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Elena Tonra rompt le silence de son projet solo Ex:Re. La voix du combo indie-folk londonien Daughter annonce la publication de Save As, un nouvel elpee attendu pour le 30 octobre chez 4AD. Pour faire patienter l'auditoire, elle dévoile le single d'ouverture…

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Mercury Rev

Strange Attractor

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Ben là, on baigne en plein dans l’ambient. Ce « Strange attractor » n’est disponible qu’en téléchargement via le site du groupe (http://www.mercuryrev.com) et est issu des mêmes sessions d’enregistrement que « Snowflake Midnight ». Pas de vocaux, mais un ‘spoken word’ en fin de parcours. Donc un album quasi instrumental. Difficile dès lors de faire plus visionnaire. Le groupe a d’ailleurs expliqué que les onze compos de cette œuvre reflètent parfaitement leur manière de travailler depuis deux ans. Et que si les morceaux ont une fin, ils laissent à l’imagination de chacun le soin d’y trouver un prolongement. Ambient donc, mais traversé d’un zeste d’indus et épicé d’un chouia de techno. Et là je me répète, mais si vous voulez en savoir davantage, il suffit de prendre connaissance de l’interview que le guitariste Grasshopper et le drummer/claviériste Jeff Mercel ont accordée à Musiczine. Personnellement, je me demande même si les plages les plus atmosphériques de cet opus ne pourraient pas servir de bande-son aux reportages ‘Ushuaïa’ de Nicolas Hulot… Quant au reste, il est digne de la production des meilleurs artistes électro, signés chez Warp. Lorsqu’il ne prend pas carrément ses sources chez un maître comme Terry Riley. Un avis que partagent d’ailleurs de nombreux magazines spécialisés britanniques…

 

Minyeshu

Dire Dawa

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Danseuse et chanteuse pour le théâtre national éthiopien depuis l’âge de six ans, Minyeshu a quitté l’instabilité de son pays natal pour venir s’installer en Europe. Ce deuxième album solo de la chanteuse propose le mariage de chants, rythmes et instruments typiquement éthiopiens à des styles proches du jazz (« Buna »), du pop/rock et même du reggae (sur « Afrika »). Le beau et épuré « Tileshign  athidg »  constitue l’exception stylistique de « Dire Dwa ». Le reste de cet album, dont le titre rend hommage à la ville natale de Minyeshu, cherche beaucoup trop à mélanger les genres. Une formule qui risque fort de rebuter les fans purs et durs de musique éthiopienne, telle qu’elle est magnifiquement représentée dans les compilations « Ethiopiques ». Ce qui n’enlève rien à la qualité du disque. Car malgré quelques aspects un peu ‘occidentalisés’, il recèle quelques très bons moments mélodiques et peut constituer un bon point d’entrée dans la très riche et complexe musique éthiopienne.

 

The Mirror Conspiracy

Live at Lantaren/Venster

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Enregistré en concert dans un club de Rotterdam, cet Ep cinq titres, majoritairement instrumental, témoigne des premiers pas d’une formation composée de vétérans du post-rock hollandais des années 90. Les longues plages instrumentales trahissent les racines post-rock des cinq gaillards mais témoignent aussi d’un amour certain pour le jazz rock des années 70 et les incursions contemporaines d’Erik Truffaz. Des synthés baroques, des guitares wah-wah, des touches de violons s’articulent autour d’improvisations ‘modales’ (basées sur un thème mélodique unique) pas toujours inspirées. On est proche des ambiances de l’album « Bitches Brew » de Miles Davis (en beaucoup mois bien, évidemment), à la différence près que les thèmes mélodiques de The Mirror Conspiracy sont ancrés dans le rock et non dans le jazz. Autre différence fondamentale : ces cinq titres manquent singulièrement de magie. Les impros fleurent un peu la musique de galerie commerçante et les thèmes manquent du souffle nécessaire pour qu’on se sente transporté dans un autre monde. Pour les amateurs du genre, donc ; et encore…

Misery Index

Traitors

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Votre serviteur a toujours été un adepte du bon death metal old school. De Morbid Angel à Obituary, de Carcass à Suffocation, de Mayhem à Immortal, dans un registre plus black, la surenchère de la brutalité métallique n’a jamais été un problème. Je confesse toutefois que mes chastes oreilles ont été peu réceptives à des formations telles que Napalm Death, Dying Fetus, Cannibal Corpse, et autres tueurs qui ont engendré la vague death/grindcore.

Misery Index appartient sans nul doute aux héritiers de ce courant, et doit autant à Brutal Truth qu’au combo punk hardcore Discharge, une référence en matière de rock violent. Misery Index possède le grand mérite de ne pas céder à la tentation d’exploiter les grands clichés du style, et n’est pas de ceux qui pratiquent la langue de bois. C’est bien d’un groupe engagé dont il est question. En bons visionnaires de la situation mondiale, Misery Index éructe sur les malversations des dirigeants d’une Amérique en pleine récession économique. Autant dire que les banques, les politiques, les religieux et les marchands d’armes en prennent pour leur grade, au fil des onze chapitres de cette œuvre âpre, dérangeante, robuste… Courses folles contre la vitesse, guitare outrancières et chant haineux pour un combo qui soigne, malgré tout, sa différence avec ses pairs. Car Misery Index possède un son bien à lui et nous offre des titres groovy et des riffs particulièrement bien soignés. Bien plus qu’une copie de Cannibal Corpse ou de Pig Destroyer, le bolide assène ses coups de massue avec panache, tout en bottant les fesses de ceux qui dirigent le monde. « Traitors » va enflammer les amateurs de death/grind à défaut de pulvériser la planète !

 

Rupa & The April Fishes

Extraordinary Rendition

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La chanteuse Rupa peut se vanter d’un parcours hors du commun. Fille d’Indiens installés à San Francisco, elle est retournée dans son Inde natale afin de poursuivre sa scolarité, avant d’atterrir dans le sud de la France, où elle est entrée en contact avec la culture Rom. Elle est revenue à San Francisco pour suivre des études de médecine et chanter dans les bars et cafés du coin. Accompagné des April Fishes, elle sort « Extraordinary Rendition », un elpee presque entièrement chanté dans un français un peu maladroit. Entre légèreté et gravité, cet album hésite entre ambiances manouches et bal musette. Et le tout est souligné par quelques touches de jazz enfumé ainsi que de folklore balkanique. Tirant un peu sur la longueur, cet opus uniforme souffre un peu des limitations vocales de Rupa et d’une inspiration mélodique pas toujours optimale. Tout n’est pas à jeter (« Une américaine à Paris »), mais ce disque est surtout réservé aux fans de musique acoustique festive et à ceux qui ne jurent que par l’exotisme un peu toc de Pink Martini.

The Skull Defekts

Blood Spirits And Drums Are Singing

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C’est en accusant un retard assez substantiel que ce « Blood Spirits And Drums Are Singing » est chroniqué. Une sacrée tranche de noise rock sans concession proposée par ce quatuor suédois. Les six longs titres de cet album rappellent pêle-mêle les stridences industrielles des premiers Einstürzende Neubauten, le hardcore expérimental des années 90 (Big Black, Jesus Lizard en moins drôle), les atmosphères paranoïaques et les rythmiques martiales des Swans. Vous l’aurez compris, il ne s’agit pas ici d’un disque que vous pourrez passer dans n’importe quelle soirée, sauf si vous avez envie de casser l’ambiance ou de faire déguerpir vos invités… Blague à part, ce disque tribal séduira les fanas de ‘drones’ et d’expérimentations sonores bruitistes. Sombre et sans concession, à l’instar du très bon et dansant « Rythm Is The Key ».

Tahiti 80

Activity Center

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Après avoir tâté de la soul et du rhythm’ blues sur “Fosbury”, sous la houlette des Yankees de N.E.R.D., expérimenté l’une ou l’autre aventure en solitaire (Xavier sous le pseudo Axe Riverboy, Pedro au sein d’un projet électro-dub baptisé MaRadioStar et Médéric à travers un concept electro lo fi répondant au patronyme de Rainbow Dogs), Tahiti 80 a décidé d’en revenir à ses sources. C'est-à-dire à de la pop fondamentale et sophistiquée. Qui navigue aujourd’hui quelque part entre les Zombies et Nada Surf, sans les envolées de guitare. C’est d’ailleurs le groupe rouennais qui s’est chargé de la mise en forme des douze plages de l’opus. Un disque dont le titre est inspiré d’un jouet Fischer Price destiné à l’éveil du nourrisson. Les musiciens de la formation ont même expliqué qu’il recèle tellement de boutons et d’alternatives, qu’ils ont fait le rapprochement avec leur studio. Les harmonies vocales sont limpides, parfois même ‘brianwilsonesques’, les mélodies ensoleillées, contagieuses, rafraîchissantes, l’instrumentation impeccable, la production raffinée (il y a même quelques arrangements de cuivres sur le slow très sixties « Fire escape » ainsi que sur « Come around » et un zeste de clavier vintage épice « Unpredictable »). La plupart des compos sont allègres et vous donnent même envie de les fredonner sous la douche. Alors que manque-t-il (NDR : rien à voir avec le coureur cycliste français décédé en 1987) à Tahiti 80 pour faire la différence. Le succès. Et là, il n’y a que le public qui peut décider…

 

Emiliana Torrini

Me And Armini

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Résolument frais et bienveillant, « Me and Armini » glisse sur la peau. De sa voix douce, Emiliana Torrini caresse les pensées chiffonnées du matin. On ne s’en plaindra pas. On n’y cherchera pas non plus midi à quatorze heures. Ce troisième album de l’Islandaise s’écoule sans heurts comme sans véritable saillies. Bien moins torturées que Björk, son éternel terme de comparaison –même label, nationalité et timbre de voix– les narrations d’Emiliana ne tombent pas pour autant dans la monotonie. « Me and Armini » couve un improbable reggae lascif (dans la lignée de la reconversion de Sinead O’Connor) ; « Jungle drum » se laisse emporter par une  fraîcheur et franchise sans réserve. « Birds » achemine en acoustique les courbes de la mélancolie. Des tons changeants à l’image d’un passé métisse, comme dira en interview l’Italienne/Islandaise émigrée à Londres.

L’album délaisse ainsi les humeurs trip-hop de "Love in the Time of Science" (1999) et la candeur folk de « Fisherman’s woman » (2005) pour zigzaguer au travers d’un éclectisme assumé. Par-ci s’immiscent un pedalsteel, un glockenspiel, un mélodica. Par-là s’affolent des guitares sèches et un piano lascif. Mais c’est surtout  lorsque les morceaux outrepassent la ballade romantique que l’album prend son envol. Le relief grimpe surtout lors du fantastique « Heard it all before », où, sur une rythmique franche et des vocalises plus trempées –inévitablement comparables à Björk– Emiliana Torrini allie sensualité et détermination. Pourvu que ce filon soit mis à découvert pour un prochain album où la douceur s’enroberait davantage de tempérament.

 

Un double album pour An Pierlé

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Après 10 années de carrière, An Pierlé a décidé de compiler ses singles et des raretés sur un cd et quelques unes de ses prestations ‘live’ sur l’autre. Ces sets enregistrés en public ont été immortalisés à l’AB, au Mandarin-Casino de Hambourg et au petit cabaret/cirque d’hiver parisien Le Zèbre De Belleville. Intitulé « Singles & Rarities », ce double elpee paraîtra ce 17 novembre.

Tracklist CD1 - Singles & Rarities:

1. Are Friends Electric (never released on an An Pierlé album)
2. Mud Stories
3. Tower (remix)
4. Anytime You Leave (new version)
5. As Sudden Tears Fall
6. Sing Song Sally (adult radio mix)
7. Here In The Woods (version with Mons Orchestra)
8. How Does It Feel
9. Jupiter (radio edit)
10. Mary’s Had A Baby (unreleased)
11. Need You Now (unreleased)
12. Eldorado (unreleased)

13. (Il est 5 heures) Paris s’éveille Ghosttrack…

Tracklist CD2 - Live:

1. Tenderness (AB)
2. Medusa (AB)
3. Mexico (AB)
4. The Days Of Pearly Spencer (AB)
5. Sorry (AB)
6. Many Roads (Hambourg)
7. How Does It Feel (Hambourg)
8. Helium Sunset (Hambourg)
9. Sing Song Sally (Hambourg)
10. Not The End (Hambourg)
11. Jupiter (Paris)
12. Good Year (Paris)
13. Snakesong (Paris)

14. Need You Now (Paris)
15. Mud Stories (Paris)

Pour plus d’infos : http://www.white-velvet.com

 

 

Et de neuf pour Animal Collective…

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Le neuvième opus d’Animal Collective paraîtra ce 20 janvier 2009. Il a été enregistré début 2008, aux studios Sweet Tea Recording à Oxford, dans le Mississippi, sous la houlette de l’ingénieur du son Ben Allen. Il s’intitulera « Merriweather Post Pavilion ». La formation se produira ce 17 janvier au Stuk à Louvain.

Tracklisting

1. In The Flowers
2. My Girls
3. Also Frightened
4. Summertime Clothes
5. Daily Routine
6. Bluish
7. Guys Eyes
8. Taste
9. Lion In A Coma
10. No More Runnin
11. Brothersport

Pour plus d’infos : http://www.myanimalhome.net

 

 

Lancement du Riffsclub !

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Le Riffsclub prend son envol à Mons et proposera une triple affiche.

C'est-à-dire :

(the)silentdays + Freaky Age le 13/11, à l'Auditorium Abel Dubois
isola + Mint le 14/11, à l'Auditorium Abel Dubois
Malibu Stacy (+support act) le 13/12, à la Chapelle, 5 rue des Telliers

 

Paul McCartney ressuscite The Fireman

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Paul McCartney a décidé de remonter son projet musical The Fireman. Il a rappelé ainsi son collaborateur Martin ‘Youth’ Glover, mieux connu pour avoir été le bassiste de Killing Joke et puis aussi comme producteur. Il s’agit du troisième projet en commun, les deux précédents, « Strawberries Oceans Ships Forest » et « Rushes » avaient vu le jour respectivement en 1993 et 1998. Si ce nouvel opus devrait à nouveau baigner dans la techno/ambient, il bénéficiera de parties vocales. Cependant, nous ne disposons encore d’aucune info relative aux noms de ces collaborateurs. C’est l’ex-Beatles qui a composé toutes les chansons.

Tracklisting

1. Nothing Too Much Just Out of Sight 
2. Two Magpies 
3. Sing the Changes 
4. Traveling Light 
5. Highway 
6. Light from Your Lighthouse 
7. Sun Is Shining 
8. Dance 'Til We're High 
9. Lifelong Passion 
10. Is This Love? 
11. Lovers in a Dream 
12. Universal Here, Everlasting Now 
13. Don't Stop Running 

Pour plus d’infos : http://www.thefiremanmusic.com

 

 

Tom Poisson riche à millions…

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Tom Poisson ressort son album « Riche à Millions ». Il est en tournée actuellement dans toute la France et donnera un concert événement à l’Alhambra le 12 décembre 2008  lors d’un spécial « Tom Poisson & friends » ; plusieurs invités donc, et beaucoup de surprises !

Pour voir le clip de « Mon amis sans voix » :
http://fr.youtube.com/watch?v=JL7f2IOwJdA
http://www.dailymotion.com/relevance/search/mon%2Bami%2Bsans%2Bvoix/video/x4f3w9_tom-poisson-mon-ami-sans-voix_music
http://www.wat.tv/video/tom-poisson-mon-ami-sans-voix-10jkz_iedf_.html
http://www.wideo.fr/video/iLyROoafYTN8.html

Pour plus d’infos : http://www.tompoisson.com et http://www.myspace.com/tompoisson

 

Trois sorties pour Coldplay

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Coldplay sortira le 24 novembre un nouveau single, “Lost”, un Ep intitulé « Prospekt’s March » contenant des nouvelles compos et une édition spéciale de l’album « Viva La Vida ». Sur le single, figurera une version pour laquelle Jay-Z a participé.

Lost! (également disponible en téléchargement digital)

Lost!
Lost?
Lost@ (Live at United Centre, Chicago)
Lost+ (With Jay-Z)

Prospekt’s March Ep

Life in technicolor ii
Postcards from far away
Glass of water
Rainy day
Prospekt’s march/poppyfields
Lost+
Lovers in japan (Osaka sun mix)
Now my feet won’t touch the ground

Les morceaux de l’Ep figureront sur l’édition spéciale de “Viva La Vida”, intitulée “Viva La Vida Prospekt’s March Edition”.

Pour plus d’infos : http://www.coldplay.com

 

Dan the Automator produit le nouvel album d’Anaïs

Écrit par

C’est le 10 novembre que paraîtra le nouvel elpee d’Anaïs. Lors des sessions d’enregistrement, elle a reçu le concours de toute une série d’invités ; et notamment l’ex-Faith No More Mike Patton, Damon Albarn, Prince Paul, Franz Ferdinand, Chris Isaak et Pharell Williams. L’opus a été mis en forme par Dan The Automator dans les studios de Dan, à San Francisco.

Tracklisting

Le 1er Amour
I Love You (From The Amber Story)

Elle Me Plait
Malheureux
J'sais Pas
Moi Qui Croyais
Entre 2 Verres
Farniente
Peut-Etre Une Angine
Si J'avais Su Que Notre Amour
Je Voudrais Partir En Week End
Qui C'est La Fille Sur La Photo
Elle Sort Qu'avec Des Blacks/Ghost Song
Maybe Just a Flu (version anglaise)[Pre-Order Only]

Pour plus d’infos : http://anaisinyourface.free.fr

 

Un best of pour Tina Turner

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Un ‘best of’ de Tina Turner est dans les bacs depuis ce 20 octobre. Il n’intitule tout simplement « Tina » et recèle néanmoins deux nouvelles compos. Ce disque découpé en 18 plages est également disponible en version digitale. Il annonce une nouvelle tournée mondiale qui passera par Paris Bercy les 16 & 17 mars 2009. Elle se produira également quatre fois à Cologne, Londres, Manchester et Munich, trois fois à Hambourg et Anvers, deux fois à Vienne et Arnhem.

Tracklisting

Steamy Windows
River Deep Mountain High [version différente en digital]
Better Be Good To Me

The Acid Queen [version différente en digital]
What You Get Is What You See
What’s Love Got To Do With It
Private Dancer
We Don’t Need Another Hero (Thunderdome)
I Don’t Wanna Fight
Let’s Stay Together (live à Amsterdam, 1996) [inédit en CD]
I Can’t Stand The Rain (live à Amsterdam, 1996)
GoldenEye
Addicted To Love (live au Camden Palace, Londres, 1986)

The Best (live à la Wembley Arena, Londres, 2000) [inédit en CD]
Proud Mary (version 1993)
Nutbush City Limits

Bonus Tracks

It Would Be A Crime [nouvelle chanson exclusive]
I’m Ready [nouvelle chanson exclusive]

Pour plus d’infos sur sa tournée : http://tinaturnerlive.com

 

Arthur H

L’autodérision sous les étoiles

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C’est sous sa parure d’étoffe rouge, parsemée de 1000 étoiles, que l’ABBox recevait Arthur H, ce mardi 22 octobre 2008. Le début du set est prévu à 20h00. Pourtant, 10 minutes avant qu’il ne commence, le public est plutôt clairsemé. Et est composé en majeure partie de quadras ; les trentenaires reprenant pour la circonstance le rôle des ados… On croise de nombreux couples. Ils attendent, la main dans la main, la montée sur scène de ce clown chantant. L’ambiance est ‘love’. Le Français est venu défendre « L’Homme du Monde », son dernier album. Il s’agit ce soir, de la quatrième date de la tournée. Il y a donc fort à parier que le groupe n’a pas encore posé toutes ses marques et que le spectacle ne sera ainsi pas encore formaté. Le public est calme, un peu trop à mon goût. Je prépare mon carnet de notes en enfilant quelques décilitres d’houblon. La salle se remplit au compte-gouttes.

20h10. Sous un bruit de tonnerre, les musiciens prennent place. Le décor est composé de gratte-ciels éclairés. Le tout dans un ensemble chaotique à la Fritz Lang. Pensez à Métropolis. L’envolée des musiciens amplifie cette ambiance électrique. Ils déversent un brouhaha qui vous plombe littéralement, mais en même temps pousse le public à river les yeux vers le podium. Vêtu d’une veste dorée, Arthur H fait son entrée. Le micro à la main, il salue l’assemblée en entonnant « Candy Chérie ». Il enchaîne directement par « Radio City Light ». L’artiste semble avoir l’intention de se livrer corps et âme, ce soir. Il empoigne une guitare sèche et nous balance « L’Abondance », une ballade, ma foi, folk. Le public se réveille et frappe dans les mains. L’ambiance monte d’un cran. Sans doute rassuré par l’accueil que lui réserve l’audience, le Français marque une petite pause et laisse souffler ses musiciens. Jamais avare d’un bon mot, souvent teinté d’ironie, il déclare être content d’être venu se produire dans cette salle mythique qu’est l’AB. Que pour une fois, il ne devra pas jouer entre les plantes et les piranhas. Manifestement, il fait ici alors illusion au Botanique, où il a l’habitude d’établir ses quartiers bruxellois. Se moquant de la crise actuelle, il invite à oublier les milliards que l’on a tous perdu. Il entonne « Si tu m’aimes » et embraie par « Chercheur d’Or », que les spectateurs acclament chaleureusement. « Luna Park » et « Est-ce que tu m’aimes ? » marquent un retour au dernier album. Ce dernier morceau est interrompu par la claviériste, qui coiffée d’un chapeau de cowgirl, joue du lasso et s’assied sur un tabouret pour fredonner à la manière de Marylin Monroe, « The River of The no Return ». Arthur H, son bassiste et son batteur viennent poser des chœurs gospel. L’ambiance est bon-enfant. Personne sur les planches n’a l’air de se prendre au sérieux. Et le public est hilare. « Mon Nom est Kevin B » précède « Dance With Madonna ». Ce dernier morceau, le chanteur le présente en revenant sur les drames qui se jouent actuellement. S’offusquant avec un brin d’humour, de la Marseillaise sifflée récemment lors d’un match de foot, il relate aussi les problèmes de couple que Guy Ritchie et l’héroïne de cette dernière chanson, traversent. Après « The Goddes of Love & The Bizness Man », le combo marque une nouvelle pause en laissant seul sur scène Monsieur H. Il excuse cependant leur absence, prétendant qu’ils sont gênés : ‘Ils ont tellement honte que je me plante, qu’ils se sont cassés !!’ lance-t-il. Il éprouve, en effet, des difficultés à se souvenir des accords de « Le Nantais », qu’il finira par sublimer de sa voix rauque, sa marque de fabrique. Et dédie cette chanson feu sa Mamie, qui habitait Liège. La formation est à nouveau au poste pour attaquer « La Naissance d’un Soleil » et «  Ma Dernière Nuit à New York City ». Replantage de l’artiste sur l’intro d’« Adieu Goodbye ». Il faut avouer qu’il n’a plus trop l’habitude de servir d’une gratte, le bougre. Il a même privilégié le piano lors de la confection de son dernier opus. Mais les cordes vont vite plier sous le talent, et la mémoire de l’auteur va rapidement refaire surface. Pour un début de tournée, les erreurs sont rares. On sent une excellente homogénéité et une excellente entente entre les différents musiciens. On perçoit déjà la fin du concert, lorsque s’éclairent à nouveau, les rideaux pourpres de la salle. Des milliers d’étoiles scintillent et illuminent de leur poésie, le très touchant « Cosmonaute Père et Fils ». Il est 21h50, il y a déjà 100 minutes que le groupe joue. Il remercie les auditeurs et tire sa révérence.

Le public reste un peu sur sa faim et réclame un rappel, qu’il sait déjà acquis. Arthur H s’est changé avant de revenir saluer une dernière fois son auditoire. Il a revêtu les habits de Super H. En fait, hormis la lettre imprimée sur le torse, il a enfilé le même costume que celui de Superman. Le slip jaune est de rigueur. Au lieu d’accorder une dernière chanson, il a envie de jouer avec son public. A l’instar d’un comique du music-hall, il empoigne le micro et cherche à le faire réagir. En lui demandant de participer à un exercice de lazzis. De siffler la Marseillaise, tout en revenant sur l’ampleur que cet épisode a prise. Et les spectateurs jouent le jeu quand il entonne ‘Allons enfants de la patrie …’. La cacophonie est telle, qu’il demande de monter la puissance de son micro. A nouveau tout le monde se marre. Lui en premier. Afin de sortir dignement de scène comme il y est monté, le groupe offre une dernière bonne vieille chanson. « Cool Jazz » vient donc clore les festivités ; et c’est sous les applaudissements chaleureux, que les 5 artistes saluent pour de bon, leur public. Les lumières se rallument, les amoureux s’enlacent une dernière fois avant de penser à quitter la salle ; et moi je me grouille sinon je vais louper mon métro. Je me rends compte que je suis bien le seul à me dépêcher de quitter les lieux. Tout le monde en effet, semble vouloir prolonger un instant encore, ce fort sympathique moment que nous avons partagé. Dommage que le show n’ait pas attiré plus de foule. Il y aurait sans aucun doute eu, plus d’heureux dans la ville…

Organisation Live Nation 

Soulwax

Radio Soulwax : Part Of The Weekend Never Dies (Dvd)

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Depuis près d’un an, les frères Dewaele tournent sans cesse aux quatre coins du monde. Qu’ils militent au sein de Soulwax ou de 2 Many DJ’s, les Gantois poussent la barre très haut sur la scène électro et ne possèdent à l’heure actuelle aucun rival en matière de bootlegs. Et ce n’est pas pour rien qu’on les appelle encore et toujours ‘The Bootleg Kings’.

Entre remixes et production, Soulwax ne parvient toujours pas trouver le temps de composer ; et il faudra certainement être patient avant de les revoir nous proposer un album rock. Pias a dès lors proposé au combo de mettre en œuvre un documentaire consacré à cette longue et exténuante tournée. Bien que peu enthousiaste à l’idée de tourner un film, le groupe a accepté finalement le challenge, mais en en posant une condition unique : le choix du réalisateur. C’est sur Saam Farahmand qu’il s’est porté.

« Part Of The Weekend Never Dies » nous plonge dans l’univers électro trash du groupe contemporain le plus dansant. Au travers d’interviews d’ami(e)s, de fans, de producteurs et artistes (Tiga, Justice, James Murphy, Erol Alkan, etc) l’histoire de ce groupe belge fascinant est illustrée par de petites anecdotes amusantes et parfois sensibles. Durant 69 minutes, nous découvrons la face cachée des fameuses soirées ‘Radio Soulwax’. Les coulisses y sont le plus souvent représentées et les images de leurs shows nous font vivre d’énormes sensations. Et si ces images marquent les esprits, c’est qu’il faut surtout souligner l’impressionnant travail de montage de ce dvd. A l’aide d’une seule caméra, le réalisateur réussit à proposer des plans hallucinants. Un travail de longue haleine opéré par Saam Farahmand qui est parvenu à refléter le plus fidèlement possible le portrait des Nordistes. On retrouve également sur ce dvd quelques bonus dont « Nite Versions Live at Fabric and 120 other places » ainsi que des commentaires. La petite surprise procède de la collaboration apportée par SoMe, graphiste ‘maison’ du team Ed Banger qui a concocté avec un humour correspondant parfaitement à Soulwax, l’introduction de ce documentaire.

Bref, ce film montre à quel point l’influence de Soulwax est énorme dans l’univers du dancefloor ; et qu’on le veuille ou non, Stephen et David Dewaele prouvent au travers de ce dvd qu’ils sont bel et bien les parrains des nuits sans fin ! Et cette remarque, je ne suis pas le seul à la partager. 

Todd Rundgren

Arena

Écrit par

Todd Rundgren vient de fêter ses 60 balais en juin dernier. Pas n’importe qui, puisque non seulement il est multi-instrumentiste, compositeur, interprète, chanteur, ingénieur du son et producteur, mais il est surtout un expérimentateur invétéré. En 1992, il avait ainsi été le premier à proposer des œuvres interactives. Et aujourd’hui encore, il est toujours à la pointe de l’aventure et de l’innovation. Le succès, il ne l’a récolté qu’au cours des seventies. Et s’il a pu continuer à expérimenter, c’est à cause de son talent de producteur. Ce qui lui a permis d’arrondir ses fins de mois. Il a ainsi bossé pour The Band, Patti Smith, les Sparks, les New York Dolls, XTC, Psychedelic Furs, Iggy Pop, et la liste est loin d’être exhaustive. Et constitue une influence majeure pour Prince…

Il vient donc d’enregistrer un nouvel album. Chez lui à Hawaii, là où il vit aujourd’hui. Et difficile de faire plus solo, puisqu’il y joue à l’homme-orchestre. Todd y a quand même privilégié la guitare, même si les accents prog, les pastiches et les clins d’œil jalonnent l’intégralité de l’opus. Pastiche d’AC/DC sur l’hymnique « Strike », un morceau au cours duquel il hurle même comme feu Bon Scott, de Deep Purple circa « In rock » sur le pseudo boogie « Gun ». Clin d’œil à Led Zeppelin sur l’enlevé « Panic » (NDR : ce riff de guitare !), mais aussi sur le blues rock rampant « Weakness », un slow abordé dans l’esprit du tubesque « Since I’ve been loving you », malgré des variations ‘rundgreniennes’, au Floyd sur le cosmique « Afraid » et à Metallica tout au long de « Mercenary », malgré l’un ou l’autre intermède plus atmosphérique. Sans oublier l’interlude planant chanté à la manière de Sting, infiltré au beau milieu du single potentiel « Today ». Un morceau irrésistiblement dansant, dynamisé par des percus excitantes, presque latino (des boîtes à rythmes ?) et balisé par une ligne de basse grondante. Sans quoi, hormis l’autre boogie « Mountaintop » et le décapant « Mad », le reste de l’elpee nous replonge dans un style plutôt éthéré, développé en compagnie de Utopia, au cours des seventies. A l’instar de l’approche bluesy, ‘hendrixienne’ exercée sur « Bardo » ou sur le très mélodique et emphatique « Courage ». Caractéristique de l’album, ses 13 titres se résument à un seul mot. Enfin, on épinglera à nouveau la qualité de ses textes à caractère sociologique. Mais ici, il faut quand même une bonne connaissance de la langue de Shakespeare, pour pouvoir en disserter…

Queen

The Cosmos Rock

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On ne croyait plus à la possibilité de voir naître un nouvel opus de Queen. Depuis 1995, année de la sortie du posthume « Made in Heaven », plus rien n’a été publié du côté de ‘Sa Majesté’. On connaissait la passion commune de Mercury et de May pour Paul Rodgers et la formation Free. Mais on n’imaginait pas que le guitariste à la longue chevelure bouclée et son compère de batteur Roger Taylor s’embarqueraient avec Paulo lors d’une tournée mondiale baptisée ‘Queen + Paul Rodgers’. Pour concrétiser définitivement cette nouvelle association, quoi de mieux que d’enfanter d’un véritable album studio ? Mais soyons sérieux. « The Cosmos Rock » n’est pas un album de Queen. On ne ressuscitera jamais le regretté Mercury. Mais pourquoi donc ne pas avoir intitulé cette plaque May Rodgers and Taylor ?

Il y a bien eu Emerson Lake And Palmer, alors… Bref, ce manque total d’honnêteté, qui relève du pur business, n’enlève rien à la qualité artistique de l’objet, car « The Cosmos Rock » comporte un sérieux paquet de bonnes chansons variées, passant du blues au hard, de la pop à la soul. Pas mal de piano au menu et des influences évidentes. Comme ce « Time to Shine » que l’on pourrait imaginer rendre un hommage au « Pinball Wizard » des Who. Caractérisé par ses phrasés à la UFO ou à la Thin Lizzy, « Warboys », le meilleur du lot, sonne absolument heavy. Sublime ! Puis viennent toute une série de chansons beaucoup plus directes, orientées pop/rock à l’instar de « Cosmos Rockin », du single « C-lebrity » un brin plus hard, et du joyeux « Surf’s Up… School’s Out ! » et son harmonica déjanté. Sur « Voodoo », un blues diablement efficace, Brian et Paul se complètent à merveille, tandis qu’un clin d’œil à l’intro de « We Will rock You » apparaît sur le stonien « Still Burnin ».

Soulignons enfin la production énorme de ce pavé riche de 14 titres dédicacé évidemment à la mémoire de Freddie Mercury. On regrette qu’il ne soit pas également dédié au regretté Paul Kossof !

Peter, Björn and John

Seaside Rock

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Aussi sympas que Riri, Fifi et Loulou. Aussi charmeurs que le Bon, la Brute et le Truand. Aussi généreux que Melchior, Balthazar et Gaspard, revoici Peter Bjorn et John, les bras chargés de cadeaux. Souvenez-vous de ce trio suédois. Il nous avait ensorcelés en 2006, de son single « Young Folks », une ballade qu’on avait irrésistiblement envie de siffloter, après l’avoir écoutée. Pas vraiment connu de la grande scène jusque là, ce tube planétaire est parvenu à faire sortir de l’ombre notre combo. Occasionnant par ce truchement, la réédition de leurs premiers très bons elpees, « Peter Bjorn & John » de 2002 et « Falling Out » de 2005, tout en aidant à booster au box office, leur galette de l’époque : « Writers Block ».

Certainement remis de leur montée fulgurante dans les charts mondiaux, les trois Suédois se sont remis au travail pour leur quatrième long playing. Et quel travail mes enfants ! Possédant à présent les clefs du succès, Peter, Bjorn et John auraient pu tout simplement se rendre chez un serrurier afin de copier le trousseau et nous ressortir un ersatz de leur succès. Trop facile pour Peter Morén, Björn Yttling et John Eriksson. Plutôt que d’assurer sans se mouiller, le trio a décidé de ramer à contre-courant de la démarche facile. La première caractéristique de cette émulsion provoquée par « Seaside rock » s’explique par l’absence de voix chantée, tout au long des 10 plages proposées. La galette n’est pratiquement qu’instrumentale. Autre particularité qui vaut le détour, le trio à décidé de rendre hommage à leur beau pays, en intégrant style musical et instruments qui les bercent depuis l’enfance. C’est ainsi que de « Inland Empire » à « At The Seaside » on se sent à la fois fouetté par le vent de ces contrées et enroulé en même temps par la chaleur des récits des pêcheurs, parsemé le long de l’album. Un voyage d’une durée de 41 minutes, au cours duquel la valse des émotions fait la nique à l’étiquette pop gentillette que l’on avait vite attribuée au groupe. Simple et profond, la sobriété de cet opus n’affecte en rien la chaleur habituellement transmise sur les précédents essais. « Seaside Rock » est un exemple de liberté d’expression et de prise de risque. Impossible donc de passer à coté de ce petit bijou sans le remarquer et en faire bonne presse. Dont acte.