Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce long playing succède à Supermodels paru en 2023. Pour accompagner cette annonce, il a partagé le single « She Doesn't Love Me », sous forme de clip (et il est disponible…

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Un clip d’animation pour le nouveau single d’Σtella

L'artiste grecque Σtella dévoile son nouveau single intitulé « Belinda ». Cette nouveauté s'accompagne d'un clip officiel au format visualizer, dont les illustrations sont nées sous la plume de la chanteuse elle-même, complétées par les animations de Yokanima…

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The Pillbugs

Everybody wants a way out

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Cette formation américaine nous vient de l’Ohio. De Toledo, très exactement. Un quintet qui n’a pas hésité à se proclamer ‘le meilleur groupe psychédélique du monde’. Bonjour les grosses têtes ! Et « Everybody wants a way out » constitue déjà leur quatrième album. En fait leur musique est essentiellement revivaliste. Bien fichue, mais revivaliste quand même. Puisant son inspiration chez les Beatles circa « Magical Mystery Tour », les Byrds, le Move, le Floyd (NDR : du bout des doigts de pied) et éventuellement des Pretty Things ainsi que de The Move. On peut y ajouter les Hollies pour les harmonies vocales (NDR : ce n’était pas une formation psychédélique). Deux titres sortent quand même de ce contexte. Tout d’abord l’étrange « Sad little girl » et puis l’allègre « Merely stacking chairs ». Plus psychés dans l’esprit contemporain, aussi. Pensez au label Elephant 6 (Neutral Milk Hotel, of Montreal, Apples In Stereo, etc.) Pour le reste, sitar, bandes passées à l’envers, guitares chatoyantes, bringuebalantes, triturées, mélodies lysergiques ou sinusoïdales, le tout caressé d’harmonies vocales limpides, servent de canevas à des compos qui sont un peu datées. On a même droit à deux titres plus prog. Tout d’abord le slow très seventies « Hard line » et puis le bluesy et menaçant « Play the hear back ». Anecdotique !

 

Minuscule Hey

We Feel Minuscule

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Duo originaire de Bordeaux, Minuscule Hey donne envie de taper des mains, des pieds et, paradoxalement, de se cogner la tête contre un mur. Car si la pop minimaliste de la formation retient l’attention, elle peut également s’avérer un peu casse-bonbons. Ainsi, « Kiss Richard » est une agréable petite ritournelle réminiscente d’un Moldy Peaches et « I Feel Minuscule » sent bon la fantaisie tandis que « Watch Out ! The Sillycats ! » se veut proche de The Kills mais n’en atteint pas le brio. Quant à « Shoelaces Dancing Like A Yo-Yo », il sonne comme une Kymia Dawson qui aurait bu un verre de trop en compagnie d’un pote tout aussi éméché. Un EP en demi-teinte donc.

 

Les Vedettes

Disque N°1

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C’est une ‘success story’ à la belge. Fausses majorettes mais vraies déconneuses, les Vedettes ont tapé dans l’œil de Philippe Katerine. L’atypique chanteur français a d’abord invité les huit donzelles à exécuter leurs chorégraphies délirantes pendant la tournée de ‘Robots Après Tout’, il y a déjà deux ans. Il a ensuite décidé de leur concocter un album en compagnie de la Secte Humaine (les anciens Little Rabbits), Renaud Létang et Gonzales. Un casting plutôt impressionnant pour ce collectif d’artistes bruxelloises qui ne s’attendaient pas à autant d’attention.

Les quatorze très efficaces titres de « Disque N°1 » oscillent de l’électro au punk rock en passant par le disco et les ballades surannées. Des morceaux inventifs et bien produits qui risquent d’enflammer quelques pistes de danse. Côté paroles le ton est drôle et irrévérencieux, à l’image de « Vive Papa ! » Sur cette plage très Beach Boys, les donzelles chantent d’un ton insouciant que ‘Papa est mort ! Regarde-le il est tout bleu touche-le là il est tout froid !’ L’ensemble de l’elpee ne se cantonne heureusement pas aux plaisanteries. A l’instar de « New York City » et « MDMA », dignes des meilleurs moments de Katerine. On ignore si les Vedettes envisagent de donner une suite à ce projet (NDR : « Disque N°2 » ?), mais en tout cas, celles et ceux qui aiment l’humour en musique devraient apprécier ce petit recueil de poésie trash… Bouge ton pet !

 

Kocani Orkestar

The Ravished Bride

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« The Ravished Bride » constitue le troisième disque du Kocani Orkestar, enregistré pour le compte du label bruxellois Crammed. Au cours des dernières années, la fanfare macédonienne a traversé quelques remous, puisque le trompettiste Naat Veliov a quitté le navire pour fonder l’‘Original Kocani Orkestar’. Le dissident voulait, en effet, intégrer des éléments modernes à l’art ancestral balkanique, au grand dam de Crammed et de certains de ses partenaires. Si le trompettiste a décimé le groupe originel, l’écoute de « The Ravished Bride » nous rassure vite sur la bonne santé de la fanfare gitane reconstituée. Enrichie du chanteur Ajnur Azizov, d’un batteur et du guitariste de Balkan Beat Box, la formation fait parler la poudre sur « The Ravished Bride ». Ce mélange détonnant et énergique convie les cuivres typiques des Balkans, la guitare surf de Uri Kinrot, un déluge de notes proche du be-bop et cet indéfinissable mélange des cultures qui embrasse le bassin méditerranéen, l’Europe de l’Est et la Turquie. Sur « The Ravished Bride », le Kocani se fend notamment d’une très belle reprise du traditionnel mexicain « La Llorona ». L’opus recèle aussi quelques titres personnels de haute tenue : « Hajde Te Kelas », l’orientalisant « Sahara Dreams » et l’excellent délire funk balkanique « Divanosko ». Furieusement funky et chaudement conseillé !

 

Harmonic 313

When Machines Exceed Human Intelligence

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Le discret mais sensationnel Mark Pritchard (Jedi Knights, Troubleman, Reload, etc.) revient sur le devant de la scène électro. Il nous présente sa nouvelle petite perle « When Machines Exceed Human Intelligence », sous le pseudonyme Harmonic 313. Ce natif de Détroit sait évidemment ce que représente la scène techno et cela s’entend ! Véritable pionnier depuis les années 90, on lui doit le chef-d’œuvre composé en compagnie du Londonien Tom Middleton « 7614 ». Proche de Richard D. James alias Aphex Twin, c’est sur le label Warp que l’on retrouve donc Harmonic 313 et sa nouvelle galette. Voguant actuellement sur des ondes dubstep, le producteur accouple funk et beats techno sur un lit d’expérimentations. Utilisant des grooves saisissants sur une grosse ligne de basse, ce technicien a donc décidé de placer la barre très haute.

Dès l’entame on se retrouve clairement face à un génie qui n’a peur de rien. Le « Dirtbox » propose une fusion entre dubstep et techno originelle. Appliqué comme jamais, Harmonic 313 joue des sonorités 80’s et la suite n’est qu’un pur bonheur. « Cyclotron » met la pression grâce à une basse dont la courbe est majestueusement cintrée sur un drumming simple mais efficace. A noter également la présence de featurings dont les emcees Phat Kat et Elzhi sur « Battlestar » mais aussi Steve Spacek pour le mélancolique « Falling Away ».

Tout au long de ce « When Machines Exceed Human Intelligence », Mark Pritchard étale sa technique, mais aussi son talent. Capable de glisser d’un univers sonore à un autre, l’artiste fixement perché sur sa branche, a pour lui seul la vision d’une année 2009 qui lui semble promise d’avance. Splendide !

 

F5

The Reckoning

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Originaire d’Arizona, F5 a eu le nez creux en engageant Jimmy Degrasso, un drummer réputé pour avoir notamment martelé les fûts chez le backing group d’Alice Cooper et Megadeth. Le combo a également dévergondé un ex-musicien de Dave Mustaine, un certain David Ellefson, de loin le meilleur bassiste de toute la carrière de Megadeth.

Pour ce deuxième elpee, beaucoup plus mature que le précédent, F5 assume pleinement ses influences et nous surprend en dispensant un heavy/trash mâtiné de métal progressif. Beaucoup plus riches que sur « A Drug fo All Seasons », les compositions de « The Reckoning » font la part belle aux grosses guitares et aux solos périlleux, rappelant parfois Joe Satriani. Dynamisés par la double grosse caisse de Degrasso, des morceaux comme « Cause for Concern » ou « I am the Taker » affichent énormément de caractère, tandis que « Wake Up » et le technique « Rank and File » trahissent de nettes influences puisées chez Dream Theater. Dans un registre plus carré et direct, « The Reckoning » et « Control » permettent au chanteur Dale Steele de s’imposer de fort belle manière et confirme que si F5 avait bénéficié d’une production digne de son talent, il aurait pu se mesurer aux superproductions américaines ! Mais « The Reckoning » demeure, malgré cette petite lacune, un disque tout à fait recommandable pour tout amateur de bon heavy.

 

Delays

Everything’s the rush

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Sérieux candidat au titre de champion dans la catégorie ‘groupes de stade’, les Delays ont frappé un grand coup, au cours du mois d’octobre 2008, en sortant cet « Everything’s the rush ». Véritable stars en Angleterre, tous leurs singles se sont classés dans le top 40, depuis 2003. Et pourtant, ils sont pratiquement passés inaperçus sur le Vieux Continent. Ce qui explique peut-être pourquoi, le combo a quitté leur maison de disques Rough Trade, pour signer chez le major Fiction. A moins que leur musique ne correspondait plus à l’esprit du label de Geoff Travis…

Une vingtaine de jours ont suffi au combo pour enregistrer ce nouvel elpee. Les sessions se sont déroulées en Espagne. Et selon les déclarations du groupe, en gardant à l’esprit une volonté de renouveau musical. Le climat de vacances a probablement influencé le ton résolument positif de l’album. De là à parler de bande-son idéale pour un bus d’anglais en partance pour Marbella… Néanmoins, le disque recèle une majorité de titres efficaces, dont la plupart sont susceptibles de se traduire en hits. « Hooray » et « Love made invisible » en tête de liste. Dans la tête des Delays, trop n’est pas nécessairement synonyme de mauvais goût… Riffs imparables, refrains bien souvent pompiers, ‘oohooh’ et ‘aahaah’ omniprésents, usage de cordes systématique et mélodies puissantes, rien n’est oublié. Même les remix électro n’ont pas été négligés en fin de parcours…

Mais y aurait-il pour autant du mal à se faire plaisir de temps en temps ? Peut-on leur reprocher de composer de la musique destinée à plaire au public festivalier ? Nous sommes d’ailleurs bien en présence d’un futur groupe taillé pour Werchter ! Il vous suffit de passer au-delà du manque de personnalité de l’ensemble. Si ces Britons reconnaissent pour influences majeures les La’s et Manic Street Preachers, leur musique navigue en permanence quelque part entre Oasis, Starsailor, Kaiser Chiefs, Placebo, Starsailor et même The Verve.

Une bonne journée sans souci vous aidera à surmonter et pourquoi pas à apprécier ce gâteau indigeste… Si The Music, élu pire groupe anglais des années 2000, n’est jamais loin, le gang des frères Greg et Aaron Gilbert s’en tire heureusement nettement mieux. A consommer néanmoins avec les précautions d’usage…

 

Confuse The Cat

Kericky

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Quatuor limbourgeois, Confuse The Cat rencontre un certain succès au Nord du pays. Pourtant, il semble éprouver des difficultés à conquérir le reste de la nation. Et ce n’est pas « Kericky », le nouvel opus de la formation, qui y changera quelque chose. Constitué de dix morceaux baignant dans un rock à la Killers, bien agencé mais tout à fait standard, « Kericky » a pour défaut des vocalises rapidement irritantes. Les affreux chœurs limite pochards de « Get The Bullets » et les mimiques forcées de « Ionic Deep » suffisent seuls à dissuader l’auditeur téméraire.

Mais le combo arrive également à surprendre comme sur le très bon dub de « Jackal at 10 ‘O Clock » et le subtil post-rock de « Black Birds », deux extraits instrumentaux qui relèvent l’intérêt de la plaque. Confuse The Cat n’est donc jamais aussi bon que lorsque Geert Pleesers, leader de la troupe, ferme son clapet. Un disque intégralement instrumental arrivera peut-être à nous convaincre ?

 

Confuse The Cat et Steun Meuris (Monza) en live à Studio Brussel : http://www.stubru.be/node/83522#comments

 

 

 

Brightblack Morning Light

Motion To Rejoin

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Pieds nus sur le gazon brûlé des terres arides de New Mexico, on se remet une seconde fois au pouvoir psychotrope des chants spirituels de Brightblack Morning Light. Et dieu sait comme ces derniers nous ont manqués. Pour « Motion To Rejoin », le quatuor pousse l’expérience naturelle un cran plus loin. Ce nouvel opus a en effet été entièrement enregistré grâce à l’énergie récoltée via quatre panneaux solaires ! Le résultat ? Un ouvrage aussi éthéré, spontané et impressionnant que l’éponyme, publié en 2006. Stimulée par les vocalises shamaniques de Nayob Shineywater, que pimentent les sœurs McCrary d’un brin de gospel, l’œuvre sent bon la ‘zenitude’, le feu de bois, les herbes médicinales et, surtout, la liberté.

Les fans du premier opus ne seront pas déboussolés, la structure de « Motion To Rejoin » étant, à peu de chose près, identique à celle de « Brightblack Morning Light ». Certains pourraient d’ailleurs reprocher à la formation ses mélodies répétitives et sa désarmante nonchalance. Mais le quatuor arrive parfaitement à jouer de ses deux aspects en sa faveur. « Motion To Rejoin » est, en bref, un disque magnétique et envoûtant.

 

John Black

The Soul Of John Black

Écrit par

The Soul of John Black est en réalité le projet d’un seul artiste : John ‘JB’ Bigham. Pour la plupart des bluesmen, c’est un inconnu. Pourtant, il a composé et a joué des percus pour Miles Davies. Il a également milité pendant huit années au sein de Fishbone, un groupe de fusion réputé pour son mélange de rock, de funk et de ska. Il y jouait de la guitare et des claviers. En fait, cet artiste puise son inspiration chez les pionniers du blues et de la soul. Originaire de Chicago, il a beaucoup écouté Muddy Waters, Howlin' Wolf et John Lee Hooker. Mais John a surtout une ligne de conduite : refléter ses émotions à travers une expression musicale empreinte de beauté et de liberté. Paru l’an dernier, son premier opus, "The good girl blues", relevait franchement du blues! Sur ce nouvel opus solo, il a cherché à célébrer l'héritage musical afro-américain.

L’elpee démarre en force par "Black John". Résolument funk, ce morceau autobiographique bénéficie d’arrangements et d’une mise en forme particulièrement soignés. C’est d'ailleurs John qui assure la production de cette œuvre. Tout est parfaitement en place : la guitare, les percussions d'Oliver Charles et de Davey Chegwidden, les claviers d'Adam McDougal ainsi que les synthés de Chris Thomas. Cependant, Black John domine l’ensemble de sa voix autoritaire. Après cette mise en bouche, on imagine entrer dans un espace sonore funk aussi percutant que celui de Kool & the Gang voire du funk/soul sophistiqué de Temptations. Il n'en est rien. L’univers de Black John est éclectique. Plage séduisante et instantanée, "Betty Jean" concède des accents exotiques. A cause de l'orgue Hammond très ‘Memphis’, des chœurs féminins et de la voix qui emprunte quelque peu le phrasé reggae. Ce "Betty Jean" est aussi paru en single. Un hommage à la chanteuse de funk rock Miss Betty Davis, l'épouse de Miles Davis. Balayé par un piano électrique, "Ever changin' emotions" baigne également au sein de cette ambiance chaleureuse, proche des Caraïbes. Le rayonnement de cette musique est immédiat. Grave et brûlante, la voix maîtrise son sujet. La guitare de John est susceptible de délirer, mais également de vagabonder nonchalamment sur des rythmes participatifs et franchement funkysants. La rythmique jamaïcaine contamine à nouveau "Bottom chick". Sur "Last forever", sa guitare à la sonorité métallique nous achemine jusqu’au Delta. Un Delta blues funk, volontairement primaire. John s’associe aux chœurs féminins, assurés par Kandace Linsey et Laura J. Jones. John aime mêler blues, folk, funk, country, rock, soul, gospel et world music. Il apprécie également les rythmes dansants. Tout au long d’"I knew a lady" il adopte une trame blues rock parfois proche de John Lee Hooker ; mais il a le bon goût de lui conférer un profil bien personnel. "White dress" puise également dans le Delta originel. A cause du recours aux vocaux hypnotiques, proches des ‘worksongs’ ancestraux. Ce qui n’empêche pas la slide acoustique de se fondre dans les sonorités de l’orgue. "Never givin' up" est caractérisé par une mélodie émouvante. Les vocaux s'échangent des répliques. Ballade rock majestueuse, "Better babe" conjugue cordes électriques et acoustiques. John en profite pour libérer sa slide au beau milieu de ces harmonies vocales éternelles. "Push into the night" est un blues rock contagieux, marqué d’une empreinte indélébile par Black John. D’excellente facture et d’une qualité constante, cet elpee s’achève par "Thinking about you", une plage sculptée par deux guitares acoustiques, et raffinée par un vocal empreint d’une grande tendresse. Attention, ce disque nécessite plusieurs écoutes avant d’être pleinement apprécié à sa juste valeur.

 

Jane Birkin

Enfants d’Hiver

Écrit par

Jane Birkin n’a jamais été à proprement parler, une avare. Plus jeune, elle nous a déjà permis de partager sa plastique, entre les doigts jaunis de son pygmalion à la tête de chou. Elle a ensuite rangé ses mini-jupes pour nous parler de ses émotions tout en entamant le chemin de la notoriété, seule au micro. De sa voix fragile, presque chuchotée, elle trouve toujours le moyen de nous toucher, grâce à sa douceur, au fin fond de nos cœurs. A 61 ans, et une belle carrière derrière elle, Jane nous revient plus intimiste encore que jamais, en proposant pour la première fois, des textes issus de sa plume personnelle. A travers sa vision des événements, elle nous parle de son univers où la famille et les souvenirs tiennent une place énorme. Elle a décollé les images de ses albums photos de famille pour s’en servir comme visuel de sa dernière création. Bref, elle nous entraîne dans son jardin privé. Cette démarche n’est pas destinée à nous faire croire que son herbe est plus verte qu’ailleurs ou que ses fleurs ont des couleurs qu’on ne trouve nulle part ailleurs. Il s’agit simplement d’une invitation sur le pré pour parler du bon temps et des moments heureux de sa vie, de ses enfants, de sa passion. Elle a aussi reçu le concours d’Edith Fambuena, d’Alain et Pierre Souchon, de Franck Eulry, d’Alain Lanty et d’Hawksley Workman pour écrire certaines des compos de cet opus. Des chansons dont l’empathie et l’altruisme parviennent à nous cajoler. On épinglera également une dédicace au prix Nobel de la Paix Aung San Suu Kyi, lors d’un un morceau qui porte son nom. Une vraie humaniste qu’on vous dit, cette Jane.

 

A Place To Bury Strangers

A Place To Bury Strangers

Écrit par

Publié pour la première fois en septembre 2007, l’œuvre introductive de A Place To Bury Strangers était, à l’époque, passée quasiment inaperçue. Et pour cause, le recueil n’avait été tiré qu’à 500 exemplaires ! Encouragé aujourd’hui par le renouveau du Shoegaze, ainsi que par une fructueuse tournée en première partie des incontournables MGMT, le trio édite enfin à grande échelle son excellent éponyme. En 2006, les Suédois de 120Days remettaient le shoegaze au goût du jour. Depuis, aucune autre formation du genre n’avait réussi à tirer son épingle du jeu. C’était sans compter sur A Place To Bury Strangers, qui reprend plus qu’honorablement le flambeau, allant au-delà des limites que 120Days s’étaient imposées.

Enrichie de cinq nouveaux morceaux, cette première œuvre constitue une véritable ode à Jesus & the Mary Chain, circa « Psychocandy ». Les compos sont marquées par l’alliance parfaite entre la puissance sonique des distorsions et les chants contemplatifs à la Joy Division. Imposant, cathartique et captivant sont les mots d’ordre de morceaux tels que « I Know I’ll See You », « Another Step Away », « Missing You », « To Fix The Gash In Your Head » ou les très ‘Cure-esque’ « Half Awake » et « Sunbeam ». Bien qu’ils soient relativement moins commerciaux et accessibles que leurs compagnons de MGMT, les trois gaillards de A Place To Bury Strangers méritent le même succès que ceux-ci.

 

Yoko Sound

Not Enemy

Écrit par

‘Yoko Sound est une jeune chanteuse bruxelloise’. La première phrase mentionnée sur la bio suscite déjà l’envie. Du moins, en ce qui me concerne. Définies comme un mélange entre trip hop, ballades folk et électro, les références associées au projet ont de quoi intriguer, voire même aiguiser ma curiosité. Beaucoup s’y sont frottés, et bien souvent s’y sont royalement plantés.

Dès que les premières notes de « Not  Enemy » s’égrènent, on sent en effet les influences de Bristol. On pense assez rapidement à Massive Attack, Tricky ou Portishead. Une première écoute de l’album ne révèle donc pas de véritable surprise. Néanmoins, ne pas appuyer sur la touche ‘replay’ serait trop facile. Parce que pour y déceler toutes ces richesses cachées, il faut impérativement insister sur les dix plages de la galette. « Not Enemy » a une âme. Conduite par de très bonnes compos au piano, elle nous enveloppe d’une aura sensuelle, si on lui en laisse le temps. De son timbre suave, Yoko Sound parvient à égratigner un bout de notre carapace et nous piège par ses appels à la tendresse. Les rythmes entrecoupés par des plages chuchotées ont de quoi apaiser nos moments de détresse, et élever une envie de bien être avec un naturel étonnant. On apprécie assez la sensation intimiste et calfeutrée que « Not Enemy » apporte. Enivrant comme Ms John Soda, léger comme Morcheeba, cet album est loin d’être l’ersatz d’un style maintes fois proposé. Il en serait même la suite. Délicat (« Berlin »), drôle (« N’importe Quoi ») et entraînant (« Skin in The Night ») à la fois, cet elpee constitue une agréable découverte bien de chez nous. Et loin d’un chauvinisme primaire soyons fiers de compter Yoko parmi nos troupes.

 

Winterpills

Central Chambers

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Un sans faute pour Winterpills. Après le splendide éponyme et le non moins bon « A Light Divide », le quintet propose un troisième essai résolument pop. L’optimisme que l’on reprochait au second essai de la formation prend ici tout son sens et s’allie parfaitement à la beauté des arrangements. Sans atteindre l’éclat de « Winterpills », « Central Chambers » semble être le disque le plus abouti de Philip Price et de ses compagnons. Flora Reed et ses vocalises somptueuses y tiennent d’ailleurs une place prépondérante, renforçant le pouvoir magnétique des compositions de Winterpills.

La formation n’en démord pas, son influence principale demeure Elliott Smith mais elle lorgne cette fois également du côté de leurs contemporains tels que Arcade Fire (« Wire ») ou encore Low (« Everything »). Les majestueux « What Makes Me Blind ? », « Immortal », « Secret Blue Thread » et « Beesting » confirment le talent d’écriture de Philip Price qui, après avoir fait ses armes dans de nombreuses et obscures formations, s’est déniché une famille fiable et soudée. Ne reste plus au public que de découvrir enfin ce génialissime combo qui, bien plus que d’autres, mérite une certaine reconnaissance…  

 

New Buried Inside out !

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Le combo hardcore de Toronto, Buried Inside, publiera son nouvel opus sur Relapse le 9 mars prochain. Kurt Ballou (Genghis Tron) à la production et Matt Bayles (Mastodon et Minus the Bear) au mixage ont soutenu les natifs d’Ottawa lors de l’enregistrement. Attendu depuis 4 ans, « Spoils of Failure » risque de surprendre les fans du groupe… Et pas seulement à cause du tracklisting ! D’ailleurs, si vous souhaitez en avoir le cœur net, il vous suffit d’aller sur le net, le combo canadien ayant mis gratuitement l’entièreté de cet opus en streaming.

Tracklisting

1. I 
2. II 
3. III 
4. IV 

5. V 
6. VI 
7. VII 
8. VIII 

Pour plus d’infos : http://www.buriedinside.com et http://www.myspace.com/buriedinside

 

Ciao, Tiga !

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« Ciao ! » est le titre du second LP de Tiga. Celui-ci devrait atterrir dans les bacs le 20 avril. On n’en connaît pas encore la tracklist mais il contiendra bien évidemment le dernier single en date, « Mind Dimension ».

Charlie Winston, nouveau buzz folk

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Découvert par Peter Gabriel, Charlie Winston sera sans doute la coqueluche folk de 2009. Son premier opus, « Hobo », paraîtra le 16 février prochain et jouit d’ores et déjà de critiques dithyrambiques.

Le premier single, « Like A Hobo » est en écoute sur http://www.thisisbang.com.   

Le couronnement de Nina Persson

Écrit par
Nina Persson et son Nathan Larson de mari publient enfin le second opus de A Camp. « Colonia » paraîtra le 9 mars. Précédé du single « Stronger Than Jesus », ce nouveau recueil regorge d’invités de marque. James Iha (ex-Smashing Pumpkins), Joan As Policewoman ou encore Kevin March (Guided By Voices) font partie de l’aventure.

Tracklist :

1."The Crowning" - 3:45
2."Stronger than Jesus" -
3:05
3."Bear on the Beach" -
4:11
4."Love Has Left the Room" -
3:39
5."Golden Teeth and Silver Medals" -
4:41
6."Here Are Many Wild Animals" -
3:53
7."
Chinatown" - 4:33
8."My
America" - 3:12
9."Eau De Colonia" - 0:29
10."I Signed the Line" -
2:57
11."To Be Human" -
2:35
12."The Weed Got Here First" -
6:39

Pete Doherty tout seul

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Le premier album solo de Pete Doherty, « Grace/Wastelands », paraîtra le 16 mars. Produit par Stephen Street, il jouit de la collaboration non moins prestigieuse de Graham Coxon à la guitare. « Last Of The English Roses », le premier single est en écoute à l’adresse suivante :

http://www.frenchdogblues.com

Dan Auerbach reporté

Écrit par
La sortie de « Keep It Hid », le premier album solo de Dan Auerbach, moitié des Black Keys, est reportée. La plaque, qui devait se trouver dans les bacs le 9 février sera finalement publiée le 23 du même mois. Encore un peu de patience.

Deerhunter is back

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Que les fans de Deerhunter se rassurent. Le concert que la formation devait donner à guichets fermés le 16 février avait été annulé. Il est aujourd’hui simplement reporté au 28 mai prochain, à la Rotonde du Botanique. Des places sont remises en vente.