La première ébauche de Beguiling Junior

Le mystérieux duo Beguiling Junior, formé par Kaya Wilkins (Okay Kaya) et Oli Burslem (YAK), s'apprête à dévoiler son tout premier elpee intitulé « First Cut ». Attendu pour le 2 octobre 2026, ce disque marque la naissance officielle d'une collaboration aussi…

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Ian Kelly

Diamonds & Plastic

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Du haut de ses trente balais (32 pour être précis), Ian Kelly nous propose son nouvel album, le troisième déjà de sa jeune carrière. Canadien pur jus, puisque fils du rapprochement entre une anglophone et un francophone, Ian a grandi à Montréal où il vit et sévit d’ailleurs depuis sa naissance. Il n’a pas encore 13 ans quand il jette les bases de son rêve. Autodidacte, il s’assied derrière la batterie de son frère, se met à la guitare, puis au chant, reprenant rapidement les classiques de l’époque, de Pearl Jam, entre autres… au cœur de son premier band.

Quelques années plus tard, employé comme technicien au Spectrum de Montréal, toute grosse scène locale, il débute l’apprentissage, toujours seul, de divers instruments, s’achète un ordi et enregistre ses premiers projets. En résulte un premier disque intitulé « Insecurity » qu’il publie en 2005, sur son propre label.

Deux événements boosteront ses débuts. Le premier, lorsqu’il assure au pied levé (en fait, ce soir-là il accomplit son job de technicien) la première partie du concert d’Alanis Morissette, devant 2500 spectateurs conquis ; et le second, en défendant son premier ouvrage sur les ondes de Télé-Québec. Médusé, Michel Bélanger, big boss d’Audiogram, lui propose illico un contrat.

Trois années plus tard, « Speak Your Mind » tombe dans les bacs. Disposant de nettement plus de moyens, Ian Kelly peut alors totalement s’exprimer à travers un mélange de pop et de folk teinté d’une bonne sonorité ‘roots’, un style qu’il soutient par un tout bon jeu de cordes, des arrangements minutieux ainsi que des mots bien pesés et surtout bien dits.

L’album se vend à plus de 40 000 exemplaires au Canada et plus de 100 dates sont au programme de la tournée. Continuant les concerts le week-end, Ian et ses musiciens démarrent les sessions de travail pour concocter le troisième elpee, « Diamond & Plastic ».

L’accent est à nouveau mis sur les cordes, omniprésentes sur les 13 chansons qui peuplent cet ouvrage. Les arrangements réalisés par Jon Day sont splendides, mettant réellement en valeur le travail de compositeur d’Ian. Deux quatuors à cordes balaient les mélodies mélancoliques d’un souffle léger, d’une fraîcheur souriante et d’une variété surprenante, passant du violoncelle au banjo, de la guitare électrique à l’acoustique au gré de la fantaisie d’une chanson ou de l’autre.

Marié à Sophie, l’amour de sa vie (sic) et père de deux jeunes enfants, ce parfait auteur/compositeur/interprète promène ses mélodies intimistes et énergiques sur lesquelles il pose des textes empreints de bon sens, explorant le monde qui l’entoure, soucieux des problèmes, des peurs, mais surtout des joies d’élever une famille aux côtés de la femme qu’il aime.

« Diamond & Plastic », la pureté au naturel pour le premier et la maîtrise de l’homme sur les éléments pour le second résument parfaitement le niveau atteint sur cet opus, aboutissement d’une quinzaine d’années de travail pour un artiste qui a atteint la parfaite maturité.

Quelques titres, particulièrement bien torchés devraient permettre à Ian Kelly de pénétrer dans le cercle restreint des songwriters respectés tels Ian Matthews ou encore Elliot Murphy. Epinglons notamment « I Would Have You », caractérisé par son refrain éblouissant de bonne humeur, « Parliament », parfumé d’effluves Counting Crows, « What You Like », mis à la sauce REM, « Your Garden », digne d’un Damien Rice des grands jours ou encore « Drinking Alone », ballade géniale folk/pop qui traduit en musique un thème pourtant difficile à aborder… Ensuite, « Workday » et « We’ll Meet Again » pour la grande beauté des jeux de cordes. On notera, pour terminer, une reprise tout en finesse et en délicatesse de « White Wedding » de ce bon vieux Billy Idol.

Les références et les qualités se bousculent donc au portillon démontrant encore, si nécessaire, la diversité et le niveau artistique atteints sur cette œuvre. Un must !

 

Blueneck

Repetitions

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Quittant les vertes contrées du Somerset, Blueneck s’est avancé à l’orée de la ville de Bristol et a embrassé ses lumières miroitantes au seuil de nuits angoissées, là où les fantômes se racontent le souvenir des cicatrices d’un lointain passé.

Délaissant les répétitions digitales inaugurées sur ces deux précédents essais, le groupe s’est essayé au même processus de création mais en version analogique cette fois, et ce sous la houlette de Mat Sampson dans le confort de son studio Bink Bonk.

Le résultat de cette déclinaison organique sur fond onirique est d’une subtile beauté, à peine caressée par la voix brisée de son chanteur.

Les neuf titres ici présents sont des feuilles mortes qui dansent au gré des vents, tantôt sous   une délicate brise (« Pneumothorax », titre d’ouverture qui couple le souffle), tantôt sous les grondements du dieu Eole (« Venger »), tantôt encore sous les alizés caressant les plumes de mouettes égarées dans un océan de tristesse (« Ellipsis »).

Dans une veine proche des deux premiers albums de Perry Blake, « Repetitions » s’écoule comme un doux venin qui se dirige droit au cœur et fige celui-ci dans une étreinte fatale.

Simplement triste et beau.

 

A Backward Glance On A Travel Road

A Backward Glance On A Travel Road

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Creusons un peu dans notre imagination. Fermez les yeux juste deux petites secondes et plantez vous dans la tête l’image de la Mort. La voyez-vous vêtue de son long habit noir et de sa grande faux ? Si tel est le cas, vous mesurez maintenant sa puissance, sa sombre beauté, son allure gracieuse, son talent, certes triste, mais quel don ! Ces qualités-là, A Backward Glance On A Travel Road les a kidnappées et les a enfermées dans son album éponyme. Même le titre, comme la Grande Faucheuse elle-même, vous invite à jeter ‘un regard en arrière’. ‘Emmanuel Jessua et Thibault Lamy ont poussé la musique expérimentale et cinématographique au bout du concept’. Non ! Ils ont fait plus que l’amener à la limite extrême de son chemin, ils l’ont réinventée, ils ont creusé un autre sentier parallèle à celui déjà tracé. Et la Bolivie native du compositeur n’est certainement pas étrangère à cette profondeur d’âme de chacune des mélodies. Chaque morceau est un grand moment, une partie importante d’une grande histoire. Chaque note reste en suspension dans l’air afin d’en former le décor. Et si vraiment on veut chercher la petite bête, on dira que ces arrière-plans sont un rien trop ténébreux et manquent d’une légère touche enluminée. Mais qu’importe, la Beauté n’a pas de couleur.

 

‘Le prince des ténèbres’ Ozzy Osbourne dans un documentaire

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Jack Osbourne rend hommage à son père en lui consacrant un documentaire. Et la vie d’Ozzy Osbourne regorge de matière. Il est un des pères fondateurs de ce qu’on appelle aujourd’hui le heavy metal. De sa vie torturée par la drogue et l’alcool, à la décapitation d’une chauve-souris ou d’une colombe avec les dents, les anecdotes ne manquent pas au sujet du ‘Prince des ténèbres’. « God Bless Ozzy Osbourne », qui sera disponible dès le 14 novembre, vous permettra de découvrir ou redécouvrir l’artiste britannique avant et après sa participation au groupe Black Sabbath.

 

Thomas Fersen et Antoine Hénaut en toute intimité

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Le 23 septembre 2011, Thomas Fersen et Antoine Hénaut, qui sortira un Ep 4 titres en octobre, seront sur la scène du Vieux Moulin d’Ecaussines ‘en toute intimité’. Ils interprèteront en duo « L’Arsène » de Jacques Dutronc lors de la Fête de la Fédération Wallonie-Bruxelles en direct de la Grand Place de Bruxelles le samedi 24 septembre à 20h50 sur la Une télé.

Antoine Hénaut sera en concert avec Brigitte le 7 décembre au Botanique.

Thomas Fersen sera en concert le 22 octobre à l’Ancienne Belgique.

 

http://www.vieux-moulin.be

 

Braine l’Alleud accueille la nouvelle salle de concerts Live Act

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Dès le 17 septembre, Braine l’Alleud sera plus musicale. La ville du Brabant Wallon accueillera une nouvelle salle de concerts, le Live Act. D’une capacité de 1200 places debout ou 600 assises, sa scène sera foulée par des jeunes talents mais aussi par des artistes déjà reconnus comme Suarez par exemple. Le Californien Busdriver y fera son unique passage en Belgique et Machiavel y entamera sa tournée.

http://www.liveact.be

 

Les Artisans du Disque, le nouveau label

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Le monde musical est marqué par la naissance d’un nouveau label nommé Artisans du Disque. Il a été créé par Anne Boisseleau et Abdellah Souni. La première sortie sera l’album de Tamas Wells « Thirty People Away » le 25 octobre prochain. Quand vous achetez un album Artisans du Disque vous recevez : 1 pochette XL (21 x 21 cm) + 1 CD + 1 poster (20 x 62 cm).

Pour en savoir plus sur le label : http://www.artisans-du-disque.com

 

Ben Howard règne sur tous les royaumes

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Ben Howard est en quelque sorte un petit prodige de la guitare qui a acquis l’art de gratter, pincer et marteler son instrument à des fins purement mélodiques. A seulement vingt-trois ans, il parvient déjà à remplir des salles (notamment les lieux les plus pointus de la capitale britannique). Ses fans ne se trouvent plus uniquement au Royaume-Uni mais également en Allemagne, en France et aux Pays-Bas.

Dans le Devonshire qui l’a vu grandir, Ben a été immergé très tôt dans la musique. Sa mère, qui était « un peu hippie », jouait de la guitare et de la flûte et se produisait sur des scènes ouvertes tandis que son père, un architecte d’intérieur, se consacrait aussi à la guitare de temps en temps.

Ayant poursuivit sa scolarité dans le Devon, Ben a étudié le journalisme à Falmouth, mais à la suite d’un bref stage dans un magazine de surf basé à Newquay, il décide de mettre un terme à ses études six mois avant de recevoir son diplôme lorsqu’il comprend qu’il peut ‘s’en sortir en étant musicien à plein temps.’

Son prochain album « Every Kingdom », dont la sortie est prévue pour cet automne, a été enregistré dans un studio aménagé dans une grange dans le Devon. La noirceur des textes a été une surprise pour Ben. Contrairement aux mélodies qui lui sont venues facilement, il a beaucoup travaillé sur les paroles: ‘Je parle beaucoup des gens, des relations et de moi-même.’

Sortie le 3 octobre en Angleterre et le 24 octobre en France

http://www.myspace.com/benhoward

 

Rallye « Chantons Français »

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Les 23, 24 et 25 septembre prochains, le Rallye "Chantons Français" vous invite à découvrir sa onzième édition, avec à la clef une cinquantaine de concerts gratuits répartis dans 15 endroits différents éparpillés dans Bruxelles. Cette année, ce festival de chanson française mènera à la découverte d’artistes connus et moins connus. Il en ira de même en ce qui concerne les lieux d’accueil de ces divers musiciens. Nouveautés cette année, au-delà d’une affiche inédite : la création de soirées de ralliement, où public comme artiste pourront prolonger les rencontres, toujours en musique. Vendredi 23, rendez-vous après les concerts, « Chez Jacques » à Molenbeek, autour d’une scène ouverte. Samedi 24, c’est le Cercle des Voyageurs (Bruxelles) qui nous rassemble pour un set exclusif de Catman (aka DJ Shalom), faisant rimer platines et langue française.

Voici, en avant-première, le nom de quelques artistes belges, mais aussi français, suisses et québécois, que nous retrouverons sur scène :

Marka bénéficiera d’une carte blanche, Akro et Samir Barris présenteront leur nouvel album, Blanche (Stéphanie Blanchoud dans une nouvelle version scénique), Jean Fauque (parolier de Bashung), Luc de la Rochelière (Québec), Aliose (Suisse), Matthieu Boogaerts, Melissmell, Nicole Renaud, Zoé, Alek et les Japonaises, Pierre Simon, Florian Parra, Jules & Jo, Coenguen, Brazuk…

 

http://www.rallyechantonsfrancais.be

 

The War On Drugs

L’été indien

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A l’aube d’un nouveau soir perdu dans les brumes de ma perdition, mes pas m’ont guidé vers une une frontière singulièrement mal définie, entre folk, psychédélisme, electronica et expérimentations diverses.

Fantôme parmi les hommes ou simple quidam égaré dans la foule, absorbé par les ombres et les échos répercutés en lointaines réverbérations, j’ai observé le monde des vivants et tenté de me souvenir…

A nouveau, un homme seul face à ses machines.

Si le concept n’est en soi pas dérangeant,  ce choix est surprenant de la part d’un artiste pratiquant une musique qui évolue entre Blues et Psyché.

Nulle guitare, mais énormément de matériel, de câbles, d’effets en tous genres.

Au final, Alexander Tucker a dispensé un set relativement agréable, au cours duquel sa voix bouclée et répétée à l’infini se perd dans les notes diluées de six cordes invisibles.

Mais je dois confesser une réelle déception due à un amour inconditionnel pour les performances live non préenregistrées.

Mais peut-être simplement suis-je devenu un vieux con ?

Mais des guitares, en voici, en voilà.

Il n’y a pas si longtemps, Adam Granduciel, leader des War On Drugs comptait au sein de sa formation le génial Kurt Vile.

Orpheline de celui-ci, la musique n’a cependant pas souffert de la séparation.

A cheval sur les terres de glorieux ancêtres (Springsteen, Dylan), éperonnant sa monture à coups d’aiguilles psychotropes, The War On Drugs se rapproche au final, dans ses moments de grâce, de Mercury Rev ou de Pink Floyd. Quoique soulignée de subtiles digressions solo proches d’un certain Dinausor Jr., l’expression sonore conserve une empreinte forte et personnelle. Légèrement linéaire, le concert dessine le portrait d’une Amérique moderne, mais aux couleurs automnales, reposant sur des valeurs ancrées, sources d’inspirations pour les générations futures.

Le quatuor de Philadelphie fait la part belle à son dernier opus, en l’occurrence le très recommandé « Slave Ambiant ». Manifestant une certaine décontraction, il me semble très à l’aise et heureux d’être là.

Quelques (gentilles) vannes adressées au public, un peu de Whiskey partagé, et surtout, un set efficace, pour un début de soirée placé sous la bannière étoilée.

Dehors, le monde m’attend. Sous un orage diluvien, je m’éloigne dans le néant.

Organisation : AB

Ozzy Osbourne

Blizzard of Ozz (Réédition)

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Sorti de l’impasse Black Sabbath , Ozzy n’est alors plus que l’ombre de lui-même. Sa dépendance aux substances et les pressions néfastes du succès lui coûtent sa place en qualité de leader du plus grand groupe de l’histoire du heavy metal. Deux éléments déterminants contribueront à relancer la carrière du Madman ‘égorgeur de chauves-souris’, selon la légende. Tout d’abord sa rencontre avec Sharon, la fille du président du label de Sabbath, qu’il épouse et qui devient son manager. Ensuite un autre miracle se produit dans la vie du chanteur. Il s’acoquine de Randy Rhoads, le jeune prodige de la six cordes qui laissera une place si regrettée au sein du monde de la guitare. Osbourne le considérait comme son fils.  Le duo s’entoure de Bob Daisley et du batteur d’Uriah Heep pour former la première mouture de la grande carrière solo d’Ozzy. La plus solide, sans aucun doute. Musicalement, ce premier album respecte l’éthique apportée par Black Sabbath, mais évolue dans des ambiances plus détendues, presque fun.

On commence très fort par le classique « I don’t Know » et surtout « Crazy Train » qui demeure, pour bon nombre de fans le riff de guitare le plus efficace du hard rock des années 80. « Goodbye to Romance » lorgne vers la parodie des comédies musicales américaines. Sur « Suicide Solution » et « Mr Crowley » les soli du guitariste blondinet lui valent d’être comparé à Eddie Van Halen, dont on parle énormément à la même époque.

Remasterisée soigneusement, cette version 2011 est enrichie de deux titres inédits, une face B de single, une nouvelle version de « Goodbye to Romance » et une interview de Randy, l’homme au génie et au talent injustement détruit par un accident d’avion. Un nouveau coup dur pour Ozzy qui replongera dans la déprime avant de s’investir dans l’élaboration du sublime « Diary of a Madman ». Légendaire !

 

Kitty, Daisy & Lewis

Oh Happy Day

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Un petit tour dans le passé. Ce jeudi 15 septembre, l’AB reconstituait involontairement un épisode de la série culte ‘Happy Days’. Chemises à pois rouges et Stilettos pour ces dames, bananes gominées et blousons en cuir pour ces messieurs. Ce soir c’est Rockabilly et look fifties à tous les étages. Normal, la salle bruxelloise accueille la fratrie la plus anachronique du moment : Kitty, Daisy & Lewis.

Il y a quelques mois, l’AB annonçait le passage en ses murs des frangins Durham. Le tout en configuration salle. On imaginait bien les trois Britons remplir une ABBox mais demeurait quelque peu sceptique sur leur capacité à combler la grande salle. Finalement, au jour J, Kitty, Daisy & Lewis n’ont pas vraiment eu de quoi rougir de honte. Devant eux se dressait un parterre plein à craquer. Et la fermeture des balcons du second étage portait presque préjudice au public, qui s’est retrouvé aussi à l’étroit que dans une boîte à sardines.

Sur scène, les trois musicos au talent incomparable réservent une surprise de taille à leur public. Jusqu’ici la petite Kitty, la grande Daisy et le charmant Lewis nous avaient habitués à un set à trois, en rangs serrés. Cette fois, la famille Durham est au grand complet ; et pour cause, la progéniture a emmené papa et maman sur les routes d’Europe et au-delà ! Daddy Durham se fait discret sur le côté gauche de la scène, armé de sa guitare. Mama Weiss, elle, se cale derrière une contrebasse à l’autre extrémité de l’estrade. Au milieu, leur enfants se placent tour à tour derrière des instruments et des micros qu’ils vont s’échanger tout au long de la soirée. « Smoking In Heaven ». Le ton est donné. Swing, Rockabilly, Blues et quelques notes de Ska vont se relayer durant près d’1h20. Remarquable pour son jeune âge, la formation affiche de plus en plus d’assurance sur les planches. Entre les morceaux, la petite famille reste concentrée et switche les positions en silence. Ce qui révèle une AB distraite et bruyante, un trait qui devient de plus en plus caractéristique du public de la salle bruxelloise. Pas le temps de râler, « Don’t Make A Fool Out Of Me », interprété par Lewis, chauffe l’auditoire en trois coups de gratte.

En milieu de parcours, le trio invite un certain Eddie Thorton rejoindre la troupe. Le gugusse débarque sur le podium, trompette à la main, prêt à en découdre avec le public belge. Le Jamaïcan donne le ‘La’ du petit quart d’heure Ska. Une discipline qui opère son apparition au sein de trois morceaux de « Smoking In Heaven », le deuxième LP de Kitty, Daisy & Lewis, publié quelques mois plus tôt. « Tomorrow », « I’m So Sorry » et « Hold Me Tight » s’enchaînent ; et le gars, surnommé ‘Tan Tan’ ne s’essouffle pas une seconde. Les jeunes musicos ferment la danse sur deux moments forts, « Messing With My Life » au groove puissant et un « Say You Will Be Mine » épique. Près de 10 minutes-marathon durant lesquels chaque membre du clan Durham se relaiera le temps d’un solo.

Deux morceaux en guise de rappel et le tour est joué. Pour Kitty, Daisy & Lewis l’heure de gloire à manifestement sonné. D’aucuns ne douteront plus jamais de leur capacité à remplir et secouer une assemblée de la taille de l’AB.

Organisation : AB + Live Nation

DJ Mehdi n’est plus

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L’électro française est en deuil suite la mort de DJ Mehdi qui s'est produite dans la nuit de lundi à mardi. Le producteur et compositeur d’origine tunisienne aurait accidentellement fait une chute due à l’effondrement d’une mezzanine. Si ses amis se sont relevés après l’incident, Mehdi Favéris Essadi n’a pas eu cette chance-là. Il s’était encore produit chez nous aux TransArdentes cette année. Il a notamment travaillé avec Mc Solaar, Khales, Akhenaton, Booba, Kery James ou encore 113. Il était âgé de seulement 34 ans.

 

« Bang Bang », Mani n’est plus un Supermen Lovers

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Après avoir été le porte-parole du groupe The Supermen Lovers, Mani Hoffman (Mani pour Manny Ray, le personnage de Scarface et Hoffman pour le scientifique suisse Albert Hoffman) se lance dans un nouveau projet qui porte son prénom. Accompagné de ses acolytes Tony, Ben, Paco et Stan, il sortira son premier single « Bang Bang » le 26 septembre prochain. Il s’agit d’un hybride de pop, de rock, de soul et d’électro. A noter aussi le concert à La Flèche d’Or le jeudi 17 novembre. L’album « Heros of today » sera, quant à lui, dans les bacs début 2012.

Pour écouter « Bang Bang » :

http://soundcloud.com/manibangbang/sets

Toutes les infos sur http://mani.mymajorcompany.com/

 

Cocoon annule sa tournée

Écrit par

Alors qu’ils avaient originellement repoussé plusieurs de leurs concerts, Cocoon a annoncé l’annulation complète de sa tournée. Le concert prévu à la Maison de la Culture de Tournai le 25 octobre est donc également postposé.

http://www.maisonculturetournai.com/fr/details/index.aspx?id=227&CAT=8

 

The Tailors of Panama

Contraband

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Au carrefour d’un chemin où se croisent Thin Lizzy, Tom Waits et Nine Inch Nails, on peut rencontrer Tailors of Panama. Le combo belge réunit quatre gaillards sérieux, pas nés de la dernière pluie, et méchamment biberonnés au rock n’ roll : Thierry Plas (Machiavel), François Garny (Jack Bruce), Jean-Pierre Onraedt (Arno) et le sujet britannique Lenny Monkeybrain au chant. Le son bien graisseux de ce premier effort échappe aux lourdeurs par des étincelles de claviers, des samplers inattendus, des chœurs susurrés. Etrange, la voix de Lenny s’apparente immédiatement à l’organe d’un certain Tom Waits.

Un atout bien propice à cet univers parsemé de doutes, de colère, de tristesse. Des moments forts, il y en a plus d’un. Comme ce « Satellites » et ses riffs bien hard rock ou la bombe « Contraband » tuerie taillée pour la FM, caractérisée par ses magnifiques phrasés à la Thin Lizzy. Plus loin, l’équipe belge tente une percée dans le terrain psychédélique du Floyd, et se fend d’une reprise des Beatles. « Hey Bulldog » reste mélodique, mais les arrangements déchirent grave !

Et si l’album a droit à un certain traitement de faveur sur les ondes de Classic 21, ce n’est pas uniquement imputable à la filiation entre Thierry Plas et Marc Isaye. Tailors of Panama mérite largement ce soutien de la part d’une radio de Classic rock, car il signe là une bien belle page de l’histoire du rock ‘made in Belgium’.

Stereo MC’s

Emperor's Nightindale

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Stereo Mc's est un band anglo-saxon créé en 1985 à l'initiative de Rob Birch et Nick Hallam. Rejoints ensuite par Owen If et Cathy Coffey, ils rencontrent un franc succès en publiant les albums « Connected » (1992) et « Down & Dirty » (2001). Toutefois, le groupe va également connaître la déconfiture ainsi qu'un net passage à vide, suite à la sortie de « Paradise », leur opus de 2005, décevant à maints égards.

Le quatuor nous propose aujourd’hui son nouveau bébé : « Emperor's Nightindale ». Alors, résultat des courses ? Est-il parvenu à renouer avec le succès mondial jadis connu ?

Et bien, pour donner une réponse rapide et claire: oui, cent fois oui! Grosse surprise pour les plus pessimistes d'entre nous, force est de constater que Stereo MC's nous livre ici un très bon elpee.

Fort de leur restructuration, le band prend un nouveau départ, et leur mélange savoureux de rock et d'électro fait des ravages et ce, sur les 12 pistes de l'album. On ne peut dès lors que souligner la qualité de la prestation. Pour un peu, l'on oserait même évoquer des similitudes avec d'autres artistes tels Coldplay et Moby, pour les plus connus.

Cerise sur le gâteau, Stereo MC's se paye le luxe de commencer et terminer son dernier-né par le même morceau, en y apportant de légères variations. Et l'auditeur de ne pas être capable de départager la meilleure des deux versions.

Le Stereo MC's nouveau est arrivé, et on vous le conseille chaudement.

 

Seven Idiots

World’s End Girlfriend

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« Seven Idiots » est le dixième opus de World’s End Girlfriend, le projet musical de Katsuhiko Maeda. Il ouvre la porte sur une autre dimension musicale. Cet album est une galaxie évoluant à des années-lumière de toutes celles qu’on a découvertes jusqu’à présent. Chaque morceau est une planète de ce complexe système interstellaire. Certaines, comme « Les Enfants du Paradis » par exemple, sont d’une beauté singulière à laquelle nous, simples terriens, n’avons pas accès. D’autres, tel que « The Offering Inferno », sont invivables, l’absence d’air étoufferait n’importe qui. Et puis, il y a celles qui ne sont pas accessibles à toutes les populations, peuvent être une véritable terre d’accueil ou un enfer accroché quelque part dans l’espace de « Seven Idiots ». Mais là où tout le monde se retrouve, c’est lorsque passe une étoile filante nommée « Unfinished Finale Shed ». Ce morceau est d’une douceur remarquable, il est une source de rêves. Certes, l’homogénéité n’est pas la qualité première de l’album mais comment un univers composé de choses aussi compliquées pourrait l’être ? Car pour cet amas de poussières d’étoiles-là, il ne faut pas s’appeler Jamie pour le comprendre, il suffit d’avoir deux oreilles aiguisées et prêtes à accueillir l’inhabituel et l’original.

 

Poison

Seven Days Live

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Icône de la scène glam metal US eighties derrière Motley Crüe et Guns n’ Roses, Poison a succombé, comme tant d’autres, à l’invasion grunge. Dix ans s’écoulent. Conscient du désintérêt du public pour le hard à paillettes, Capitol décide de larguer son poulain qui revient en 2000 en concoctant un « Crack a Smile… and More » pour lequel il parvient à réunir les musiciens du line up des heures de gloire. Au cours de l’année 2006, Poison a célébré ses 20 ans de carrière en jouant à guichets fermés dans toutes les salles des Etats-Unis. Le décevant « Great Big Hits Live » sort dans la foulée, rassemblant les plus grands tubes du combo dans des versions concert.

« Seven Days Live » témoigne d’une autre période de la carrière de la formation célèbre pour ses tenues efféminées.

Ce premier véritable live a été capté à l’Hammersmith de Londres, le 23 avril 93. Le groupe est encore propulsé par les hits écrits quelques années auparavant. On sent que la foi est bien vivace, et que Bret Michaels et ses acolytes y croient encore. Malheureusement, Poison n’a jamais brillé par ses prestations scéniques. « Ride the Wind », « Body Talk », « Unskinny Bob », « Talk Dirty to Me » et les 16 hits interprétés pour le public british ont perdu en efficacité et en pêche. Ajoutons-y une production approximative autant que brouillonne et nous avons suffisamment de bonnes raisons pour se tourner vers les trois premiers efforts studio d’un groupe qui, à ses débuts, avait refusé d’engager un certain Slash en raison de son look trop ‘sobre’. Tout le monde connaît la suite de l’histoire…

 

Rod Piazza

Almighty Dollar

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Rod Piazza est un pionnier du blues, l'un des premiers harmonicistes blancs qui soit parvenu à creuser son trou dans cet univers, pendant les années 60, aux côtés de Paul Butterfield, Charlie Musselwhite et Alan Wilson. Il a milité successivement au sein du Dirty Blues Band, de Bacon Fat et en solo. Ses Mighty Flyers, il les a fondés, il y a déjà trente ans. Au fil du temps, ces ‘aviateurs puissants’ sont devenus ‘tout puissants’ ; et aujourd’hui prétendent que le dollar est ‘tout puissant’. Ce qui reste encore à prouver. 

"Almighty Dollar" constitue déjà le quatrième elpee commis pour le label californien, depuis 2005. Rod est toujours soutenu par sa tendre épouse Honey Alexander aux claviers, le fidèle Henry Carvajal à la gratte et Dave Kida aux percussions. Pour enregistrer cet opus, le patron de Delta Groove, Randy Chortkoff, a fait appel a quelques invités.

Le disque démarre en force par le "Move out baby" de Jimmy Liggins. Du west coast jump pur et dur. Miss Honey est déjà bien échauffée derrière ses ivoires. Comme d’hab. Rod est brillant. Il a une pêche d'enfer sur son harmonica. Rod est entouré de voix féminines lors du blues gospel "What makes you so tough", une compo indolente. Et lorsqu'il prend son billet de sortie à l'harmo, c’est pour échanger un dialogue avec le sax ténor de Johnny Viau. "Blue shadows" marque un nouveau changement de style. La musique est bercée par les rythmes syncopés de la Nouvelle Orléans. Redoutable et talentueux à la six cordes, Rusty Zinn met la gomme. Il impressionne la galerie. Freddie King avait autrefois traduit "Ain't nobody's business" en classique. Excellente, la nouvelle version ne manque pas de subtilité. Honey siège derrière le piano et Hank Van Sickel se réserve la basse acoustique. Piazza sort son instrument diatonique de sa poche pour attaquer "That's it", un instrumental signé Little Walter. Il y brille de mille feux. On se croirait revenu au cœur des fifties, lorsque Walter était entouré de ses Aces au sein des studios chicagolais de Chess. Le coup de griffe d'un génie de cet instrument. Les Flyers déménagent toujours autant lors d’un remuant "Baby don't go", Zinn se chargeant à nouveau des cordes. Elles jumpent de ravissement! J'adore Rod quand il souffle dans son harmo chromatique. Sa performance est de très haut niveau! En route vers le Chicago Southside, lors d’une adaptation magique du "Loving man" de Muddy Waters, une compo à nouveau hantée par le fantôme de Little Walter. Ami d'enfance de Muddy, Johnny Dyer est aux vocaux. Tout comme sur "Confessin' the blues", une autre piste issue de la plume du même Walter. Rien désormais ne peut plus les arrêter. Ils attaquent la plage éponyme ; et pour la circonstance, c’est Carjaval qui se déchaîne. Un Carjaval qui interprète, d’un timbre empreint de nostalgie, "We belong together", une bien jolie ballade au parfum 50’s. Cet album d’excellente facture, s’achève par "Con-vo-looted", un instrumental de toute beauté signé Piazza. 

 

Manraze

PunkFunkRootsRock

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Le projet Manraze n’a finalement rien d’une aventure musicale éphémère, liant Phil Collen (Def Leppard), Paul Cook (Sex Pistols) et Simon Laffy (Girl). N’en déplaise à ceux qui ne croyaient pas en la longévité de ce qui convient d’être nommé un supergroupe.

Preuve nous en est donnée en cette fin d’été puisque la formation signe un deuxième opus bougrement bien ficelé, intitulé « PunkFunkRootsRock », qui au final aurait tout simplement pu porter le titre de « Roots Rock ».

Car de Punk et de Funk il n’est pas vraiment question au fil des douze titres plutôt ancrés dans le chaudron magique du début des seventies.

Si l’influence d’Hendrix est déjà perceptible sur « Over My Body », qui déboule en fanfare, on remarque dès le premier riff de guitare une forte connotation ‘Stonienne’, mais aussi la patte lourde du léopard sourd.

Car il faut bien l’admettre, des skeuds tels « Superbiker » et surtout « Get Action » auraient facilement trouvé leur place sur un nouvel album de Def Leppard. Le trio fait néanmoins preuve d’une grande diversité. Sur le très accrocheur « I C U in Everything », Phil Collen chante beaucoup plus grave, à tel point qu’on pense parfois à Marilyn Manson. Plus pop, « All I Wanna Do » tient parfaitement sa place, à l’image de la ballade « Closer to Me », composée et jouée avec beaucoup d’habilité.

Quand à la reprise du « Fire » du grand Jimmy, il ne s’agit pas de s’écarter du génie original de l’œuvre. Elle est simplement jouée magistralement par l’ancien Pistols. Et surtout les parties de guitare sont à couper le souffle. Ne vous arrêtez donc pas à la pochette affreuse et au titre bizarroïde du nouveau Manraze, soit de trois vieux briscards du rock qui se font diablement plaisir. Frais et roots à la fois !