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Elena Tonra rompt le silence de son projet solo Ex:Re. La voix du combo indie-folk londonien Daughter annonce la publication de Save As, un nouvel elpee attendu pour le 30 octobre chez 4AD. Pour faire patienter l'auditoire, elle dévoile le single d'ouverture…

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Monno

Ghosts

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Monno incarne à la perfection ce qu’on appelle le ‘drone’. Pour être plus clair, ce style de musique s’adresse à un public très ciblé. Personnellement, il me reste sur l’estomac et me fatigue. La puissance de la solution sonore est tellement accablante qu’elle finit par assommer. L’ennui suscité par l’écoute de ce « Ghost » se conjugue à une certaine incompréhension, je l’avoue. Il y a de la batterie, une basse, du chant, une guitare saturée un saxo. Toute une instrumentation dispensée sur un tempo particulièrement lent, qui se confond dans une cacophonie dont la subtilité ne doit sans doute atteindre que les amateurs d’ambient noise métallique. Suffit d’écouter les pénibles premières minutes (NDR : il y en a 14 !) du morceau d’entrée, « Negative Horizon », pour se forger une petite idée. Et la suite est du même tonneau. Ce qui justifie ma légitime frustration. D’ailleurs, j’invite du fond du cœur un éventuel lecteur, à m’expliquer le sens de cette… Musique ?

Kellarissa

Flamingo

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Kellarissa, c’est le projet de Larissa Loyva, une chanteuse/claviériste/compositrice canadienne qui partageait le leadership de P:ano en compagnie de Nick Krgovich. Ce qui ne l’empêchait pas d’apporter sa collaboration à d’autres formations, comme the Choir Practice, Alunared ou FanShaw. Lorsque P:ano a splitté, pendant que les trois autres membres de la formation ont décidé de poursuivre l’aventure sous le patronyme de No Kids, Larissa a donc souhaité se lancer dans une aventure en solitaire. Et « Flamingo » constitue son premier opus solo.

Mais quelle est la signification de l’image mystérieuse reproduite sur le recto de la pochette de cet elpee ? Qui est cette jeune femme à l’aspect intemporel ? « Kellarissa » se traduit par ‘dans la cave’ en finnois. Ce choix n’est pas anodin. L’ambiance feutrée du disque nous pousse en effet à imaginer une artisane travaillant seule sur ses compositions dans une sombre pièce cachée quelque part au plus profond d’une forêt nordique.

Ethérées, les petites chansons composée par l’artiste canadienne naviguent quelque part entre l’univers folk d’Alela Diane et celui plus électro de Björk. Une règle presque occulte semble tramer les mélodies. Le recours aux beats électro spartiates réverbère certains échos de cérémonies indiennes. Les interventions au synthétiseur sont minimalistes et expérimentales. Les boucles répétitives. La voix de Larissa est belle et envoûtante. Serions-nous en présence d’une nouvelle forme d’hypnose ? N’allons pas aussi vite en besogne, car les chansons demeurent tout à fait accessibles et agréables à écouter ; même si le climat baigne au sein d’un certain ésotérisme. Dommage cette grosse baisse de régime en fin de parcours. Car, malgré la production irréprochable, ces quelques compos anecdotiques privent cette œuvre d’un prix d’excellence, que mérite notamment, par-dessus tout, le remarquable « Carrying on »…

 

Hobotalk

Alone again or

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Dix bonnes années que cette formation écossaise stagne dans la zone crépusculaire de l’underground. Ses influences majeures ? Tim Buckley, Tim Hardin and Joni Mitchell. Leur nouvel opus est découpé en deux parties. Une plus électrique sous-titrée « The electric night » et une plus acoustique baptisée « The acoustic morn ».

Le premier volet réunit en cinq titres. Et s’ouvre par « Mother creation cries ». Hantée par Neil Young, cette plage est soulignée par d’élégantes interventions à l’harmonica. Il épingle également un titre allègre, contagieux, caractérisé par des cordes de guitare ‘direstraitsiennes’ (« Rise »), un morceau complètement free (« Hobo chang ha ») et surtout une compo dont les sonorités rognées des claviers rappellent le « Get ready » de Rare Earth : « White rabbits in the snow ». Sans oublier, « Love is hard to do », un fragment lorgnant manifestement vers le r&b de Gomez, malgré les inflexions nasillardes, dylanesques, de Marc Pilley.

Plus acoustique, le second chapitre privilégie les ballades ciselées dans le folk introspectif. Parfois même champêtres. A l’instar de « Naked in the afternoon », au cours duquel Marc emprunte même le timbre de Neil Diamond et le final « Until the end », bercé par un accordéon et un violon. Un violon que l’on retrouve sur l’excellent « Round and round », au cours duquel banjo joué en picking et accès d’électricité rivalisent de nuances…

Marianne Faithfull

Easy come Easy go (18 songs for music lovers)

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Les dix-huit titres réunis sur ce compact disc ont été enregistrés à New York, en analogique, sous la houlette de Hal Willner, un producteur en compagnie duquel elle avait travaillé, voici déjà 20 ans, pour l’album « Strange weather ». Des sessions auxquelles ont participé une belle brochette d’invités, parmi lesquels figurent Anthony Hegarty, Chan Marshall, Jarvis Cocker, Sean Lennon, Keith Richards, Nick Cave, Rufus Wainwright, Marc Ribot, etc. Dix huit reprises qui puisent un peu dans tous les styles : le rock, la soul, le jazz, le blues, la country et la pop, tout en piochant aussi dans le répertoire de vielles gloires, d’illustres inconnus que de compositeurs contemporains. Et à l’instar d’un Frank Sinatra (NDR auquel le sous-titre de l’album fait référence), elle cherche à se réapproprier ces chansons. Faut dire que sa voix rauque, nicotinée, taillée pour le music-hall y contribue largement. Sans oublier les arrangements dont la qualité frise ici la perfection. Et puis, les titres qu’elle a choisis pour cet opus ont une signification toute personnelle pour l’artiste. Ils s’inscrivent même dans l’esprit de son combat victorieux contre son cancer et d’une autobiographie bouleversante. Pour votre info, sachez que Marianne Faithfull compte repartir en tournée…

 

Face Tomorrow

In the Dark

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Populaire aux Pays-Bas, cette formation batave jouit d’une excellente réputation sur les planches. Elle s’est d’ailleurs déjà illustrée lors du festival Pukkelpop. « In the Dark » constitue leur troisième opus. Probablement le plus abouti. La presse spécialisée compare souvent leur musique à celle de Hell is For Heroes. Personnellement, elle me fait davantage penser à Tool. Notamment à cause de l’atmosphère au sein de laquelle cette solution sonore baigne. Maintenant, il faut aussi préciser que cette comparaison n’est qu’indicative, car le combo orange n’arrive pas à la cheville du mythe yankee. D’abord à cause de la voix de son chanteur, Jelle Schrooten. Dont les inflexions et le timbre peuvent rappeler Maynard James Keenan, mais en plus lisse et monocorde. Et puis parce que si leur mélange de rock, de métal et de post hardcore new-yorkais, pimenté d’une pointe d’emo, peut parfois accrocher, il est un peu trop classique pour convaincre. En outre, il manque de passion. De folie aussi. Et même d’émotion. Paradoxal pour un ensemble qui revendique une certaine sensibilité émo. Les différents instrumentistes maîtrisent pourtant bien leur sujet. Mais pour quelqu’un qui a cessé d’écouter du métal depuis au moins dix ans, je ne vois pas trop qui ce type de musique sombre et dépressive pourrait encore intéresser… Et je doute fort que les aficionados de Tool, qui attendent impatiemment la sortie d’un nouvel elpee de leur groupe favori, se contentent d’un tel sous-produit…

 

Cedric Burnside & Lightnin’ Malcolm

2 man wrecking crew

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Cedric Burnside est le petit-fils du regretté bluesman noir R.L Burnside. Il était aussi son batteur. Et au cours de sa tendre enfance, il a baigné au sein de cette ambiance typique des juke joints du Delta, dans les collines du Nord Mississippi.

Steve ‘Lightnin’ Malcolm est un jeune guitariste de couleur blanche. Originaire du Missouri, il a également été contaminé par le virus du blues. Il y a quelques années qu'il rôde du côté de Holly Springs. Ce qui explique sans doute pourquoi il est parvenu à fréquenter RL Burnside et Jr Kimbrough, les rois du style. Il avait commis un elpee solo en 2005 : "Juke joint dance party".

Les deux jeunes musiciens ont donc décidé de s’associer pour enregistrer cet elpee. Le premier essai de Delta Groove dans le domaine du Mississippi blues. Randy Chortkoff, le chasseur de têtes du label, avait été très séduit par la prestation du duo, accordée au ‘Ground Zero Blues Club’ de Clarksdale. La paire avait cependant déjà concocté un disque autoproduit ("Juke Joint duo") ; mais Cédric aura donc dû attendre ses trente balais pour enfin graver –en tandem, il est vrai– un album officiel.

Leur blues est teinté de funk et de hip hop, quand il n’est pas secoué de rock déjanté. En outre, les deux musiciens sont capables de laisser libre cours à leur imagination, un peu à la manière des jam bands. Cedric et Steve se sont partagé l'écriture des quatorze plages réunies sur cet opus.

Les cordes largement amplifiées de Malcolm introduisent le morceau d'ouverture. Une compo judicieusement baptisée "R.L Burnside". Parce qu’elle rend, sans ambiguïté, un hommage au maître, tout en reflétant bien l'âme de sa musique. Presque récité, puissant, le chant de Cedric est soutenu par les chœurs féminins de Bekka Bramlett et Etta Britt. Les accords de guitare sont hypnotiques. Le beat des percus profond. Le climat de "So much love" est lourd, dense, insoutenable, saturé de sueur. La pression est constante. N'y tenant plus, Malcolm se laisse aller et se libère. Il dispense des notes imprévisibles. "My sweetheart" devait être, au départ, une chanson douce et mélodieuse. Mais le traitement infligé par le duo à la compo conduit à la transe. Lightnin' chante d'un timbre moins grave que son ami de couleur. Mais la démarche est identique. Ces deux hommes s'entendent à merveille. Véritable rouleau compresseur, "Nobody else" pulvérise tout sur son passage ; et les riffs ravageurs nous plaquent au mur. "Don't just sing about the blues" nous entraîne dans l’univers de John Lee Hooker. Un boogie aux accents accablants, mais mis à la sauce du Delta. Une belle opportunité pour autoriser de belles envolées incandescentes sur le manche. Cedric chante clairement et majestueusement, le blues lumineux "That's my girl". Afin d’apporter davantage de variation dans leur répertoire, ils s'échangent leurs instruments sur trois plages chantées par Burnside. Ce dernier se montre légèrement hésitant sur la sèche. Les percus de Malcolm entrent en action. Jason Ricci est un jeune prodige de l'harmonica. C’est aussi un de leurs amis. Il souffle tout au long de "She's got somethin' on me" et "She don't love me no more", en manifestant une passion désarmante. Et se déchaîne encore sur l'hypnotique "Mad man blues". Ces deux gamins téméraires nous prennent encore à la gorge sur "Fightin" ; et ne lâchent leur prise qu’en bout de plage. Seul "Stay here in your arms" traduit une relative quiétude. Au sein de ce monde si difficile à vivre ("World full of trouble") la six cordes s’affranchit sur un tempo assez lent, pendant que Burnside cravache sur ses fûts. Un delta blues, ma foi, plutôt envoûtant. Une chose est sûre, la musique de ce duo semble susciter la curiosité des fervents de néo blues. Leur copieuse liste de concerts, auxquels ils participent, en témoigne!

 

Boston Spaceships

Brown Submarine

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Depuis la séparation de Guided By Voices, Robert Pollard multiplie les projets. En solitaire, chez Circus Devils, Psycho & the Birds, The Takeovers et la liste est loin d’être exhaustive. A laquelle il faudra désormais ajouter Boston Spacehips, un trio au sein duquel on retrouve le guitariste/bassiste/claviériste Chris Slusarenko (NDR : il était du dernier line up de GBV) et le drummer John Moen (NDR : ex Decemberists, Dharma Bums, Elliot Smith Band). 

“Brown Submarine” constitue donc leur premier elpee. Probablement le disque le plus structuré de Pollard depuis le split de GBV. Faut dire que certaines de ses dernières expérimentations étaient parfois tirées par les cheveux. Et fatalement, on y retrouve ce sens mélodique hypnotique, étrange, contagieux, très caractéristique chez la défunte formation de Dayton. Sans oublier le timbre vocal savoureux de Bob, souvent comparé à un Roger Daltrey qui aurait chopé l’accent du Midwest. Boston Spaceships, c’est un peu comme si GBV était parvenu à se renouveler. A cause de cette fraîcheur stimulante reconquise. Et le recours à la guitare sèche de Robert, n’y est pas étranger. Une sèche qu’il gratte le plus souvent, laissant le soin à Chris d’y injecter parcimonieusement l’électricité. Ce qui ne l’empêche pas épisodiquement ce denier de se libérer. Et en particulier sur le solide rock « Winston’s atomic bird », le percutant « Zero fix », le presque métallique, marécageux, « Still in Rome » et en fin de parcours une plage intitulée « Psych threat », lors d’une jolie envolée psychédélique. Les compos intègrent même un zeste de violon (NDR : le titre maître) et de cuivre (« Ready to pop »). Sans quoi, le reste de l’opus est partagé entre ballades plus pop ou imprimées sur un mid tempo. Ce retour en forme de Pollard est finalement une bonne nouvelle !

 

Steve Baker & Dick Bird

King Kazoo

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Steve est un harmoniciste qui jouit d’une certaine notoriété au sein des milieux branchés. Né à Londres, il vit aujourd'hui à Hambourg. A la fin des années 70, il avait déjà séjourné en Allemagne, en compagnie de son jug band, Have Mercy. Au fil du temps, il a acquis une solide réputation. Faut dire que sur son instrument de prédilection, c’est un crack ! Si le blues est manifestement la source principale de son inspiration, il n’hésite pas à la colorer élégamment de folk, jazz, country, funk et soul. Il se produit régulièrement sur scène, outre-Rhin, flanqué du groupe Blues Culture et du guitariste Abi Wallenstein. Il a longtemps partagé un duo avec le guitariste Chris Jones. Ensemble, ils ont d’ailleurs commis quatre albums chez Acoustic. Malheureusement ce gratteur américain est décédé en 2005.

Pour ce nouvel opus, Baker a constitué un nouveau tandem. Il a choisi pour partenaire Dick Bird, un autre chanteur/guitariste. Ils se connaissent depuis trente ans et ont partagé l’aventure Have Mercy. L’elpee privilégie essentiellement l’acoustique. La paire est régulièrement soutenue par Martin Röttger. Il joue des drums sur une plage. Et par le bassiste Martin Wichmann. Vieux pote, Henry Heggen participe à deux plages. Il a aussi été impliqué dans l’aventure du Have Mercy. Ce Floridien s’est établi, il y a bien longtemps en Allemagne, où il s'est éclaté dans de fort bonnes formations comme les Blammers et B Sharp! Il milite aujourd’hui chez les Crazy Hambones.

Notre duo débute en force par "I'll never let you go", un blues tonique imprimé sur un rythme très enlevé. Une reprise d’un des pionniers du Delta blues, Tampa Red. Baker et Bird interprètent dans un même style le "Cool operator" de Tampa Red. Plus de 6' de bonheur! Steve signe "Glad I got you", une fort jolie ballade empreinte de douceur. Dick chante passionnément cette plage soulignée par une ligne musicale tracée par des accords d’harmonica de toute grande classe. Un régal ! Leur ancienne formation, Have Mercy, renaît en quelque sorte de ses cendres lorsque Steve, Dick et Henry Heggen empruntent les accents d'un jug band sur l’entraînant "King Kazoo". Impossible de résister à cette musique simple, directe, destinée à être jouée au cœur même du public. D’ailleurs, on en a des fourmis dans les jambes. Au début des années 70, la formation britannique Mungo Jerry s’était illustrée en pratiquant un style très semblable. Souvenez-vous d’ailleurs de leur hit "In the summertime". Le message passe aussi bien la rampe, quand ils s'attaquent au répertoire des bluesmen originels d'avant-guerre. A l’instar du "Fishing blues" d'Henry Thomas. Bird est irrésistible sur ses cordes acoustiques. Du "Hair parted in the jungle" de Washboard Sam, également, exécuté en jug band, bien sûr. Et enfin de la cover du "Sliding delta" de Mississippi John Hurt. Slow blues classique, "Too long" opère un trait d’union entre le delta blues et Chicago. Une rencontre exaltante entre la musique à bouche et le bottleneck. Martin Wichmann ramène sa basse près des caisses de Rottger pour soutenir notre duo, qui chante le "Nine pound hammer" de Merle Travis, à tue-tête. Mais leurs compositions tiennent tout autant la distance. Et "No doubt about it" en est une belle démonstration. Instrumental redoutable, "Harmonica stomp" met en exergue la virtuosité de Baker à l'harmonica. L’opus s’achève tout en douceur, par un arrangement de "Great dreams from heaven", une compo écrite par Joseph Spence, un guitariste légendaire issu des îles Bahamas.

 

Greg Weeks

The Hive

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Greg Weeks, c’est le leader de la formation Espers. Mais parallèlement à cette aventure, il milite chez The Valerie Project et poursuit différents projets. Dont un en solitaire. Qu’il accomplit depuis 1998. « The Hive » constitue donc déjà son quatrième elpee solo. Un disque qu’il a enregistré dans son home studio, à l’instar du précédent opus d’Espers, « II ». Un studio qu’il a équipé de machines analogiques. Outre celles à la pointe de la technologie, dont il disposait déjà. De manière à communiquer davantage de chaleur à sa musique. Et puis, il a acquis un mellotron d’époque. Un instrument qui l’a toujours fasciné. Ce qui explique sans doute pourquoi, parmi ses influences majeures on retrouve Robert Wyatt. Et manifestement, tout au long de cet album, le spectre du mythe britannique plane. Il y a d’abord le falsetto de Bob. Différent de celui du maître. Plus monocorde. Mais falsetto quand même. Et puis le climat au sein duquel baigne la musique de ce disque. Une musique atmosphérique, languissante, envoûtante, mélodique, mélancolique. Moins jazzyfiante, quand même. Une exception qui confirme la règle, « Donovan ». Un morceau chargé de swing. Et puis, il y a de la guitare sèche, de la flûte, un chouia d’ocarina et des instruments de synthèse. Probablement un peu de guitare électrique aussi. Bref, l’ensemble tient bien la route. Même la cover anachronique du « Borderline » de Madonna se fond dans l’ensemble. Pour que votre info soit complète, sachez que Weeks a personnellement mis en forme cette œuvre. Et il faut avouer, qu’en matière de production, c’est un crack !

 

Travis

Ode to J. Smith

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Lorsque Travis sort son premier album en 1997, on ne peut que tomber sous le charme de leur musique à la fois énergique, électrique et mélodique. Même Oasis se proclame fan du groupe. Ce qui explique sans doute pourquoi la presse britannique va comparer leur « Good Feeling » au « Definitely Maybe » de la bande aux frères Gallagher. Et puis, on ne sait pas trop pourquoi, la formation écossaise va s’évertuer à rechercher la pop song parfaite. En oubliant ce qui avait fait sa marque de fabrique. Bien sûr, des hits comme "Why Does It Always Rain On Me?" ou encore “Sing” vont faire un malheur dans les charts. Et des groupes comme Keane, Coldplay ou encore Starsailor vont reprendre leur concept originel à leur compte. Et Travis alors ? Ben, il continuera bien à sortir des disques ; mais il sera incapable de se remettre en question et deviendra un autre groupe de

« Ode to J. Smith » constitue donc son sixième opus. Un elpee au cours duquel le combo écossais s’est enfin réconcilié avec la fée électricité. Enfin, sur la moitié de l’opus. A l’instar de « Chinese blues » contaminé par un son sale et hanté un piano omniprésent. Du titre maître déchiré entre angélisme et agitation. Du vivifiant « Something anything », une plage très rock, caractérisée par ses rythmes contrastés. De « Broken mirror », réminiscent de Radiohead circa « The bends ». Malheureusement, sur la seconde partie de l’album, l’intensité faiblit. Il y a bien encore ça et là quelques nappes de brouillard d’électricité. Mais aussi et surtout des ballades (« Quite free » aurait même pu figurer au répertoire de Coldplay !), des berceuses mélancoliques ou allègres. Un clin d’œil adressé aux Thrills (« Last words »). Mais plus rien de vraiment transcendant. 

 

Marryssale

Good/Soundtrack For Night Movies

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Derrière Marryssale, se cache un personnage répondant au nom d’Alain Sindera. Avant de se lancer dans une aventure en solitaire, ce Lillois avait milité au sein de différents groupes rock locaux. Faut croire qu’il s’est senti pousser des ailes en cherchant à expérimenter sa propre musique. De tendance électro, même si manifestement, il n’a pas encore renié ses premières influences (NDR : notamment Dandy Warhols, Stone Roses ou encore Jesus & Mary Chain). Très rapidement, à l’écoute de cette démo, on se rend compte que la combinaison des deux styles ne fait pas très bon ménage. En outre, l’aspect indus de ses compos n’est pas de nature à nous remplir d’optimisme. Au contraire ! Cette musique projette même, en notre for intérieur, des images de paysages du Nord, tristes et maussades. Marryssale se réserve toute l’instrumentation. Mais il ne parvient jamais à rendre la solution sonore homogène. Et on attend vainement l’étincelle… qui ne se produit jamais. A mon humble avis, ce jeune artiste aurait tout intérêt à chercher des collaborateurs et à se concentrer sur un seul instrument. Mais vu le boulot qui reste accomplir, je crains fort que la route soit encore très longue.

 

Les tentacules de Crystal Antlers

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Le premier album de Crystal Antlers paraîtra ce 6 avril. Il fait suite à un Ep éponyme paru l’an dernier. Il a été enregistré aux studios Closer de San Francisco. La formation californienne passera par la Belgique en février et en mars. Le 6 février au 4AD de Diksmuide, le lendemain au Muziekodroom de Hasselt et le 4 mars au Botanique de Bruxelles. Et aussi en France. A l’Aéronef de Lille le 19 février et à la Flèche d’Or de Paris le lendemain.

Tracklisting

1- Painless Sleep
2- Dust
3- Time Erased
4- Andrew
5- Vapor Trail
6- Tentacles
7- Until the Sun Dies (Part One)
8- Memorized
9- Glacier
10- Foot of the Mountain
11- Your Spears
12- Swollen Sky
13- Several Tongues

Pour plus d’infos : http://www.myspace.com/crystalantlers

Isis voit double

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“Wavering Radiant”, c’est le titre du nouvel album d’Isis. Il sera double et paraîtra en vinyle le 21 avril et en compact disc le 5 mai. Il a été produit par Joe Barresi (Queens of the Stone Age, Tool, Melvins) et a bénéficié du concours du guitariste de Tool, Adam Jones.

Pour plus d’infos : http://www.isistheband.com/Home.aspx

 

Si vous aimez MGMT, vous aimerez Empire Of The Sun !

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C’est ce qui s’annonce être LA révélation de l’année 2009. Les Australiens d’Empire Of The Sun, patronyme directement inspiré du film de Spielberg, datant de 1987, risquent fort bien de cartonner avec leur premier opus « Walking On A Dream », déjà dans les bacs. Petite merveille pop pleine de chaleur, ce duo possède beaucoup de points similaires à la révélation de 2008, MGMT. A écouter d’urgence !

Tracklisting :

1. Standing on the Shore 
2. Walking on a Dream 
3. Half Mast 
4. We Are the People 
5. Delta Bay 
6. Country 
7. World 
8. Swordfish Hotkiss Night 
9. Tiger by My Side 
10. Without You 

11. Breakdown 

http://www.myspace.com/empireofthesunsound

 

Fnac Unsigned Music Talents

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Le ‘Fnac Unsigned Music Talents’ est organisé pour la troisième année consécutive. L'année dernière, 5 groupes avaient été sélectionnés pour s’affronter en finale, parmi plus de 850 participants. Team William avait décroché la palme et à l’instar des autres finalistes, avaient pu décrocher leur premier contrat avec une maison de disques. Les deux albums paraîtront en 2009.

Les inscriptions au ‘Fnac Unsigned Music Talents’ seront clôturées le 28 Février 2009. Tous les musiciens belges peuvent s’inscrire sur le site http://www.soundslike.be « Brand Your Band » et y télécharger leur démo. La démo doit comprendre 4 titres dont au moins 3 compositions personnelles. Elle peut aussi être envoyée ou déposée sur CD à Fnac - Unsigned Music Talents - Groenplaats - 2000 Anvers. Info > http://www.fnacunsignedmusictalents.be

En quoi consiste le premier prix?

- 5 jours d’enregistrement dans les studios ICP – http://www.icpstudios.com
- un mastering chez Electric City – http://www.electriccity.com
- un clip vidéo réalisé par Bozo Film Company http://www.bozofilm.com
- un vrai shooting photos de presse
- une mini tournée dans les -magasins Fnac http://www.fnac.be
- un budget promo de 250 euros chez Flyer.be http://www.flyer.be

 Timing

Demi Finale: 21 mars - Gand
Demi Finale: 28 mars - Liége
Finale: 11 avril - Anvers

(Communiqué de presse)

Truc Troc s’agrandit.

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Du 31 janvier au 1er février se déroulera l’événement ‘Truc Troc’ au Bozar à Bruxelles. C’est donc l’occasion pour plus de 200 artistes de présenter et d’échanger leurs œuvres d’art sur environ 1600m2 d’espace d’exposition.

La soirée sera quant à elle sera animée par Static Dancin’ avec les Dj's Darko et Sweatshop et un live de Dave Aju (San Francisco).

Pour plus d’infos :
http://www.tructroc.be
http://www.myspace.com/staticdancin

 

Les tubercules de Booker T

Écrit par

Le 20 avril prochain paraîtra un nouvel album de Booker T. Il y a 20 ans que le mythique musicien et producteur n’avait plus enregistré de disque sous son patronyme. Lors des sessions d’enregistrement, il a notamment reçu le concours de Drive-By Truckers et de Neil Young. Intitulé « Potato Hole », il a été coproduit par Booker T et Rob Schnapf. L’ex-leader des MGs y joue de l’orgue, des guitares acoustique et électrique.

Tracklisting

Pound It Out
She Breaks
Hey Ya
Native New Yorker

Nan
Warped Sister
Get Behind The Mule

Reunion Time
Potato Hole

Pour plus d’infos : http://www.bookert.com

 

Du neuf pour Cat Power.

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Après « Jukebox », Chan Marshall alias Cat Power revient avec un EP de six titres intitulé « Dark End Of The Street ». Il s’agit à nouveau de reprises. En attendant un probable nouvel album, on poura se délecter de sa douce voix sur des titres d’Aretha Franklin, The Pogues ou encore Creedence Clearwater Revival.

http://www.myspace.com/catpower

 



Jesse Rose bosse pour Hot Chip ou l’inverse…

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Le super Dj londonien Jesse Rose a coécrit un titre de son nouvel album, en compagnie de Hot Chip. Suivant les échos qui nous parviennent, la combinaison musicale fonctionne à merveille, tant les beats house de Jesse Rose collent à merveille au le funk des nerds péninsulaires. Un morceau qui risque dès lors fort bien d’embraser la plupart des dancefloors.

Le titre est à écouter sur le site MySpace du label Dubsided : http://www.myspace.com/dubsided

Tricatel est pris qui croyait prendre….

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S’il y en a un qui semble ne jamais se fatiguer, c’est bien Bertrand Burgalat. Patron de son propre label (Tricatel), il y produit de nombreux artistes et y conçoit ses propres galettes, également. La dernière, porte le titre de « Cheri BB ». Pour en promouvoir la sortie, l’ami Bertrand viendra la défendre sur la scène de l’Orangerie ce 31 janvier 2009 au Botanique. Il sera accompagné pour l’occasion de Henning Hesse, Olivier Cussac, Julien Barbagallo (Tahiti 80) et Benjamin Libert (Aquaserge).

A souligner encore dans les activités de l’artiste, la sortie imminente de « Inedits » chez les disquaires qui reprendra comme son nom l’indique, quelques inédits et remixes savamment orchestrés. Quand on sait que cet éternel dandy a signé une mini collection pour Azzaro homme, qu’il a participé à l’écriture du dernier album de Marc Lavoine et qu’il est responsable du projet « Madame Aime » qui sortira chez Warner, on se demande où il trouve le temps de dormir. Pour info "Madame Aime" réunira reprises des années 80 interprétées par des actrices féminines, parmi lesquelles on retrouvera Virginie Ledoyen, Isabelle Carré, Cecile Cassel, Isabelle Huppert et Nathalie Baye. Ce projet verra le jour pour la St Valentin, c’est-à-dire le 14 février en France et sera distribué fin mars en Belgique.

Pour venir accueillir Bertrand au Bota : Infos et réservations : 32 2 218 37 32 ou via le site http://www.botanique.be

Toutes les infos sur la discographie de Bertrand et April March sur http://www.tricatel.com

Son Myspace : http://www.myspace.com/burgalat

of Montreal

Back To Glam

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Ils avaient fait une apparition très remarquée lors de la soirée ‘All Access’ des Nuits Botanique en mai dernier aux côtés de I’m From Barcelona ou encore We Are Scientists. Cette fois, c’est au tour de la Rotonde d’être investie par les délires sonores et visuels de of Montreal. La promo de « Hissing Fauna, Are You The Destroyer ? » à peine achevée, le quintet d’Athens remet le couvert, à guichets fermés. Entre paillettes et provocation.

La première partie était assurée par Casiokids, formation norvégienne d’electro-pop. Le risque de se planter en attestant qu’il s’agit d’une formation dont on entendra beaucoup parler dans les mois qui suivent est moindre. En effet, Casiokids jouit d’un bon petit buzz naissant sur la toile et honore celui-ci en assénant au public des beats irrésistibles extraits de « Fuck Midi!! », publié en 2006, ainsi que de leur second opus, à paraître d’ici peu. Séance de rattrapage en compagnie de Soldout le 19 février à l’AB.

Quelques instants après la fin du set de Casiokids, un drôle de personnage apparaît sur scène. Un chef d’orchestre à la tête de tigre, tiré à quatre épingles, donne le signal de départ. Pas de doute, nous assistons bien à un concert d’of Montreal. Kevin Barnes et ses acolytes suivent de près et entament un set tonitruant devant un écran projetant des bizarreries animées. Barnes joue aux Bowie, remet le Glam au goût du jour et se montre presque à la hauteur du mythe. of Montreal retrace les dernières années de sa carrière et présente son petit dernier, « Skeletal Lamping », de manière très théâtrale. Sur scène se succèdent des ninjas, de gros bouddhas dorés et approximatifs, le diable en personne ou encore Barnes dans un cercueil.

Mais le clou du spectacle nous est venu du rappel. Le chef d’orchestre à la tête de tigre se mesure alors à un Superman celle de Branchiosaure lors d’un combat courtois, aussi improbable que l’ensemble des costumes ayant défilés tout le long de la soirée. Quelques minutes plus tard, le quintet réinvestit les planches de la Rotonde et achève un spectacle des plus psychés et éclectiques par « Ever Fall In Love », honorable reprise des Buzzcocks. Le Glam est loin d’être enterré.

Organisation : Botanique