailles exceptionnelles. Mais l’original ne se déniche pas forcément à l’autre bout du monde.

 

Wynton Marsalis & Eric Clapton

Play the Blues

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Eric Clapton a d’abord fait ses classes dans l’univers du blues, avant de passer au rock, puis à la pop. L’artiste est populaire, il faut le reconnaître ; il est même notoire au sein de toutes les générations. Il a cependant décidé de se lancer dans une nouvelle expérience, en compagnie d’un des plus grands trompettistes de jazz contemporains, Wynton Marsalis. Les deux musiciens ont répété durant trois jours le répertoire présenté lors de trois concerts accordés au Lincoln Center de New York.

Le concert démarre par "Ice Cream", une compo qui baigne dans le pur dixieland. Du jazz très traditionnel dispensé par des professionnels du genre, une sphère au sein de laquelle, chaque musico est libre de mettre le nez à la fenêtre, dès qu’il en a l’opportunité. Et sept minutes plus tard, la trompette et la guitare, bien sûr, mais aussi la clarinette, le piano, la basse et la batterie ont déjà accompli leur exercice de style en solo. Le concert est partagé entre jazz et blues ; et c'est tant mieux. Notre Eric chante "Forty-four", l'une des meilleurs compositions du légendaire Howlin' Wolf. Avouons que la fusion est réussie. De ce Chicago blues conventionnel, s'échappent le trombone de Chris Crenshaw, la clarinette de Victor Goines et bien entendu les cordes d'Eric. Signé W.C Handy, "Joe Turner's blues" met bien en exergue le croisement entre ces deux musiques traditionnelles américaines. Le tempo est lent, paresseux même, mais il libère beaucoup de feeling. Une situation reproduite sur une autre plage issue de la plume de Handy, "Careless love". Sur "The last time", Marsalis nous rappelle le talentueux trompettiste, Louis Armstrong. Remarquable ! "Kidman blues" campe un boogie blues syncopé. Très ‘New Orleans’ cette plage est imprimée sur un tempo particulièrement enlevé. Le piano de Dan Nimmer est bien en avant-plan, mais tous les musiciens prennent leur pied sur cette piste. Eric sent bien que c'est l'instant de dispenser son tube "Layla". Mais il l’a adapté à la sauce Dixieland. Tous les cuivres et tutti quanti piaillent d'impatience. Une version originale de toute beauté au cours de laquelle Clapton nous pond un solo très inspiré, aussitôt relayé par Marsalis. Magique ! Chris Crenshaw chante "Joliet bound", un country blues très relax, attaqué dans l’esprit de JJ Cale. Et quelle bonne surprise, lorsque pour jouer les deux dernières plages, le grand bluesman noir Taj Mahal monte sur les planches. Il chante le traditionnel "Just a closer walk with thee" et son "Corrine, Corrina", à la sauce New-Orléans, Tak en profitant pour venir y ajouter ses interventions au banjo. Une belle propagande pour cette musique partagée entre le jazz et le blues. 

 

Silver Tongues

Black Kite

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L’obscur label américain Karate Body nous invite à découvrir le premier opus de Silver Tongues, « Black Kite » Un groupe issu de Louisville, dans le Kentucky. Des musiciens talentueux, qui avant de se lancer dans leur nouvelle aventure, ont sévi chez The Fervor, Wax Fang ou encore Follow The Train.

Et figurez-vous que ce band pourrait bien revendiquer la place de leurs voisins géorgiens de R.E.M., qui ont –rappelons-le– décidé de se séparer. La voix de David Cronin, rappelle en effet étrangement celle de Michael Stipe. Elle se charge même régulièrement de réverb’. Quant à la musique, elle est manifestement influencée par musique indie, à tendance FM, des années 80, dans l’esprit de U2 et bien sûr de R.E.M. Les différentes compos de l’opus démontrent une belle maîtrise, mais aussi une capacité à passer d’un style à l’autre, sans éprouver la moindre difficulté : le folk (« Black Kyte »), la soul (« Highways »), le pur rock indie (le single « Ketchup »), le rock mainstream et baroque (l’hyper orchestré « Warsaw ») ou encore le country/rock circa 60’s (« Hope For »).

Silver Tongues possède suffisamment de potentiel pour réussir. Il lui restera avant tout à se forger sa propre identité ; mais une chose est sûre, on devrait bientôt reparler ce cette formation. Et en bien !

 

Dirty Beaches

Made in Taïwan

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Un rideau de pluie s’abat sur le pare-brise de mon véhicule, qui traverse une nuit d’encre ; un décor propice à  générer mille visions ‘lynchéennes’, en parfaite adéquation avec le concert de ce soir. Le ring d’Anvers en guise de Mulholland Drive et arrivée tardive sur une Lost Highway.

Freinés dans notre élan, à l’entrée de la ville, par une femme portant une bûche, mes compagnons et moi-même manquons de peu les dernières notes de la basse, dispensées par Mike Watt, vétéran de la scène indie américaine. Quelque part dans le vent, un hibou me susurre que cet ex-Stooges (seconde période) a marqué les esprits. Et comme chacun le sait, ce type de volatile n’est pas toujours ce que l’on croit.

Arrive sur scène l’ombre imposante d’Alex Zhang Hungtai, alias Dirty Beaches, accompagné pour l’occasion du saxophoniste Francesco De Gallo, béret vissé sur la tête et lunettes de soleil accrochées à la nuit.

Effets bouclés et cheveux lissés, le grand Taïwanais d’origine et Canadien d’adoption se lance dans une longue incantation incandescente à la croisée des rêves.

Telle une grande tenture de velours rouge, sa musique descend du plafond et se tortille langoureusement à nos pieds. Elle s’insinue perfidement dans nos esprits embrumés. Des volutes spectrales s’échappent du sax et se fondent dans un écho lointain en d’infinies réverbérations. Tout au long d’un set de brève durée, l’atmosphère est fantomatique, mais intense et généreuse.

« Lord Knows best » est porté au firmament par un chant encore plus habité que sur l’album « Badlands ».

Quelque part, au loin, le vent souffle dans les Sycomores, emportant avec lui  les derniers soupirs du crooner.

L’assistance se replie sur cette plage de sable sale. La mort dont c’est la fête demain, embrasse à pleine bouche l’amour et son cortège de désillusions. Danse macabre où sexe et rock & roll se mêlent à l’écume des jours.

Le feu marche avec moi.

(Organisation : Trix)

Seal pose ses valises en Belgique, « Soul II » dans la poche

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Il est vrai que Seal n’a pas été cherché loin pour le titre de son nouvel album: « Soul II ». Mais quand on a une présence aussi imposante dans le monde la soul, on peut se permettre beaucoup de choses. Comme se produire 7 fois en 15 jours en Belgique, dans le cadre des « Night Of The Proms » au Sportpaleis d’Anvers. Il terminera cette escapade belge le 12 novembre. Entre-temps, à partir du 4 novembre, on retrouvera donc la frimousse d’un des Londoniens les plus sexy dans les bacs. Pour l’occasion, il rend hommage à des grands noms tels que Marvin Gaye, Rose Royce, Bill Withers et Teddy Pendergrass. Ce huitième album studio est pour l’instant appuyé par le single « Let’s Stay Together ».

Tracklisting:
01. Wishing On A Star
02. Love TKO
03. Ooh Baby Baby
04. Let’s Stay Together
05. What’s Goin On
06. Love Don’t Live Here Anymore
07. Backstabbers
08. I’ll Be Around
09. Love Won’t Let Me Wait
10. Lean On Me
11. Oh Girl
http://www.seal.com

Charlie Winston remet son chapeau une seconde fois

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Charlie Winston sortira le 21 novembre son nouvel album « Running Still ». Il le présentera dans un showcase privé au Vieux Moulin d’Ecaussines le 29 novembre et sera également en concert à l’Ancienne Belgique le 26 mars prochain. Il s’agit du deuxième album du Britannique.

http://charliewinston.com

Un parcours loin d’être « Arid »!

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Ce 24 octobre a vu la sortie du « Arid Singles Collections ». Ce ‘best of’ reprendra donc tous les singles du groupe gantois ainsi que deux nouvelles chansons. « The High Life » est d’ailleurs sur les ondes radios en ce moment. Et pour couronner le tout, le trio reprend la route pour une nouvelle tournée.

http://www.arid.be

Ne laissez pas tomber vos rêves dans les Canyons australiens!

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Canyons, c’est un duo australien formé à Perth et composé de Léo Thompson et Ryan Grieve. Il y a trois ans, ils avaient sorti un premier Ep. Le 30 novembre, c’est un album complet que les musiciens du pays des kangourous déposeront dans les bacs. Le premier single « My Rescue » assure déjà une belle promotion pour « Keep Your Dreams ».

Tracklisting:
01 Circadia
02 Under a Blue Sky
03 My Rescue
04 See Blind Through
05 Sun And Moon
06 Blue Snakes
07 The Bridge
08 When I See You Again
09 Tonight
10 And We Dance
11 Land in Between

Tycho 10 ans après

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Tycho avait la tête dans la lune depuis dix ans. À l’époque était sorti son premier opus « Sunrise Projector ». Scott Hansen, de son vrai nom, atterrira le 16 novembre prochain avec « Dive ». Le graphiste, producteur, musicien se sera fait attendre.

Tracklisting:
01. A Walk
02. Hours
03. Daydream
04. Dive
05. Coastal Brake
06. Ascension
07. Melanine
08. Adrift
09. Epigram
10. Elegy

Nada Surf a la tête dans les étoiles…

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Le 6ème opus de Nada Surf paraîtra ce 23 Janvier 2012 chez City Slang. Quatre longues années que le trio n’avait plus publié d’opus studio. « The stars are indifferent to astronomy » a reçu le concours de Chris Saw (Wilco, Brendan Benson, Super Furry Animals) à la production et la participation de musiciens de Calexico ainsi que de Guided by Voices. Le premier single, “When I Was Young”, est disponible sur le site du label.

http://www.cityslang.com/free-mp3/41460/when-i-was-young/

Ces ‘déjà’ vétérans se produiront ce 12 février, à l’AB Box de Bruxelles.

 

Julien Pras tâte du stoner…

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Notoire pour ses compos empreintes de délicatesse, le chanteur et leader de Calc a décidé de durcir le ton en se lançant dans une nouvelle aventure bien plus électrique : le Mars Red Sky, dont les influences seraient puisées chez Kyuss et Black Sabbath… Un O.V.N.I. supposé jouissif et dont la sortie est prévue pour le 12 novembre.

http://marsredsky.bigcartel.com/

 

Michael Bublé se trompe de saison.

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Le nouveau long playing de Michaël Bublé est donc paru il y a une dizaine de jours. Et comme son titre l’indique, il s’agit d’un disque de Noël. Et pourtant, nous sommes encore au mois d’octobre !

Ce nouvel opus de ce chanteur canadien d’origine italienne, récompensé plusieurs fois au Grammy Awards, fait suite à « Crazy Love », un elpee qui s’est vendu à plus de 7 millions d’exemplaires, à travers le monde.

Produit par David Foster, Bob Rock et Humberto Gatica, « Christmas » a été enregistré aux Capitol Recording Studios de Hollywood et aux Warehouse Studios de Vancouver.

Bublé y interprète les grands classiques de Noël comme “Silent Night”, “Have Yourself A Merry Little Christmas”, “It's Beginning To Look A Lot Like Christmas” et “Santa Claus Is Coming To Town”. 

http://www.steamlondon.com/FTP/warnerinternational/MB/tvc/SMS_WMMB724_030_H264.mov

Tracklisting:

1. It’s Beginning To Look a Lot Like Christmas
2. Santa Claus Is Coming To Town
3. Jingle Bells featuring The Puppini Sisters
4. White Christmas duet with Shania Twain
5. All I Want for Christmas is You
6. Have a Holly Jolly Christmas
7. Santa Buddy
8. Have Yourself a Merry Little Christmas
9. Christmas (Baby Please Come Home)
10. Silent Night
11. Blue Christmas
12. Cold December Night
13. I’ll Be Home for Christmas
14. Ava Maria
15. Mis Deseos/Feliz Navidad duet with Thalia

http://www.michaelbuble.com

 

tINI little thing ?

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Le premier album de tINI, membre de la famille Desolat depuis 2009, paraîtra dès ce 9 septembre. Aux côtés de Loco Dice et Martin Büttrich, il s'est imposé comme leur relève en termes de production. Produit à Ibiza, "Tessa" transpire les ambiances des soirées house proposées sur l'île.

http://desolat.com/tessainthehouse/

Tracklisting

01 Divided
02 Blond Galipette
03 Mine Has A Shower
04 All The Good Stuff
05 My Shine

06 Maria, Luise & Bert
07 Triptease
08 Canta La Testoasa
09 Tini Meets Jack - Medusa
10 Monkeys Cave

11 Fail Better
12 Someone Loves You

 

Non Johnny n’est pas fini !

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C’est ce 7 novembre que paraîtra le nouvel opus du trio issu de Birmingham, Johnny Foreigner. Son titre ? "Johnny Foreigner vs. Everything". Publié sur le label anglais Alcopop, il sera disponible en Cd et en téléchargement. Les 50 premières commandes recevront l'édition limitée d'un comic-book de 20 pages, dessiné spécialement pour la circonstance, par Lewes.

Par ailleurs, afin de fêter dignement cette 16ème sortie du label, HipHipHip organise une mini-tournée Française ‘100 % UK’, qui réunira Johnny Foreigner, Screaming Maldini et Pharaohs.

http://www.youtube.com/watch?v=0AbJNi4ibKE
http://bloggyforeigner.blogspot.com/
http://www.ilovealcopop.co.uk/

 

Selah Sue deux fois récompensée…

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Selah Sue a remporté le Prix Constantin 2011. Il lui a été attribué à l’Olympia. Ce prix récompense les ‘artistes révélations’ qui ont marqué l'année musicale. Selah Sue était en compétition avec 9 autres artistes : Alex Beaupain, Bertrand Belin, Brigitte, Cascadeur, Cyril Mokaiesh, L, Lisa Portelli, Sly Johnson et The Shoes.

http://www.prixconstantin.com

Il y a deux semaines, elle avait déjà décroché un ‘European Border Breaking Award’. En Belgique, son 1er album, sorti il y a six mois, s’est déjà vendu à 60.000 exemplaires. Et ce lundi 31 octobre, la chanteuse se produira à Forest National, pour un concert sold-out !

http://www.ebba-awards.eu/

 

Dimitri Vegas & Like Mike dans le Top 100 du classement international des meilleurs Djs…

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Le duo belge Dimitri Vegas & Like Mike vient de se hisser dans le top 100 international des meilleurs Djs. Il s’agit du résultat de l’élection annuelle proposée par le DJ MAG Top 100, une sélection consécutive au vote de plus de 450 000 fans, qui plébiscitent leurs Djs favoris. Après plusieurs années sans présence belge, le duo de DJ Dimitri Vegas & Like Mike accède à ce classement prestigieux. Originaires de Willebroek, les deux frangins se classent à la 79ème place d’une hiérarchie au sommet de laquelle trônent David Guetta, Armin van Buuren et Tiësto.

 

Sinner’s Day 2011 : dimanche 30 octobre

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En ce week-end de Toussaint, certains honorent leurs défunts, d’autres fêtent Halloween et pourtant, je décide de rejoindre des milliers de vieux corbeaux, à Hasselt. La programmation de la troisième édition du Sinner’s Day est en effet largement dominée par la new-wave, et tout particulièrement celle des 80’s. Les mélomanes présents lors de cet événement sont donc vêtus de noir, lorsqu’ils n’affichent pas un look carrément gothique. Mais ne généralisons pas à l’excès, car l’affiche est quand même diversifiée et augure de bonnes surprises.

Pas une très bonne pour commencer, car en débarquant vers 15h30, on apprend que l’horaire a été modifié. Le fondateur d’Ultravox, John Foxx, a eu la mauvaise idée de déclarer forfait, en dernière minute. Résultat des courses, le timing est complètement chamboulé. Et on assiste à la fin du show de Recoil qui n’était pourtant prévu qu’à 17h45. Une prestation qui ne suscite guère d’intérêt, si ce n’est celui de revoir l’ex-Depeche Mode, Alain Wilder, derrière les manettes, pour un DJ set insipide.

La scène est subdivisée en trois parties. Une principale au centre et deux autres, à chaque extrémité. Ce qui permet d’enchaîner les spectacles. En 1981, The Exploited scandait ‘Punk’s not dead’. Trente ans plus tard, le slogan est toujours d’actualité, car de multiples Iroquois ont envahi les lieux. Malgré les nombreux changements de line-up, le charismatique leader Wattie Buchan est toujours au poste. Il est aujourd’hui soutenu par une jeune bassiste et guitariste. Et les tubes vont s’enchaîner. De « Barmy army » à « Sex and violence », en passant par « Beat the bastards » et « Troops of tommorow ». Pas de temps mort. Les pogos se déclenchent ; mais dans un cercle assez restreint, puisque limité à quelques dizaines de keupons. Le punk n’est pas mort, mais aurait-il mal vieilli ? En tout cas, des groupes plus authentiques comme UK Subs, GBH, Subhumans ou nos régionaux Freaks 77 recréent certainement une ambiance bien plus fidèle, en live.

1981 c’est aussi la date de sortie du single « Fade to grey » de Visage. Et leur dernier opus, « Beat boy », date quand même de 1984. Quelques décennies et une cure de désintox plus tard, le leader Steve Strange revient sous un maquillage à la Boy George et flanqué d’un band flambant neuf. Il s’est entouré de deux jeunes et séduisantes collaboratrices, une bassiste et une choriste. Sans oublier le guitariste et un dj tout aussi puînés. Et si parfois la magie du timbre de voix si particulier de Strange opère, sur la longueur la sauce devient fadasse. D’ailleurs, en fin de parcours, Steve a beau réclamer les applaudissements de l’audience, après avoir joué leur titre phare, le public reste de marbre. Une prestation plus proche de celle d’un cover band invité lors d’une kermesse de village, que d’un grand festival. Et Strange a beau clamer, avant de se retirer : ‘si vous voulez entendre une autre chanson, vous devez crier et taper des mains’, la foule ne souhaite visiblement pas de prolongation ; et c’est tant mieux, car elle s’épargne un rappel inutile.

Accueilli bien plus chaleureusement, The Mission va répondre aux attentes. C’est qu’il faut remonter à février 2008 (à Waregem), décembre 2000 (à Malines) ou encore août 2000 (au défunt festival Eurorock) pour retrouver une trace de leur passage dans notre plat pays. Le line-up original est (quasi) au complet : Craig Adams à la basse, Wayne Hussey au chant et Simon Hinkler à la guitare. Seul le batteur Mick Brown n’est pas de la partie. Le concert démarre très fort par un « Beyond the pale » très électrique. Les tubes s’enchaînent. Ils sont joués très rapidement, sans guère de répit. Ce qui accroît l’intensité du set. A croire que le band veut aligner un max de titres sur la petite heure qui lui est réservée. Un peu de douceur quand même, lorsque le combo interprète son « Butterfly on a wheel », un moment au cours duquel les fidèles aficionados, agglutinés aux premiers rangs, vont pleinement communier avec leurs idoles. Dès les premières notes de « Tower of strength », des pyramides humaines commencent à s’ériger dans la foule. Un responsable de la sécurité intervient alors pour faire cesser ces compositions improvisées par les fans. Mais Wayne est très attentif à la situation. Il a beaucoup de respect vis-à-vis de son public, déférence que peu d’artistes ont d’ailleurs manifestée, au cours de l’après-midi. Et refuse de poursuivre la chanson, tant que le différent n’est pas réglé. Ce qui finalement fait monter l’ambiance, encore d’un cran. On aura même droit à un rappel, même si le groupe a longtemps hésité avant de remonter sur l’estrade. Faut dire que la foule l’a réclamé haut et fort. Ce sera un des rares ‘encore’ du festival. Mission va donc clore sa prestation en force, par une célèbre reprise des Stooges : « 1969 ». Manifestement un des meilleurs moments du festival…  Set list : “Beyond the pale”, “Hands across the ocean”, “Like a hurricane”, “Severina”, “Butterfly on a wheel”, “Wasteland”, “Tower of strength”, “Crystal ocean”, “Deliverance”, (Rappel : “1969”)

Diamanda Gallas est une artiste qui ne m’a jamais vraiment botté. Certes, la cantatrice gréco-américaine possède une voix exceptionnelle, dont le registre s’étale sur 3,5 octaves. Mais le récital de cette Castafiore des temps modernes collerait mieux au sein d’une petite salle. Dans une ambiance intimiste… L’occasion est donc idéale pour s’éclipser afin d’aller quelque peu se rafraîchir et casser la croûte. Explorer les nombreux stands de shopping et de bouffe. Ou encore fouler la piste de danse animée par un DJ qui rencontre toujours un succès de foule. Même s’il mélange n’importe comment tubes new-wave et vieille techno commerciale de la fin des 80’s ou encore pop et grunge.

Place alors à une grande dame : Patti Smith. Elle fêtera ses 65 balais, fin de cette année. Et suscite toujours autant de respect. Même au sein de plusieurs générations. Faut dire qu’elle a touché à pratiquement toutes les formes d’art : la musique, bien sûr, la poésie, la peinture et la photographie. Elle a même été égérie pour une ligne de vêtements… masculine ! Car son physique est plus proche d’un Joey Ramone ou d’un Jay Mascis que d’une Linda Ronstadt.  Soutenue par son band de vétérans, l’artiste entame son set à la manière d’Iggy Pop par l’inévitable « Gloria », embrayant par le plus jazzyfiant « Redondo beach ». Ce soir, son set ressemble à un véritable vrai patchwork. Elle me fait parfois penser à Bob Dylan ou encore à Lou Reed, d’autres grands compositeurs, même si certaines tournures s’avèrent parfois brouillonnes. A l’instar de ses discours géopolitiques, difficiles à comprendre ou un peu trop vagues. En deuxième partie de parcours, elle va nous réserver des hits comme « Because the night » ou « Pissing in a river », des morceaux qui vieillissent plutôt bien. Tout comme le final « Rock ‘n’roll nigger », une compo énergique qui va, en outre, lui permettre de consentir de longs adieux à la foule, visiblement très satisfaite de la prestation.

Après avoir vécu un tel moment, je décide de lever les voiles. Et tant pis, si je vais manquer le set de The Cult. Pas de regrets, puisque des amis restés sur place vont me signaler que le show va commencer 30 minutes en retard sur l’horaire prévu. Motif ? De multiples réglages de sonorisation. Etonnant, lorsqu’on sait que jusqu’alors le timing était impeccable. Autre raison de ne pas avoir de remords : la voix d’Ian Astbury. Déjà trop inégale au cours des 80’s, elle ne s’est pas améliorée. Enfin, comme j’avais opté pour les transports en commun pour me rendre à ce festival, je n’avais pas envie de rester à quai au beau milieu de la Belgique. Pas évident lorsqu’on habite à l’autre extrémité du pays. Il faut donc se taper le bus. Il est gratuit à Hasselt (NDR : nous sommes dans une ville dirigée par le SP-A et non la NV-A). Puis le train. Trois heures de trajet, au cours duquel je peux tirer un premier bilan de l’événement.

Les ‘+’ :

-           L’accueil plutôt sympa, et certainement moins spartiate que celui accordé lors des grands festivals.

-           L’infrastructure (Ethias Arena), garnie de deux tribunes assises, équipé de sanitaires suffisamment nombreux et bénéficiant de Camden Markets

-           Les prestations de The Mission et de l’éternelle Patti Smith

Les ‘-’ :

-           A l’instar de tout grand festival : l’inflation des prix : 60€ d’entrée et 2,5€ la boisson

-           L’absence de groupes belges (autres que Front 242) ; mais l’organisation a promis de rectifier le tir l’an prochain

-           Trop d’anciennes gloires (NDR : des ‘has been’, si vous préférez) au détriment d’artistes ou de formations plus underground, mais qui sont encore dans le coup (NDR : pensez à Gang of Four, And Also The Trees, Scritti Politti, Clan of Xymox, Wire ou encore Einstürzende Neubauten).

 

Bozar Electronique Weekend 2011 : vendredi 28 octobre

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Balmorhea, un post-rock du XIXème siècle…

Pendant deux jours, le Palais des Beaux-Arts de Bruxelles (BOZAR) avait affiché la ferme intention de redorer ses murs et d’élever la musique électronique au rang d’art contemporain. Que le genre musical et son artwork investissent des lieux prestigieux sur la carte de l’élite culturelle, n’est pas un fait nouveau. Ces manifestations pointues, à la frontière du fashion, nous démontrent constamment que la croissance exponentielle du genre s’immisce dans toutes les sphères artistiques et déplace une foule chaque jour plus nombreuse. En effet, le BOZAR affichait complet pour cette première édition du Bozar Electronic Weekend. Un  merveilleux espace pluridisciplinaire art déco ouvrant les portes de ses six salles pour accueillir plus de quinze groupes aux horizons expérimentaux divergents. Au programme : des concerts, des soundscapes, des spectacles audiovisuels… Les ‘électromaniaques’ dirigeront spontanément leurs viseurs vers les imposantes têtes d’affiche venues présenter leurs dernières productions : Modeselektor, Plaid et Rustie. Quant à nous, notre choix sera plus modeste et échappera au très électro Hall Horta pour se diriger vers le post-rock intimiste de Balmorhea qui avait pris soin de poser ses guitares dans la confortable salle M. Concert assis !

Balmorhea (prononcez bal-mour-ay), ensemble instrumental minimaliste d’Austin, se cache sous le pseudonyme d’une ville située au beau milieu du désert texan. Le désert comme horizon, son immensité silencieuse comme inspiration expriment parfaitement les intentions artistiques du combo. Une musique solennelle aux volontés de fuites et des airs graves et austères pour l’incarner. 

Un sextet voyageant sur des sables mouvants agités de violon, de contrebasse, de violoncelle et dont deux des membres passent incessamment de la guitare électrique, à la basse, au banjo et aux claviers. Un groupe aux influences éclatées mêlant les sons d’une musique classique minimaliste à un post-rock dynamique et silencieux. Un atmosphérique grandiose qui donne l’impression, même pendant les séquences les plus calmes, de s’élancer vers l’avant. Un tout distillant une musique pleine de ferveur et de douce ivresse.

Balmorhea est tout en sobriété et érudition et laisse le soin aux instruments de charmer, d’assoupir avant d’emballer et de prendre au piège. Les voix sont secondaires, elles s’allument et s’éteignent à l’image d’un réverbère usé par le temps. Elles s’entendent en écho, de loin, comme un gémissement désespéré qui surgirait d’infinies étendues désertiques, celles de leur Texas natal. Quelques murmures fantomatiques, qui renforcent les airs énigmatiques et accentuent le vertige infligé par les compositions, suffisent. Un climax fort et dense magistralement emmené par le pianiste/guitariste Rob Lowe. 

Une forme d’expression qui tire ses influences d’univers musicaux hétéroclites : Ludovico Einaudi, The Six Parts Seven, Rachel’s, Max Richter, Arvo Pärt ou encore Debussy voire Beethoven. Un agglomérat improbable qui tient un propos identique : faire d’une musique instrumentale des chansons éloquentes sans être trop bavardes, des pièces élaborées, complexes mais à la beauté immédiate. Des petits morceaux d’histoire, des constructions qui s’emportent, parfois denses et, par endroits, saccadées, qui rythment des explorations anciennes.

Certains titres de l’album « All Is Wild, All Is Silent » sont d’ailleurs évocateurs (“March 4, 1831″ et « November 1, 1832″), comme une volonté de sculpter un temps révolu, de le figer  dans le quartz des sables acoustiques, le dix-neuvième siècle ! Une époque qui demeure  décidément gravée dans l’œuvre de Balmorhea.

Soulignons, finalement, la synchronisation quasi-chirurgicale entre le drama sonore et visuel. Un fond visuel N/B sous forme de documentaire qui retracerait les conditions de vie des travailleurs texans vivant dans le grand désert. Une photographie austère qui fusionne  ingénieusement avec le son et résonne comme un hommage esthétisé et fervent à tous ces hommes oubliés par le temps. Une délicieuse démonstration de l’aptitude potentielle du groupe à réaliser des musiques de film. 

Balmorhea, une musique de pionniers, de visionnaires du passé ; un ensemble musical  qui        ‘se souvient du futur’ et qui sait, en concert, nous  conter de belles histoires intemporelles.

Balmorhea

(Organisation Bozar)

Peter Kernel

White Death & Black Heart

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Non, Peter Kernel n’est pas un autre songwriter, mais un trio helvético-canadien qui pratique de l’‘art-punk’ (NDR : enfin c’est ce qu’il raconte). La musique proposée est donc supposée singulière. La brève bio du groupe nous apprend qu’ils ont participé à divers projets autres que musicaux. On comprend dès lors mieux leur concept artistique. Plus qu’un style musical, Peter Kernel décrit davantage une manière de penser et de composer en dehors de tout carcan. Actif depuis 2005, le band a assuré la  première partie de groupes tels que Mogwai, Why ?, Wolf Parade, … De quoi accentuer encore ce goût de la diversité.

« White Death Black Heart » constitue le deuxième album du groupe, mais le premier sur le label Africantape. Peter Kernel brasse des influences variables. Certains titres sont plus accessibles, d’autres plus énergiques. On pense d’abord à Sonic Youth pour les sonorités dissonantes (« Anthem of Hearts », « The Peaceful »). Et à l’instar du combo new-yorkais, on y retrouve cette alternance entre voix féminine et masculine, qui conversent et finissent par se conjuguer. Par contre, les dialogues et le timbre aigu de demoiselle rappellent plutôt Yacht (« Hello My Friend »). Mais, Peter Kernel est également capable de torcher des morceaux minimalistes bourrés d’énergie, réminiscents de la période émo-punk (« The Captain’s Drunk »).

Peter Kernel est digne des meilleurs groupes de la scène indie-pop yankee. Qu’on se le dise !

En concert le 11 novembre, au DNA, à Bruxelles.

 

John Martyn

Heaven and Earth

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John Martyn étant décédé en 2009. « Heaven and Earth » est un album posthume que son ami et producteur de longue date, Jim Tullio, a achevé avant de le mettre en boîte.

Plutôt réputé pour ses frasques et épisodes sulfureux que la vie lui a réservés, John est un musicien connu de peu mais adulé par quelques-uns parmi les plus grands. Citons en vrac, Eric Clapton, Phil Collins, Stevie Winwood, Robert Palmer, David Gilmour et Paul Weller qui l’ont souvent produit et/ou accompagné.

C’est à l’âge de 19 ans, en 1968, qu’il enregistre son premier elpee après une initiation à la ‘folk music’ dispensée par le regretté David Graham. Entretemps, c’est un catalogue de presque 50 Cd que laissera à ses héritiers ce doux dingue (plutôt dingue que doux, d’ailleurs).

« Heaven and Earth » met donc un terme à une carrière bien mouvementée qui a duré plus de 40 ans.

Les neuf morceaux réunis sur ce dernier ouvrage sont, à l’exception de « Can’t Turn Back The Years » (NDR : titre révélateur, il est signé Phil Collins) autant de testaments laissés à la postérité par cet agitateur impénitent.

Respectueux des idées de son poulain, Jim Tullio a fait appel aux fidèles d’entre les fidèles pour achever d’écrire ce dernier chapitre. Les bien nommés Spencer Cozens au piano, Arron Ahmun aux drums et Alan Thompson à la basse ont tenu à être présents pour mettre un point final à la carrière pleine de rebondissements de cet artiste hors du commun.

Fruit d'un mélange de jazz, blues, world, funky, folk et rock, la musique de l’irascible Ecossais est une véritable ouverture sur le monde, capable de nous faire voyager à travers différentes cultures et modes de vie.

Curieux quand-même que cet auteur/compositeur/interprète à la voix si proche de Joe Cocker et aux compos dignes d’un John Lee Hooker n’ait pas connu le succès qu’il aurait sans doute mérité !

 

Male Bonding

Endless Now

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Un an et demi seulement après avoir pondu « Endless Now », les Londoniens remettent le couvert. Pour rappel, « Nothing Hurts » avait été favorablement et unanimement encensé par la critique. 

Sur ce deuxième opus, Male Bonding revendique davantage ses influences grunge et rock issues des 90’s, en général. Pas pour rien qu’on retrouve derrière les manettes John Agnello, un personnage qui a notamment bossé pour Cell, Kurt Vile, Dinosaur Jr. ainsi que Thurston Moore. Le son est crade. Survitaminés, résolument punk, dégoulinants de sueur, les douze morceaux font mouche. Les Anglais de ne se posent pas de questions. Le tempo est soutenu. Le sens mélodique contagieux. Il s’imprègne même dans notre subconscient avec une facilité déconcertante. Les riffs de guitares sont simples mais efficaces ; mais tout comme la voix, ils sont chargées de reverb’. Il y a bien l’une ou l’autre plage qui permet quelque peu de reprendre haleine (« The Saddle »), mais c’est toujours pour ensuite redémarrer de plus belle. Encore que dans le ventre mou de l’elpee, on a parfois l’impression que le combo cherche son second souffle. Suivant l’adage, ‘trop d’énergie finit toujours par tuer l’énergie’. Mais en fin de parcours, il retrouve toute sa sauvagerie.

Parfait pour retrouver la forme, Male Bonding agit comme un excitant naturel. Un cran en dessous de « Nothing Hurts », « Endless Now » demeure néanmoins un excellent album. Aussi, ne boudons donc pas notre plaisir !