La clef de TOPS git 6 pieds sous terre…

TOPS sortira son nouvel elpee, "Bury the Key", ce 22 août. Le quatuor propose une musique intemporelle qui allie profondeur et immédiateté. Il s’agit de son premier album complet depuis 2020, un opus qui explore des tons plus sombres tout en restant maîtres…

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La fuite d’Ellside

Le groupe parisien Ellside présente « Run Away », son concept album naviguant entre ombre et lumière pour un voyage qui durera un an. Une lente année pour dévoiler 6 chapitres de 2 chansons, 12 titres qui narrent l'histoire de Light. Le groupe invite les…

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Mark Lanegan

Field songs

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Mark Lanegan joue de la guitare acoustique en picking. Un peu comme Al Stewart, il y un bon quart de siècle. Il a le souci de rendre les sonorités de ses cordes, pures, limpides, tout en leur insufflant un énorme feeling. Mais ici (NDR : et heureusement !), s'arrêtent les comparaisons. Car, le vocaliste de Screamin' Trees a bien d'autres atouts. Tout d'abord, il possède une belle voix. Et de son baryton sombre, sensuel, voilé, nicotiné, trempé dans le whiskey, il chante avec un mélange de tristesse et de compassion des contes de folk blues américain. Sur " No easy action ", son timbre épouse même les inflexions sinusoïdales, orientalistes de Jeff Martin du Tea Party. Une habileté à ficeler les arrangements, ensuite. Simples, soignés et subtils, ils rendent le sens mélodique beaucoup plus puissant, plus intense. Ce qui ne l'empêche pas d'avoir recours à l'instrumentation basique. Que ce soit la guitare électrique, les drums, la basse ou l'orgue. Parfois même sous une forme psychédélique. A l'instar de " One way street ", " Resurrection song " ou encore " Fix ". Mais il la tapisse presque exclusivement en fond sonore. Sur cet opus, Mark interprète également une nouvelle version de " Kikimo's dream house ", une chanson qu'il avait écrite, voici quelques années, en compagnie de feu Jeffrey Lee Pierce, l'ex leader du mythique Gun Club. Un superbe album !

 

Last Call

Boogie witcha

Écrit par

Last Call a toujours été considéré comme un des tous meilleurs groupes belges de blues roots. Il comptait déjà deux albums studios à son actif : "Call of the wild", en 96 et "Time to move", en 99. Live, ce 3ème chapitre a été enregistré au Muziek-O-Droom de Hasselt. Il bénéficie de notes de pochettes écrites par le grand guitariste de la West Coast, Alex Schultz.

Last Call, c'est avant tout Henk Van der Sypt. Un leader charismatique et souriant qui se réserve le chant, l'harmonica et l'accordéon. Il est soutenu par le guitariste Luke Alexander, ancien membre des Electric Kings, et peut s'appuyer sur une section rythmique en béton, composée de Steve Wouters aux drums et de RC Stock à la basse. "Boogie witcha" nous entraîne pendant plus d'une heure dans le Sud profond des USA, en Louisiane très exactement. Le pays de prédilection des quatre musiciens. A travers ce zydeco flamand de 1ère classe, ils renouent avec les cajuns, en humant le parfum humide des bayous et des swamps, peuplés d'alligators.

D'une manière très dépouillée et calme, "I've been so blind" introduit le concert. Henk caresse tendrement son harmonica. Le ton monte progressivement, moment choisi par Luke Alexander pour intervenir en puissance et faire exploser judicieusement ses cordes. Sur les planches, le bien long "Boogie witcha" arrache tout sur son passage. Certainement un cheval de bataille pour notre dernier appel. "Tell me" est un des titres de Last Call que je préfère. Très inspiré des swamps, il nous plonge dans un environnement lugubre. La voix de Henk est trafiquée et la guitare tisse une rythmique menaçante. Luke nous emmène du côté de la frontière mexicaine sur "El Cumbachero". Henk empoigne son accordéon pour un bien joyeux "Rosalita". Le nerveux "Can't live that fast" démontre tout le talent de Luke en pickin'. Il est bien l'un de nos meilleurs gratteurs ! Il part swinguer sur un "Everytime", proche de qu'il faisait chez les Electric Kings. Le piano à bretelles nous emmène au pays cajun tout au long de la berceuse, "Long time ago". "Aw" est une finale explosive. Un blues pourtant classique, rehaussé par un merveilleux solo d'Alexander. Titre maître, "Last call" est un peu un au revoir aux fans. Un excellent album ! Dommage quand même qu'il ne recèle pas plus d'inédits, car il est un peu "Time to move " live!

 

Last Days of April

Will the violins be playing? (single)

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"Will the violins be playing" est un extrait du dernier album (" Angel youth ") de cette formation suédoise ; un disque qui était sorti au cours de l'automne 2000. Et cette saison correspond parfaitement à l'image que nous pourrions associer à la musique de Last Days of April. A l'écoute de cette chanson, on a même parfois l'impression d'entrevoir un rayon de soleil orangé qui filtre à travers les nuages… Leur émocore repose sur des arrangements complexes et des orchestrations somptueuses, parfois même symphoniques. Un style qui pourrait finalement être aux années 2000, ce que celui de Barclay James Harvest était aux seventies. Le single est enrichi d'un inédit, " Chainsaw Christmas ", fragment infiltré par un clavier aux sonorités désuètes, et davantage en phase avec l'univers de Mercury Rev…

 

Lemon Jelly

Lemonjelly.KY

Il y a un an et demi, ce disque merveilleux attirait l'œil du chaland sur les rayons de tous les bons disquaires : les couleurs vives et l'absence de toute référence sur la pochette intriguaient, à se demander quel était cet objet tape-à-l'œil qui ressemblait plus à un emballage de friandises qu'à celle d'un CD normal. Une fois inséré dans le lecteur et le casque sur les oreilles, quelle n'était pas la surprise de l'auditeur aventureux d'entendre que cet O.M.N.I. (Objet Musical Non Identifié) n'était autre qu'un petit chef-d'œuvre d'électro soyeuse et sensuelle, bâti comme une cathédrale de sons rieurs et de boucles enivrantes. " Lemon Jelly " s'appelait cette splendeur, en fait un duo britannique de gentils freaks, bien connu dans le milieu du clubbing londonien mais beaucoup moins ailleurs. Leur album, trois Ep's sortis en édition très limitée de 1998 à 2000, resta longtemps dans le lecteur, répandant harmonieusement ses symphonies de poche dans l'atmosphère, tout à coup respirable. L'allégresse provoquée par certains morceaux (" Nervous Tension ", samplant… Nana Mouskouri, " Homage To Patagonia ",…) rendait ce disque indispensable au réveil comme au coucher : Lemon Jelly devint la meilleure pommade musicale du moment, parfaite pour les blasés du quotidien et les militants anti-techno, à frictionner (au moins) une fois par jour pour garder la forme. Puis l'album disparut des bacs des disquaires, comme par enchantement. Ou plutôt comme par maléfice, tant notre oreille s'était habituée à ses mélodies mille-feuilles enchanteresses. Lemon Jelly, un (beau) rêve, une hallucination ? Et puis voilà que réapparaît cet album un an plus tard, en 2002, après des mois de doute et d'abattement à coller des avis de recherche sur les murs de tous les disquaires (" Wanted : Lemon Jelly, a cure for life ", ou quelque chose comme ça…). Une fois réinséré dans le lecteur, les doigts tremblants et les yeux fébriles, la même sensation que la première fois se fait à nouveau ressentir… Sauf que maintenant ce n'est plus une surprise, mais une certitude : cet album ne nous quittera plus et ses mélodies nous berceront pour toujours.

 

Little Feat

Late night Truck stop

Écrit par

Ce double album a été enregistré le 19 juillet 1973. Live. A Ebbets Field, Denver, dans le Colorado. A la grande époque de ce groupe légendaire. La formation de Little Feat remonte à 1969. Suite au départ du guitariste Lowell George des Mothers of Invention de Frank Zappa. Il est d'abord rejoint par le claviériste Bill Payne. Puis par le batteur Richie Hayward et le bassiste Roy Estrada, un autre Mother of Invention. Sous cette formule, le groupe enregistre les deux 1ers albums, "Little Feat", en 1970 et "Sailin' Shoes" en 72. Estrada quitte alors le navire pour rejoindre le Magic Band de Captain Beefheart. Deux musiciens du backing band de Delaney & Bonnie font alors leur entrée : Kenny Gradney et le percussionniste Sam Clayton. Pour compléter le tout, Paul Barrère ramène sa six cordes pour permettre à Lowell de se concentrer sur la slide. En 73, ce combo met en boîte "Dixie Chicken". C'est à ce line up qu'est essentiellement consacré ce double album.

Little Feat pratiquait de l'American Music, un rock largement teinté de blues, de country, de soul et de boogie. Trois titres issus des albums susvisés figurent sur cette compile. Les amateurs de blues apprécieront d'autant plus, que le premier morceau de plastique débute par un hommage à Howlin' Wolf, à travers "Apolitical blues". Un titre proche du thème de "Little Red Rooster", au cours duquel Lowell est bien en voix devant le piano de Payne. La musique posée du Feat défile alors, convaincante, de haut niveau. Superbe morceau, "Got no shadow" permet à tous les musiciens de se mettre en valeur. La rythmique est très dense. La slide et l'orgue peuvent sortir de leur tanière. Très complexe, "The fan" ne peut relever que de musiciens talentueux. Ce titre allait sortir, un an plus tard, sur l'album suivant, "Feats don't fail me now". "Texas Rose Cafe" est, à la base, un blues ; mais une écoute plus attentive permet de découvrir des tas de sons incroyables, dont une parenthèse hispanique accordée sur la slide. Un tour de force ! Les raisons de se réjouir sont nombreuses. Sur "Snakes on everything", Lowell George est génial. Véritable blues, "Cat fever" est chanté sur un ton un rien fausset, alors que le piano sonne comme à l'époque du cinéma muet! "Fat man in Bathtub" est agité par ses rythmes. Autre blues illuminé par la slide, "Sailin' shoes" achève le premier disque.

La seconde plaque s'ouvre par "Dixie Chicken". Une chanson qui exhale un délicat parfum de la Nouvelle Orleans. Payne y est frétillant au piano. La longue version de "On your way down" d'Allen Toussaint est d'une beauté immaculée. Repris ultérieurement par les Byrds, Commander Cody et Linda Ronstadt, "Willin" manifeste un calme, une quiétude folk. Le concert se termine par 13' du funky "Cold, cold, cold". Quel festin! Lowell George devait malheureusement décéder en 1979. Little Feat sévit toujours aujourd'hui ; mais ce sont Shawn Murphy et Fred Tackett qui tentent d'y faire oublier le vide laissé par Lowell!

 

Richard Lloyd

The cover doesn´t matter

‘J'ai voulu faire un disque de rock extrêmement puissant’, déclare Richard Lloyd dans le livret qui accompagne cet album. De rock, il s'agit effectivement : les guitares sont omniprésentes, des soli magistraux aux riffs nettement plus dispensables. Mais c'est du rock comme on n'en fait plus, dans la lignée des grands bluesmen du Delta, avec un pied dans ce que le progressif nous a laissé en héritage; cette pénible arrogance de ceux qui déboulent avec leur maestria technique un brin usagée. Point de White Stripes, de Strokes ou de Hives ici : on est dans un rock " adulte ". Intéressant pour les vendeurs hi-fi qui veulent faire tester leurs enceintes stéréo (" L'album a été mixé asymétriquement, pour que les guitares puissent être entendues une fois à gauche, une fois à droite ", renchérit Lloyd), mais pas pour ceux qui pensent qu'un Lou Reed sous " Ecstasy " ou qu'un David Gray sans Orbital sont aussi bandants qu'un vieux vinyle de Todd Rundgren. L'album s'intitule " The cover doesn't matter ", parce que Richard Lloyd, se rendant compte qu'il n'arriverait jamais à vendre cette resucée du pire Eric Clapton, a préféré le produire lui-même et le mettre sur le réseau, sans doute persuadé qu'aucune maison de disque se risquerait à encore sortir ce genre de disque aujourd'hui. Sur ce coup-là, il a bien eu raison.

 

Low

Things we lost in the fire

Écrit par

A l'instar de Galaxie 500, Codeine, Slint ou encore de Slowdive, Low pratique une forme de slowcore, définie par la pratique d'une musique imprimée sur un tempo particulièrement lent et destinée à vous plonger dans des climats empreints de douceur et de mélancolie. " Things we lost in the fire " constitue le cinquième album de ce trio du Minnesota, de Duluth très exactement. Un disque qui a reçu le concours de Steve Albini, à la production. Et dans un style qui n'est pourtant pas sa tasse de thé, Steve a réalisé un travail absolument remarquable. Des chansons comme " Sunflower ", le superbe " Dinosaur act ", le final " In metal ", ou encore " Like a forest ", troublé par un quartette à cordes houleux, en sont les plus beaux exemples. Parce qu'il est parvenu à donner du mouvement à une expression sonore qui avait plutôt tendance à se nourrir de sa propre léthargie. Parce qu'il est parvenu à préserver l'émotion intacte tout en rendant les mélodies contagieuses. Des mélodies qui naviguent sur des harmonies dorées, où l'instrumentation minimaliste est fréquentée tantôt par une trompette (Bob Weston !), un violon, un violoncelle ou quelques samples, raffinée par le frémissement d'un vibraphone et caressée par le bruissement duveteux des drums. Des mélodies où les chuchotements hypnotiques, délicats, entrelacés d'Alan Sparhawk et de Mimi Parker se cramponnent aux notes et s'élèvent en crescendo avant de se dissiper dans l'éther vide…

 

Lowgold

Just backward of square

Écrit par

Lowgold nous vient de Londres. Et contrairement à ce que la presse insulaire a pu raconter à son sujet, cette formation n'est ni un nouveau clone de Radiohead, de Muse, de Travis, et encore moins de Coldplay. Bien sûr, il y a de l'intensité électrique, dispensée par deux guitares, dont les cordes peuvent se faire tantôt douces, tantôt rageuses. Et puis, un climat propice à la mélancolie que ne désavouerait ni House Of Love, ni Unbelievable Truth. Mais la richesse et la sensibilité mélodique des chansons sont typiquement américaines. Proches de groupes comme Built To Spill, Wheat ou encore Rentals, lorsque le claviériste troque son orgue contre un moog. Pas de timbre vocal falsetto non plus, mais une voix mûre, plus souple, qui colle parfaitement à ce type de chanson. Lowgold possède, en outre, la particularité de compter deux leaders potentiels, en son sein. Darren Ford et Dar Simons. Ils composent, jouent de la guitare et chantent, même si le second n'assume que le backing vocal. Un atout considérable, il faut le reconnaître, pour toute formation qui espère devenir une des meilleures surprises de l'année 2001. Et c'est tout le mal qu'on leur souhaite. Pourvu que l'entente entre les deux têtes pensantes demeure au beau fixe. Dans le passé trop d'ensembles bipolaires se sont plantés, pour avoir vus un des deux leaders vouloir prendre le pouvoir. Et le remake de ce scénario essuyé chez Lowgold serait vraiment regrettable…

 

Luna

Live

Écrit par

Cet opus réunit des extraits de trois concerts accordés au Club 9:30 de Washington DC, le 10 décembre 1999, et au Knitting Factory de New York, les 14 et 15 juillet 2000. Quatorze titres parmi lesquels figurent une adaptation du " 4th of July " de l'ex-groupe de Dan Wareham, Galaxie 500, ainsi que la cover du " Bonnie and Clyde " de Gainsbourg. Mais surtout épingle des standards comme " Chinatown ", " Tiger Lily ", " Lost in space ", " Pup tent ", " 23 minutes in Brussels " et bien d'autres, qui en version " live ", prennent une nouvelle dimension. Une dimension, n'ayons pas peur du mot, phénoménale.

Sur scène, c'est connu, Luna possède une pêche d'enfer. Mais Mario Salvati, qui avait déjà bossé sur l'album " Penthouse ", a réalisé un véritable travail d'orfèvre en matière de mixage. Résultat des courses, ce disque devrait figurer parmi les " musts " de l'exercice 2001. Si vous ne connaissez pas encore Luna (NDR : ce qui serait bien dommage, lorsqu'on sait que la formation américaine compte déjà 5 albums studio, à son actif), mais que vous êtes très friand de groupes qui parviennent à conjuguer intensité électrique et sensibilité mélodique, à l'instar de Neil Young flanqué de son Crazy Horse, du Velvet Underground ou encore de House Of Love, n'hésitez plus, allez décrocher la Luna…

 

Lupine Howl

The carnivorous lunar activities of…

Écrit par

En 1999, Jason Pierce, le leader de Spiritualized vire tous les membres de son groupe. Spiritualized ? Ce sera son projet personnel ! Sean Cook, Mike Money et Damon Reece décident de poursuivre l'aventure ensemble et fondent Lupine Howl. Ils recrutent cependant le batteur originel de Spacemen 3, Johhny Mattock, pour compléter le line up. Et quel type de musique ce Lupine Howl pratique-t-il, pensez-vous ? Et bien une musique proche d'un Spiritualized sous prozac. Autrement dit un psychédélisme atmosphérique, noisy, légèrement bluesy, plus proche du Spriritualized Electric Mainline que de Spiritualized ; un psychédélisme susceptible d'emprunter des accents au Ride de " Nowhere ", au " Screamadelica " de Primal Scream ou encore à " A storm in heaven " de The Verve. Fameux pedigree ! Et leur premier elpee correspond exactement à cette description. 9 fragments enduits d'une sensibilité pop au feeling incroyable. 9 titres qui cherchent constamment l'équilibre parfait entre l'excellence et l'excès. Ligne de basse pompée dans le funk, riffs de guitare obliques, gorgés de feedback, bourdonnants, viscéraux, claviers tourbillonnants, groove percussif, pulsant et un zeste d'harmonica dramatique alimentent des climats tour à tour caverneux, brumeux ou envoûtants. Deux titres m'ont cependant fait particulièrement flasher. Tout d'abord, le single " Vaporizer ", découpé dans le funk blanc ; et puis " Carnival " : plus de 10 minutes qui nous replongent dans l'univers du krautrock des mythiques Can et Faust. Un must !

 

Lacuna Coil

Unleashed Memories

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Le deuxième véritable album des Italiens de Lacuna Coil a été mis en boîte en Allemagne, dans les studios du talentueux Waldemar Sorychta qui permit à Samael, Tiamat et The Gathering de se révéler auprès du public métal européen. Soigné, introspectif et atmosphérique à souhait, " Unleashed Memories " possède toutes les qualités pour consolider la place du groupe de la chanteuse Cristina Scabia au sein des valeurs sûres de la vague engendrée, à l'aube des années 90, par Paradise Lost

Dès la plage d'introduction, " Heir of a dying day ", force est de constater que le combo gère mieux que par le passé l'alternance des vocaux féminins et masculins. A l'instar de Theatre of Tragedy, le groupe a fait appel aux bons services des samplers et des ordinateurs ; mais malgré cette inattendue irrigation technologique, le son n'en demeure pas moins résolument métal. Une nouvelle méthode d'approche pour Lacuna Coil qui a fait le choix de réintroduire en grande pompe l'esprit solitude et noir de noir, une dimension qui s'efface au fil des albums de The Gathering, leur concurrent direct.

 

Lenny Kravitz

Lenny

Écrit par

Après avoir commis un cinquième album franchement consternant, puis ficelé une compilation plus que banale, Lenny semble en être revenu à de meilleurs sentiments. Tout d'abord, les ballades aux arrangements plus que mielleux ont pratiquement toutes disparues. Attention, pas que le sixième opus ne recèle plus de ballades, mais elles ont beaucoup plus de corps. Et je pense tout particulièrement au lennonesque " A million miles away ", sur lequel Lenny joue de la guitare acoustique ou encore au final " Let's get high ", un slow crapuleux qui aurait pu figurer dans le même bac de 45 trs que " Guitar man " de Bread, " Im not in love " de 10CC ou encore " All the young Dudes " de Mott The Hoople. La technologie moderne n'est cependant pas absente ; mais jamais envahissante, elle se résume à des bruitages, des collages, quelques samples et rythmes digitaux. La bonne nouvelle est tout bonnement électrique. Car Lenny a retrouvé toute la magie de son groove et le phrasé à la fois dévastateur et contagieux de sa six cordes. Des sensations qu'il puise, bien évidemment, en s'inspirant de Jimi Hendrix et du Led Zeppelin. Et une technique qui lui avait permis de concevoir des tubes comme " Mr Cab Driver " ou encore " Are you gonna go my way ? ". Single en puissance, " Battlefield of love" en possède toutes les caractéristiques. " Pay to play " est aussi saignant que " Cold turkey " du Plastic Ono Band, alors que vivifiant, décapant, carré et hymnique, " Dig in " nous replonge dans l'univers du Free. Enfin la frénésie virevoltante de " Bank robber man " nous réconcilie définitivement avec son soul rock. Dommage que tout l'album ne soit pas de cette trempe !

 

Krs-One

The Sneak Attack

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On ne présente plus KRS-One. Vétéran du ‘conscious hip hop’ et pionnier en la matière, il influence encore aujourd'hui une bonne partie de la nouvelle vague. Il nous revient avec un nouvel album plus carré que jamais, "The Sneak Attack ". Celui ci ne laisse aucune ambiguïté quant à ses intentions : le maître prêche l'éducation et l'élévation de l'esprit. Les instrus comparables à certaines bombes hardcore véhiculent une énergie diamétralement opposée au rap mainstream ; c'est à dire orientée vers la culture générale et la réflexion. Si KRS-One est parfois accompagné d'April Williams pour des refrains plutôt R&B, il est le seul MC présent sur cet album. Bien qu'il contienne 2 poèmes, dont le très bien écrit "False Pride ", l'ensemble 100% hip hop "rentre dedans " et s'engage globalement en faveur de l'intellect. Les titres parlent d'ailleurs d'eux même : "Attendance ", "The Mind ", "Hip Hop Knowledge ", "Get Your Self Up ", etc. L'impression que laisse cet album est claire : KRS-One est direct, clair et efficace. Une leçon en soi…

 

Ed Kuepper

Out-takes, castaways, pirate women & takeways

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Non, ce n'est pas encore un nouvel album d'Ed Kuepper, mais une compilation de versions inédites, de remixes et de reprises. Quatre reprises, tout d'abord. Probablement écartées de l'album " Reflections of old golden eyes ". Dont une de Bob Dylan (" If not for you ") mise à la sauce postcard ; une de Merle Haggard (" Okie from muskogee "), pour laquelle Edmund a pris le soin de préserver les propriétés countryfiantes ; une adaptation d'un standard de country/blues (" Rough neck blues ") qui semble être directement sortie d'un pressage en 78 tours ; et un rock'n roll pur et dur signé Giant/Baume/Kaye (" Kissin' Cousins "). Quatre remixes. En premier lieu " Yard goes forerver ". Rebaptisé pour la circonstance " Also sprach 2001 ". Un fragment traduit en techno/disco à la manière d'un Cerrone. " Poor Howard ", ensuite. Qui nonobstant son final cuivré consomme un electro/funk/tribal réminiscent de Chemical Brothers. Et enfin, " Eternally yours ". Enrichi de parties de basse et de guitare, il atteint la même intensité électrique qu'un Luna. La plus grosse surprise nous vient de " All these things ". Chantée par Rachel Holmshaw ", cette composition est à la fois hantée par l'esprit de Lightning Seeds et de Mazzy Star. Plus classique dans le style, " Mona " met en exergue l'aspect percussif de la solution sonore, à l'instar de celle qui immergeait l'opus " Today wonder ". Et si " Horse under water " émarge au minimalisme atmosphérique, " Hunker dowwn " fait un crochet par le psychédélisme brumeux. Une seule composition " live " : " La di doh ". Une adaptation aussi contagieuse qu'excitante à laquelle vous ne pourrez résister de reprendre le refrain en chœur. Et enfin, Ed n'a pas oublié Louise Elliott, une fabuleuse saxophoniste qui avait sévi au sein de ses New Imperialists et de ses Laughing Clowns. Une saxophoniste talentueuse qui donne la réplique à un(e) flûtiste sur un inévitable morceau de free jazz, " CCR versus the 3rd reich "… Impressionnant !

 

Kat Onoma

Kat Onoma

Écrit par

Fondé en 1987, cet ensemble strasbourgeois a toujours été un cas à part sur la scène musicale hexagonale. Peu de formations françaises sont ainsi parvenues à cumuler autant de références littéraires. Faut dire que le groupe a pu bénéficier du concours de véritables poètes comme Jack Spicer, Pierre Alferi (alias Thomas Largo) et plus tard Olivier Cadiot. Revers de la médaille, il s'est ainsi fait taxer de groupe intello. Un reproche entretenu par une volonté de respecter des normes aussi rigoureuses que singulières. Ainsi, à l'instar des Thugs, Kat Onoma a toujours privilégié la langue de Shakespeare dans ses lyrics. Ensuite son rock ténébreux, empreint de new wave et de jazz, continue de puiser sa source principale chez le Velvet Underground. Enfin, les rares artistes français que les musiciens du combo reconnaissent comme tels, répondent au nom de Bashung, Higelin, Gainsbourg, Dutronc et Hardy. Ce qui n'a pas empêché l'ensemble de commettre des reprises aussi inattendues que " Come on everybody " d'Eddie Cochran, " Be bop a lulla " de Gene Vincent, " Wild Things " des Troggs ou " Radiocativity " de Kraftwerk. Pour enregistrer son septième opus, Kat Onoma a reçu le concours de Ian Caple (Tricky, Tindersticks) à la production. Un disque pour lequel, et c'est une surprise, la moitié des compositions est interprété en français. Et l'autre en anglais, bien évidemment. Un disque au cours duquel le baryton profond, velouté, sensuel de Rudolphe Burger, se promène laconiquement sur une musique atmosphérique, fruit d'un mélange subtil de pop, de rock, de noisy, d'électro et de jazz…

 

Keelhaul

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‘To keelhaul’ est un terme employé en navigation qui signifie littéralement ‘faire passer sous la quille en guise de châtiment’. Le châtiment qui nous est ici infligé dure une grosse demi-heure. Mais comme on dit : ‘qui aime bien châtie bien’. Et donc toute tentative de ‘faire passer sous la quille’ cet album ne sera qu'un prétexte à la mauvaise foi. Oui, les vocaux sont ignobles ; oui, les guitares vous arrachent des maux de tête ; oui, la batterie frappe nos sens telle une grosse massue ; mais bon dieu, quelle tannée réjouissante ! Hardcore, grindcore, stoner-metal, que sais-je, pourvu qu'on ait l'ivresse… Ce quatuor (ex-Claw, ex-Integrity et ex-La Gritona) nous fait penser à Neurosis : même volonté d'exténuer les tympans, de passer sur les corps des auditeurs abasourdis tel un rouleau-compresseur, de pousser la résistance auditive à ses derniers retranchements… Certains diront que c'est la quille, d'autres la gaule, en tout cas Keelhaul ne fait pas dans la dentelle. Il suffit d'écouter " Lackadaisical Chinese Tubesock ", une pièce bien montée de riffs abrasifs à du 100 à l'heure; et d'enchaîner avec " Iwn ", ballade nuptiale à six pieds sous terre qui clôt l'album, pour être convaincu que ces white trash de Cleveland n'aiment pas ceux qui font dans leur culotte.

 

Jo Ann Kelly

Tramp 1974

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Tous les amateurs de ‘british blues’ se rappellent encore de Jo Ann Kelly, demeurée, sans conteste, la meilleure chanteuse de blues locale. Cet album était sorti l'année dernière. Je corrige donc mon retard. Ce "Tramp 1974" est pourtant déjà le 3ème volume de la série ‘Rare & unissued recordings’. Pour rappel, les deux premiers s'intitulaient "Key to the highway" et "Talkin' low".

Tramp était un groupe projet monté en 1969 autour de Jo Ann. Il impliquait son frère Dave, de Danny Kirwan, Mick Fleetwood, du Fleetwood Mac, ainsi que les inséparables Bob Hall et Bob Brunning. Un elpee éponyme était paru à l'époque. Pourtant, il faudra attendre que Jo Ann revienne d'une expérience américaine, pour que le projet renaisse de ses cendres. Début 1974, très exactement. Et dès janvier, un second album ("Put a record on") est ainsi mis en boîte.

Le style Tramp est un mélange de blues, de soul, de funk, et de R&B imaginé dans une ambiance de pub. Cet album est composé d'une session de studio datant du printemps 74 et d'un enregistrement live de la même époque. Jo Ann laisse éclater toute l'étendue de sa voix sur l'ouverture, "Till my back ain't got no bone", face aux choeurs conjugués par les vocalistes de Kokomo, Dyan Birch, Paddie McHugh et Frank Collins. Le long "Love blind" est une plage qui s'étend paresseusement sur le rythme imprimé par Brunning et Pete Miles. Sa voix dialogue avec les chœurs, le piano de Bob Hall et le sax free de Dave Brooks, au sein d'une ambiance délicieusement cool. "Nicki Hocki" est une pièce funky, au rythme soutenu et toujours tramée sur ce même dialogue qui bénéficie du renfort de la guitare d'Adrian "Putty" Pietryga (ex-John Dummer Band). La voix claire et pure prend tout sa saveur sur "Feel like breaking up somebody's home". Elle peut passer de la douceur absolue à la rage contenue, l'espace d'une seconde. Interprété en duo, "Jump steady daddy" est un blues pur, échangé entre la voix et le piano du remarquable Bob Hall. "Put a record on" et surtout "Help me through the night" sont de fort jolies ballades. Les six dernières plages sont donc live. Elles réunissent autour de Miss Kelly, nos deux Bob, le vétéran Keef Hartley à la batterie, Dave Brooks au sax, et Danny Kirwan à la guitare (NDR : discrète, il est vrai !). La reprise de "Baby what you want me to do" de Jimmy Reed est somme toute classique. La voix de Jo Ann se détache remarquablement. Brooks brille au sax. "It's too late for that now" est un boogie woogie. Une composition écrite par Bob Hall qui déménage, et au cours de laquelle le piano et le sax éclatent de bonheur. Le soul funk trouve sa place chez "What you gonna do". Le rythme se veut hypnotique et la voix se libère. Témoignage d'une époque, le saxophone évolue très librement au cœur de cette toile sonore. Jo Ann se retrouve dans son élément lors de la reprise de "You don't love me baby". En finale, les ballades maison, "Put a record on" et "You got to move", sont chantées sur un mode gospel. Un bon album !

 

Ken Saydak

Love without trust

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Bien que blanc, Ken Saydak est incontestablement un des meilleurs pianistes du Chicago blues contemporain. Il avait déjà commis un album pour Delmark, "Foolish man".

Il ouvre son nouvel opus par une cover du "Watching the river flow" de Bob Dylan. Une excellente reprise d'ailleurs, alimentée par le piano roulant, la slide de Mark Wydra et l'harmonica de Ron Sorin. Un retour opportun pour ce remarquable musicien qui sévissait chez les Big Shoulders. Le backing band est très soudé. Il produit ainsi un Chicago blues de bonne facture, tout au long de "Love without trust". Ken y partage le chant en compagnie de Miss Roberta Thomas. "Junco partner" nous emmène dans le Carré français de la Nouvelle Orléans. Le piano gumbo est particulièrement frétillant devant l'insatiable Sorin. Vieux amis du Westside, James Wheeler et l'élégant Bob Stroger rappliquent pour interpréter la ballade lente "Breakdown". Nonobstant ce riff cher à Mister Maghett, imprimé par les ivoires de Ken et non par la guitare, le rythme adopté est proche de Magic Sam. Ken est pianiste. Il aime le boogie. Et c'est tant mieux. "Clo Clo boogie" est un clin d'œil généreux aux grands de la Cité des Vents : Big Maceo Merryweather, Roosevelt Sykes et surtout Sunnyland Slim. Saydak n'a pas une mauvaise voix. Chaude, grave, un tantinet rocailleuse, elle manque sans doute de charisme, de modulation, de vécu, mais elle passe bien la rampe. A l'instar du blues bien rythmé, "Big City". Sa voix écume, sans nul doute, les fins de soirées des bars enfumés de Chicago. Un late night blues que l'on goûte sur "Expressions of tenderness" ; et qui bénéficie du concours du sax tenor de John Brumbach. Ken revendique l'héritage d'un autre géant des ivoires : l'inimitable Otis Spann. Il reprend ici, avec beaucoup de bonheur, son "Great Northern stomp". Un bon album qui s'achève par " Illinois ", titre emprunté au nom de l'Etat dont Chicago est, bien entendu, la capitale.

 

King Me

Almost summer

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En choisissant pour patronyme King me, titre d'une chanson des Palace Brothers, cet ensemble batave a voulu se fixer un espace sonore destiné à véhiculer des émotions sombres, ésotériques, mélancoliques. Pourtant, on ne peut pas dire que cette formation soit fondamentalement minimaliste. Parfois lo fi. Country/folk aussi. A cause du recours à des instruments aussi spécifiques que le violon et le violoncelle. Sans oublier le banjo ainsi que la steel guitar prodigués par un invité, qui répond au nom de Corno Zwetsloot. Un country folk qui, lorsqu'il se fond dans l'instrumentation basique, devient le chaînon manquant entre Tindersticks et 16 Horsepower. La solution sonore est, en outre, fécondée par un orgue capable de produire des sonorités complètement pourries, archaïques ; et puis aussi et surtout deux guitares. Torturées, ces deux fois six cordes nagent dans le psychédélisme atmosphérique tout au long du bien nommé " Swimming ". Bringuebalantes, elles offrent même un profil britpop, qui navigue quelque part entre Radiohead et Unbelievebale Truth. Douloureuses, elles s'enfoncent dans la cold wave d'un Joy Division qui se serait entouré de cordes et de cuivres. A l'instar du très beau " My angel " qui ne clôture pas l'œuvre, en vertu d'un morceau caché plutôt bizarroïde. Un bien bel album !

 

King Of Woolworths

Ming Star

Visiblement, le Mancunien Jon Brooks n'aime pas les redites, ni le surplace : son premier album, paru sous le pseudo " King of Woolworths " (en gros, le roi du GB…) rappelle aussi bien les ambiances éthérées de Boards of Canada (" Bakerloo ", boosté par un sample des High Llamas) que les beats enragés des maîtres du dance-floor (Prodigy en tête). Cette tendance à la dilution ternit un peu l'album, bien que le charme opère, surtout lors des derniers morceaux (" The Watchmaker's Hands " et " Theydon ", d'une beauté et d'une douceur renversantes). Entre voyages dans les limbes (des faubourgs de Kentish Hill aux splendeurs verdoyantes de Kite Hill) et plongée en apnée dans les ténèbres du BPM (Colcannon, sorte de Their Law revisité avec brio, la rage en poche mais pas en berne), " Ming Star " dispose des atouts pour remporter la bataille sur tous les fronts. Alors, Jon Brooks, " roi du GB " ? Responsable d'un bel exercice électro mid-tempo, proche donc des œuvres des artistes Warp les plus mélancoliques et du " French Band " Air, ce natif de Manchester a réussi la synthèse parfaite entre musiques du corps (le beat, la sueur) et du décor (la contemplation, l'évasion). Et non, cela n'a rien à voir avec de la musique de supermarché.

 

Kings Of Convenience

Quiet is the new loud

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Eirik Glambek Boe et Erlend Oye sont originaires de Bergen en Norvège. Ils se sont associés pour fonder The Kings of Convenience. " Quiet is the new loud " constitue plus ou moins leur premier opus. En fait, le duo avait déjà sorti un premier elpee éponyme, au pays des fjords. Et cette nouvelle plaque reprend 6 titres qui figuraient déjà sur le premier disque. Enfin, sous une forme légèrement différente, toutes les chansons ayant bénéficié de conditions d'enregistrement un peu plus professionnelles. Dans un studio de Liverpool. Faut dire que le tandem a beaucoup séjourné en Angleterre, au cours de ces derniers mois. Il y a rencontré les musiciens de Badly Drawn Boy et d'Alfie, en compagnie desquels ils se sont liés d'amitié. Ce qui s'explique lorsqu'on sait que leur musique baigne un peu dans le même folk pop. Encore que celui de K.O.C. rappelle tantôt Nick Drake, Belle & Sebastian, les Indigo Girls voire Simon & Gardfunkel. Ces derniers, surtout à cause de la fusion naturelle des harmonies vocales. Finement ciselées dans les mélodies élégantes, empreintes de mélancolie et de douceur, leurs chansons sont quand même assez sombres, introspectives, parfois même déprimantes. Enfin, surtout les lyrics. En outre, les chansons se couvrent régulièrement d'accents jazzyfiants. Et ce nonobstant une panoplie d'instruments réduite à deux sèches, jouées aussi bien en arpèges qu'en accords plaqués, quelques drums légers, un piano tendre, des cuivres occasionnels et une section de cordes ponctuelle. Une œuvre très rafraîchissante dont le minimalisme fait vraiment le maximum…