L’école d’art de Library Card

Library Card a beaucoup joué en live à travers l'Europe et les États-Unis. Son nouveau morceau, "Art School", est devenu un favori du public lors de ses concerts. Ce titre marque un nouveau chapitre pour la formation, qui est rapidement devenue l'un des…

Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de…

logo_musiczine

Bienvenue dans le monde civilisé de Ghostwoman…

Ghostwoman est un duo réunissant Evan Uschenko et Ille van Dessel. Il est canadien et elle est belge. La paire s'apprête à sortir son nouvel album, "Welcome to the Civilized World", le 5 septembre et partage aujourd'hui son nouveau single, "Alive". Evan…

Denver ou DNVR ?

DNVR est l'étoile montante de la scène soul française, fusionnant les grooves sensuels…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (26656 Items)

Green Day

Warning

Écrit par

Sans faire de bruit, Green Dayen est déjà à son quatrième album. Et le moins que l'on puisse dire c'est que Billie Joe et sa bande sont des petits malins. Bien sûr personne ne sera dupe : Green Day est à mille lieues de pouvoir revendiquer, à l'heure actuelle, un statut ‘punk’. Je ne m'avancerais pas trop non plus pour celui de ‘rock’. Mais de là à nous servir un ersatz de… Weezer, il n'y a qu'un pas que le trio a franchi allégrement. Attention, cet album débute bien par un " Warning " de la meilleure veine ; même si finalement il demeure assez conventionnel. Un titre suivi par ce qui devrait être un des prochains singles " Blood, sex and booze ". Entraînant en diable, ce début de plaque laisse espérer un regain d'attention pour ce groupe qui, se dit-on, est parvenu à maîtriser ses penchants mélodiques tout en gardant une énergie communicative. Las ! Passées ces 5 grosses minutes c'est le désintérêt qui pointe le bout de son nez. Malgré l'enrichissement de sa musique par un harmonica, une mandoline, un saxophone, un accordéon ou une section à cordes, il faut se rendre à l'évidence : les mélodies se sont appauvries (NDR : heu…désolé pour les fans de Weezer). Je ne souhaiterais pas voir Mister Joe vieillard : il devrait avoir beaucoup de mal à se défaire d'un mouvement du bras hérité de l'époque où il faisait partie d'un groupe... Par contre, au fil des albums, Green Day se concocte un petit " best of " qui ne sera pas piqué des vers…

 

Green Hornet

Going Down

Écrit par

Quelle explosion de blues et de rock ! Jon Spencer avait sûrement mieux à faire chez Boss Hog pour ne pas venir prêter main forte à la réalisation de ce cd. Ce n'est pas que cet album soit inécoutable, mais fatalement, à l'écoute de ces 12 titres l'image qui revient avec force est celle du trio new-yorkais : que ce soit dans les intonations du chanteur ou dans le bidouillage de la voix ; que ce soit dans les rythmiques, saccadées, brutes ; ou encore dans l'emploi de l'harmonica sur certains morceaux, force est de constater que le Blues Explosion a encore de beaux jours devant lui ! En effet la copie est bien en de deçà de l'original ! Green Hornet ne s'est d'ailleurs pas trompé : presque la moitié des titres sont instrumentaux... Car, comme peut parfois le démontrer Jon Spencer lui-même, la formule a ses limites. Et suivre les traces d'un grand frère sans se faire taxer de plagiat passe par certains silences...

 

Peter Green

Hot Foot Powder

Écrit par

Depuis son dernier retour à l'avant-plan, Peter Green n'en finit plus d'enregistrer! Et de surprendre. Manifestement son label anglais Snapper croit en lui. Commis en compagnie du Splinter Group l'an dernier, son dernier album, " Destiny Road ", avait donné la nette impression qu'une filière musicale à la fois novatrice et assez personnelle, était occupée de se dessiner. Et puis, surprise, revoici, un album consacré au répertoire de Robert Johnson. Et croyez le si vous le voulez, mais ce n'est pas la première fois que Peter nous fait le coup. Il doit faire une fixation sur l'œuvre du mythique bluesman, disparu voici plus de 60 ans.

Autour de Peter, on retrouve l'inévitable Nigel Watson, qui talonne Green au chant et à la guitare, ainsi que Roger Cotton au piano, Pete Stroud à la basse et Larry Tolfree à la batterie. L'intérêt de cet album procède surtout de la présence d'invités de prestige. En effet, les albums sur lesquels on peut retrouver à la fois, Dr John, Buddy Guy, Otis Rush, Hubert Sumlin, Honey Boy Edwards et Joe Louis Walker ne sont pas légion. Autant d'arguments de vente qui justifient probablement la raison même d'éditer un album. N'attendez tout de même pas monts et merveilles de ce "Hot foot powder". Peter a clairement démontré ces dernières années qu'il avait perdu l'essentiel de ses vertus guitaristiques. Par contre, ce qu'il n'a jamais perdu, c'est le blues ; et surtout la sensibilité indispensable pour l'interpréter. Et tant pis si sa voix n'a plus l'aisance, ni l'autorité d'antan ; elle reste crédible dans ce type de répertoire. Vous vous laisserez ainsi bercer par le charme et la discrétion de "I'm a steady rollin' man" ou de "Little queen of spades", qui bénéficie du concours d'Otis Rush, ainsi que "Traveling riverside blues", caractérisé par la présence de Joe Louis Walker et de Honeyboy Edwards ou encore les interventions au piano de Dr John sur "From four until late" et "They're red hot".

 

Groove Doctors (UK)

Crazy mixed up world

Écrit par

Les Groove Doctors sont issus de l'est de l'Angleterre, de Suffolk très exactement. Un quatuor constitué du chanteur/harmoniciste Luke Arnold, du guitariste Tim Ainslie, du bassiste Fergie Fulton et du drummer John Butters. Apparu l'an dernier lors des festivals d'outre-Manche ( Colne, Burnley, Brentwood et Farnham ), ce jeune groupe est poussé par l'ami Richard Everitt, l'âme du Sensational King Bizkit Band. Luke est marqué au fer blanc de l'empreinte du légendaire Little Walter. Il reprend ici au moins une demi-douzaine de titres du répertoire de ce mythique harmoniciste de Chicago. L'album emprunte d'ailleurs son nom à l'un des meilleurs titres de Little Walter. Une composition de Willie Dixon, soit-dit en passant.

Les Doctors se lancent à fond, sans retenue et de manière assez débridée, dans une version d' "I love you so" de Walter Jacobs. Et j'imagine qu'ils doivent cartonner live. Zippy Nicholson imprime le rythme sur sa guitare et enchaîne avec "She's gone", une composition maison, toute en puissance, mais sans fioritures. La section rythmique est typiquement anglaise et dégage beaucoup d'intensité. La légèreté et le groove ne sont pas de mise ici, mais nous sommes bien chez nos amis britanniques. C'est avec beaucoup d'enthousiasme que les Doctors passent ainsi en revue, un répertoire bien connu. Depuis "Everything's gonna be alright" à "Crazy mixed up world" en passant par "Too late", "Honest I do" ( de Jimmy Reed), "Mellow down easy", "Riding in the moonlight" (d'Howlin' Wolf) et "King Bee" (de Slim Harpo). Ce qui laisse présager une bonne ambiance sur les planches. Chaque titre est un prétexte à un billet de sortie de notre souffleur, Luke Arnold. Les classiques reçoivent, pour la plupart, un traitement speedé, énergique ; et la trame rythmique est un tremplin aux envols successifs de la star du groupe. Une formule qui ne fonctionne pas trop mal et qu'on retrouve sur "Hey now". Bon vent aux Groove Doctors!

 

Groundhogs

Boogie with us

Écrit par

La première mouture des Groundhogs remonte à 1962. Ils tiraient leur nom du "Groundhog Blues" de John Lee Hooker. Le leader était déjà le chanteur guitariste Tony McPhee. Le groupe aura d'ailleurs l'honneur d'accompagner en tournée John Lee en 1964. Les Groundhogs se sont séparés en 66, pour revenir dès 68 en plein British Blues Boom. Deux albums blues datent de cette époque : "Scratching the surface" et "Blues obituary".

Comme nombre de ses contemporains, Tony a conduit le groupe vers un rock plus progressif. Une évolution qui lui apportera un certain succès. Début des 70s, sortent des albums clé, "Thank Christ for the bomb", "Who will save the world", "Split" et "Hogwash". Fin 74, le groupe se sépare à nouveau, mais revient un an plus tard flanqué d'un 2ème guitariste pour épauler Tony. Sous ce nouveau line up, le groupe enregistre alors les albums "Crosscut saw" et "Black diamond".

"Boogie with us" réunit des témoignages live issus de deux concerts accordés en 1971, à Leeds et Londres, et en 1976, à Stockholm. C'est donc l'étiquette rock qui est ici à l'honneur, quoique le blues reste bien présent dans la trame de quelques plages.

L'ouverture "Garden" est un bon témoignage de cette époque. Mais ce qui frappe le plus, c'est bien entendu la guitare de Tony. Son style rock est tout à fait original. Il ne ressemble pas vraiment aux guitar-heroes de l'époque. Les racines blues de Tony ne tardent guère à se manifester. Pas pour rien qu'il deviendra l’un des plus ardents défenseurs de la scène folk blues anglaise (comme Dave et Jo Ann Kelly). Il est vraiment à l'aise sur le rythme familier de John Lee Hooker ; et en particulier lors de son interprétation solitaire du "Groundhog blues". Qui reste, à mes oreilles, le grand moment de l'album. "Mistreatred" n'est pas mal non plus, même si le rythme s'accélère. "Cherry Red" est un blues rock qui laisse échapper de beaux petits soli bien parfumés de l'époque, avec à la clé, des dérapages hérités de Jimi Hendrix. J'aime moins les extraits qui datent de 76. Les deux guitares y dérapent un peu trop systématiquement dans des exercices de style kilométriques. Comme sur les deux parties de "Light my light". Seul "Boogie with us", qui donne son nom à l'album, maintient la flamme de la boogie music.

 

Gry

Public Recording

Écrit par

Comment passer sous silence le rôle de Fm Einheit dans ce projet ? D'abord son nom figure sur la pochette, et on ne peut pas le louper. Ensuite c'est Fm Einheit and his (pas her) orchestra. Enfin Fm Einheit est le producteur de cette plaque. Posez lui la question il vous répondra qu'il n'est pas tout seul dans ce groupe. Et il aura raison. Tous les titres sont composés de manière égale : Gry (prononcez " gru ") Bagoien au chant et Fm Einheit à la composition. De ce côté là le rôle de chacun des compositeurs est bien défini. Maintenant, l'intérêt de cette plaque reste quand même le rôle de l'ancienne tête pensante d'Einstürzende Neubauten…

Après s'être séparé de son groupe de jeunesse (un peu avant les 20 du groupe), tous les yeux étaient tournés vers FM Einheit. Gry n'est que la continuité d'une démarche artistique qui a jalonné le parcours de ce musicien. A savoir les performances. Tout un pan de la discographie des Einstursende est fait d'enregistrements réalisés lors de pièces théâtrales. Ce " Public Recording " ne déroge pas à la règle, à cette différence près : il pourrait bien y avoir un Gry 2. Bon ! La grande différence dans l'approche musicale de Fm Einheit par rapport à son groupe précédent, reste l'utilisation quasi exclusive de l'électronique. Voilà notre bonhomme coincé derrière ces machines qu'il avait rejetées, combattues, détournées pendant presque 20 ans… Le résultat n'est pas à proprement parlé inintéressant. A tendre l'oreille, nous pourrions déceler des particules de percussions chères à Fm Einheit du temps d'Einstursende. Au chant, Gry nous ballade avec sa voix enfantine (hmmm….elle est scandinave), sur des mélodies de toutes les époques. Pour ceux qui auraient eu l'occasion d'écouter Stein, Gry se rapproche davantage de cet autre projet de notre prolifique Fm Einheit.

 

Guano Apes

Proud like a god

Écrit par

Quels groupes rock à chanteuse ont fait parler d'eux en 97, date de la sortie de cet album ? Il devait bien y avoir No Doubt, probablement Manhole et pourquoi pas Garbage. Et bien Guano Apes c'est un peu tout ça. L'ennui avec cet album c'est qu'il est un peu le cul entre deux chaises : d'un côté de titres hardcore ‘purs’ plus ou moins courts, rapides, où l'ombre de Downset et consorts plane ; de l'autre des compos plus rock, mid-tempos, à la limite de la ballade, avec tentatives d'envolée lyrique. Cette alternance peut paraître lourde au fil du temps. D'ailleurs, on a plus l'impression d'écouter une compile qu'un album véritablement cohérent. Sans quoi, dans les styles respectifs, le groupe se montre très appliqué, n'hésitant pas à faire un clin d'œil aux groupes qu'il écoutait avant de faire de la musique et d'être signé. A la rigueur en première partie de Skunk Anansie.

 

Guided By Voices

Do the collapse

Écrit par

Quinze années que cet ensemble yankee, de Dayton dans l'Ohio pour être plus précis, végète dans la zone crépusculaire de l'underground. Quinze années qu'il aligne des albums aussi remarquables les uns que les autres, mais au succès plus que confidentiel. " Do the collapse " constitue son onzième opus ! Une situation qui a malheureusement joué sur le moral des membres du combo, engendrant d'inévitables remaniements de line up. Le plus notoire demeurant, assurément, le départ de Tobin Sprout, décidé à tenter sa chance en solitaire. Heureusement, Robin Pollard, le chanteur/compositeur/guitariste est toujours bien au poste. Il a même eu le nez creux en demandant à Ric Ocasek de se charger de la production du disque. L'ex leader des Cars y apporte même son concours aux claviers. Tout au long de cette œuvre, GBV dispense, avec simplicité et conviction, dix-sept chansons de garage pop mélodique, enveloppées d'une intensité blanche chatoyante, abrasive, croustillante et contagieuse, intensité caressée amoureusement par les lyrics de Robin. Et le concours épisodique d'une section de cordes ne change strictement rien au climat de ce morceau de plastique, dont l'âme semble hantée par Big Star, les Byrds, Captain Beefheart, les Beatles, et les inévitables Cars...

 

Phil Guy

Say what you mean

Écrit par

Phil vient tout juste de fêter ses 60 ans. Il a longtemps joué à Baton Rouge, pour y accompagner l'harmoniciste Raful Neal. Il est alors parti à Chicago et est devenu le guitariste rythmique de Buddy Guy et de Junior Wells. Phil a également voulu se faire un nom ; se débarrasser en quelque sorte de l'ombre encombrante du grand frère. Et il a bien eu raison, car il n'adopte pas le même style que Buddy. Si son toucher en pickin' est aussi exemplaire, il est beaucoup moins extraverti, et sa technique est plus feutrée, plus rythmique, plus personnelle, quoi ! Cet album est produit par Johnny Rawls qui injecte sans réserve son virus soul.

La très longue première plage, "Lonesome blues", est révélatrice de cette rencontre entre le bluesman et le soul man. "Fixin' to die" est un blues pur. Phil fait vibrer sa guitare, lui donne une voix pour dialoguer avec elle, et il y prend un plaisir non dissimulé. Les cordes gémissent, soupirent, tellement elles sont torturées. Ses deux autres compositions, "The last time" et "Last of the blues singers", sont autant de blues lents à intensité dramatique. Sur ce dernier, Phil verse une larme sur la disparition de tant de créateurs du blues. Phil se dit inspiré par Albert King. Et on s'en rend compte lorsqu'on écoute attentivement "Help wanted blues", et surtout la finale funky, "You at my door". "Is it him or me?" constitue une bien jolie mélodie. Une ballade soul écrite par Bruce Feiner, un comparse à Johnny Rawls. Non seulement, Phil la chante avec intensité, mais il y accomplit surtout un solo bouleversant. Un bon album ! Bien meilleur que "Breaking out on top", paru sur JSP en 95, disque pour lequel il était accompagné de son frère et de musiciens anglais.

 

Peter Gabriel

Ovo

Écrit par

" Ovo " n'est pas le véritable nouvel album de Peter Gabriel, mais la bande sonore d'un spectacle en trois dimensions, dont il partage la paternité avec Mark Fischer, un personnage qui s'est illustré dans le passé en montant des projections visuelles, notamment pour U2 (le Zoo TV), le Floyd et les Stones. Bref, un artiste qui n'a pas peur d'affronter le gigantisme. Le fruit de ce projet, qui leur a pris deux longues années, est d'ailleurs proposé en semaine au ‘Millenium Dome’ de Londres, trois fois par jour. Et ce jusque la fin de l'année.

Gabriel s'est bien sûr surtout concentré sur la musique. Il s'est ainsi basé sur un concept passé-présent-futur, afin de la faire voyager dans le temps et dans l'espace. Depuis l'Ouest à l'Est, en passant par l'Afrique et l'Amérique du Sud. Depuis le folk celtique au rock, en passant par la pop et la techno. Ce qui explique pourquoi Peter ne chante que sur trois fragments, dont l'apothéose " Mad tomorrow ". Mais on sent en permanence, l'empreinte de l'Archange, même lorsque les parties vocales sont assurées par quelqu'un d'autre. Que ce soit Neneh Cherry, Ritchie Havens, Liz Fraser ou Paul Buchanan (de Blue Nile). La bande sonore a, en outre, reçu le renfort de grosses pointures pour assurer l'instrumentation ou opérer la mise en forme. Entre autres, Daniel Lanois, Ravi Shankar, l'Afro-Celt Sound System, Tony Levin, Manu Katche, etc. Une œuvre qui devrait permettre aux aficionados de l'ex Genesis de patienter jusque la sortie du nouvel et véritable opus, qui s'intitulera " Up ". Toujours en chantier, il ne devrait cependant pas sortir, au mieux, avant six mois, au pire avant deux ans...

 

Roy Gaines

New frontier lover

Écrit par

Roy est très prolifique depuis quelques années. Né à Houston en 1934, ce Texan d'origine a longtemps été un protégé de T-Bone Walker. L'an dernier, il nous avait livré l'album "I've got the T-Bone Walker blues". Guitariste éclatant et chanteur à la voix puissante et chaleureuse, il a composé seul ou en duo tous les titres de l'album.

La plage titulaire est un R&B nerveux, très cuivré. La guitare se révèle de suite très audacieuse. Il y manifeste une dextérité étonnante. Il a composé "The world's biggest fool", avec le concours d'Audry Williams, la veuve de Hank Williams Sr. Un blues lent comme on les aime, lorsque la guitare se fait sensuelle, réservée, et que le chant suit son maître avec émotion. Une interprétation de toute beauté qui se reproduit pour "You can't make nobody love you". Je trouve Roy assez proche de la démarche de BB King. Aussi bien au chant, dans la composition, et à bien des égards, à la guitare. Ainsi, le poignant "W.C Handy sang the blues" jouit d'une mélodie proche du célèbre "The thrill is gone" de BB. D'ailleurs cette rencontre avec W.C Handy s'est, bien entendu, déroulée à Memphis. "Texas millionaire" est imprimé sur un tempo lent. Le style est cependant différent, et sa partie de guitare est bouleversante. Appuyé sur un mur de cuivres, "Double dealin' woman" est un R&B au rythme très énergique. Benji Porecki aux claviers, Steve Gomes à la basse, Robb Stupka à la batterie et une section complète de cuivres ont participé à l'enregistrement de ce " New frontier lover ". Mais l'accompagnement reste toujours sobre et efficace. Car le boss, c'est Roy ; et les musiciens sont à son service. Proche de l'esprit de Freddie King, "Roy's theme" est, comme on le devine aisément, un instrumental. Direction Chicago pour "My woman, my blacksnake and me". David Maxwell a pris la place du pianiste et Steve Guyger, un compagnon de l'écurie Severn, a ramené son harmonica. Sur "Hind ends and elbow", il se fait shouter dans un style proche du Kansas City R&B. Et l'album se termine dans le boogie woogie. Un album que je vous recommande chaudement !

 

Feverdream

The sky is full of it

Écrit par

Trio batave, issu de Rotterdam très exactement, Green Hornet a de quoi être fier de son album ! D'abord l'énergie dégagée colle parfaitement à l'orientation musicale choisie : plus rock que pop, l'urgence qui habite ces chansons crée un climat tendu, parfois dissonant, voire répétitif, sans pour autant négliger un travail mélodique très bien amené par l'alternance tout en ‘finesse’ des 2 voix (une masculine, l'autre féminine). Ensuite, la structure des morceaux ne se découvre totalement qu'après plusieurs écoutes, même si dès le début, certaines mélodies paraissent évidentes et accrochent directement l'oreille. Une richesse musicale, pour le style, que l'on peut retrouver sous certaines formes chez Fugazi ou Blonde Redhead. Excusez du peu !

 

The Firebirds (nl)

The firebirds

Écrit par

Les Firebirds sont des fanas de garage sixties. Un style de musique qu'ils pratiquent depuis 1991, c'est à dire l'année de leur formation. Faut croire que cet ensemble néerlandais (NDR : ne pas confondre avec le trio de rockabilly qui porte le même patronyme !) possède une collection de disques particulièrement exhaustive, pour parvenir à interpréter autant de reprises de groupes pour la plupart méconnus, pour ne pas dire inconnus. En parcourant leur biographie, je suis quand même parvenu à relever le nom de quelques ensembles moins obscurs, nés au cours de cette époque, et que les Firebirds reconnaissent pour influence majeure. Notamment Sam The Sham and the Pharaohs, les Sonics, les Chesterfield Kings et le mythe psychédélique 13th Floor Elevators. Personnellement, j'estime que nous pourrions y ajouter les Shadows et les Animals. Ce qui devrait vous donner une petite idée du style pratiqué par ce combo, qui repose sur trois principes de base : claviers rognés, riffs de guitare surf et tempo tribal. Et que des gens comme les Fleshtones ou Dick Dale sont parvenus à perpétuer depuis près d'un quart de siècle pour les premiers et près d'un demi siècle pour le second. A des degrés divers, ainsi qu'à des époques différentes, il est certain que le Floyd de Syd Barrett, Inspiral Carpets et les Charlatans ont été influencés par cette forme de garage. Et à l'écoute de cet opus éponyme, il est assez facile de s'en rendre compte. Mais si ce disque est sans doute revivaliste, il est savoureux, sans aucun doute…

 

Fishbone

The psychotic Friends Nuttwerx

Écrit par

Serait-ce le grand retour de Fishbone ? En tout cas ce nouvel album possède toutes les qualités pour l'installer au premier plan de la scène funky-groove actuelle. Bien loin devant certaines productions actuelles qui confondent bien souvent fourre-tout musical et inspiration, Fishbone montre que l'essentiel se situe également dans l'âme que l'on met dans les compositions ; l'efficacité devant suivre tout naturellement. Et il faut bien reconnaître que la sauce prend ! Accompagnés par des pointures du genre, des ‘inspirateurs’ (George Clinton) aux ‘redevables’ (3/4 des Red Hot), Angelo Moore et sa bande s'en donnent à cœur joie : les cuivres s'entrechoquent, les mélodies, brassant allègrement les sonorités latinos, reggaes et bien sûr funks, donnent un rythme parfois nonchalant, mais toujours imprévisible à l'ensemble de l'album. On l'aura compris, le ton est rarement à l'énervement, mais malgré cela l'oreille est toujours attirée au fil des titres. Bien sûr on devine que la scène doit être le lieu où le groupe doit donner toute l'ampleur à sa musique... Cet été ?

 

Flavour' Dish

Skin-tight

Écrit par

Ce qui frappe d'abord dans la musique de cet ensemble anversois, ce sont les sonorités très particulières des claviers. Tantôt rognées, poussiéreuses, tantôt veloutées, frémissantes, elles contaminent le climat général de l'album. Et si ce n'est ni un hammond ou un piano électrique, cela y ressemble très fort. Au sein de cet univers fluide, les cordes de guitare jacassent, hoquètent, groovent, décryptent, lorsqu'elles ne rôdent pas (NDR : pensez au premier album de PJ Harvey !) ; alors que la voix gémissante de Roel Biermans épanche son ironie sinistre. Parfois, on a l'impression que la solution sonore a été successivement filtrée à travers le garage psychédélique des sixties (Seeds, Doors, Troggs) et la cold wave du début des eighties (Joy Division), sans que le sens mélodique ne soit altéré. A l'instar d'un Royal Trux qui aurait arrondi les angles ! Une chose est sûre, ce " Skin tight " est fort, fort intéressant…

 

The Flower Kings

Alive on planet earth

Écrit par

Vous aimez le rock progressif ? Vous appréciez les ambiances 'live' ? Surtout n'ignorez pas ce CD plus longtemps ! Pour faire bref, on est en présence d'un des meilleurs groupes du genre donnant le meilleur de lui-même dans les meilleures conditions. Résultat : cet elpee constitue le meilleur 'live' prog depuis « Yessongs ».

Passons au détail, maintenant. Lorsqu'il s'en va parcourir le monde, Flower Kings a cinq albums studio à son actif (dont trois doubles). Cinq CDs de rock progressif pur jus, très riches et généreux, bourrés d'idées, d'énergie, d'originalité, d'émotion et de jolies choses. Chacun d'eux recèle au moins deux ou trois plages absolument incontournables. C'est de cette mine d'or, de cette anthologie prog, que sont extraits les morceaux captés au cours de concerts donnés aux Etats-Unis, au Canada et au Japon et rassemblés sur « Alive … » Pour ceux qui ont besoin de repères, Flower Kings est à situer quelque part entre Yes, Camel et UK, mais avec une grande liberté d'inspiration, une culture musicale très étendue, et surtout une indiscutable personnalité, qui rend le groupe reconnaissable entre mille ! Flower Kings, c'est aussi cinq musiciens hors pair et deux voix superbes. La sélection retenue ici est fort judicieuse, malgré quelques absents de taille. Que voulez-vous ? Un double CD ne pouvait tout contenir ! Quant à l'interprétation ? La grande claque ! Nos Suédois sont en pleine possession de leurs moyens, le son est excellent et la production étincelante... La scène donne ainsi une nouvelle dimension à chaque morceau : les passages musclés sont encore 'boostés' et les plus doux sont joués de façon plus lâche, ce qui donne à l' ensemble plus de relief et d'ampleur, tout en générant des instants dégoulinants d'une émotion à vous donner des frissons. Comme le groupe s'accorde également quelques digressions par rapport aux versions originales, ce CD est vraiment une œuvre à part entière. Un maillon faible ? « The Lamb lies down on Broadway » : unique reprise, ni ridicule ni sacrilège, mais dispensable, surtout si l'on aime beaucoup l'original . Pour le reste, soyez-en sûr : c'est géant !

 

The Flower Kings

Space Revolver

Écrit par

Difficile de succéder à « Alive on Planet Earth », même si pour beaucoup d'amateurs de musique, les enregistrements 'live' sont un produit à part. Et puis la participation de Roine Stolt, incontestable leader du groupe au projet à succès « Transatlantic », soulevait bien des questions quant au devenir immédiat de Flower Kings. Soyez tranquilles, bonnes gens, il est l'heure du petit nouveau, et tout va bien.

« Space Revolver » est dans la droite ligne de ses prédécesseurs 'studio' : un album riche, contrasté, proposant son lot de trouvailles sonores, de développements improbables et de moments d'émotion. Une fois de plus une sorte de kaléidoscope musical. La plage d'ouverture annonce la couleur : « I am the Sun (part I) » démarre de façon très classique, avant de s'égarer dans moult méandres musicaux pour notre plus grand bonheur. Après une courte plage intimiste, « Rumble Fish Twist » passe d'une véritable logorrhée de notes complètement délirantes (qui au passage introduit le nouveau bassiste, Jonas Reingold ) à une longue respiration superbement aérienne. « Monster within » est à la hauteur de ce qui précède, tandis que « Chicken Farmer Song » et « Underdog », d'abord pop et enjoués, proposent de belles harmonies vocales. Il faut attendre le très court (et très 'Crosby, Stills and Nash') morceau suivant pour entendre chanter Hans Froberg et non plus Roine. « Slave Money » fait un peu redondant dans ce festival, tandis que « 'A Kings Prayer », simple mais chargé de feeling, introduit « I am the Sun (part II) », qui clôture en beauté. Un album globalement fort réussi, avec des musiciens toujours aussi créatifs et brillants (mention spéciale pour Thomas Bodin aux claviers), et un nouveau bassiste qui ne fait pas regretter le pourtant très bon Michaël Stolt. Alors… pourquoi « Space Revolver » nous laisse-t-il un peu sur notre faim ? Peut-être à cause de l'absence de surprise ? Il est vrai que Flower Kings exploite ici une formule éprouvée, peut-être même sans la superbe de certains de ses précédents albums. Mais peut-on décemment leur reprocher de ne pas sortir des CDs toujours meilleurs, alors que la barre fut placée d'emblée si haut ? On espère qu'ils parviendront à se renouveler, bien sûr. Mais pour l'heure, ils font du Flower Kings, et, à l'instar de la peinture à l'huile, c'est déjà bien difficile !

Flowing Tears

Jade

Écrit par

Particulièrement remarqué en ouverture de Therion sur sa dernière tournée, le groupe allemand Flowing Tears distille un rock gothique aux ambiances éthérées, souvent proche des premières productions de Gathering. Et la comparaison avec le combo hollandais est aisée ! Comme The Gathering, Flowing Tears se démarque grâce au chant hypnotique de sa charismatique chanteuse Stéphanie Duchêne. D'ailleurs, ils partagent le même label, Century Média. Quant à la production, elle est marquée de l'empreinte de l'incontournable Waldemar Sorychta, véritable gourou du courant métal atmosphérique. Les mélodies sont fortes, le son est carré, et des titres comme " Sistersun " ou " Swallow ", singles en puissance, entraînent l'auditeur dans un tourbillon émotionnel, démonstration parfaite des nouvelles aptitudes de ces allemands romantiques. Pas la sensation de l'année, mais un disque honnête et somme toute bien agréable à se passer en boucle entre le " The Wall Live " de Pink Floyd et le dernier AC/DC. On ne peut qu'attirer l'attention des inconditionnels du genre sur cette nouvelle plaque métallique !

 

Foil

Never got hip

Écrit par

Après quatre titres, je me suis demandé si Foil n'était pas occupé de se poser en digne successeur des Pixies. A cause de l'âpreté des cordes de guitare, de ce vocal écorché et déclamatoire, de cette basse caoutchoutée, de ces brisures de rythmes, de ce climat popcore à la fois viscéral et excitant. Hormis " Weird kid ", la suite des événements n'a plus qu'un rapport lointain avec le mythique combo de Boston. Tout en demeurant très intéressant, il faut le souligner. Quatuor écossais, Foil manifeste, sur le reste de l'opus, une sensibilité mélodique beaucoup plus britannique. Ténébreuse, à l'instar d'un " British east india co. trafficker ", lorsqu'elle est fouettée par les palpitations d'une basse cold, que ne tient pourtant pas Simon Gallup, mais bien Shug Anderson. Mélancolique aussi. Avec une intensité émotionnelle qui nous rappelle tantôt les Whipping Boys, tantôt les Flaming Lips. Et lorsque le format confessionnel se libère dans l'amplitude des orchestrations et des arrangements, l'œuvre accouche d'un " The ghost ot the vernon howell " de toute beauté. Beaucoup moins stéréotypé que " Groundwork ", calqué sur la grandiloquence d'un Black…

 

Various Artists

Freischwimmer - Kitty Yo int (1994-1999)

Écrit par

Si pour vous marketing rime avec compilation (ce que je comprends), sachez que quelques directeurs artistiques ne prennent pas votre porte monnaie pour une vache à lait. A l'instar de Warp, ou plus récemment de Talking loud, les Allemands de Kitty Yo se fendent de leur compile rétrospective. A franchement parler, lorsque la structure naquit en 1994, on ne pouvait imaginer ce qui allait suivre. En fait, embrumé par une poignée de post rockeux un peu lourdauds répondant aux doux noms malhabiles de Surrogat, Kerosin ou Go Plus, le label peinait encore à trouver son identité. Heureusement, dans un registre autrement plus intéressant, Tarwater ou To rococo rot commençaient déjà à pointer le bout du nez. Et si aujourd'hui, ils tirent leur épingle du jeu, c'est en laissant la tristesse s'éprendre du synthé analogique voire kraftwerkien, afin de construire de minuscules ritournelles aux vocaux monocordes et lascifs. Indéniablement, voilà la marque de fabrique Kitty Yo qui prendra définitivement forme dès 1998, lorsque l'excentrique Gonzales l'habilla de parures ubuesques plus chaudes et amples. En quelque sorte le passage réussi de la jeunesse à la maturité, constat que peu de labels actuels peuvent se vanter d'avoir accompli avec autant de tenue. Chapeau bas !

 

Funki Porcini

Zombie

Écrit par

2 titres augmentés de la réédition d'un 12'' épuisé (Funki Porcini vs Jerry van rooyen), voilà de quoi se compose cet Ep. Musique instrumentale à caractère électronique, les deux premières compostions nous proposent de suivre Art of Noise pour un stage drum' n bass chez Warp, alors que le 12'' laisse la part belle aux cuivres, question de donner une couleur plus exotique à l'ensemble. Générique de film des années 70, dont le héros sans peurs et sans reproches, qui combat les vilains lors d'une interminable course poursuite en offshore, ne dispose que d'un temps limité pour aller délivrer la belle héroïne des griffes de l'homme au pistolet d'or, avant qu'une bombe n'explose, " Zombie " aurait très bien pu servir de bande son d'un James Bond sous acide, période Roger Moore, cela va de soi.