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Elena Tonra rompt le silence de son projet solo Ex:Re. La voix du combo indie-folk…

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Zola Jesus

Stridulum

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D'emblée, sur « Night », c'est une vague de froid qui nous enveloppe. Le spectre (vocal) de Siouxsie voltige en circonvolutions et chasse les souffles d'âmes égarées. Les nappes de synthé comme un glaçage sur une montagne aux versants abruptes. La nuit et son cortège d'angoisses. Un beat sourd en suspens. Depuis son lit de marbre, Nika Roza Danilova vous salue. Enveloppée de ses noirs atours, la jeune femme (vingt et un an) se livre à nous sans ambages (« Trust me »).

Des sonorités datées mais servant judicieusement le propos. Résurgence gothique mise à part, cet album, qui fait plus écho au mal-être et obsessions d'un Edgar Allan Poe que d'un Emile Zola, porte en lui le charme et la magie d'un talent sombre et vénéneux. Tel un cygne blanc se détachant dans l'encre d'une nuit sans lune, la musique de Zola Jesus ondule nonchalamment, fièrement et avec une grâce certaine. Il y a des réminiscences de Lydia Lunch, de Dead Can Dance, et bien sûr des Banshees. Et surtout un goût de fiel cher au « Disintegration » de Cure.

« Stridulum » est un escalier en spirale, qui comme dans une œuvre de Maurits Cornelis Escher, descend ou monte à l'infini. Enfin, jusque la huitième marche. C’est-à-dire lorsqu’est entonnée la marche funèbre de « Sea Talk ». Avant qu’une faible et pâle lumière ne vacille, lors d’un « Lightsick », dernière plage battue par un souffle de désespoir poignant. Les notes sont martelées sur les touches d'un piano qu'on imagine abandonné pour l'éternité, au fond d'un caveau.

Là-bas se dessinent les contours d'une aube nouvelle. Par delà se dessine le futur de cette nouvelle prêtresse en devenir.

En concert le 12 septembre au Café Video de Gand.

Wolf Parade

Expo86

Écrit par

Le deux tarés de Wolf Parade sont de retour ! Et pourtant, ils sont déjà débordés par leurs projets parallèles. Que ce soit chez Handsome Furs, Sunset Rubdown, Swan Lake ou Frog Eyes. Spenser Krug (chant et claviers) et Dan Boeckner (chant et guitare) ont quand même trouvé le temps de donner un successeur à « A Mount Zoomer », le 2ème album du groupe, sorti en 2008. Malgré sa référence à l’exposition universelle de Vancouver, « Expo 86 » est un album relevant parfaitement de son époque. En plus ou moins une heure, il nous invite à participer à une véritable orgie sonore dans la droite lignée d’Arcade Fire. A moins que ce ne soit de Destroyer. Ou plus exactement de Frog Eyes. Suivant un rituel bien déterminé, le combo montréalais aligne des hymnes sis aux antipodes de l’épure chère à The XX. Les morceaux dépassent les 5 minutes et les mélodies se cachent, le plus souvent, sous un déluge de guitares et de claviers vintage. Si parfois la formule est indigeste (« Little Golden Age »), la plupart du temps, elle se révèle séduisante et lyrique. A l’instar des superbes « Ghost Pressure » et « Yulia ». Jamais à cours d’inspiration, les Canadiens ne se refusent aucune digression sonore, aussi progressive soit-elle ; ils étaient même probablement hantés par l’esprit de Bowie, lorsqu’ils ont composé « Palm Road ».

S’il est à craindre que Krug et Boeckner ne parviendront plus jamais à concocter une œuvre aussi remarquable que leur « Apologies To The Queen Mary » (NDR : c’était aussi leur premier opus) ; le tandem déploie tout de même bien souvent plus d’idées en un morceau que bien d’autres artistes tout au long d’un album. Très particuliers, leur timbres vocaux, peuvent finir par lasser ; mais le duo libère tellement d’énergie et de créativité tout au long d’« Expo86 », que le résultat finit par impressionner. Evidemment, la musique de Wolf Parade n’est pas toujours facile à assimiler. Elle se révèle parfois répétitive. Voire excessive. Cependant, non seulement elle déborde d’imagination, mais elle atteint parfois des moments de pure grâce, ponctués de sublimes envolées lyriques.

Si les deux compères se partagent équitablement l’écriture des morceaux, on a l’impression, que tout au long de ce troisième elpee, Wolf Parade incarne enfin un véritable groupe. Parce qu’il est bien plus cohérent et accessible que ne l’était le trop inégal « Mount Zoomer ».

Wolf Parade se produira au festival Leffingeleuren, le 17 septembre prochain !

Becki Sue

Big rockin’ boogie

Écrit par

Becki Sue, c’est la chanteuse des Big Rockin' Daddies, une formation issue du nord-ouest des Etats-Unis, dans l'Etat de Washington. Fondée en 2003, par le guitariste Tom ‘T-Boy Neal’ Boyle, elle s’est forgé une certaine notoriété, en décrochant, au cours des dernières années, quelques Awards. Et tout particulièrement auprès de la Washington Blues Society et la Cascade Blues Association, dans l'Oregon. "Big rockin’ boogie" constitue leur troisième elpee. Il fait suite à "The L.A.B results", publié en 2005, et "Big City blues", en 2007, un disque pour lequel, le combo avait reçu le concours de Candye Kane et Mitch Woods.

Outre Becki, le line up implique le saxophoniste/harmoniciste/vocaliste Jim King, le drummer Jeff Hayes et le contrebassiste Les White. Dès "Rocket in my pocket", titre d’ouverture, le combo démontre que la formation est parfaitement huilée. Becki se la joue rockeuse. Puissante, la section rythmique soutient ses solistes. Tom Boyle porte déjà sa première estocade. Il est suivi à la trace par Jim King qui se déchaîne déjà sur son saxophone ténor. King passe aussitôt à l'harmonica pour attaquer "Mr Lies". Cet adepte de l’overblowing ne manque pas de souffle et il s'impose sur ce shuffle bien trempé. Ne tenant plus en place, King reprend son sax ténor pour aborder un autre rock bien speedé : "Fat boy blues". La voix de Miss Sue est impeccable. Faut dire qu’elle est balisée par un backing group de haute volée. Et maître Jim, jamais à court d’haleine, en profite pout se lancer dans un solo dévastateur. Il est également un des deux vocalistes du Big Rockin' Daddies. Il se réserve donc le chant sur le furieux "Big rocking boogie", mais nous réserve une volée de coups d'harmo dont il a le secret, avant d’être relayé par T-Boy Neal, tout boogie devant les percussions de Hayes. Le tempo ralentit. Pour un inévitable blues lent : "Cant stop these teardrops". La voix de Becki est chargée de passion. Le saxophone de King, bouleversant, alors que piano et orgue enrichissent l’espace sonore. De toute bonne facture, l’instrumental "Meet on toast" met en exergue le talent des différents musiciens. Excellent ! "Neighbor tend top your business" est un blues de toute bonne facture, imprimé sur un mid tempo. La guitare reverb de Boyle s’insinue dans le décor, mais c’est à nouveau les interventions à l'harmonica de Jim qui crèvent l'écran!! Franchement R&B, "What have I done?" adopte un tempo proche de Magic Sam. Sue injecte une fameuse dose de swing tout au long de "How much longer", une compo parcourue par un piano acoustique. Jim se réserve les vocaux sur "All my money", un Chicago shuffle très rapide, à nouveau soutenu par les ivoires. Pas le temps de respirer, et on passe à du Chicago westside pour "I'd walk a mile". Du pur Magic Sam Maghett au cours duquel Boyle, totalement imprégné de ce style très rythmique, tire son épingle du jeu. La voix de Becki est irréprochable de bout en bout. Elle pousse sur le champignon face à King, lors d’un "Hillbilly blues ball" dévastateur. "Where my money" achève cet elpee. Une courte plage instrumentale tout à fait redoutable, caractérisée par un duo échangé entre la six cordes et l’harmo. De quoi flanquer le frisson. Un excellent opus !

 

Jackie Scott

How much woman can you stand

Écrit par

Originaire de Virginie, cette chanteuse de couleur noire a chanté le gospel, durant plus de 20 ans, au sein de l’église baptiste. Ce qui lui a permis de se forger une expérience certaine. Elle s’intéresse au blues après avoir assisté aux concerts de Buddy Guy et BB King ; puis commence à se passionner pour les grandes dames du blues et du jazz, comme Bessie Smith, Sarah Vaughn ou Alberta Hunter. Elle se rend régulièrement à Chicago où elle finit par focaliser toutes les oreilles. On la compare alors même à Koko Taylor, Ruth Brown voire à Big Mama Thorton.

Pour enregistrer son premier opus, elle a reçu le concours d’une solide formation : les Homewreckers. C’est-à-dire Mark ‘Rip’ Hopkins à la guitare, Tommie ‘T-Bone’ Fisher aux claviers, David Holland à la basse et Brandon Frazier aux drums. Un disque pour lequel elle a bénéficié de la mise en forme de Lil' Ray Neal, l'un des fils du légendaire bluesman de Baton Rouge, Raful Neal.

Jackie nous entraîne dans son univers du blues, de manière assez classique, mais en manifestant beaucoup de conviction. Elle chante ce "Put your name on it" d'une voix fatalement noire, taillée pour blues, mais un blues très ‘Chicago’. Les musiciens sont très efficaces, mais jouent de manière plutôt orthodoxe, les guitaristes restant sur leur réserve. "Get up with you" est empreint d’une grande sensibilité. La ligne mélodique est assez proche du "Born under a bad sign" d'Albert King. Invité, Bob Albertgotti s’autorise une première sortie à l’harmo. Il est aussitôt relayé par la six cordes, mais dans un immense respect. Cette homogénéité et cette authenticité sont une constante tout au long de l’elpee. A l’instar d’"It ain't that easy" ou d’"I can tell", un blues lent légèrement funkysant, dont les accords de gratte sont dispensés parcimonieusement. Mais aussi de "Teddy's juke joint". Imprimé sur un tempo plus vif, ce blues imparable met en exergue le talent de Rip Hopkins, un sixcordiste qui a bien assimilé la technique de ses maîtres ; et notamment Luther ‘Guitar Junior’ Johson ou encore Jimmy Johnson, des artistes issus du Chicago southside ou westside, qui privilégiaient le blues et la soul. "How much woman can you stand" constitue la petite perle de l’opus. Un long slow blues au cours duquel Jackie donne tout ce qu'elle a dans le ventre. Puissante, généreuse, sa voix est empreinte d’un énorme feeling. Elle est suivie par l'harmo, du piano de Fischer et les cordes de Rip. Un moment d’une grande intensité. Jackie a désormais soufflé sur les braises incandescentes. Elle enchaîne "Keep your legs crossed", une compo rythmée au cours de laquelle, elle démontre toute son autorité. "Don't let the smooth taste fool you" est sculpté dans le funk soul. "Mr Devil" est un autre grand moment de l’œuvre. Un blues lent dépouillé, poignant, aux accents du Delta. Elle chante remarquablement face aux accords de guitare primaires et métalliques ainsi que l'harmonica. De brève durée, "Put on a new step (Devil's reprise)" nous replonge dans le Delta. Evoluant sur tempo allègre et bien électrique, il s’embrase au contact du bottleneck. Un bien bel album ! Et pout que votre info soit complète, sachez que Miss Scott bénéficie d’un énorme soutien de la part de la Baltimore Blues Society dont elle a remporté la Blues Competition, l’an dernier ; ce qui lui a valu de participer à la finale nationale, à Memphis, en 2010.

Sahg

III

Écrit par

On ne peut pas dire que Sahg fasse preuve de beaucoup d’imagination pour baptiser ses albums. Après « Sagh I » (2006) et « Sagh II » (2008), « Sahg III » pointe son nez poudré chez votre disquaire préféré. Pour celles et ceux qui ont loupé les deux premiers épisodes, Sahg est un ‘all-star’ band norvégien réunissant Thomas Tofthagen (Audrey Horne) à la guitare, Tom Cato Visnes (Gorgoroth, Audrey Horne, Jotunspor, I, God Seed, Ov Hell) à la basse, Olav Iversen (Manngard) au chant et à la guitare ainsi que Thomas Lønnheim (ce petit nouveau militait, jadis, au sein du groupe electro-rock Ralph Myerz and the Jack Herren Band) à la batterie.

Dès la sortie de son premier opus, Sahg s’est imposé comme l’une des meilleures surprises de l’année en matière de doom métal scandinave. En 2010, « III » ne fait que confirmer tout le bien que nous pensions de ces bouillants Norvégiens. Si, sur le fond, Sahg est bel et bien un groupe ‘doom métal’, il commet cependant quelques infidélités bienvenues à ce style caractérisé principalement par ses guitares pachydermiques. En accélérant le tempo, Sagh se rapproche parfois plus souvent des standards du heavy métal classique que de ceux du doom pur et dur. Que les puristes se rassurent cependant ; si des titres comme « Baptism Of Fire » ou « Mortify » auraient très bien pu avoir été composés à la grande époque de la N.W.O.B.H.M., « III » recèle encore quelques petites perles heavy rock inspirées par le Sabbath des seventies. Sur les lourdingues « Hollow Mountain » et « Mother’s Revenge », par exemple, la voix d’Olav est terriblement proche de celle d’Ozzy (NDR : à s’y méprendre !) Quant aux compos, elles auraient pu figurer sur un elpee de Count Raven, Candlemass voire Trouble. A l’instar de ses collègues suédois de Spiritual Beggars, Sahg ajoute quelques touches très ‘classic rock’dans son metal lourd, à l’aide de sonorités tirées d’un orgue Hammond.

Fidèle à sa ligne de conduite, mais en mélangeant les genres, Sahg propose la quintessence du heavy rock des seventies et du début des eighties. Une petite bombe heavy-doom-métal-rock à consommer sans modération.

Petite info exclusive ‘Musiczine.net’ pour terminer : le prochain opus du groupe s’intitulera probablement « Sahg IV » !

 

Netherbird

Monument Black Colossal

Écrit par

En janvier de cette année, nous vous avions présenté, dans notre rubrique ‘découvertes’, l’Ep « Covered In Darkness », offert en téléchargement gratuit par le combo black métal suédois Netherbird. Si nous avions été convaincus par ce mini-album constitué de reprises cuisinées à la sauce black métal symphonique de Paradise Lost, Annihilator, Sentenced et Soundtrack of Our Lives, nous vous avions confié vouloir attendre la sortie d’un album réunissant des compositions plus personnelles, avant de nous faire une opinion définitive sur le groupe.

C’est chose faite grâce au terrifiant « Monument Black Colossal ». N’y allons pas par quatre chemins, notre impression initiale était la bonne. Netherbird tue ! Passons rapidement sur l’absence d’originalité, puisque chacun le sait, en matière de Black Métal Symphonique, tout (ou presque) a déjà été fait par Dimmu Borgir, Cradle Of Filth et les milliers de groupes qui ont suivi leurs traces gluantes sur le sentier menant au côté obscur de la force. OK, Netherbird n’invente rien. Mais bon sang, qu’est-ce qu’il le fait bien.

« Monument Black Colossal » regorge de tout ce qui glace le sang des majorités bien-pensantes et fait dresser les poils des membres supérieurs des amateurs de black symphonique : les claviers ‘ambiance cimetière transylvanien’, les riffs de guitares brutaux et incisifs, les interludes grandiloquents au piano, une alternance de vocaux râpeux black et de cris gutturaux death, des chœurs féminins parcimonieux, et une batterie volcanique tenue par la poigne d’acier de l’excellent Adrian Erlandsson (Paradise Lost, Nemhain, ex-At The Gates, The Haunted et Cradle Of Filth). Chez Netherbird, la violence côtoie l’émotion et l’angélique commerce avec l’obscur (NDR : et l’image de la pochette, signée par Kristian ‘Necrolord’ Wahlin, célèbre pour son travail chez Tiamat, Bathory, Emperor et At The Gates, corrobore ce point de vue) 

En attendant « Abrahadabra », le nouvel elpee de Dimmu Borgir que l’on nous promet pour fin septembre, les amateurs de mélodies sépulcrales et de riffs infernaux peuvent se ruer, les yeux fermés et les oreilles grandes ouvertes sur « Monument Black Colossal ».

Massive Attack

Ame de distraction massive

Écrit par

Ce vendredi, se déroulait dans le Sportpaleis d'Anvers, l'un des plus grands spectacles de prestidigitation de tout les temps. Hypnotisé, transcendé, emmené à la lisière des rêves et de la réalité par l'incroyable machine à remodeler le temps, les spectateurs présents en ont eu pour leur argent.

Si d'aucun s'étonnaient d'un deuxième passage en l'espace d'une année du désormais duo exponentiel de Bristol, beaucoup se réjouissaient du retour en nos contrées d'un des groupes les plus visionnaires et influents de l'histoire de la musique contemporaine. Votre serviteur en premier. C'est donc avec une grande excitation matinée d'impatience juvénile, que j’ai pris place dans les strapontins.

Le soin d'ouvrir le bal des songes était laissé à la gracieuse Martina Topley-Bird, qui comme membre émérite du cercle Massive Attack, répond régulièrement à l'invitation. Emmenées par les boucles dorées de sa loop station, motifs synthétiques joués du bout de ses doigts, ses chansons bien qu'un peu perdues dans le champ de cette grande salle accaparent l'auditoire à défaut de le subjuguer totalement. L'ancienne muse de Tricky se fendant d'une reprise élégante du « Karmacoma » de ses hôtes et d'un final électrique énergique. La suite s'est avérée de moins bonne facture. Remplaçant un DJ Shadow, qui, sans nul doute aurait enflammé les planches et fait vibrer les murs, le jeune K'Naan (celui dont l’hymne « Waving flag » nous a saoulé tout la durée du mondial de football) a délivré un set dont le vibe Jamaïcan old school roots teinté de variété world a laissé quelque peu sceptique. Mou du genou et franchement pas emballant, son flow Hip-Hop lorgnant du côté de la Pop a manqué singulièrement de saveur. Dommage. Mais la suite allait bien vite effacer cette légère déception.

Massive Attack est une bête de scène monstrueuse, de nos jours. Si le show de ce vendredi ne se différence pas tellement du concert d'octobre dernier, force est de constater son efficacité.

Musicalement d'abord. Par ce que son et le groove sont dantesques. Visuellement ensuite. A cause d’un lightshow magistral et d’un concept pour le moins épatant. Au fil des succès qui égrènent la carrière du groupe, messages alter mondialistes, anticonsuméristes et à caractère informatifs (dans nos deux langues nationales, s'il vous plaît) se mêlent dans une orgie stroboscopique. Pas de place à l'approximation. La machine est bien huilée.

Indomptables, rebelles dans l'âme, Grant Marshall et Robert Del Naja assènent quelques vérités bien senties, qui apparaissent en projection sur un mur d'écrans horizontaux placé à l'arrière plan. L'humour étant aussi présent au rendez-vous, sous la forme de quelques clins d'œil à notre mère patrie (encouragements à Justine Henin et actualités régionales, entre autres). Et de cette pluie de lumière et de décibels, ce qui se dégage, c'est la force même des chansons.

Décliné sous forme de Best of, le répertoire des Anglais n'a pas pris une ride. « Angel » porté par la voix du fidèle Horace Andy, « Unfinished Sympathy » emmené par une Deborah Miller sensuelle, « Risingson » sombre et venimeux ou « Teardrop » repris par Martina Topley-Bird, se conjuguent magistralement aux plus récents « Babel » ou encore à l'hypnotique « Atlas Air ». Dans un final somptueux, le classique « Karmacoma », clôt ce qu'il serait convenu d'appeler un grand spectacle. Standing ovation, chapeau bas. Massive Attack étaient précurseurs dès les années nonante, ils gardent une longueur d'avance en 2010.

(voir également notre section photos)

 

Premier bal ‘Im’populaire

Écrit par

Cette année, Présence et Action Culturelles (PAC), un des plus grands mouvements d’éducation permanente de la Communauté française fête son quarantième anniversaire.

A cette occasion, PAC organise un Grand Bal ‘Im’populaire, (*) le 11 septembre de 18H à 23H sur la Place Sainte-Catherine

Ce grand bal en plein air et gratuit sera animé par la joyeuse équipe du « Bal des acteurs ».                                

Cette équipe née de la volonté de comédiens belges de premier plan, constitue un grand orchestre composé de 14 bêtes de scène : Philippe Allard, Edwige Bailly, Karim Barras, Claire Beugnies, Pierre Bodson, Didier Colfs, Jean-Henri Compère, Olivier Darimont, David Jans, David Macaluso, Michelangelo Marchese, David Quertigniez, Philippe Résimont et Nathalie Willame.

Leur répertoire comprend les tubes des différents genres musicaux, toutes générations confondues!

De la valse musette, du rock’n roll, de la soul, de la pop des sixties, du disco, du reggae, des hits des années ‘80, des slows, du zouk, de la variété française, et bien sûr des tubes actuels.

De Dutronc à James Brown, de Rita Mitsouko à Boney M, de Eddy Mitchell à Red Hot Chili Peppers, en passant par les Beatles, Village People, et la Compagnie Créole, pour quatre heures de danse non-stop !

Une super soirée à passer en famille ou entre amis.

Date : 11 septembre 2010

Lieu : Place Sainte-Catherine, en face de l’église.

Horaire :    Ouverture du site et des bars à 18H

Concert du Bal des Acteurs  de 19h00 à 23h00

PAF : Entrée gratuite.

Cette soirée est organisée par Présence et Action Culturelles, en partenariat avec la Charge du Rhinocéros, UBU et la Ville de Bruxelles.

(*) L’appellation Impopulaire fait allusion au titre d’un faux journal édité par PAC dans le cadre de la campagne « Merci l’impôt ».

http://www.facebook.com/ubuproduction

(Communiqué de presse)

 

Le Diable au Corps…

Écrit par

En prévision de la sortie de son nouvel album « Nuits Blanches », annoncé pour fin 2010, Clara Morgane présente son nouveau clip au titre évocateur : « Le diable au Corps » ! Clara Morgane, symbole de l'érotisme français, est l'égérie de la chaîne de télévision NRJ12, chanteuse de pop-électro et créatrice de lingerie pour sa marque Shocking Princess. Espérons que sa musique soit à la hauteur de ses performances accomplies, comme actrice…

http://www.youtube.com/watch?v=TntTGKknByA&feature=channel
http://vimeo.com/13361173
http://dl.free.fr/jws6Dre5C
http://www.claramorgane.com

 

Lanois vire dub

Écrit par

Les Angelinos de Black Dub publieront leur 1er album ce 29 octobre prochain, chez Jive. Mené par Daniel Lanois (le célèbre producteur de Dylan ou U2), le groupe est responsable d’une musique rock influencée par la culture dub jamaïcaine. Au sein de ce groupe, Lanois est accompagné du batteur Brian Blade, du chanteur Trixie Whitley ainsi que du bassiste Daryl Johnson…

http://blackdub.net/
http://www.facebook.com/blackdub

 Tracklisting

1) Love Lives
2) I Believe In You
3) Ring The Alarm
4) Last Time
5) Surely
6) Nomad
7) Slow Baby
8) Silverado
9) Canaan
10) Sing
11)
Sirens

 

Cindy Lauper se réinvente

Écrit par

La figure pop emblématique se réinvente lors d’un nouvel album consacré à des reprises de blues. Pour le concocter, elle a notamment reçu le concours de B.B. King, Charlie Musselwhite, Jonny Lang, Allen Toussaint et Ann Peebles.

Cyndi Lauper, qui a voyagé de New York à Memphis pour établir ses quartiers à l'Electraphonic Studio, a rassemblé une équipe de musiciens de studio pour enregistrer dans les conditions qu'elle avait imaginé : en live, en analogue, prenant part elle-même aux arrangements studio. ‘C'est l'album dont je rêve depuis des années’ a déclaré Cyndi Lauper. Difficile à imaginer ? Je vous l’accorde…

La sortie de « Memphis Blues » est prévue pour le 27 septembre 2010  

http://www.cyndilauper.com

Memphis Blues track listing:

1.       I'm Just Your Fool (feat. Charlie Musselwhite)
2.       Shattered Dreams (feat. Allen Toussaint)
3.       Early in the Morning (feat. Allen Toussaint & B.B. King)
4.       Romance in the Dark
5.       How Blue Can You Get (feat. Jonny Lang)
6.       Down Don't Bother Me (feat. Charlie Musselwhite)
7.       Don't Cry No More              
8.       Rollin and Tumblin’ (feat. Kenny Brown and Ann Peebles)
9.       Down So Low
10.    Mother Earth (feat. Allen Toussaint)
11.    Cross Roads (feat. Jonny Lang)
12.    Wild Women Don't Get the Blues

 

No Rest for Rustie...

Écrit par

Le 4 octobre, Rustie publiera son 1er Ep pour le compte de Warp. Après avoir réalisé des remixes de Modeskeletor, The Bing Pink et Zomby, le natif de Glasgow se sent enfin prêt à se consacrer entièrement à sa propre carrière. L’Ep s’intitulera « Sunburst » ; et il devrait baigner dans une forme d’électro-prog-rock. Si vous voulez en savoir davantage, je vous invite à vous connecter sur les liens suivants…

http://soundcloud.com/warp-records/sunburst-ep-minimix/s-Hye22
http://warp.net/rustie
http://www.facebook.com/pages/Rustie/99089880859
http://twitter.com/rooostie
http://myspace.com/rustiebeetz

Tracklisting:

01. Neko
02. Dragonfly
03. Beast Nite
04. Chew

05. Hyperthrust

 

Cercueil n’est pas mort…

Écrit par

Cercueil, formation issue du Nord de la France, bosse actuellement sur l’écriture d’un nouvel album, dont la sortie est prévue pour 2011. Bonne nouvelle, il paraîtra sur le label alternatif français Le Son du Maquis. Le groupe entrera en studio dès septembre, en compagnie d’Alister Chant au Toybox Studio (Bristol). Une tournée est prévue pour février et mars de l’an prochain. Faut dire que les planches, les musiciens connaissent…

http://www.cercueil.org
http://www.myspace.com/cercueil

 

One big electro family…

Écrit par

Ed Banger s’associe à Warp pour réaliser un Ep unique ! Un track de Squarepusher et un remix de Mr. Oizo sont disponible depuis ce 30 août !

http://www.myspace.com/edbangerrecords

 

Sleepy Sun

Fever

Écrit par

« Embrace », le premier elpee de ce sextet californien était paru l’an dernier. « Fever » est déjà son successeur. Un disque dont le style trempe toujours dans le psychédélisme. Mais un psyché revivaliste, en vogue depuis quelques années.

Sur ce nouvel elpee, Seleepy Sun est cependant parvenu à se libérer, quelque peu, de ses influences. Surtout en début de parcours. Si le morceau introductif, « Marina », évoque tant Black Sabbath, King Crimson et Led Zeppelin pour les dinosaures que Black Mountain et Dead Meadows au sein des mélomanes contemporains, la suite se révèle plus audacieuse. D’abord parce que les vocaux sont bien mieux équilibrés. Et la conjugaison entre le timbre féminin et masculin est absolument parfaite. Un des points forts de l’elpee. Outre les inévitables guitares distordues, les compos accordent également une place conséquente à l’instrumentation acoustique (guitare sèche, harmonica), à l’instar de « Rigamaroo » voire de « Wild Machines ». Des compos qui lorgnent alors manifestement vers le psyché folk. Malheureusement, progressivement, Sleepy Sun en revient à un psychédélisme basique. Lourd, indolent, hypnotique. Mais dont les morceaux tirent un peu en longueur. Le trip de neuf minutes, proposé par « Sandstorm Woman », finit même carrément par nous pomper l’air. Et la suite est de la même trempe ; les changements ou les ruptures de tempo se révélant bien trop rares pour nous extraire d’une certaine forme de léthargie. Dommage cet essoufflement qui survient en beau milieu de parcours. Et pour me consoler, je vais me rabattre sur l’écoute d’un disque de Black Mountain…

 

The Real McKenzies

Shine Not Burn

Écrit par

Paul McKenzie, le chanteur/fondateur des Real McKenzies raconte, à qui veut l’entendre que le concept musical de son groupe lui est venu lors d’une fête, en 1992, alors qu’il traînait entre deux pièces. Dans l’une, quelqu’un jouait la musique traditionnelle du poète/barde écossais Robert Burns tandis que dans l’autre, la chaîne stéréo beuglait un titre des Sex Pistols. De cette cacophonie lui est venue l’idée de mélanger la musique traditionnelle écossaise au punk rock. Bien qu’originaire de la ville de Vancouver, au Canada, McKenzie est le descendant direct d’immigrés écossais. De quoi baigner, dès son plus jeune âge, dans la culture traditionnelle du pays d’origine.

Depuis huit albums, et à l’instar de leurs alter-egos irlando-américains de Dropkick Murphys, les Real McKenzies marient les riffs électriques et les chansons à boire aux cornemuses imbibées de whisky pur malt. « Shine Not Burn » est la devise du Clan McKenzie. C’est aussi le titre du premier opus live du groupe. Enregistré à Berlin en 2009, l’album a la double particularité d’être entièrement acoustique et surtout, très imbibé de boissons euphorisantes. Ceux et celles qui voulaient goûter aux sonorités punk celtiques en sont donc un peu pour leurs frais, puisque, cet elpee est exclusivement consacré à de la musique folklorique et acoustique. Qu’à cela ne tienne puisque la bonne humeur est vraiment au rendez-vous. Le public germain, chante à tue-tête, tandis que McKenzie et sa clique distillent une musique festive plus souvent proche de celle des Pogues que de celle des Sex Pistols.

L’euphorie des musiciens, manifestement plus imbibés que de raison, est communicative et on s’amuse tellement à écouter leurs élucubrations entre chaque titre que l’on en oublie presque l’absence d’électricité au niveau des six-cordes. Si l’abus d’alcool est déconseillé au volant, il n’empêche manifestement pas ces vieux routards (NDR : certains membres du groupe ont fait partie de formations punk célèbres comme D.O.A., Good Riddance ou Exploited) de conduire habilement leur instrument. Pour l’occasion, un second set de cornemuses à été ajouté à la formation. Ambiance celtique garantie. Du pur bonheur !

 

Ostend Powers

Ostend Powers

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Combiner le nom de l’une de nos plus célèbres villes côtières à l’illustre espion à la ‘Shaguar’, fallait tout de même oser. Pourtant, le patronyme ‘Ostend Powers’ va comme un gant à ce groupe originaire d’Ostende qui, à l’instar d’Austin Powers, cultive l’humour débridé avec une ferveur communicative.

Si les Ostendais citent volontiers Incubus, Red Hot Chili Peppers, System Of A Down, Tool, Faith No More et Mr Bungle, comme sources d’inspiration, seule l’influence des deux dernières formations est vraiment manifeste dans leurs compos. Il faut dire que Sing Thing, le vocaliste, incarne un clone vocal de Mike Patton ; et impossible de penser à autre chose que FNM ou Mr Bungle, en entendant une telle voix. Côté musique aussi, d’ailleurs, l’empreinte des divers projets de Patton est réellement palpable. Les rythmes solides et pétillants de la batterie de Guy Drum Bump évoquent le style de Mike Bordin, tandis que le mélange de guitares heavy et de groove funky rappellent les meilleurs moments d’« Angel Dust » ou de « The Real Thing ». Sur le titre « All Rise » le son du clavier est identique à celui utilisé sur l’album éponyme de Mr Bungle.

Pourtant, malgré des références parfois un peu trop évidentes, les Ostendais arrivent à tirer leur épingle du jeu en proposant onze titres d’excellente facture et assez personnels pour ne pas être considérés comme le ‘Mini-Me’ de Faith No More. Les climats sont variés, et oscillent du funk-métal à la pop en passant par le hardcore. De quoi, au final, nous faire vivre un excellent moment.

Groovy Baby !

The Ipanemas

Que Beleza

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Os Ipanemas est au Brésil ce que Buena Vista Social Club est à Cuba. Des stars, des rois, des étoiles qui brillent et brilleront à jamais, au firmament de la musique. Fondé par Wilson Das Neves et Neco, Os Ipanemas faisait déjà grosse sensation dès 1962, en publiant un album éponyme. Un disque devenu classique, qui bousculait alors l’univers de la bossa et de la samba. Les deux larrons ont alors privilégié leurs carrières individuelles, avant de reformer le combo en 2001. Sous l’impulsion de Joe Davis, fondateur de l’écurie Far Out Recordings. Le groupe a depuis transformé son patronyme en The Ipanemas. Et a recommencé à enregistrer. La révolution était à nouveau en marche et elle était toujours aussi impressionnante. 

« Que Beleza » constitue le sixième et probablement le dernier opus de la formation. Il est dédié à la mémoire de Neco, décédé en 2008. Et sur ce disque, c’est Jose Carlos qui le supplée à la guitare acoustique, même si y on sent constamment planer l’âme de Neco. Un disque qui apporte un rayon de soleil dans les chaumières, une lueur bienvenue au creux de cette météo complètement pourrie. Wilson Das Neves est toujours bien présent. Ses percussions éloquentes et sa voix unique sont soutenues par les interventions envoûtantes des cuivres et la rythmique généreuse. Un véritable bijou auriverde ! Et si vous estimez qu’il s’agit de musique d’ascenseur, c’est que vous n’avez rien compris. Ou plus exactement pas pris la peine d’écouter attentivement la solution sonore. Car le charme de cette afro-samba, n’opère qu’après plusieurs lectures de l’œuvre. Un classique de la musique sud-américaine !

Houston (Sweden)

Houston

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Nous l’avions déjà compris il y a quelques mois, les nouveaux dieux du A.O.R. sont suédois. Les rockers mélodiques dont question dans cet article se nomment Hampus ‘Hank’ Erix et Freddie Allen. Mais vous pouvez les appeler tout simplement ‘Houston’. Car c’est sous le nom de la ville texane que ce talentueux duo originaire de Stockholm remet au goût du jour le style musical qui a fait la gloire (et la fortune) de tous les Journey, Survivor et Foreigner d’Amérique.

Il y a fort à parier que, sorti dans les années quatre-vingt, ce premier elpee éponyme aurait cassé la baraque de l’autre côté de l’Atlantique. Tout ce qui enchantait la bande FM yankee, il y a trois décennies, figure sur cette plaque et se concentre en dix hits potentiels : mélodies superbes, refrains aisément mémorisables, guitares solides mais pas trop musclées, claviers soutenus, chant classieux, chœurs enchanteurs et soli virtuoses. Bénéficiant de la production béton de Ricky Delin et du concours de quelques invités suédois de marque, comme Tommy Denander (Talk of the Town, Radioactive, House Of Lords) à la guitare, Thomas Vikström (Candlemass) aux chœurs et Mats Olausson (Yngwie Malmsteen) aux claviers, ce premier opus nous renvoie directement aux meilleures réalisations de Journey, Boston, Survivor et Giant. Si « Escape », « Eye Of The Tiger » ou « Last of the Runaways » ornent fièrement les rayonnages de votre cédéthèque, Houston ne devrait éprouver aucun mal à conquérir votre cœur de rocker !

The Grip Weeds

Strange Change Machine

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On lit un peu tout et n’importe quoi sur la grande toile à propos de la musique de The Grip Weeds : ‘The Grip Weeds sonne comme les Byrds sous stéroïdes’, ‘Ce sont les Who en version psychédélique’, ‘Ils sont influencés par le Fleetwood Mac des seventies et même par Yes’. Bref, beaucoup de blabla pour décrire ce qui, à mon humble avis, tient en une seule référence : ‘The Beatles’. Car si on décèle parfois chez The Greep Weeds, des traces de Byrds du Who, de pop rock circa Fleetwood Mac et de prog proche de Yes sur ce « Strange Change Machine », en général, on a surtout droit à une version modernisée, power pop et vaguement psychédélique de la musique des Fab Four.

Si, chez ce quatuor issu du New Jersey, qui cite les quatre de Liverpool comme l’une de ses influences principales, ‘sonner’ comme les Beatles est probablement un compliment, l’auteur de ces quelques lignes, lui avoue s’être ennuyé ferme à l’écoute des 24 titres réunis sur ce double Cd. Certes, Kurt Reil (chant-batterie), Rick Reil (chant-guitares), Kristin Pinell (guitare-chant) et Michael Kelly (basse) semblent être au top de leur art. Les harmonies vocales sont magnifiques et les mélodies aux six cordes, très inspirées. Cependant, à l’instar du pop/rock des Beatles, les compos sont bien trop clean, trop léchées, trop ‘radio-friendly’, bref trop pop pour intéresser véritablement un fan de rock musclé.

Si, malgré tout, sur les quatre-vingt deux minutes de musique proposées, il fallait absolument épingler un titre, j’opterai sans conteste pour « Don’t You Believe It », une compo plus garage rock, nonobstant son aspect un peu trop propret.

Un disque que votre serviteur borné réservera en priorité aux fans de pop rock, power pop ainsi qu’aux nostalgiques de la pop psychédélique du début des seventies.

 

Frog Eyes

Paul’s Tomb : A. triumph

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Trois années après avoir pondu l’excellentissime « Tears Of The Valedictorian », Frog Eyes nous propose son septième opus. Drivée par Carey Mercer, la formation canadienne appartient à cette nouvelle scène, au sein de laquelle on multiplie les projets. Tous les musiciens se connaissent et leur créativité débordante les pousse à tenter de nouvelles expériences. Donc des aventures en parallèle. Pensez à Wolf Parade, Sunset Rubdown ou encore Swan Lake. Un Swan Lake au sein duquel Carey milite, et qui implique Dan Bejar et Spencer Krug. Mercer (NDR : c’est la tête pensante du combo) et sa femme Melanie Campbell constituent la base de Frog Eyes. Et au fil des albums, les collaborateurs circulent. Trop occupé par ses projets alternatifs, Spencer Krug (Sunset Rubdown, Wolf Parade) n’a ainsi pas participé à la confection de « Paul’s Tomb : A. triumph ». Mais malgré ces chamboulements, le style musical est toujours aussi intense et torturé… Une intensité entretenue par le timbre vocal bouleversant de Mercer. C’est même parfois beau à en pleurer. Chaque parole prononcée est vécue comme si c’était sa dernière. La palette d’émotions  explorée par le Canadien est d’ailleurs vraiment impressionnante.

Musicalement, Frog Eyes privilégie les cordes de guitares saturées, stridentes ainsi que les mélodies déstructurées. Pas question ici d’un format couplet-refrain. Trop simple. D’ailleurs les morceaux atteignent régulièrement les 5 minutes. Dont trois, dépassent même les sept ! Mercer déteste les critères préétablis. Il préfère l’aventure. Dans ces conditions, plusieurs écoutes sont nécessaires avant de pouvoir s’imprégner complètement de cet elpee. Et de les apprécier à leur juste valeur. Malheureusement, si « Paul’s Tomb : A. Triumph » s’inscrit dans la lignée de la discographie de Frog Eyes, il faut reconnaître que la musique a quelque peu perdu de sa superbe. Seule la voix de Carey parvient à faire la différence. Mais elle est de taille…