La nation fantôme de The Besnard Lakes…

Le septième opus de Besnard Lakes, « The Besnard Lakes Are the Ghost Nation », paraîtra ce 10 octobre, confirmant ainsi son statut de l'un des groupes les plus constants de ces 20 dernières années, dont la vision et la qualité sont difficilement égalables…

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La vie explosive de Fine Lame

Groupe de rock poétique incisif, enflammé, tumultueux, exalté, tranchant, Fine Lame convoque le rock français à appétence littéraire et la tradition du spoken word anglo-saxon. Le groupe a sorti un premier Ep 5 titres le 29 novembre 2022 qui évoque tant le…

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Various Artists

Loose Selections

Des folkeux de tous bords, parfois un peu rednecks, voire profondément casse-burnes : tel est le programme de cette compile du label Loose Music, qui fête ses cinq ans. Le " country and western ", revu à toutes les sauces (américaine, tex mex, ketchup,…), a de nouveau la cote, on commence à le savoir. On ne vous parlera pas de tous les groupes présents sur ce disque-anniversaire, puisqu’une bonne moitié y ressasse avec indigence ce qui a déjà été fait dans le style : The Handsome Family, Vera Cruise, Steve Turner de Mudhoney (eh oui…), etc. A ceux-là, on conseillera donc de revoir leur bréviaire de la country, et de se recycler à la télé, dans un boulot d’évangéliste par exemple. Les imitateurs de Bryan Adams (Peter Bruntnell), des Goo Goo Dolls (Horse Stories) et de Tammy Wynette (The Arlenes) n’ont quant à eux pas trop de souci à se faire : il y a toujours, dans le music business, de la place pour les imposteurs (mais qui voudrait d’un ersatz de Bryan Adams, quand l’original donne déjà la nausée ?). Restent donc une poignée d’artistes qui valent vraiment la peine, souvent dans un registre plus alternatif : Wiskey Biscuit, Hayden, Hawksley Workman et Willard Grant Conspiracy. A noter également deux beaux solitaires en pleine dépression alcoolique (Chris Mills, Paul O’Reilly) et du hillbilly comique façon " O’Brother, Where Are Thou ? ", interprété par les ineffables Jim & Jennie and the Pinetops et The Corb Lund Band. Hi haaa ! ! !

Various Artists

Lexoleum

Lex incarne un peu la branche hip hop de Warp : comme la maison-mère, son leitmotiv serait donc de conjuguer expérimentation et goût des mélodies, à la sauce black, rap, trip hop. Cette compilation de compilations (les trois premières du label, sorties en catimini) s'avère une excellente introduction à l'univers décalé du label, situé à la croisée des chemins des délires d'Anticon, de l'abstract hip hop de DJ Krush et des vannes old school de Quannum. En ouverture, Lex sort direct le grand jeu, avec le trip-hop malade de Boom Bip, cousin fantôme de DJ Shadow… Le rappeur Tes (son dernier album, " X2 ", vient de sortir) accélère la cadence par un rap ravageur et futuriste, mais jamais élitiste. A peine a-t-il fini de débiter ses invectives qu'une troupe de joyeux drilles (les Mummy Fortuna's Theatre Company) déboule sans crier gare, avec leur flow mitraillette sur fond d'ambient à la cLOUDDEAD. Puis c'est Sage Francis (ici avec Joey Beats), pensionnaire d'Anticon, qui reprend la barre : couché sur un piano branque qui lui donne le mal de mer, il conduit le navire sans éviter les vagues. Plus loin, Edan nous gratifie d'une instru chaleureuse à la RJD2, tandis que Kid Acne joue à Dracula, jonglant avec les samples et les scratches. Peaches et Mignon, perdues dans cet univers de mâles, tentent d'attirer l'attention en singeant Afrika Bambataa. Mais les hommes (Jamie Lidell sans Super_Collider, Dose One avec Subtle) sont encore là avec leur rap mutant : " On n'est pas chez Colette ! ", crient-ils à ces deux ingénues… A la fin ça se calme ; place alors aux ritournelles atmosphériques de Tacteel (de TTC !) et de Supersoul, et toujours le gros barbu Sage Francis (avec Dangermouse), qui décidément n'en rate pas une. Lex, c'est un label un peu surréaliste. Une auberge espagnole de rappeurs en marge, un centre (mal) fermé de malades du beat épileptique. Pour eux la camisole de force, pour nous le bonheur. Car en écoutant tous ces beaux diables, on se dit quand même que le hip hop n'est pas encore prêt de se mordre la queue. Qu'on les garde donc encore un peu sous traitement (un Lexoleum/jour), le temps d'une autre compile. Après, faudra les relâcher… Puff Daddy n'a qu'à bien se tenir. Et engager plus de gorilles.

 

Various Artists

Kinky Star Hot Collection 2003

Kinky Star est un label gantois défricheur de talents : 't Hof Van Commerce, Vive La Fête et Starfighter ont tous commencé chez cette petite maison de disques à l'énergie débordante et à l'éclectisme modèle. Kinky Star n'aime pas les chapelles, la preuve par cette compile estivale : le hip hop à la flamande de 't Hof et Freestyle Fabrik côtoie ainsi la surf music des Revelaires et l'indie rock d'Orange Pecco et de la Dr. Pepper Family. Pour la plupart originaires de la région de Gand, les 12 groupes ici réunis possèdent tous un talent certain, à défaut d'une singularité vraiment détonante : les Dr. Pepper sonnent fort comme Evil Superstars et Lill' Mill comme les Smashing Pumpkins… Quant au ska des Whodads, il semble tout droit sorti du générique de Benny Hill ! Ceux qui sortent du lot ? De Bossen et leur pop acidulée à mi-chemin entre Eden et les Pixies, Sexmachines et son disco-rock entêtant (Danny Mommens au chant), et bien sûr les trois fers de lance du label cités plus haut, aujourd'hui de véritables stars (ou presque) à l'échelle… flamande. Parce que comme d'habitude, c'est là que le bât blesse : à force de signer seulement des groupes du Nord de la frontière linguistique, Kinky Star semble croire que la culture en général, et le rock en particulier, est une affaire communautaire. C'est nul (lul ?) et ridicule. A quand un match de catch entre leurs petits protégés et ceux de 62TV ou de Distrisound, qu'on rigole ? Le tout est de choisir le bon arbitre. Un bilingue, cela va sans dire.

Various Artists

Kanzleramt 4

Pour le quatrième chapitre de ses aventures au pays de la tech-house la moins écolière, le label Kanzleramt a mis les petits plats dans les grands : 11 bombes dancefloor de ses plus prestigieux pensionnaires, du gentleman Alexander Kowalski au forcené Johannes Heil (l'excellent " 20.000 Leagues Under The Skin " et ses beats à la Richie Hawtin), en plus de deux invités triés sur le volet, Damon Wild et notre compatriote Fabrice Lig. Tantôt carrément soufflant (les deux morceaux de Diego), tantôt plus " deep " dans la forme (Double X, Wild, Kowalski), cette compile de qualité se dégustera d'abord en soirée, les pieds bien au plancher. Boum boum poumtchak, d'accord, mais avec du savoir-faire.

Various Artists

Johnny´s blues - A tribute to Johnny Cash

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Johnny Cash, (1931-2003), la star authentique de la country music, vient de tirer sa révérence. Celui qu'on qualifiait de "Man in black" a enregistré plus de 1.500 chansons et a vendu plus de 50 millions d'albums. Il figure à la fois au Country Music Hall of Fame et Rock Music Hall of Fame. Il y rejoint Elvis Presley. Cette collection est parue peu de temps avant sa mort. Elle réunit treize artistes plus ou moins impliqués dans le blues qui reprennent une de ses chansons.

Northern Blues Music est un label canadien. Il n'est donc pas étonnant que la production soit réalisée par un artiste canadien : Colin Linden. Et il revient à d'autres Canadiens, Paul Reddick et ses Sidemen, d'ouvrir cet opus. Par un "Train of love" d'excellente facture. Très blues, cette compo met en exergue le piano de Richard Bell, le dobro de Colin Linden ainsi que la voix et l'harmonica de Paul Reddick. Epaulé au chant par Benjy Davis, Clarence Gatemouth Brown inocule un ton western swing jazz à "Get rhythm". La sortie de Gatemouth à la guitare y est superbe. De nombreuses chansons de Johnny Cash étaient moulées dans le country folk. Un style aisément convertible en folk blues. Miss Maria Muldaur réalise cette opération sur "Walking the blues", en s'appuyant sur la guitare du folksinger Del Rey. Alvin Youngblood Hart également. Pour le très intimiste "Sunday mornin' comin' down", une chanson signée Kris Kristofferson. Chris Thomas King ensuite. De sa 12 cordes, il interprète le classique de Leadbelly, "Rock island line". Dans ce registre la simplicité fait merveille. A l'instar de "Redemption". Corey Harris accommode ce fragment à la sauce jamaïcaine, en l'épiçant du djembe de Farrell Rose ainsi que des chants afro de Davina et de Davita Jackson. Enfin de "Long black veil". Un morceau enrobé de forts jolis chœurs, sur lequel Harry Manx apporte une coloration indienne. D'autres musiciens traitent la musique de Johnny Cash d'une manière roots. Garland Jeffreys s'illustre sur "I walk the line", une chanson tramée sur un accordéon et des guitares acoustiques. Kevin Breit, un des potes de Harry Manx, sur l'instrumental "Send a picture of mother". Il y joue de la National steel, de la clarinette, de la mandoline, de la mandola, du mandocello et de la slide. Excusez du peu ! Sleepy Labeef n'est pas un bluesman mais un digne représentant du rockabilly. Et c'est sous cette forme qu'il resculpte "Frankie's man Johnny". Mais venons-en aux artistes canadiens. Blackie & the Rodeo Kings est un super groupe local réunissant Colin Linden, Tom Wilson et Stephen Fearing. Ces songwriters réalisent une cover, ma foi, fort originale du célèbre "Folsom Prison blues". Colin Linden se réserve "Big river". En finale, Mavis Staples chante le grand classique "Will the circle be unbroken". Elle se rappelle alors l'époque où au cœur des Staple Singers, elle rejoignait Johnny et sa femme June Carter au Grand Ole Opry de Nashville, capitale de la country…

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Infekted by Dr. Lektroluv

Troisième volet des aventures du Dr. Lektroluv au pays de l'electroclash. Une version eighties, sexy et branchée de la techno la plus binaire, d'habitude abonnée aux machines (f)roides et aux crises de personnalité (anonymat et schizophrénie). C'est parti donc pour une heure d'électro décomplexée, plus proche d'une certaine idée de la pop (immédiateté et candeur) que de celle d'une musique programmée et rigide (0,1,0,1, etc.). Evidemment, à force de tirer sur la corde de la hype, ce bon vieux Dr. éprouve quelques difficultés à trouver de nouveaux patients infestés par le syndrome du beat septante-dix : Japanese Telecom (alias Drexcija), Crème de Menthe, Adult… Autant d'artistes déjà présents dans le track-listing des deux volumes précédents. Heureusement, restent " Living On Video " de Trans-X et " The Game " des NYC Survivors, deux grands classiques limite new beat qu'il fait bon de réentendre aujourd'hui, pour mesurer le chemin parcouru, mais aussi pour se rappeler de cette époque bénie où le " smile " et les écussons Volkswagen faisaient fureur dans les discothèques branchées du royaume… Tout cela, certes, ne fait pas avancer le schmilblick de la musique électronique, mais c'est toujours mieux que danser sur " Becassine It's My Cousine " dans les soirées Gloubiboulga.

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Global Psychedelic Trance Compilation Vol. 9

Lu dans le catalogue automne-hiver Spirit Zone, page 109 : " Superbe île déserte en plein océan indien, à dix kilomètres de nage de Goa (bouées en option), capitale néo-baba de la trance psychédélique et des full moon parties. Hôtel de charme pour hippies alter-mondialistes. Chambre à lit double (conditions spéciales pour échangistes), petit déjeuner compris, à base de guarana et de feuilles pilées de haschisch (XTC en supplément catalogue, voir annexes pages 210). Profitez du soleil transcendantal et des nombreux bars techno-ambient sur les péniches du port de l’île. Ambiance assurée ! Au programme : DJ Antaro, légende insulaire élevée dans la grande tradition bouddhiste et végétarienne – karma puissant et fédérateur. Dansez jusqu’au bout de la nuit dans une atmosphère relaxante et amicale ! Gabbers s’abstenir. Prix : 1000 €/semaine. Conseil : prévoir moustiquaire, laxatif et monnaie d’échange en vue d’amadouer les autochtones, réputés agressifs depuis que leur île est envahie de pseudo-hippies gavés de pilules et de discours d’amour et de paix. " Et papa, tu me paies un voyage à Goa pour mon 20/20 en macroéconomie de gestion ! ? Trop zen, quoi !!!… Euh, non ! ".

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Gazometertraxxx - Water / Compiled & Mixed By Joel Mull

Joell Mull nous vient de Stockholm, où semble-t-il on le vénère pour son doigté légendaire. Le black metal et le country-rock, très peu pour lui : notre bonhomme préfère donc mixer des galettes techno, genre boum boum tûûûûût les bras en l'air et les dents bien serrées. Il faut bien dire que ce genre de mix casse un peu la tête si on l'écoute chez soi sans les accessoires adéquats (sifflet fluo, marcel Cherry Moon et Buffalo orange). Certes, l'exercice auditif peut servir comme palliatif Gym Tonic ou pour s'échauffer les membres avant toute sortie en boîte. Ca fait poum ça fait tchak ça fait poum ça fait tchak : avec Hardcell, DJ Rush ou Marco Bailey, il y a toujours du bon gros BPM à s'envoyer fissa, avant l'épilepsie. Déconseillé toutefois aux fonctionnaires des soirées " At Seven ", sous peine de passer pour des beaufs le lendemain au bureau.

Various Artists

Essential Underground Vol. 7 - Ben Sims & Christian Smith

Cette septième fournée " Essential Underground " propose cette fois deux mixes alléchants du Suédois Christian Smith et de l'Anglais Ben Sims, après John Selway (le comparse de Smith), Marco Bailey, Claude Young, DJ Rush et bien d'autres. Si Christian Smith délivre ses conseils prodigues de maître ès platines en privilégiant le gros poumtchak qui tape, Ben Sims, lui, se veut plus subtil (comprenez : plus tech-house) sans pour autant passer pour une chochotte. Dans les deux cas, c'est parfait pour danser jusqu'aux petites heures, de préférence en singlet et le Red Bull en poche. Au programme de ces deux sets bien condensés, que du BPM martial, donc : Technasia, Hardcell, Midas, Blake Baxter, Jeff Mills, Dave Clarke, Mark Broom, Dave Angel et encore bien d'autres petits soldats de la techno spartiate. A écouter le samedi soir pour s'échauffer tel un marathon man ou dans la bagnole en direction du club le plus proche. Le lendemain matin, du trip hop fera mieux l'affaire, sauf en cas d'after prolongée. Demandez conseil à votre médecin !

Various Artists

Eskimo - Volume IIII

Les compilations Eskimo ont le mérite incontestable de déterrer de vieilles pépites funk, disco et électro, trop souvent éclipsées par la mode dance actuelle qui pourtant s'y abreuve. Cette fois, l'exemple type tient en un morceau, imparable et séminal : " Passion " des Flirts, un groupe d'ingénues qui connut son heure de gloire au début des années 80, sous la tutelle du producteur, aujourd'hui légendaire, Bobby O. Ce " Passion ", tout fan d'élektroklash le connaît sans le savoir, puisque Felix Da Housecat l'a samplé sans vergogne pour son tube avec Miss Kittin, " Silver Screen Shower Scene ". Mais ce n'est pas la seule perle de cette excellente compile, dont la noble ambition est donc de remettre les pendules à l'heure (après minuit, quand la fête commence) : de ce " Keep It Up " délirant (L.U.P.O., 1990) au classique disco de Gary's Gang (" Let's Lovedance Tonight ", 1979), tout le monde devrait y trouver son compte… Et, surtout, s'étonner devant ses propres préjugés (du disco ! ?) mis ainsi à sac, dès l'insertion du cd dans le lecteur. Parce que face à ces tubes d'un autre âge, et pourtant toujours aussi déments, il deviendra désormais difficile de faire l'impasse sur cette période tant décriée, et pourtant rythmée par les soupirs lascifs de Donna Summer (vous préférez les beuglements de Nickelback ?). Et oui, du disco… Mais pas celui des Bee Gees ni de Village People. Plutôt celui de Larry Levan, de Martin Circus et de Faze O. A côté de ces hymnes à la débauche, Angie Stone, Mekon et Zero dB, les rares rescapés de notre nouveau millénaire, sonnent même anecdotiques. C'est dire la qualité de cette entreprise de réhabilitation, plutôt faramineuse.

U.N.P.O.C.

Fifth Column

Ce disque est sorti dans l'indifférence la plus totale et pourtant il recèle une douzaine de chansons fantastiques, pleines de folie douce et de mélodies fantastiques. Derrière U.N.P.O.C. se cache Tom Bauchop, un Ecossais friand de mélanges incertains et de " la la la " complètement extatiques, comme s'il singeait Wayne Coyne jouant du Hidden Cameras en sniffant du poppers. Mieux vaut ne pas savoir ce que ce doux dingue consomme quand il compose : écouter ses délires suffira pour l'instant… D'autant qu'à jeun, les effets sont plus rapides. Ouh la ! Ces chœurs sautillants ! Cette guitare désaccordée ! Cette voix qui part en couilles et pourtant nous ravit ! C'est tellement beau qu'on en pleurerait ! Sauf qu'on en rit, et qu'on en redemande, même pas rassasié de ces rythmes sautillants et de ces sifflements bancals. Tom Bauchop est notre ami. Avec lui, la vie semble si belle ! On pense à ce vieux Brian Wilson et à Frank Black : quelle drôle de tête ils doivent faire devant telle désinvolture ! Et pourtant c'est magique. Psychédélique ! Ca plane trop chez U.N.P.O.C. ! Avec notre sourire béat on a peut-être l'air un peu bête, mais c'est parce que les autres, les pas drôles (bouh !), ils peuvent pas comprendre ! " C'est quoi, cette critique ? Un message subliminal des Raeliens ? Une incitation à la défonce ? ", se dit le blaireau en manque de sensations fortes. Bah, euh, même pas vrai ! Allez, tous avec moi ! La, la, la, la , laaaaa, I don't feel too steady on my feet, la la, laaa… Oh oh, ah, ah, zou, pa paaaaaaaaaaaaa ! ! ! (" Oui, mais, hum ! S'rait pas un peu concon ce type ? Et puis d'abord c'est quoi ce site de minables ? ").

Underworld

A Hundred Days Off

Il y a quelques mois, tout le monde se posait encore la question de savoir si Underworld pouvait continuer sans son principal metteur en sons : Darren Emerson… Certes, leurs enregistrements 'live' étaient toujours aussi dévastateurs : Rick Smith et Karl Hyde pouvaient bien balancer la sauce sur scène, on n'y voyait que du feu… Mais sur disque, pourraient-ils se débrouiller tous seuls, sans les galettes techno que Darren leur rapportait de ses virées nocturnes et desquelles ils s'inspiraient (parfois), sans cette fougue juvénile qu'il amenait au groupe… Rick et Smith : 40 ans chacun ! Des vieillards pour l'industrie du BPM… Underworld, bon pour la pension, les plages chill-out d'Ibiza et les compiles lambda ? Rassurez-vous : tout au long de ce quatrième album, Rick et Karl prouvent qu'ils n'ont nul besoin de Darren pour composer, pour séduire, et surtout, pour évoluer. Certes, les furies dance-floor d'antan (" Born Slippy ", " Moaner ",…) se font plus discrètes, mais la date de péremption de notre duo techno préféré n'est pas encore au programme. Alors que les Chemicals s'essoufflent, qu'Orbital s'enlise dans une électro bon marché et que les Prodigy se prennent pour les Sex Pistols, seul Underworld continue à nous surprendre, avec une santé et une constance rares. Et avec du neuf, donc, à l'image des titres " Trim " et " Ess Gee ", deux tentatives réussies de renverser la vapeur techno et de lorgner du côté du blues et de l'électronica la plus champêtre. Ces deux morceaux atypiques sont le signe d'un changement d'attitude (et de direction) de la part du duo anglais, devenu sans doute plus serein et plus mélancolique avec l'âge. Adulte, quoi. Et à tous ceux qui refusent cette évidence, qu'ils ne soient pas déçus : si Underworld s'est assagi, il n'en a pas pour autant déposé les armes. Preuve en est avec " Two Months Off " et " Dinosaur Adventure 3D ", deux bombes de dance-floor à ne pas mettre entre toutes les oreilles, sous peine de déhanchements subits et non contrôlés. Ouf, on a eu chaud : le chant du cygne n'est pas encore pour tout de suite. Euh… Tu danses ?

Underworld

1992-2002

Dix ans déjà qu'Underworld fait péter sa techno racée aux quatre coins du monde, que Karl Hyde et Rick Smith écument les festivals et balancent leur gros son devant des milliers de " trainspotters " extatiques, gueulant " Lager Lager Lager " jusqu'à l'extinction de voix. Dix ans qu'on se réjouit d'entendre chaque nouvelle plaque du duo/trio (Darren Emerson s'est barré en 2000, pour des questions, semble-t-il, de royalties), qu'à chaque tube (tous rassemblés ici, de " Dirty " à " Two Months Off ") on repart en trombe sur le dance-floor, qu'on se démène comme des fous sur l'incroyable " Moaner " (tcheu, quelle claque - et c'est à chaque fois pareil), qu'on reprend son souffle (un peu) sur " Pearls Girl " et " Rez ", en espérant les voir en live au prochain Werchter, parce que c'est sur scène qu'ils sont les meilleurs. Underworld est un des rares groupes techno " première génération " (Orbital, Chemical Brothers, Prodigy, Leftfield : les cinq Glorieuses) à tenir encore la route, et à tout dévaster à chaque apparition scénique, sans la moindre trace d'essoufflement. Avec " Born Slippy ", ils ont accouché d'un tube monstre sans équivalent dans toute l'histoire de la musique électronique (à l'exception de " Blue Monday "), qui déclenche, chaque fois qu'il est joué (en concert ou dans une soirée), l'hystérie la plus totale. Mais le répertoire d'Underworld ne se limite pas à cet hymne fédérateur - celui d'une génération qui a grandi avec la techno : Underworld, c'est aussi " Dirty Epic ", " Shudder/King of Snake ", " Push Upstairs ",… Autant de titres qui allient puissance et finesse, dynamisme et mélancolie. Grâce à sa formule magique - Karl Hyde et son chant détaché, Rick Smith et son assurance méticuleuse, Darren Emerson et son implacable dextérité de DJ -, Underworld peut se targuer d'être un groupe unique en son genre, d'où sa longévité et son succès de masse. Un succès qu'on espère voir durer encore une décennie de plus. Au moins !

Underride

Horsepower Kills

Écrit par

Encore un groupe de Stoner/punk rock originaire de Seattle. Cette ville est décidément bien placée pour devenir le nouveau vivier en vogue du metal enfumé, héritier à la fois de Black Sabbath, Hüsker Dü et des Stooges. Underride place la barre très haute avec " Horsepower Kills " ; un elpee qui sera accueilli à bras ouverts par les fans de Fu Manchu et de notre national Cowboys and Aliens. Du brut de décoffrage ! Pas une minute de répit entre le punkisant " Suffocate ", qui ouvre l'album, et le lourdingue " Big Easy " qui le clôture. Tout en évitant de ressembler à une pâle copie de ses héros, Underride se détache de la vague florissante en incorporant à son Stoner aux allures classiques des éléments empruntés à la scène noisy ou même psychédélique. " Nice Boys ", la reprise de Rose Tatoo, parvient presque à surpasser la version originale ; et des titres tels que " Glass Eye ", " Mechanica " ou " Medicate " possèdent une énergie à couper le souffle. Les traces des liens familiaux avec les combos qui ont influencé Underride sont palpables tout au long de l'album, et le rendent éminemment sympathique, mais pas encore aussi transcendant que les derniers Queens of the Stone Age ou The Datsuns. Il manque juste une production à la hauteur des ambitions du groupe ; mais il est indéniable que de telles compos doivent percuter 'on stage'. Très prometteur!

Universal Funk

Re : Done

" Re : Done " est la relecture de " One ", le dernier album en date de Tonny Svensson et Jens Minke, alias Universal Funk. Un exercice moins périlleux qu'il n'y paraît, puisque le nu-jazz, par sa nature, se prête bien aux circonvolutions house et downtempo les plus chaloupées. Le Norvégien d'Athome Project transforme ainsi " Rain " en lounge cuivrée, tandis que Tweak insuffle de gros beats à " Trains and Planes ", plus dance-floor qu'à l'origine. Tout, ici, est d'ailleurs affaire de groove, comme si Universal Funk voulait absolument convaincre de la justesse de son patronyme. " Streets of Havanna " (Swell Session Remix) se drape pour l'occasion de références latino un peu trop appuyées, tendance Buscemi et consorts… La suite se limite à quelques bâillements polis. Seul Mikael Delta, avec son remix moins carte postale de " Smokin' Love ", plein de BPMS moites et de sax cavalier, sauve la fin du disque. Trop passe-partout pour accrocher l'oreille, cette compile s'écoute d'abord en fond sonore. A moins d'aimer danser les genoux mous et les yeux mi éclos.

 

Téléfax

Des courbes de choses invisibles

Téléfax est le groupe fer de lance du label-plate-forme Dora Dorovitch. Un vivier sans cesse mouvant d'artistes atypiques qui partagent tous l'envie féroce de battre en brèche les clichés rock, électro et jazz. Projet né de l'esprit tourmenté d'un duo post-situ (Francisco Esteves d'Experience et Frank Valayer), Téléfax brouille les pistes du rock en y injectant des samples littéraires et cinématographiques, des rythmes laborantins, des cuivres haletants et du chant déclamé, rappelant à bien des égards Diabologum et Programme (forcément…). Les laptops à l'ouvrage et les guitares en défrichage, Téléfax côtoie élégamment les plus hautes sphères du post-rock et de l'électronica, dans un désordre contrôlé où l'on décèle les ombres fugaces de Boards of Canada (" Des courbes de choses invisibles "), Mogwai (" Hal Tasmeouni "), Slint et Tortoise. Hybride électr(on)ique des " Choses " de Perec et du cinéma de Lynch et Grandrieux, l'album de ces Français du sud (l'accent agaçant de Thomas Mery de Purr, invité-producteur) émeut par ses partis pris (expérimentation, réflexion) et ses mélodies en trompe-l'œil. Certains n'y verront sans doute que de la masturbation d'intellos branchouillards : en énonçant d'une voix soufflée des banalités pour mieux souligner l'inanité des " choses " qui nous entourent, Téléfax incarne seulement nos peurs et nos doutes les plus matériels, sous une lourde chape de bleeps et de larsens.

The Teenage Idols

The Teenage Idols

Ces quatre jeunes gens dans le vent pratiquent un rock'n'roll soi-disant sauvage. Ils nous viennent de Suède et imaginent avoir inventé l'eau chaude… Hellacopters, Hives, Turbonegro, Fireside, Soundtrack of Our Lives, etc. : la Scandinavie aime le garage, et nous le rend bien. Chaque mois, elle accouche d'un nouveau groupe marqueté par l'industrie du disque : perfecto, lunettes noires et moue boudeuse. " Tu vas sonner rock, mon fils " : ces " Idoles "-ci puisent chez Television, Jesus & Mary Chain, les Cramps et surtout JSBX. Halvard, le type au chant, hulule comme l'ex-Pussy Galore, ponctuant les riffs CBGB de ses potes par des " Ouah ! ", " Ouh ! ", " Yeah ! " sexy quoique bâtards. Cette batterie hypnotique, cette basse qui martèle : rien de neuf sous le soleil… Les Teenage Idols pourraient bien devenir les idoles des jeunes ; du moins ceux aux oreilles encore vierges, qui pensent que le garage a été inventé par les Strokes. Le pire, c'est que ces quatre rockeurs copient même leurs contemporains : " Beat Generator ", ce ne serait pas l'" Harmonic Generator " des Datsuns sans le sticker AC/DC ? OK, ce n'est pas gentil : ils sont jeunes, un peu cons, et on les aura oubliés dans un an. Mais leurs refrains rock'n'roll à la Nik Cohn (" Burning Love ") s'apprécient sans problèmes : ça ne mange pas de pain, certes, mais ce n'est pas non plus désagréable.

Tarmac

Notre époque

Écrit par

Issu du split de Louise Attaque, Tarmac vient de commettre son deuxième opus. Un elpee absolument réussi qui nous emporte loin, très loin, comme une espèce d'envoûtement ou comme un voyage spirituel. Car toutes les interprétations sont possibles, tant les textes poétiques renvoient à un vécu inhérent à chacun de nous. Toutefois, " Sur mes lèvres " constitue sans doute un des plus jolis textes de cette œuvre ; même si cette plage est peut-être plus accessible. Les vers anglais du poète Walt Whitman viennent se greffer assez naturellement sur les paroles de Tarmac. C'est appréciable ! Ils ajoutent à l'atmosphère très étonnante qui se dégage de " Notre époque ". Comment décrire cette ambiance si particulière dans laquelle nous sommes plongés ? Comme si les 14 morceaux ne faisaient qu'un… Dire que cet album est étrange ne correspondrait pas tout à fait à la réalité. En fait, nous pousserons la bizarrerie à le qualifier de " nocturne ". Car une écoute dans la pénombre lui confère vraiment beaucoup de charme. La recherche instrumentale est aussi très travaillée, et les quelques sons électros judicieusement prodigués ajoutent à la subtilité de l'ensemble. La présence du mélodica sur " La lune " nous emporte dans un tango nostalgique. D'une infinie beauté, il nous rappelle presque Gotan Project. De temps à autre, cet instrument revient à la surface, pour y distiller ses touches mélancoliques et pures. Céleste et lunaire, " Notre époque " l'est aussi. Un petit bijou musical, enrichi par la voix grave du très talentueux Gaëtan Roussel.

Tangent

The Music that died alone

Écrit par

Aux commandes: Andy Tillison et sa compagne Samantha Baine, du toujours intéressant et parfois carrément génial Parallel or 90°. Le premier est le compositeur de ce qui, à l'origine, devait être un album solo. Et ensemble, ils inondent l'album de claviers divers. A la rythmique, le fantastique couple Csorsz (batterie)/Reingold (basse) et à la guitare, Roine Stolt. Tous les trois issus de Flower Kings, faut-il le préciser. Pour compléter le line-up, rien moins que David Jackson (Van der Graaf Generator) au saxophone et à la flûte et Guy Manning pour la guitare acoustique, la mandoline et le chant. Le résultat final est-il à la hauteur de l'affiche? Oui. Cent fois oui! D'abord parce qu'aucun musicien ne tente de tirer la couverture à lui. Réunis pour la première fois, nos gaillards se mettent tous au service du collectif et atteignent d'emblée un niveau de cohésion et de complicité époustouflant. Ensuite, ils laissent au vestiaire leur appartenance à tel ou tel groupe, et avec elle leurs tics et manies les plus typées. Le tout donne un progressif vitaminé très orienté jazz et à dominance instrumentale, malgré l'intervention de trois excellents chanteurs. Les nombreux dialogues entre guitares, claviers, sax ou flûte sont truculents. Les quatre plages se moquent de tout formatage et laissent bien de l'espace aux longs développements. Les dix premières minutes séduisent par leur punch décoiffant, ensuite ponctué d'un break apaisé. Et ce n'est que le début… La plage finale, notamment avec son chant à trois voix et les sonorités papillonnantes de saxophone et de flûte, est une clôture magnifique. Il n'y a aucun temps faible; aucun musicien n'est jamais pris en défaut. Bref: un des incontournables de l'année!

Tampa Blue

Painting the blues

Écrit par

Tampa Blue est le véhicule musical du chanteur/guitariste belge T.V Tampa. Issu de la région d'Anvers, il confesse être un inconditionnel de John Lee Hooker et de Freddie King, mais également adorer les Beatles, Jimi Hendrix, Fleetwood Mac et Canned Heat. Des goûts qui ne souffrent d'aucun reproche. Au cours des années 80, il avait fondé Toy, un groupe de rock qui allait commettre plusieurs singles et albums, dont le dernier ("Brand new toy") est paru en 94.

"Painting the blues" est une œuvre curieuse, fort intéressante et au titre évocateur. En effet, à l'instar d'un peintre, l'artiste veut colorer à sa manière une musique qui se veut essentiellement black and white. Dès les premiers accords qui ouvrent "Life's harder than death", nous sommes impressionnés par la sonorité des guitares. La vie est plus dure que la mort ! C'est l'évidence même. Le premier plan est bien celui qui ouvre "On the road again" de Canned heat. Si T.V avoue avoir recours aux samples que l'on doit reconnaître au passage, il n'y puise le plus souvent que quelques notes. Une voix bien noire, celle de John Lee Hooker peut-être, introduit "Me and my dog". La meilleure plage de l'album ! Elle défile comme dans les meilleurs films de Canned Heat. La voix épouse un timbre légèrement féminin. A l'instar de celle d'Alan Wilson. Le son des guitares est aussi pourri que celui dispensé par le même Alan ou encore Sunflower Vestine. T.V distille peu de notes. Il entretient un son volontiers primaire et métallique au sein d'un environnement bien fouillé. Le climat persiste tout au long de "Oh lord". T.V chante d'une voix nasillarde et traînante, dans un registre qui n'est pas sans rappeler celle de Lou Reed. Il joue de la guitare d'une manière bien paresseuse. Le flux de notes est volontairement limité. Il plaque brutalement ses accords comme un Hooker des bons jours. Ballade bluesy, "Hope in Rangoon" possède beaucoup d'atmosphère. A cause du choix des sonorités opéré en fonction du décor ; et toujours de cette voix très 'reedienne'. "No more nice girl" amorce une collection de samples blues à deviner, parmi lesquels j'ai peut-être décelé des échantillonnages emprunés à Billy Gibbons et à Studebaker John. Un apport artificiel de blues pour ce qui n'est jamais qu'une ballade. Le jeu n'est pas banal ! "Black cross in the moonlilght" marque le retour au boogie/blues. La voix nasillarde se fait plus autoritaire. La machine de Tampa Blue assure ; Pete Tieleman à la guitare, Dago aux drums et Mike Ireland à la basse. La version du "Guilty" de Randy Newman est majestueuse. Si Gerd Van Eeckhout est à l'orgue, pourquoi laisserait-t-il la place au piano à Memphis Slim? Signé John Littlejohn, "How much more long" est un rockin' blues bien ficelé. Il libère pas mal de groove en conjuguant ….samples pardi! S'appuyant sur une ligne de basse qui ne m'est pas inconnue, "Till the levee brakes" laisse percer une guitare acérée. L'album est curieux. Pas banal, pour être plus précis. Mais il serait nécessaire de pouvoir assister à cette expérience 'live', histoire de voir si elle est capable de tenir la route. Encore que la dernière plage semble avoir été prise en public. Intitulée "You get what you give" et assez dépouillée, elle laisse une bonne place aux accents acoustiques.

 

Tahiti 80

Wallpaper For The Soul

Avec " Puzzle " (trois ans déjà), les Français de Tahiti 80 avaient cassé la baraque au Japon : 120000 exemplaires vendus au Pays du Soleil Levant, et un n°1 au hit-parade : le single " Heartbeat ". Mieux que Deep Purple en son temps ! En France et chez nous, l'album passa davantage inaperçu : n'est pas qui veut prophète en son pays, dit le dicton… Ce " Wallpaper For The Soul " devrait réparer cette injustice, pour autant qu'on aime la pop sucrée et parfois lisse de ces quatre garçons dans le vent, qui connaissent par cœur le répertoire des Beach Boys, des Kinks et des Byrds. Avec un budget de 200000 euros, rien que ça, Tahiti 80 s'est donc lancé dans l'exercice délicat du second album : mieux produit et plus luxuriant que " Puzzle ", " Wallpaper For The Soul " nous donne ainsi à entendre quelques mélodies bien troussées, aidées en cela par une artillerie lourde (cuivres et flûtes chipés chez Love, pluie diluvienne de cordes à la David Whitaker, chœurs rappelant le Bohemian Rhapsody de Queen, etc.). De la soul millésimée (" 1000 Ways ", très Curtis Mayfield) à l'électro polie aux entournures (" Fun Fair "), " Wallpaper For The Soul " ravira tous les fans de ritournelles joliment orchestrées, ces " symphonies de poche " chères à Brian Wilson. En embauchant Richard Hewson, derrière les baguettes, un personnage notoire pour ses arrangements accomplis sur l'album " Let It Be " des Beatles, Tahiti 80 ne pouvait assurément pas se tromper… Et pourtant, c'est là que le bât blesse : à préférer la surenchère à la simplicité (ce qui plaisait dans " Puzzle "), les Français s'enlisent parfois dans un pompiérisme agaçant. " Wallpaper For The Soul " a beau être souvent épatant, il se révèle parfois indigeste. Une couche de papier peint en trop, voilà tout !