Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

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Morgan Nicholls

Organized

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A vos encyclopédies! Morgan Nicholls, maître à penser de ce projet, n'est autre que le fils de Billy, un vétéran de la scène britannique des sixties ; un personnage qui avait, notamment, prêté le concours de sa voix au single des Small Faces, " Orden's nut gone flake ", avant de se reconvertir en directeur artistique pour le Who. Il est ainsi devenu un ami intime de Pete Townshend. Qui soit dit en passant, est venu donner un coup de basse, sur un morceau de ce disque ; mais qui surtout, a délégué John ‘Rabbit’ Bundrick, pour y apporter la coloration si particulière de son clavier hammond. Le son de cet orgue est tellement pourri, tellement rogné, qu'il aurait pu émaner du Spencer Davies Group voire du Ride circa " Leave them all behind ". Vous me suivez ! Toute la famille Nicholls a, en outre, participé aux sessions d'enregistrement de cet album. Y compris, le frère cadet, William. Elle se partage l'exclusivité des parties vocales. La majorité des invités n'est cependant pas constituée de quinquagénaires, puisqu'elle implique un tas de musiciens de studio up to date, dont une section de cordes ; mais surtout épingle le concours de l'ingénieur du son des Beastie Boys, Mario Caldato Jr, ainsi que de Phoenix et des Dust Brothers. Au mixing et aux remixes. Mais toujours sous la houlette de Morgan, il faut le préciser. Pas un néophyte, dans le métier, puisque avant de lancer ce projet, il s'était déjà signalé en produisant un album de Delakota, puis tenté de remettre en selle le chanteur du défunt Wonderstuff, Miles Hunt… Mais revenons à cet " Organized ". Qui parvient, avec beaucoup de bonheur, à agréger house, post punk, lo fi, garage, pop, funk et psychédélisme, à travers des compositions chaleureuses, fiévreuses… Un seul petit reproche, en phase instrumentale, les solistes ont parfois tendance à en rajouter…

 

MotherKingdom

Paranowhere (Ep)

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Mother Kingdom nous vient de Suisse romande. De Genève très exactement. Fondé en 1996, il vient seulement d'enregistrer son premier CD. Un mini album cinq titres coproduit par le groupe et Christophe Suchet, ingénieur du son qui a bossé, dans le passé, pour Phil Collins, Alan Parsons et Steve Howe. Hormis le dernier titre, découpé exclusivement dans l'instrumentation acoustique, le reste du disque est fondu dans le métal. Un métal né d'un alliage prélevé dans les turbulences soniques de Noir Désir, la mélancolie atmosphérique, ténébreuse de Soundgarden et le groove déchiqueté de Kyuss. Un métal dont les contrastes, déchirés entre douceur et violence, sont abrasés par une voix âpre, purulente… Tout un ensemble de caractéristiques qui devrait donc plaire aux aficionados de métal pur et dur, sans concession. Le seul hic, c'est que ce n'est pas vraiment ma tasse de thé…

 

Motörhead

We are Motörhead

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Avec les Ramones et plus récemment The Hellacopters, Motörhead est un des rares combos qui fait l'unanimité chez les fans de rock n'roll, de punk et de heavy métal. Dénué de toute concession, sale, gras et métronomique, le nouvel album de la bande à Lemmy propose juste ce qu'il faut d'innovation pour séduire les teenagers sans pour autant déstabiliser ses fidèles " Motorheadbangers ". Pour preuve ? Cette surprenante reprise du " God save the queen " des Sex Pistols, et une plage titulaire qui s'annonce déjà comme le nouveau " Ace of spades ", hit indémodable du trio infernal. Les dix plages dépassent rarement les 3'30 et sont toutes d'une redoutable efficacité. Hormis peut-être le très dispensable " One more fucking time " qui confirme bel et bien que l'organe vocal râpeux du sieur Lemmy ne convient guère à cet exercice de style périlleux que constitue la ballade rock. Percutant, irrésistiblement rock n' roll, incontournable. Le meilleur Motörhead depuis 1916, au bas mot !

 

Motorpsycho

Let them eat cake

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Après avoir goûté au métal et au garage rock, le trio norvégien semble avoir définitivement tourné la page, pour embrasser une musique plus pop, plus recherchée, progressive même, mais beaucoup plus contemporaine. On avait déjà pu le constater sur le précédent opus, mais pour " Let them eat cake ", seul l'hommage aux Allman Brother Band, " Song for a Bro ", est sacrifié sur l'autel du revivalisme. Le reste de l'opus explore un psychédélisme rafraîchissant, mélodique, à la croisée des chemins des expérimentations baroques de Deus, de la folie tranquille d'un Love et de la sophistication orchestrale des Flaming Lips. On est d'ailleurs victime, dès le premier titre de l'opus, " The other fool ", d'un vertige underground réminiscent de Tuxedo Moon époque Blaine Reininger. Faut dire que pour enregistrer " Let them eat cake ", Motorpsycho a reçu le concours d'une section de cordes. De cuivres également. Ce qui donne parfois un petit côté jazzyfiant à leurs chansons qui ont, en outre, bénéficié lors de la production, d'un emballage presque parfait. Superbe !

 

Mount Florida

Arrived Phoenix

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Lorsque la décennie prochaine pointera son bout de nez, on ne pourra qu'abdiquer face à cette évidence : nous traversons actuellement une période faste pour le rock, longtemps considéré comme mort par ses meilleurs amis. A tort. Il s'en est pourtant fallu de peu qu'il passe de vie à trépas. Après l'avoir majestueusement fait renaître de ses cendres, le post rock encore à la mode récemment a failli l'enliser dans une redite démonstrative soûlante, malgré les évidents bons sentiments mis en chantier. Heureusement, ceux qui participent à son émancipation se nourrissent à diverses brebis égarées. Tortoise, le maître quoi qu'on en pense ; mais aussi Mogwai, Aphex Twins, Jim O'Rourke, ou encore Bowery Electric. Mount Florida les fréquente tous. Né à Glasgow, ce duo iconoclaste multiplie les délires les plus zarbis, les parallèles obliques, peaufine avec l'aisance des meilleurs une dance muzac métallique élevée aux amphets, puis éduquée aux studios Abbey Road. Est ce utile d'en rajouter ?

On tient là une bande de joyeux drilles géniteurs d'une entité polymorphe qu'on jugerait tout droit sorti du cerveau dérangé de Shinya Sakamoto, le cyber punk japonais. Chaque track possède une identité marquée, préparée à base d'un melting pot mélodique ou de rythmique ardue. Et en effet, la totalité du disque peut être considérée comme un immense panel d'expérimentations assez réussies qui débouchent toutes vers des perspectives prometteuses. Ska (" Postal "), new wave, dance, indus (Spaces, echos), ambient (" Ultimo "), dub (" Jamaica Street "), jungle, tout y passe ; avec de temps à autre quelques incursions de cordes arabisantes bien enlevées, des percussions tribales groovy, de sensibles voix féminines susurrant des lamentations shamaniques (" Radio Ocean ") ; ou encore une voix de crooner lymphatique à faire pâlir d'envie Dave Gahan. Et ce, sans tomber dans le pathos des productions Realword. Encore, qu'à l'instar du trip hop enflé, actuellement en vogue, une débauche d'effets sonores opère par instants. Jamais la magie de ces morceaux remarquables, aux structures progressives, ne disparaît. Notamment tout au long du splendide " Celebration ", tout droit sorti du " Taggo Maggo " de Can. Excusez du peu !

Encore un point pour Matador, excellent label qui peu à peu gagne du terrain sur la carte géographique indie. Tant mieux !

 

The Movielife

This time next year

Écrit par

The Movielife a bien compris qu'il ne suffit plus, à l'heure actuelle, d'être seulement un groupe de punk rock de plus. Il évite donc joliment les écueils du genre. Le tempo est enlevé ; mais des zones plus calmes ponctuent les morceaux. Des morceaux qui puisent également des breaks chez Quicksand ou Stanford Prison Experiment. Peu de refrains fédérateurs, mais des mélodies suffisamment entraînantes pour lever l'index en fin de couplet. Et la tension rythmique plus que l'énergie destinée à se défouler, fait de cet album une bonne découverte pour ceux qui jugent ‘vendus’ Green Day, trop ‘commerciaux’ Blink 182 ou trop ‘clichés’ Bad Religion…

 

JF Muck

Wrigley field

Trio belge, JF Muck s'est rendu aux States pour enregistrer cet album. Aux studios ‘Electric Audio’ de Chicago. Amusant lorsqu'on sait que le groupe a choisi pour patronyme le nom d'une légende du base-ball de la métropole. JF Muck a ainsi bénéficié du concours du bassiste de Shellac, Bob Weston, à la production. Douze titres figurent sur cet opus, dont une version démo. Hormis "My song head", aux relents post rock alternatifs, la chanson intimiste "Load", partagée entre piano sonore et voix déclamatoire ainsi que "Shoot out", dont le groove post industriel nous rappelle l'inévitable Big Black, le reste de l'opus baigne dans la lo fi atmosphérique, ténébreuse, austère, que le trio aime curieusement décrire comme hip rock...

 

Mud Flow

Amateur

Simplicité et efficacité constituent les valeurs essentielles défendues par ce quartette bruxellois. Une formation dont la naissance remonte à 1994, même si leur line up définitif ne date que de 1997. " Amateur " constitue leur premier album. Un disque dont la sensibilité pop/rock est aussi mélodique et contagieuse que celle d'un Sebadoh. Et vous avez certainement déjà pu le constater à l'écoute de " 4 " ou de " Tiny tale ", deux chansons diffusées régulièrement à la radio. Et nous supposons que dans les semaines qui vont suivre, " (I know) I didn't fight ", ballade REMesque, joliment enrichie d'arrangements de cordes, devrait suivre le même chemin. Toujours aussi basique, le reste de l'opus se révèle beaucoup moins facile à digérer. L'ombre de Sonic Youth y rôde même de manière plus latente. Notamment dans la propagation du flux électrique par paliers. Seul le déroutant " Sympathy " renoue avec une certaine cold wave, pratiquée vingt ans plus tôt par les Chameleons...

Jean-Louis Murat

Muragostang

Écrit par

C'est pas demain la veille que Murat organisera des farandoles lors de ses concerts. Qu'importe ! Une chose qu'on ne peut lui retirer, c'est qu'il est un des rares artistes français d'un "certain" grand public à se remettre en question. Il aurait pu surfer sur le succès de son " Mustango " et retaper ses hits tels quels, accordés lors de ses prestations scéniques. Que nenni ! Au placard les guitares hispanisantes ou l'instrumentation classique. Il est rusé Murat. C'est lui qui nous attendait au tournant ! J'imagine la tête de certains spectateurs… Après les plaines de Tucson, le revoilà plongé dans une cave, entouré de câbles et de machines d'un obscur laboratoire musical. Savant fou qui ne crée pas un être de toutes pièces, mais le réinvente, Murat n'a aucun respect, en apparence, pour ses chansons. En apparence je dis, car c'est l'opportunité rêvée pour celles-ci de renaître, de pouvoir se réincarner sous une autre forme. Le respect pour la liberté de sa création. Bien sûr ceux qui trouvaient Murat chiant continueront à le penser; mais les autres, ceux qui le considèrent comme un Artiste, apprécieront sans aucun doute la démarche. Un live hors du commun !

 

Matt Guitar Murphy

Lucky Charm

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Tous les amateurs de blues savent que Matt a été un des deux guitaristes du Blues Brothers, rôle qu'il partageait avec le blanc, Steve Cropper. Il est né en 1927 à Sunflower, dans le Mississippi. Au cours des 50's, il a accompagné le pianiste Memphis Slim, et dans les 70s, l'harmoniciste James Cotton. " Lucky charm " constitue son second album pour Roesch. Il fait suite à "The blues don't bother me!". Renforcé bien évidemment par les Blues Brothers Horns, Matt est ici entouré de son groupe.

Il s'engage sur l'album par un long boogie instrumental, "Boogie Overture" ; un titre sur lequel il nous présente son travail électrique sur le son. Il s'arme de sa guitare acoustique et ne tolère plus que la présence de son batteur, Floyd Murphy Jr, pour attaquer le très roots "What's up with you baby?". Matt n'est pas un véritable vocaliste. Il a invité quelques uns de ses amis, dont Howard Eldridge. Celui-ci possède une voix très chaude et expressive. Il chante admirablement la lente ballade "I remember", secondé par le piano de Leon Pendavis. Il chante aussi avec autorité "Willie Mae", une plage rythmée, théâtre d'exploits instrumentaux du bassiste Tom Barney, et surtout de Matt qui, à travers un solo passionnant, nous donne une leçon extraordinaire de cordes. David Foster chante "Who's got the puddy". Du pur funk, caractérisé par une intervention dans un style "honky", de Gordon "Sax" Beadle. Pendavis chante "Got me a carrying A stick". Une interprétation sans éclat, amusante, qui repose sur une trame funk et jazz. Murphy est un des meilleurs guitaristes de blues. Il prouve tout son talent sur le lent instrumental "J.F.A". Doigté, technique, sensibilité et expressivité sont au rendez-vous, pendant que l'ami Leon signe une bien belle prestation à l'orgue Hammond. Velouté, "Oh no, I'm falling in love again" épouse un style un peu trop cabaret, à mon goût. " Guitar " Murphy garde le meilleur pour la fin. Il chante "Time to move on", un blues somptueux relevé par une partie de cordes très personnelle. Il est vrai que l'homme a un style et qu'il se montre à chaque instant très inventif. Enfin, pour "Headin' Northwest", Matt arpente son manche au grand galop, épaulé par un front de cuivres. Un bon album!

 

Charlie Musselwhite

Up and down the highway

Écrit par

‘Memphis’ Charlie est considéré aujourd'hui comme l'harmoniciste blanc le plus mythique. Il est toujours bien présent près de 40 ans après l'avènement du blues blanc. Il a passé tant d'années au service du blues que son nom est devenu indiscutable dans le répertoire du blues sans couleurs. Il a peu enregistré en la compagnie de musiciens européens. Pourtant, au cours de l'été 86, il fit une tournée sous la forme d'un trio, en compagnie de musiciens anglais. Dave Peabody, à la guitare, et Bob Hall, au piano. Il est passé, à l'époque, au Festival de Handzame. Enregistré live au Cambridge Folk Festival, l'album "Cambridge blues" est sorti sur Blue Horizon en 1988. Sous-titré "Live 1986", cet opus n'est donc pas un document inestimable puisqu'il provient de la même tournée.

Six titres sont communs, deux nouveaux font leur apparition. Soit "Everybody needs somebody" de Little Walter et "Candy kitchen" de Lightnin' Hopkins. Une atmosphère quasi unplugged règne sur ces enregistrements. Dommage que Bob Hall soit au piano électrique, je lui préfère le son de l'acoustique. Le concert débute par "Hey Miss Bessie", un boogie qui met en exergue un excellent Bob aux ivoires. "Key to the highway" est mené de manière assez émouvante. Dave Peabody y joue tout en sensibilité. Charlie entame alors "Big leg woman". Une chanson qui figure depuis bien longtemps à son répertoire. Mais en l'écoutant, je me suis rendu compte que le Charlie de 86 n'était pas du meilleur cru. Il est vrai qu'à cette époque, il luttait encore contre le fléau éthylique, qu'il a depuis vaincu. Le même malaise règne sur "Everybody needs somebody". Le meilleur titre, c'est indéniablement "Up and down the avenue". Pas parce qu'il donne presque son nom à l'album, mais à cause des 3 musiciens qui se poussent volontairement dans leurs derniers retranchements. Et le résultat est fameux ! Bon album, mais pas essentiel! N'oubliez pas de vous procurer "Continental drifter" (Pointblank), il est indispensable à votre collection!

 

Stereo Total

My Melody

S'exprimant tantôt dans la langue de Goethe, tantôt dans celle de Molière et plus rarement dans celle de Shakespeare, Stereo Total pratique une musique pop, lo-fi, minimaliste, insouciante qui privilégie l'aspect mélodique des chansons, quitte à en négliger le relief. Constitué de 16 chansons rafraîchissantes, sans prétention, dont quelques reprises de standards de la variété comme " Vilaine fille, mauvais garçon " ou " Joe le taxi ", ce " Stereo total " n'est pas le fruit de la collaboration entre Lio et Stereolab. Mais il aurait pu l'être...

 

My Ruin

A Prayer under pressure of violent anguish

Écrit par

Tairrie B., ex Manhole et ex-compagne du chanteur de Fear Factory, possède l'organe vocal féminin le plus agressif de toute l'histoire du rock n' roll. Même la regrettée Wendy O Williams, hurleuse des Plasmatics (groupe punk-métal à scandales des années 80), aurait capitulé devant les assauts vocaux revendicatifs de cette belle-fille idéale. C'est dire si My Ruin ne fait pas dans la dentelle! A la fois proche de Korn et de Black Sabbath, de Slipknot et de Jane's Addiction, les treize compositions qui s'égrainent au fil de l'écoute dégagent une agressivité hors normes et un climat de hautement malsain. Seule la reprise du "Do you love me" de Nick Cave marque une "pause tendresse" dans cet univers torturé, contestataire et paranoïaque. Lourd comme du plomb, "A Prayer..." n'est pas à mettre entre toutes les oreilles!

 

Chris Mills

Kiss it goodbye

Écrit par

Chris Mills reconnaît pour influences majeures David Bowie, Bian Eno, Phil Spector, mais surtout Lou Reed et Bob Dylan. Le premier parce qu'il partage une même fascination pour New York. Le second parce que ses racines musicales sont profondément ancrées dans le folk et la country. Etonnant, lorsqu'on sait que cet artiste vit à Chicago. Encore qu'au cours de son enfance, il a souvent changé de domicile. Emigrant du Maryland au Colorado, en passant par l'Allemagne de l'Ouest et la Virginie.

" Kiss it goodbye " constitue son deuxième album solo. Enfin, pas tout à fait, puisqu'il a reçu le concours d'une véritable armada de collaborateurs, pour l'enregistrer. Et pas des moindres, puisqu'on y retrouve notamment Kari Mc Glinnen (The Diskes, Kelly Hogan), Ryan Hembrey (Pinetop Seven, Edith Frost), le violoncelliste Fred Longberg-Holm, les vocalistes Deanna Varagona (Lambchop), Nora O'Connor (The Blacks) et Kelly Hogan (Jodie Grind, Rock*a*Teens) ; ainsi que Brian Deck (Wheat) et John Langford (Waco Bros) à la production. Sans oublier les inévitables musiciens de studio, préposés, pour la circonstance, à la pedal steel, au dobro, à la mandoline ou au violon.

Multi-instrumentiste et chanteur, Chris possède également une très belle plume. Ce qui lui permet de tremper les lyrics de ses chansons dans un humour particulièrement subtil. Pas pour rien qu'il soit féru de littérature, et que ses auteurs préférés répondent au nom de Raymond Carver, Gabriel Garcia Marquez ou Bolgakov. Malheureusement, malgré toutes ces excellentes dispositions, les mélodies pourtant agréables, sont beaucoup trop accrochées à des valeurs traditionnelles, lorsqu'elles ne virent pas à la pop mélancolique. Ainsi, hormis le punkcore " All you ever do ", on a parfois l'impression de revivre un épisode du début des seventies, qui avait valu aux Byrds, Flying Burrito Brothers ou autre Poco, de voir pâlir leur étoile…

 

Kylie Minogue

Light years

Écrit par

Elle avait bien attiré mon attention lors de son duo échangé avec Nick Cave, pour le hit single " Where the wild roses grow ". Mais pour le reste, Kylie était vraiment loin de titiller mes pensées les plus chastes… La conscience professionnelle m'a cependant poussé à ouvrir la pochette de ce " Light years ". Et quelle ne fut pas ma surprise de découvrir de superbes photographies, teintées d'érotisme soft. Incontestablement, cette fille a du chien. Avec ce genre de nana dans ton pieu, tu dors pas sur la carpette, fieu ! Je comprends mieux, aujourd'hui pourquoi, tant d'artistes masculins apprécient sa compagnie pour y échanger l'un ou l'autre duo (NDR : vocal hein, bande de petits coquins !) Pas étonnant non plus qu'elle se soit lancée dans une carrière cinématographique. Dommage que sa musique n'exhale pas autant de charmes… même cachés…

 

Miss Universe

Where is my mind ? (Ep)

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Les Pixies ont quand même méchamment marqué une, voire deux générations de musiciens. Cette formation batave reprend ainsi, en ouverture et de manière assez intéressante, "Where's my mind" de nos amis des Pixies. Un chouia plus lentement que l'original, c'est vrai ! Sur ce maxi 4 titres, Miss Universe mange à tous les râteliers : pop rêveuse, feutrée, discrète et rock college de bonne facture. Sans oublier le zeste de Radiohead et la pincée de Calexico. Bref, tout ce qui se fait de mieux dans le genre. J'attribuerai une mention particulière à "It's a matter of looking up", une composition qui s'ébroue de manière légère, précieuse, et s'achève par un bref sursaut d'électricité. Malheureusement le son manque globalement de souffle et la batterie, plus spécialement, de présence.

 

Mississippi Heat

Handyman

Écrit par

Sorti en 1999, "Handyman" avait déjà fait l'objet d'une chronique dans la présente rubrique. Sous-titré "10th Anniversary edition", il constitue le 4ème album du groupe. Un combo fondé par deux frères d'origine belge, les Lacoque. Michel, le manager, et Pierre, le leader et harmoniciste. Ils comptent quatre albums à leur actif, sur le label personnel et indépendant, Vanderlinden. Soit "Straight from the heart", en 1992, "Learned the hard way" en 94 et "Thunder in my heart" en 95.

Un profond remaniement de line up était intervenu avant l'enregistrement de "Handyman". Katherine Davis avait notamment remplacé, et avec le même bonheur, Deitra Farr au backing vocal féminin. En réalité, l'ensemble des musiciens a été renouvelé. Sans oublier la collaboration d'invités de prestige. En mai dernier, le groupe était revenu chez nous. Au ‘Spring Blues’ d'Ecaussines. Il y avait fait un malheur ou plus exactement le bonheur du public. Et comme une bonne nouvelle n'arrive jamais seule, ils ont enfin trouvé un distributeur fiable en Europe. En l'occurrence le label Crosscut de Brême.

Habillée d'une jolie pochette cartonnée, "Handyman" est donc aujourd'hui bien plus facile à se procurer. Depuis, le line up a encore changé, et la formation que nous avons pu applaudir chez nous est ici présente pour deux bonus tracks. Sur " Please don't cry ", Jasper Buchanon, le nouveau pianiste noir assure les vocaux, tandis que l'instrumental ""Early morning blues" met en exergue le talent du le guitariste Chris Winters. C'est la raison pour laquelle, je reviens sur cet album, que je qualifierai d'indispensable à toute collection. Si on passe sous silence deux compos franchement dispensables. Pour le reste, je vous recommande le rythmé "Excuse me ", écrit et chanté par Miss Davis, le titre maître, chanté par le regretté George Baze, et "Look good to me" parcouru par un harmonica extraterrestre. Côté titres lents, le sublime "Farewell to S.P Leary" est chanté par Barrelhouse Chuck Goering, "Dog in my back yard", par George Baze, et "It hurts to be lonesome" par Billy Boy Arnold. D'un bout à l'autre, Pierre Lacoque fait preuve d'un brio, à ce jour inégalé, mais surtout bouleversant, clairvoyant, original, créatif et si différent. Indispensable !

 

Sam Mitchell

Resonating

Écrit par

Sam Mitchell est, depuis plusieurs décennies, l'une des valeurs sûres du country blues anglais. Un spécialiste du bottelneck. Mais aussi du dobro. Cet instrument introduit un "Refugee blues" tout à fait superbe, terriblement émouvant. Un grand moment! "Blues in the bottle" est du blues acoustique traditionnel, un thème emprunté à Mance Lipscomb. Je tire mon chapeau pour la prise de son de cet album. On peut ainsi clairement discerner le son des doigts qui caressent les cordes sur "Let there be smoke". Impressionnant ! La production est signée Sam et Rob Orlemans. Musicien hollandais, membre de Half Past Midnight, ce dernier a joué durant des années pour Curtis Knight. J'aime la douceur de la mélodie de "Unfinished business" et la paresse dans la voix de Sam. Il nous plonge ensuite dans l'ambiance de "Studio 51", un ancien et prestigieux club de folk à Londres de la fin des 60s. Il narre l'histoire de ce lieu qui accueillait Jo Ann Kelly, Tony McPhee, John Dummer, Simon & Steve et bien d'autres... Plus surprenant encore, "Solar skates" campe une longue jam, espèce de trip psychédélique, avec un solo déjanté de Rob Orlemans. Un autre jeu de cordes, très aérien, se retrouve sur "Jiggy jiggy man". Parmi les quelques reprises, je soulignerai le "Same ole blues" de JJ Cale, pour son travail impeccable au dobro, et "Kokomo" de Fred McDowell. Ce musicien a réellement intégré toutes les techniques du blues grâce à une dextérité remarquable et un respect profond du style. Pour preuve l'hommage à Robert Johnson, "Talkin' Mr Johnson". Il termine par " Hey Alexis ", un autre témoignage sympathique à un véritable pionnier du blues anglais, Alexis Korner, bien sûr...

Melon Galia

Les embarras du quotidien

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Voix timide, gentilles mélodies, rythmes acoustiques, on connaît les caractéristiques lassantes de la pop française. Melon Galia se distingue heureusement de la masse grâce à sa diversité musicale. Pointons trois éléments. Un chant à deux voix, d'abord : les répliques " masculin/féminin " de Thierry et d'Aurélie dynamisent agréablement les chansons (surtout sur "L'épaisseur d'un cheveu"). La richesse instrumentale, ensuite: clarinette, trompette, violons, mélodica... varient les arrangements et les plaisirs auditifs, en démontrant une qualité d'écriture supérieure à la moyenne. Les paroles, enfin : elles se fondent naturellement dans les 12 chansons ; des bribes d'histoires jamais ridicules, sans prise de tête ni recherche de jeux de mots (NDR : marre de ces Gainsbourg du pauvre qui imaginent avoir écrit un tube quand ils ont aligné deux calembours). Avec tout cela, Melon Galia nous fait plus penser à une version francophone des Pale Foutains, qui nous avaient émerveillés en d'autres temps, qu'à une énième resucée de la pop française. Ce groupe belge démontre qu'on peut cultiver la douceur sans sombrer dans la mièvrerie. Un talent à écouter grandir. A ceux qui préfèrent les CD pirates aux achats de disques neufs, je signale qu'il serait dommage de manquer la très chouette pochette de cet album, illustrée par des pub fifties revisitées par des objets Melon Galia.

 

Melt Banana

Teeny Shiny

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Un ovni en puissance ! Melt Banana ne connaît pas la ligne droite. Sa musique part dans tous les sens, passe allégrement d'un tempo à l'autre et mixe, sans vergogne, le trash aux bruitismes électroniques, au hardcore ou encore au ‘sonisme’ guitaristique. Bref ce " Teeny shiny " est véritablement insaisissable, inclassable et surtout incroyable. Ce n'est pas un hasard si le groupe fut signé en son temps chez les frappadingues de Skin Graft. Cet opus constitue la 3ème sortie pour A-Zap ; et je croise les doigts afin que ce label prenne la relève de celui qui se fait de plus en plus rare en nos contrées. Assurément une expérience hors norme, mais ô combien réjouissante dans un paysage musical de plus en plus formaté par les tendances du moment. On aimera ou pas, mais il faut au moins écouter ce genre de musique une fois dans sa vie. A ranger soigneusement à côté de Fantômas !

 

Mendelson

Quelque part

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Il parle. Il raconte plutôt. Des tranches de vie, vécues ou observées. Avec des hommes incompris, des lessives à faire, des lumières qui s'allument dans les cuisines des immeubles. Pascal Bouaziz décrit tout d'une belle voix grave et sombre. En parlant, sans avoir peur de s'étendre 5 ou 6 minutes pour bien cerner le propos. Avec un orchestre classique derrière lui - ou devant, ou à côté - on croirait presque du Léo Ferré version an 2000. Mais l'orchestre est ici résolument rock. Un esprit, disons, new wave, de l'époque la moins drôle. Avec des audaces au saxo et des guitares qui surgissent, guidées par une contrebasse très prenante. "Quelque part" est un album d'une cohérence et d'une pertinence remarquables. Si vous n'êtes pas vite lassé par le parlé/chanté (NDR : moi, je le suis !), ce deuxième album de Mendelson vous enchantera.