L’école d’art de Library Card

Library Card a beaucoup joué en live à travers l'Europe et les États-Unis. Son nouveau morceau, "Art School", est devenu un favori du public lors de ses concerts. Ce titre marque un nouveau chapitre pour la formation, qui est rapidement devenue l'un des…

logo_musiczine

Le parfum de vie de Goudi

Pierre Goudesone, alias Goudi, trace son chemin musical depuis la fin des années 80. Après s’être fait connaître en compagnie des groupes Flesh & Fell et Speaking T, il poursuit aujourd’hui une carrière solo. Son univers musical riche et profond l’a conduit à…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (26721 Items)

Julien Pras

Southern Kind of Slang

Écrit par

Chaque pays possède son trésor musical caché. Si je suis bien incapable de vous dénicher ceux du Cambodge ou du Paraguay, je viens par contre de me rappeler du secret qui est probablement le mieux gardé en France : Julien Pras. Après avoir participé activement aux aventures de Calc, comme leader, Julien Pras nous propose un premier elpee en solitaire. Calc, c’était une formation bordelaise, responsable de comptines pop hyper mélodiques et d’une sensibilité mélodique à fleur de peau. Injustement méconnu, ce combo a aligné toute une série d’albums, avec une régularité de métronome.

Les compos du premier opus solo de Pras ne s’écartent guère de celles de son band. Le spectre d’Elliott Smith est toujours aussi présent. A cause de son timbre vocal, et puis du raffinement de ses arrangements. A l’instar d’« Engine Smoke » ou « Allien Town », chansons dignes de son illustre mentor texan. Les mauvaises langues lui reprocheront sans doute, de pomper trop généreusement son inspiration chez son maître spirituel. Pourtant, sa pop est tellement soignée, qu’on finit par succomber à ses charmes. Et puis ses références, il les puise également chez Nick Drake, Fairport Convention ou encore les Beach Boys. Des choix nobles, il faut le reconnaître. Les accords cristallins de sa six cordes, les jolies envolées de violons, les accords délicats du piano, les interventions de vibraphone aussi subtiles que judicieuses ainsi que les chœurs angéliques. Tout un arsenal qui contribue à ciseler finement sa pop. Un véritable régal !

Lors des sessions d’enregistrement, Julien a reçu le concours de la Californienne Emily Jane White. En compagnie de laquelle il partage un savoureux duo sur « Son Of the Stars ». Probablement conscient du poids de son héritage, l’orfèvre girondin est parvenu une nouvelle fois à relever le défi de se mesurer à la référence absolue du songwriting de la dernière décennie ! Et à ce titre, Julien Pras mériterait de sortir de son relatif anonymat ! Si vous êtes mélomane, ne passez pas à côté de cette œuvre. Allo ?  Gus Van Sant? Possible de filer un coup de pouce à un ami?

 

Rafter

Animal Feelings

Écrit par

Rafter Roberts est un drôle d’animal, dont le parcours est plutôt contradictoire. Impossible, en effet, de déceler une direction claire dans sa nouvelle collection de morceaux aussi hétéroclite que réussie. Succédant au très moyen « Music for Total Chickens », sorti en 2007, « Animal Feelings » constitue le 5ème album de Rafter Roberts. Un artiste friand d’expérimentations. Issu de San Francisco, il est également producteur. Il a signé chez Asthmatic Kitty, la maison de disques de Sufjan Stevens (pour le compte duquel il est également ingénieur du son). Ne se refusant aucune folie, son cœur balance constamment entre Cody Chesnutt, Justin Timberlake, les Jackson 5 et Phoenix, sans avoir peur de faire le grand écart ou de déraper dans le mauvais goût. Auto-tune R&B sur « No Fucking Around » ou basse funk sur « Feels Good », il mélange les genres comme le Beck de la grande époque (flagrant sur des titres comme « Fruit » ou « Feels Good »). Si le mélomane pourrait, dans un premier temps, se perdre dans les dédales de son inspiration, il reviendra rapidement sur terre à l’écoute de l’imparable single « Timeless Form, Formless Time ». Une pépite pop à faire danser les filles dans l’esprit ‘nerd’ de Hot Chip: ‘I’ve never heard this before / ‘Cept for the part where I say / Get your ass out on the floor’. Bercé par ses rythmes africains chaloupés, le très dansant « Paper » s’en tire également haut la main.

Difficile d’accès à première écoute, « Animal Feelings » est une œuvre étrange, inégale et kitsch ; mais captivante et agréable de bout en bout.

 

Interpol IV

Écrit par

On en sait un peu plus désormais sur le prochain Interpol. Le disque éponyme était initialement prévu pour le 13 septembre mais sortira finalement une semaine auparavant, le 7. Il sera précédé du single “Lights” (dont le clip video est téléchargeable gratuitement en HD sur le site du quatuor) et composé de 10 morceaux.

Tracklist :

Success
Memory Serves
Summer Well
Lights
Barricade
Always Malaise (The Man I Am)
Safe Without
Try It On
All Of The Ways
The Undoing

http://www.interpolnyc.com/lights.html

Un Radiohead à Bruxelles

Écrit par

Philip Selway, le batteur de Radiohead sera en tournée à la rentrée pour présenter son premier album solo intitulé « Familial ». Il sera de passage à l’AB Club le 21 septembre. Vous pouvez d’ores et déjà entendre « By Some Miracle », l’un des extraits du CD en téléchargement gratuit sur son site officiel.

http://www.philipselway.com/music.html

Le faux prêtre de (of) Montreal

Écrit par

Les déjantés de of Montreal s’apprêtent à publier « False Priest ». Sa parution est prévue pour le 9 septembre et il contiendra des interventions de deux espoirs du R’n’B, Janelle Monàe et Solange Knowles (oui oui, la frangine à Beyoncé). Le single « Coquet Coquette » est disponible pour pas un cent ici : http://iheartvinyl.polyvinylrecords.com/em/coquette/

Tracklist
 
I Feel Ya' Strutter
Our Riotous Defects (featuring Janelle Monáe)
Coquet Coquette
Godly Intersex
Enemy Gene (featuring Janelle Monáe)
Hydra Fancies
Like a Tourist
Sex Karma (featuring Solange Knowles)
Girl Named Hello
Famine Affair
Casualty of You
Around the Way
You Do Mutilate?

 

8 pochettes au choix pour le dernier Arcade Fire

Écrit par

Ce n’est plus un secret, « The Suburbs », le 3e album d’Arcade Fire sera dans les bacs le 29 juillet. Les fans ont déjà pu en découvrir 4 morceaux un peu partout sur le net. Pas moins de 8 versions de l’artwork seront disponibles dans les bacs. Le contenu sera, quant à lui, le même pour chacune des versions.

Tracklist :

01 The Suburbs
02 Ready to Start
03 Modern Man
04 Rococo
05 Empty Room
06 City With No Children
07 Half Light I
08 Half Light II (No Celebration)
09 Suburban War
10 Month of May
11 Wasted Hours
12 Deep Blue
13 We Used to Wait
14 Sprawl I (Flatland)
15 Sprawl II (Mountains Beyond Mountains)
16 The Suburbs (Continued)

Björk se joint à Antony & The Johnsons

Écrit par

Plus de détails concernant le prochain album d’Antony & The Johnsons viennent de filtrer. Le disque paraîtra une semaine après la date initialement prévue, c’est-à-dire le 7 octobre au lieu du 1er. « Swanlights » recèlera un duo échangé entre Hegarty et Björk intitulé « Flétta ». Le disque sera également disponible en édition limitée. Cette dernière sera enrichie d'un livre d’illustrations réalisé par Antony, et contenant pas moins de 144 pages.

Tracklisting 

Everything Is New
The Great White Ocean
Ghost
I'm in Love
Violetta
Swanlights
The Spirit Was Gone
Thank You for Your Love
Flétta (with Björk)
Salt Silver Oxygen
Christina's Farm

Un bout d’histoire…

Écrit par

C’est officiel, les légendaires Orchestral Manoeuvres In The Dark publieront un nouvel album en automne. Ce sera le premier depuis 14 ans… « History Of Modern » sera produit par Mike Crossey (Artic Monkeys, Blood Red Shoes ou Razorlight). Le groupe annonce un retour à ses racines électro qui ont influencé, en autres, The XX, LCD Soundsystem et The Killers. En outre, les vétérans anglais se prduiront en concert, le 22 novembre, à l’Ancienne Belgique de Bruxelles.

 

DeVotchKa en studio

Écrit par

DeVotchKa a enfin décidé de donner une suite à leur album « A Mad and Faithful Telling », paru en 2008. La formation est d’ailleurs actuellement en studio. Leur mélange inimitable et irrésistible de musique tzigane, grecque, rock et mariachi devrait à nouveau faire le bonheur des fans de Little Miss Sunshine…

http://www.youtube.com/watch?v=OhLMu_-_VgQ
http://www.anti.com
http://www.devotchka.net
http://www.myspace.com/devotchkamusic

 

 

Direction Baltimore

Écrit par

« Baltimore » est un extrait de ‘B’, le second album de Turzi. Ce titre s’inspire des émeutes qui ont éclaté en avril 1968, suite à l’assassinat de Martin Luther King. Le morceau est chanté par Bobby Gillespie (Primal Scream). Ce titre fait l’objet d’un Ep, sorti chez Record Makers. Y figurent également des remixes opérés par Lovelock, Lynch Mob, Civic Civic, et une relecture studio exécutée en compagnie de Zombie Zombie.

http://www.youtube.com/watch?v=20oh8OmBeUU

 

World Connection

Écrit par

Avez-vous déjà entendu parler de l’Afrocubism ? D’envergure planétaire, ce projet invite des artistes du Mali et de Cuba à collaborer dans l’esprit du mythique Buena Vista Social Club ! Le line-up comprend, entre autres, Eliades Ochoa, Bassekou Kouyate, Djelimady Tounkara, Toumani Diabaté, Grupo Patria, Kasse Mady Diabaté et Lassana Diabaté.

L’album sera publié en automne 2010 et une tournée européenne est prévue pour novembre.

http://www.afrocubism.com

MMD

Promo 09

Écrit par

MMD. Derrière les trois lettres de ce sigle mystérieux (NDR : Mad Man’s Diary selon une source non officielle du web) se cache le nouveau projet de Monsieur ‘Abyss’, alias Pasi ‘Kole’ Kolehmainen, ex-guitariste du combo black/industriel Chaosweaver et bassiste du groupe black métal culte finlandais Beherit, depuis 2007. Les premières pierres du projet MMD sont posées dès 2008 lorsqu’Abyss et Ardath (basse), un ami de longue date, se lancent à la recherche de musiciens intéressés par la création d’un groupe ‘Dark Métal’. Et postent leur annonce sur le web. La Finlande est le pays du métal par excellence ; aussi le line-up ne tarde pas à se concrétiser. Mojo est engagé pour assurer le chant. Il entraîne ensuite dans l’aventure Ripper, un batteur issu de son entourage ; et surtout qui lui semble parfait pour exercer le job. Dans la foulée, Lily Orlok est engagé pour se charger de la seconde guitare, et Matti Pirttimäki alias Vulvus les claviers (NDR : ce dernier a quitté le groupe fin 2009, mais le nom de son remplaçant n’est pas encore connu).

Comme son nom l’indique, « Promo 09 » est un Ep promotionnel. Concocté en avril 2009, il est destiné aux labels et médias. Une carte de visite réunissant trois titres seulement, mais qui démontrent, sans conteste, tout le potentiel du groupe.

Première constatation, pour une autoproduction, le son est vraiment impeccable. Acéré, clair et puissant, il met en évidence chacun des instruments présents. Le style de MMD emprunte aussi bien au black métal symphonique de Dimmu Borgir qu’au Dark Métal puissant de Samaël. Les vocaux malsains de Mojo, alliées aux guitares massives et aux claviers ambiants et symphoniques génèrent une atmosphère horrifique idéale pour ce genre de musique.

Si la qualité des compositions et la production largement supérieure à la moyenne ne souffrent d’aucune critique, il manque encore à MMD ce petit ‘truc en plus’ qui le démarquerait de ses congénères. Nul doute, à l’écoute de cette démo particulièrement prometteuse, que nous entendrons encore parler de MMD d’ici peu !

Pour info, les trois titres de la démo sont disponibles en écoute sur la page MySpace du goupe : http://www.myspace.com/mmdofficial.

 

Various Artists

Cumbia Beat Volume 1

Écrit par

L’été s’annonce chaud du côté de chez Vampisoul ! Dans le cadre de ses nombreuses rééditions latinos, l’écurie espagnole a décidé de consacrer un recueil à la cumbia. Un style musical propice à la danse, qui pourrait bien (re)devenir le buzz de l’été. Né en Colombie, il a rapidement migré vers Cuba. Au cours des 60’s, un forme de psyché/rock nourries aux percus latino va faire trembler la scène musicale du Pérou. Mieux connue sous le patronyme de ‘chicha’, la cumbia péruvienne va attirer un grand nombre d’artistes locaux. Inspirées du folklore traditionnel (NDR : issu des Andes, de la forêt amazonienne, etc.), les mélodies sont alors resculptées dans les cordes de guitares électriques et dynamisées de beats vivifiants !

Le premier volume de cette anthologie, rend donc hommage à ce style qui était extrêmement populaire, il y a près d’un demi-siècle, dans ce pays d’Amérique du Sud. Le rock péruvien a d’abord fait vibrer les zones urbaines de Lima, puis des grosses villes, avant de contaminer toute la nation, y compris les territoires ruraux. Si bien que, c’est tout un pays entier qui s’est mis à vibrer au son de la chicha ! Parmi les principaux responsables de cette conversion, figurent les musicos de Los Destellos. Ils avaient tout simplement remplacé l’accordéon traditionnel par des grattes électriques chargées de réverb’. En écoutant « Guajira Sicodélica », on se demande quand même comment le piano à bretelles parvenait à se faire entendre au milieu des bongos et autres percus explosives ! Los Diablos Rojos est également un ensemble qui a marqué de son empreinte le mouvement. Faut dire qu’à l’écoute de leur vibrant « Malambo », il est impossible de ne pas secouer la tête. Vampisoul est un label dont le travail de recherche, dans l’histoire de la musique contemporaine, devient de plus en plus impressionnant. Et on n’est pas au bout de nos surprises…

 

Various Artists

R&B Hipshakers Vol.1, Teach Me To Monkey

Écrit par

Pour concocter cette compilation consacrée au rhythm and blues, l’écurie Vampisoul s’est tournée vers la science du DJ américain Mr Fine Wine. Ce véritable passionné s’est donc débrouillé pour nous faire découvrir les plus belles pépites issues des deux labels phares, Federal et King. « R&B Hipshakers Volume 1 » réunit dix plages uniques composées au cours des belles années rock, soit entre 1956 et 1967. C’est une garantie Vampisoul, ce premier volume vous fera danser jusqu’au bout de la nuit !

Superbement masterisé, cet elpee recèle des titres jamais publiés sur disque à ce jour. Du très remuant « One Zippy Zam » de Roy Milton & His Orchestra au feutré « Your Well Ran Dry », la musique est intense et ne souffre d’aucun complexe. Dès lors, si vous aimez les beats racés qui craquent un peu, les ‘one, two, three, four’ ou encore les exercices de style du très influent roi du blues, Freddy King, vous ne pouvez passer à côté de ce disque. C’est un régal pour les oreilles et il incite à claquer des doigts ! Ga-ran-ti ! Alors, c’est le moment de vous lâcher…

Benni Hemm Hemm

Retaliate

Écrit par

Pour concocter ce troisième album, Benedikt.H.Hermansson, aka Benni Hemm Hemm, a quitté son Islande natale et s’est rendu en Ecosse. A Edinbourg, très exactement, où il s’est établi. Tel le parfait ‘immigré’, le songwriter a décidé de perfectionner la pratique de son anglais (écossais ?) Et « Retaliate » en est la parfaite illustration, puisque l’opus ne recèle aucune compo interprétée dans sa langue natale, à contrario de ses disques précédents. Des lyrics copieux, au cours desquels Hermansson conte des histoires de Talibans confiants, de pionniers paresseux, de vampires assoiffés de sang et j’en passe (NDR : les textes sont disponibles sur son site Web).

Depuis la confection de son dernier album, paru en 2008, Hermansson, s’est produit aux quatre coins du monde. Lors de ces concerts, il était soutenu par de nombreux musiciens. Un collectif qui pouvait atteindre la trentaine de personnes. Facile dès lors d’imaginer le joyeux bordel au sein duquel baignait les prestations. Des sets pour la plupart, mémorables. Aussi, on a du mal à comprendre pourquoi les compos de cet Ep sont si calmes. Bien sûr, la voix du leader est agréable à l’écoute. L’instrumentation délicatement dispensée. Mais sincèrement, on s’ennuie ferme. Seul le dernier morceau du disque, « Blood On Lady Lawson », et dans une moindre mesure, « Shipcracks », à cause des cuivres concentrés en fin de parcours, parviennent à nous extraire d’une certaine torpeur, au sein de laquelle, l’Islandais nous a plongés.

Certes, ce « Retaliate » n’est pas de mauvaise facture, mais il n’est guère transcendant : donc il est parfaitement dispensable. On s’attendait à mieux de la part de Benni Hemm Hemm ; surtout quand on sait ce dont il est capable sur les planches. En attendant de découvrir la troupe en ‘live’, moment privilégié qui serait susceptible de nous réconcilier avec l’artiste, espérons que son futur LP sera un chouia plus excitant.

Dickey Betts

Rockpalast: 30 Years Of Southern Rock (1978 - 2008)

Écrit par

Dickey Betts est l’une des figures légendaires du rock sudiste. Un des membres fondateurs de l’Allman Brothers Band’. C’était en 1969. A l’époque, il partage les guitares en compagnie de Duane Allman. La mort tragique de ce dernier, en 1971, le propulse à l’avant de la scène. Il écrit quelques-uns des plus grands classiques du groupe : « In Memory Of Elizabeth Reed », « Blue Sky », « Jessica » et surtout le hit « Rambling’ Man », qui constitue le plus grand succès commercial du groupe.

Son premier album solo, « Highway Call », sort en 1974. Mais c’est seulement en 1977, après la dissolution des Allman Brothers, que démarre vraiment sa carrière solo. Il publie alors « Dickey Betts & Great Southern ». Ce disque, Dickey Betts n’hésite pas à venir le défendre sur les planches européennes. Sa performance accordée dans le cadre du RockPalast Festival (NDR : au ‘Grugahalle’ de Essen, en Allemagne, les 4 et 5 mars 1978) est filmée et retransmise à la télévision germanique.

En 1989 l’Allman Brothers Band se reforme. Le groupe sort trois albums studio et deux live. En 1995, Betts et les autres membres fondateurs de la légende sudiste sont introduits au Rock and Roll Hall of Fame. Pourtant, en 2000, le guitariste est invité (NDR : par le biais courageux d’un fax) à faire ses valises pour quitter le groupe. Il forme alors le Dickey Betts and Great Southern, en compagnie de son fils, le guitariste Duane Betts. La tournée 2008 transite par l’Allemagne. Le show du Museumplatz à Bonn est lui aussi télédiffusé dans le cadre de l’émission Rockpalast.

Les deux concerts immortalisés par Rockpalast en 1978 et 2008 ont déjà fait l’objet d’un Dvd, l’année dernière. Ils alimentent, cette année, d’une version audio. En l’occurrence un double Cd, publié sur le label allemand SPV Recordings. Trente années ont beau séparer ces deux prestations allemandes, elles sont toutes les deux égales en qualité et en intensité. Dickey Betts et son groupe y interprètent des compositions personnelles et des classiques du groupe des frères Allman. Dont, entre autres, une version fleuve d’environ trente minutes de « High Falls », issue du concert de 1978 et une longue adaptation (NDR : d’une vingtaine de minutes) du « In Memory Of Elisabeth Reed », accordée lors de la prestation, en 2008. Comme il fallait s’y attendre, « Ramblin’ Man » clôture en beauté les deux sets.

« Rockpalast: 30 Years Of Southern Rock (1978 - 2008) » est une œuvre indispensable pour tous les fans de rock sudiste ; en outre, il est fortement conseillé aux fans de blues, de classic rock, de hard rock seventies, et d’improvisations guitaristiques gargantuesques.

Tracklisting CD1 (1978-Essen/Allemagne, Grugahalle)

1. Rockpalast-Intro
2. Run Gipsy Run

3. In Memory Of Elisabeth Reed
4. Good Time Feelin'
5. Dealin' With The Devil
6. Jessica
7. High Falls (incl. drum solo)

8. Ramblin' Man

Tracklisting CD2  (2008-Bonn/Allemagne, Museumsplatz)

1. Statesboro Blues
2. Nothing You Can Do
3. Blue Sky
4. Get Away
5. One Way Out
6. Havin' A Good Time

7. In Memory Of Elisabeth Reed
8. No One To Run With
9. Ramblin' Man

 

In This Moment

A Star-Crossed Wasteland

Écrit par

Le metalcore, c’est moyen, y ajouter une voix féminine n’arrange pas vraiment les choses. Un point de vue personnel qui n’engage que le hard rocker aigri rédigeant ces quelques lignes. Néanmoins, comme le soulignait ma maman lorsque, petit garçon, je vomissais ma portion hebdomadaire de choux de Bruxelles : ‘Si tu n’aimes pas ça, n’en dégoute pas les autres !’

In This Moment est un groupe métalcore originaire de Los Angeles. Particularité : c’est la chanteuse qui se réserve le leadership. Maria Brink, comme les mâles de son espèce, alterne les vocaux hurlés et les parties chantées en voix claire. L’histoire du groupe remonte à août 2005, lorsque Maria, qui rêve depuis toujours de devenir une rock star, fait la connaissance du guitariste Chris Howsworth. Les deux nouveaux amis se découvrent une multitude de passions communes et décident immédiatement de former un groupe. Quelques mois plus tard, Rob ‘Blasko’ Nicholson, le bassiste d’Ozzy Osbourne, décide de devenir leur manager après les avoir découvert sur MySpace. « Beautiful Tragedy », le premier album, sort dès 2006. Une tournée en première partie d’Ozzy Osbourne (merci Rob) lui assure un succès commercial fulgurant. « The Dream », le second opus, est produit par Kevin Churko, le producteur des derniers albums d’Ozzy Osbourne (le monde est vraiment petit). Le groupe tourne alors intensément en compagnie de Mudvayne, Papa Roach et Filter. L’enregistrement du disque suivant « A Star-Crossed Wasteland » débute en automne 2009. Kevin Curko est de nouveau derrière les manettes.

Tout au long de cet opus, In This Moment (NDR : version 2010) alterne titres heavy puissants et plutôt bien torchés (comme l’excellent « Gunshow » qui ouvre les hostilités ou « Blazin’ ») et morceaux plus typiquement métalcore (« Just Drive », « Iron Army ») ; mais également compos de moyenne facture, lorgnant parfois vers la pop gothique d’Evanescence (« Standing Alone », « A Star-Crossed Wasteland », « The Road »). Quand Maria Brink chante, elle se débrouille plutôt bien ; dans un style qui évoque celui d’Amy Lee (Evanescence). Ses vocaux extrêmes, par contre, évoquent davantage le hurlement d’une l’adolescente hystérique que les growls musclés d’une véritable chanteuse de métal extrême, comme Angela Gossow (Arch Enemy), par exemple.

Un album relativement peu consistant réservé à un public jeune, féminin, révolté mais romantique.

Kipling

Lives And Walls

Écrit par

Sur le web, le combo français Kipling est souvent flanqué d’une sale étiquette ‘émo’. C’est plutôt dommage puisque, pour parler franchement, « Lives And Walls », son premier essai discographique, n’a pas grand-chose à voir avec les jérémiades d’adolescents qui caractérisent généralement ce style. Et, si le combo lyonnais insuffle bien une bonne dose d’émotion dans ses mélodies, il a toutefois l’intelligence de ne pas les transformer en pleurnicheries pathétiques.

Loin de l’auto-thérapie à deux balles pour adolescents en mal d’affection, la musique de Kipling combine le côté accrocheur du rock alternatif d’un Muse ou d’un Coldplay aux mélodies lancinantes et aux rythmiques pesantes du mouvement post-hardcore. Si le chant aérien épouse parfois un profil sombre et douloureux, il ne bascule pas pour autant dans le travers éculé du hurlement d’écorché vif.

Bien que sa formation soit assez récente (2007), le quintet affiche une maturité certaine quant il s’agit de combiner sensibilité mélodique et riffs plombés. Pour Kipling, le post-hardcore n’est pas destiné à une élite. Les mélodies classieuses et les refrains entraînants le rendent accessibles au plus grand nombre. Une véritable réussite.

Skarbone 14

Satellites

Écrit par

Skarbone 14 compte déjà 9 années d’existence. Et nous propose son troisième album. Un disque qui a bénéficié du concours de Rudy Coclet (Arno, Mud Flow, Sharko), notamment à la masterisation. Au cours des derniers mois, le collectif a énormément tourné à travers l’Europe. Ce qui lui a permis de rencontrer une multitude d’artistes issus d’horizons sonores différents. Et « Satellites » illustre parfaitement ces nouvelles influences. D’autant plus que lors de sessions d’enregistrement, la formation a reçu le concours de toute un volée de collaborateurs. Dont Baba Sissoko, aux vocaux et au tamas sur le superbe « Bibissa », le chanteur de Black Sheep, Vankou, tout au long du punkysant « Talk ablout it » (NDR : la compo est d’ailleurs interprétée dans la langue de Shakespeare), Gaston (toujours au micro) pour un ragga vindicatif ; sans oublier Alex Coventi, le claviériste de 100 Grammes de Têtes, lors des compos les plus reggae et Mathieu Borgne, responsable d’interventions judicieuses à la steel drum. Toutes des nuances qui viennent donner un petit coup de fraîcheur au ska festif de Skarbone 14. Enfin, presque, puisque plusieurs compos sont manifestement contaminées par la world (cumbia, salsa, merengue), alors que les cuivres, dispensés tout au long de « Capital dilemme », le titre qui ouvre l’elpee, empruntent subrepticement aux fanfares slaves.

Reste les lyrics. Toujours aussi engagés. Peut-être un peu baba-cools. Traitant de politique, de problèmes sociétaux, de l’image, de la liberté ou encore de sentiments humains. Dommage que le timbre de Simouns manque de nuances. Sans quoi, sur les planches, ces compos devraient mettre le souk au sein de la foule. Et c’est sans doute ce qui va se produire, lorsque le band se produira lors de l’édition 2010, du festival de Dour…

Yew en mode (f)estival.

Écrit par

Yew est en mode (f)estival. Après avoir conquis Spa en 2008, la formation liégeoise devrait sortir un elpee cet été, tout en assurant une tournée des festivals. Le titre de cet opus ?  « White Swan On Black Water ». Les lyrics de leurs nouvelles chansons s’inspirent du personnage shakespearien Ophélie. Le disque sera découpé en deux actes donc : « Black Water » qui se veut rock’n’roll et énergique et « White Swan » puisant ses sources à une musique folk plus traditionnelle, à tendance celtique.

Le mixing et une partie de la masterisation de l’album ont été confiés à Staf Verbeeck (Calexico, Arno, Hooverphonic,…) ; et c’est Kim Rosen, du prestigieux West West Side Studio de New York (Franz Ferdinand, Fleetwood Mac, etc.), qui a masterisé les autres titres.

http://www.myspace.com/yewbelgium
http://www.yew.be

Yew sera en concert:

10 juillet - DemeRRock Hoeselt
24 juillet – FrancoFolies de Spa
8 août - Donkey Rock Sélange, Luxembourg
21 août - Brussels Summer Festival Bruxelles
29 août - Solidaris Day Fléron 
5 septembre - Picnic festival Namur
10 septembre - Schots Weekend Bilzen

 

A découvrir avant d’applaudir…

Écrit par

Le groupe belgo-français Applause vient de signer chez le jeune label 3ème Bureau. Responsable d’une musique psyché pop bourrée de groove, la formation a agréablement surpris les fans de M, lorsqu’elle a assuré sa première partie, à l'Ancienne Belgique et Forest National. Depuis quelques mois leur chanson "The Lighthouse" passe en boucle sur Radio Nova. Leur premier Ep devrait paraître d’ici quelques semaines et un premier album est prévu pour l’automne.

http://www.myspace.com/weloveapplause