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Paddang à la poursuite des fantômes…

Paddang est un trio de rock psyché formé en 2020 à Toulouse. Osees et King Crimson à fond dans lʼautoradio et un nom de groupe inspiré d'un spot de surf en Indonésie, Paddang file à toute berzingue dans une épopée cosmique. Les trois voix dictent le ton et…

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Plankeye

Relocation

Réduit à un duo, depuis le départ du drummer Adam Ferry et du chanteur Scott Silletta, Plankeye, vient de commettre son cinquième album. Pour enregistrer cet opus, le guitariste Eric Balman et le bassiste Luis Garcia ont quand même engagé des musiciens de studio, le duo se réservant cependant, les parties vocales. Avec beaucoup de bonheur, il faut le souligner. Les mélodies pop agréables, fruitées, électriques, facilement mémorisables de ce « Relocation » rappelant même parfois les Rentals ou les Cars. En y gommant les excès. Plankeye privilégiant le sens hymnique de ses chansons ou son approche la plus tendre, la plus romantique. Encore que les lyrics fassent curieusement preuve d’une réserve pudibonde…

 

Plexiq

Bambi dragon don’t spit fire

La musique électronique, et en particulier le krautrock, est une influence majeure pour Plexiq. Normal, puisque cet ensemble est issu de Hambourg. Pas de ligne de conduite directrice cependant, parmi ses références germaniques, puisqu’il les puise aussi bien chez Tangerine Dream, DAF, Kraftwerk que chez Can. Avec pour résultat une musique capable de vous plonger dans un univers énigmatique, visionnaire, ou de vous tourmenter, en épousant un profil hypnotique voire en observant un tempo mécanique. Mais la véritable performance de Plexiq, est d’être parvenu, tout au long de ce " Bambi dragon don’t spit fire ", à remodeler le tout sur un mode dub ou drum’n’bass, un peu à la manière de Gary Clail. Plus étonnant encore, " Speculation " qui revient, en fusionnant tous ces styles, au jazz rock d’If, formation britannique qui avait sévi au cours de la première moitié des seventies…

 

Polak

3 X 3

Comment se fait-il que nous n’ayons jamais eu écho d’un combo aussi talentueux ? La réponse à cette première question est assez simple. En une année, Polak n’a concocté que trois singles : " 2 minutes 45 ", " I’m sick " et " Impossible ". Trois disques remarquables qui n’ont cependant été édités qu’en exemplaires limités (2000 copies tout au plus). Afin de satisfaire une demande plus conséquente, " 3 X 3 " réunit, comme son nom l’indique, les 3 titres des trois disques en question. Second mystère : le nom de deux frères nous paraissait familier. Normal, puisqu’en fait, Pete et Krzys Fijalkowski ont respectivement drivé Adorable et les Bardots ! Soit deux groupes qui nous avaient jadis particulièrement bottés. Surtout Adorable qui était en 1992 appelé à prendre la relève de la pop anglaise en compagnie de… The Verve et Suede ! Au départ anodin, ces 9 titres suscitent donc un intérêt bien naturel. On se balade ainsi dans les recoins parfois oubliés de la pop anglaise. Le postcard d’Orange Juice ou des Smiths (et évidemment de Morrissey). Le new mersey sound d’Echo and the Bunnymen, la new wave du Sound, le garage pop d’Inspiral Carpets. Et enfin, le glam de Pulp, Denim ou des tout nouveaux Gay Dad. Il y a des violons, des claviers. De la guitare sèche ou électrique. Et puis une voix un peu cassée, gémissante, chargée d’émotion. C’est mélodique, énergique. Ca s’écoute facilement. Et en final, l’opus recèle une chouette cover de " Goodbye Joe " de Monochrome Set. Bref, on espère pour vous qu’ils ne s’arrêteront pas aux 3 000 exemplaires, cette fois-ci !

 

Iggy Pop

Avenue B

Hormis le single « Corruption » et la cover de Johnny Kidd, « Shakin’ all over », le nouvel album de l’Iguane rompt avec la frénésie rock’n rollienne, à laquelle il nous avait habitué, depuis plus de trente ans. Produit par Don Was, « Avenue B » est essentiellement partagé entre ‘spoken word’ (poèmes racontés sur fond musical) et chansons tendres, romantiques, qu’Iggy interprète d’une véritable voix de crooner. Parfois on a même l’impression de vivre une hypothétique symbiose entre Johnny Cash et Edwyn Collins. Dans ce style il n’y injecte pourtant qu’une seule dose d’électricité. Sur le final « Façade ». Côté lyrics, il explore tour à tour les thèmes de la séparation, de la mort, de l’âge (NDR : il vient de passer le cap de la cinquantaine !) et puis inévitablement de la politique menée aux States. Il chante même une chanson dans la langue de Cervantès. Intitulée « Espagnol », elle épouse un tempo latino-jazzifiant digne des débuts de Santana. Etonnant !

 

Pram

Telemetric melodies

" Telemetric melodies " ne constitue pas un nouvel album de Pram, mais une compilation en huit morceaux de l'ensemble de leur répertoire. Un éventail plutôt maigrichon lorsqu'on sait que le groupe a commis cinq albums en un peu plus de huit années d'existence. Heureusement, ce recueil se penche sur la nature de l'œuvre du combo de Birmingham, y compris son séjour chez " Too Pure ". Ce qui ne permet évidemment pas de se faire une idée de l'évolution du groupe, mais plutôt du style musical qu'il pratique, en général. Si Pram est le plus souvent comparé à Stereolab, c'est à cause de la voix impassionnelle de Rosie Cuckston, du recours à des moogs de la vielle école; et bien évidemment d'un goût commun pour le krautrock de Can. Il faut cependant préciser que la structure rythmique n'est ni répétitive et encore moins obsessionnelle. Des caractéristiques qui permettent à la formation de mener de multiples expériences capables d'osciller de la pop à la samba, en passant par le space-jazz, le drum’n’bass, le dub, le funk et le hip hop, à l'aide d'une instrumentation parfois insolite. Ce qui donne une approche assez originale à leur post rock, qui ne néglige pas pour autant l'aspect mélodique des compositions....

 

The Pretenders

Viva el amor

Cinq années déjà que les Pretenders n’avaient plus commis d’album studio. Cinq longues années au cours desquelles, on ne peut pas dire que la bande à Chrissie Hynde soit parvenue à défrayer la chronique. Pas par le nombre d’apparitions ‘live’ en tout cas. Et lorsqu’on sait que son pénultième remonte déjà à 1990, les aficionados du groupe ont vraiment le droit d’être frustrés. Pour enregistrer " Viva el amor ! ", le groupe a reçu le concours du légendaire Jeff Beck. Sur un seul titre. " Legalise me ". Mais un des deux meilleurs fragments de l’elpee. Convulsif à souhait, il conjugue les talents de guitariste de l’ex Cream, et de Chrissie. Quant à l’autre titre qui se détache du lot, il répond au nom de " Dragway 42 ". Plus cristallin, découpé dans les riffs d’électricité lancinants, il bénéficie de la collaboration de la section de cordes, The Duke Quartet. Ce qui ne veut pas dire que le reste fasse tâche d’huile dans l’ensemble. Pas du tout ! Il est même constitué de morceaux particulièrement agréables à écouter. Tels que " Baby’s breath " au tempo post new wave, le pur Pretenders " Nails in the road ", le sémillant " Popstar ", au cours duquel Chrissie laisse transparaître son talent d’harmoniciste, et puis de chouettes chansons souvent protéinées de guitares, mais surtout transportées par le timbre vocal tantôt velouté, tantôt violent, tantôt envoûtant de Chrissie. Un regret, ce " Viva el amor " ne recèle aucun hit potentiel de la trempe de " Brass in pocket " ou de " Back on the chain gang ". Et c’est sans doute là que le bât blesse…

 

Jennifer Paige

Jennifer Paige

Si elle avait pu participer au concours Eurovision, elle aurait probablement décroché le premier prix. Pas parce que ses chansons sont meilleures que celles qui ont été présentées lors du concours, mais parce que Jennifer est jolie. Très jolie… comme on colle aux affiches (NDR : macho !) On en oublierait presque de parler de son premier album. Produit par Andy Goldmark, dont la carte de visite mentionne Elton John, Patti Labelle, Michaël Bolton et Nathalie Cole, il épingle le hit single " Crush ", composition matraquée sur la plupart des ondes radiophoniques, au cours du premier semestre de l’année 99. Pas terrible, nous rétorquerez-vous ! Et vous avez amplement raison, à l’instar de son opus éponyme. Devrait se reconvertir en mannequin…

 

Paradise Motel

Flight paths

Un groupe tasmanien, ça ne doit pas courir les rues. Surtout de cette valeur. Pour ceux qui seraient fâchés avec la géographie sachez que la Tasmanie est la partie sud la plus orientale de l’Australie. Fallait le préciser. Paradise Motel est composé de six musiciens, apparemment drivé par un certain Matthew Aulich, mais dont le personnage central est incarné par Merida Sussex. La seule femme à bord. Une mancunienne exilée aux antipodes, qui possède une voix hors du commun. Normal, puisqu’elle était chanteuse d’opéra. Pourtant, elle a dû changer de registre, en adoptant un vocal plus adapté au style musical de Paradise Motel. Une voix troublante, glaciale, austère, et tellement pure, qu’on pourrait presque voir à travers. Imaginez une sorte d’hybride entre le timbre de Nico et celui de Hope Sadonval (Mazzy Star). Elle outre, elle dispense des lyrics dérangeants, synthèse parfaite de colère et de nostalgie, sur une musique sombre, élégiaque, atmosphérique, à la croisée des chemins de Tindersticks, du Velvet Underground et de Nick Drake. Une musique de chambre pour les nineties, dont les vagues de cordes se fracassent tantôt contre les accords de guitare arythmiques, tantôt contre les sonorités technologiques, pour mieux éclabousser cette musique pop/rock, contemporaine dans le sens le plus progressif du terme. L’opus recèle, en outre, une cover très étrange, spectrale, mais envoûtante du " Dive " de Ric Ocasek, interprétation majestueuse, opérée au sein d’un univers angélique…

 

Pavement

Terror twilight

Pavement n’est pas une formation qui sort de l’ordinaire. Mais une chose est sûre, sa démarche est originale. D’autant plus qu’elle parvient toujours à surprendre, même après un cinquième (ou sixième ?) album. Première innovation, elle a confié la production de " Terror twilight " à Nigel Godrich ". Celui là même qui avait mis en forme " Ok Computer " de Radiohead et " Mutations " de Beck. Jamais, jusqu’à présent, le groupe yankee n’avait accepté de céder les manettes à quelqu’un de l’extérieur au groupe. Et le concours de Nigel donne une toute autre dimension au son de Pavement. Un son que nous pourrions qualifier de moins pourri, de plus net si vous préférez. Ce qui n’empêche pas le groupe de continuer à cultiver ce conflit perpétuel entre l’ordre et le chaos, et surtout de laisser vagabonder son esprit au gré de la mélodie pop. Depuis la tendre chanson d’amour " Spit on a stranger " au single versatile " …and carrot rope ", en passant par la country décalée de " Folk jam " (Beck ?), le superbe, déchirant et hymnique " Cream of gold ", le ‘captainbeeheartien’ au groove post Groundhogs " Platform blues ", le syncopé " Speak see remember " et " Billy ", dont le psychédélisme est abordé dans l’esprit de Giant Sand. Sans oublier " You are the light " à la fois teinté par une coloration Kinks à la mod " Lola ", rongé par la férocité des Pixies et fertilisé par la complexité jazzyfiante de King Crimson, ainsi que " The hexx ", dont le traitement énigmatique, de mauvaise augure, évoque quelque part Blonde Redhead. Onze titres obliques aux lyrics cryptiques qui impliquent également davantage d’effets à retardement et de reverb.

 

Penthouse

My idle hands

Le 6 décembre 1969, des Hell’s Angels poignardent à mort un jeune noir, lors d’un set accordé par les Rolling Stones, dans le cadre de leur tournée américaine. Un épisode atroce, retracé avec beaucoup de réalisme dans le film " Gimme shelter ". Mais surtout une ambiance que l’on retrouve tout au long du deuxième opus de Penthouse. Est-ce un hasard, mais cette formation nous vient d’Altamont, et semble cultiver la psychose satanique entretenue par les Stones de cette époque. On ne sait d’ailleurs pas trop si la musique est punk, blues, rockabilly, trash ou métallique, mais une chose est sûre, elle est âpre, difficile, brutale et torturée. Abordée, un peu à l’instar de leurs compagnons spirituels, Gallon Drunk, ou de leurs cousins rebelles, Jon Spencer Blues Explosion, mais avec l’esprit vaudou de Birthday Party. Ce qui leur permet de piller l’âme de légendes telles que Link Wray, Stooges, Howlin’ Wolf, Screamin’ Jay Hawkins et autre Blue Cheer…

 

Neeka

Neeka

Lorsqu’on écoute pour la première fois l’album de cet ensemble belge, on pense d’abord aux Cranberries, à Heather Nova, et puis à Lone Justice. A cause de la voix d’Ilse Goovaerts, d’abord, dont le timbre campe un hybride entre celle de Maria Mc Kee, de Nova, et puis d’une Dolores O’Riardan qui serait privée de ses inflexions extravagantes. Bref, une belle voix qui tire véritablement son épingle du jeu, au sein d’une musique mélancolique, mais aussi mystérieuse, souvent éthérée, parfois floydienne, dont les deux meilleurs fragments, " Blueprint " et " Fight of the night ", plongés dans un climat entretenu par la violence et la menace, sont paradoxalement les plus élaborés. Ilse est une grande admiratrice de Patti Smith, et elle n’oublie pas de lui rendre hommage sur " Patti ". Elle assure également la quasi totalité des compositions, lyrics y compris, n’accordant qu’une seule dérogation à cette ligne de conduite. Sur " Listen to the radio ", cover de Tom Robinson. Une reprise particulièrement réussie, que Tom était venu même interpréter en duo à l’AB, lors d’un set mémorable. Un bien bel elpee, pour un combo dont l’avenir est chargé de promesses; même si on regrettera que ses deux premiers singles, qui ouvrent par ailleurs le disque, " The gardener " et " This is not my hour ", ne reflètent pas fidèlement le potentiel de ce groupe flamand…

 

Oomph !

Plastik

Écrit par

Aaah, l'allemand ! Toujours assez particulier pour chanter ! A l'instar de nos stars flamandes, Oomph ! tente de nous familiariser avec ces tonalités si particulières... Et le moins que l'on puisse dire c'est que le pari n'est pas gagné d'avance... Hé bien oui, Oomph ! ne s'en tire pas avec les honneurs. Là où Rammstein utilise sa langue natale pour raffermir le caractère rigide et mécanique de sa musique, Oomph ! nous livre une série de titres ne s'éloignant pas d'une "variété" digne d'une fête de la bière comme nos cousins germains peuvent nous vanter les mérites. Je parle bien sûr uniquement des mélodies... Quant à la musique à proprement parler, là ils ne risquent pas de tenir la tête d'affiche de ces joyeuses fêtes : rythme tribaux, jolies nappes de synthés sortis tout droit des années 80, voix menaçantes et ‘profondes’, sans oublier la panoplie complète des gimmicks ‘gothiques’. A noter un duo intéressant avec la toujours particulière Nina Hagen.

 

Beth Orton

Central Reservation

Écrit par

Le dernier album des Cranberries n’est pas parvenu à satisfaire votre appétit de ballades féminines celtiques ? Pas de problème. Celui de Beth Orton devrait combler le vide laissé par votre légitime déception. Une œuvre imprégnée de guitares acoustiques, de violons, de rythmes feutrés, de synthés et vitaminée par la voix angélique de Beth, dont le timbre navigue à mi chemin entre celle de Tori Amos, lorsqu’elle s’envole dans ses refrains mélancoliques, et d’une certaine Dolores O’Riordan, lorsque la section rythmique se fait plus présente. Comme vous l’aurez constaté, Beth Orton, c’est surtout une voix. Mais quelle voix! La musique se pointant plus discrètement, histoire de prendre, de temps à autre, un peu plus de place sur la partition. Comme ce " Couldn’t cause me harm ", un des meilleurs titres de l’album, digne de la quintessence de Sinead O’ Connor ! Ou encore le très Portishead " Stars all seem to weep " ; à moins que ce ne soit lorsque le spectre sombre et mystérieux de Mazzy Star vient nous troubler l’esprit. Bref, un album très agréable qui devrait propulser cette Anglaise au top de sa popularité ; notamment à cause du titre maître de l’elpee, " Central reservation ". Une composition qui déborde d’émotion, d’intimité, de chaleur, de profondeur et de sincérité ; et qui surtout est sortie en single. Album de l’année pour les amateurs du style, cet opus paraîtra, cependant, pour les autres, un peu tiré en longueur …

 

Ozark Henry

This last warm solitude

Il y a deux ans et demi, lors d’un festival d’été, Daniel B (Front 242) nous remettait personnellement le premier opus d’Ozark Henry, " I’m seeking something that has already found me ". En nous invitant à l’écouter attentivement, histoire d’être agréablement surpris. Il ne croyait pas si bien dire, car cet opus, caractérisé par son cocktail de jazz, de jungle, d’ambiant et de pop, traçait un chemin tantôt expérimental, tantôt mélodique, sur un terrain favorable aux arrangements aussi bien à caractère symphonique, électro-synthétiques, qu’aux chœurs opératiques. Tout ceci dans un style qui n’aurait pas dépareillé dans le répertoire des Tricky, Masive Attack, Portishead et consorts.

Evolution radicale pour le deuxième album d’Ozark Henry. D’abord, Pete Goddaer, le personnage central du groupe, ne se contente plus de murmures déclamatoires. Il chante. D’une voix à la fois claire et chargée d’émotion. Il chante des lyrics visionnaires ou autobiographiques sur des compositions toujours aussi recherchées, atmosphériques, mais instantanément contagieuses. Un peu dans l’esprit de Tuxedomoon ou encore de Simple Minds circa " Real to real cacophony ", mais alors revisité tantôt par le sens mélodique d’un Colin Newman ou la sophistication rythm’n blues d’un Steely Dan. Une œuvre qui recèle quelques petites perles qui mériteraient de décrocher un hit single, telles que " Radio  (7.1.23.19.11.5.13.31) ", " Ocean (I’m sleeping away from me) " ou encore " Love is free to interfere "…

 

NRA

New recovery

Lorsque cet ensemble batave marche sur les plates-bandes de Hüsker Dü ou de Green Day, sa musique ressemble à celle de n’importe quel autre groupe de punk/hardcore. Mais lorsqu’il privilégie les refrains lancinants et le groove caoutchouteux, viscéral, il nous rappelle ni plus ni moins les Stranglers. Pas les Stranglers auriculaires, mais les Stranglers sauvages, intimidants et envoûtants de « No more heroes ». Même les vocaux épousent certaines inflexions propres à Hugh Cornwell. Une seule différence, mais elle est de taille: l’absence de claviers…

 

Metallica

Garage Inc

Evidemment, les fans de Metallica de la première heure vont jubiler. Et on les comprend, même si on ne partage pas le même bonheur. Tout simplement parce qu’on est loin de ce que le groupe nous a dispensé sur les étonnants et remarquables " Load " et " Reload ". A la place, on a ainsi doit à un double CD constitué essentiellement de reprises. Sur le premier disque, elles sont inédites, et épinglent, entre autres, Discharge, Black Sabbath, Bob Seger, les Misfits , Nik Cave (NDR : qui ne doit pas être très heureux du traitement fait à " Loverman "), Blue Oyster Cult et Thin Lizzy. Le second aligne seize fragments, dont douze covers signées Killing Joke, Queen, Holocaust, Blitzkrieg et quelques autres, dont quelques flip sides de singles, devenus rares, enregistrés en 87 et détruits dans la précipitation en 89. Pour convertis exclusivement !

 

Ministry

Dark side of the spoon

Le septième album de Ministry a été retiré du catalogue d’une importante firme de vente par correspondance américaine, non pas à cause de son titre, qui fait pourtant une allusion, à peine voilée, à l’héroïne, mais parce que la pochette est illustrée par une femme nue, obèse, coiffée d’un bonnet d’âne, occupée de recopier, sur le tableau noir d’une classe d’école, les mots suivants : ‘Je deviendrai Dieu’. Rien de tel pour faire la pub de ce " Dark side of the spoon " qui n’en demandait pas tant. Pourtant, cet opus est difficile à digérer. Industriel, métallique, brutal, dans l’esprit de " The mud is a terrrible thing to taste ". Même les accès de jazz, que nous avons relevés sur les sept minutes de " Nursing home ", s’avèrent extrêmes, torturés, focalisés par la colère. Pour convertis exclusivement !

 

Moral Crux

Something more dangerous

Tiens, voici un groupe punk yankee, né à la fin des eighties qui refait surface. Pourtant, cette formation n’a jamais cessé de tourner, ni d’enregistrer, mais faute de relais de distribution, elle n’a pu s’exporter... Evidemment, après avoir écouté cet opus, on comprend mieux pourquoi. Faut dire qu'en se contentant de remettre au goût du jour la recette révolutionnaire/surannée (biffer la mention inutile) des Generation X, Stiff Little Fingers et consorts, il ne faut guère se bercer d'illusions...

 

Motorpsycho

Roadwork vol 1

Apparemment, le label Stickman est décidé à sortir toute une série de compact discs consacrés aux prestations ‘live’ de Motorpsycho. Le premier épisode de cette collection immortalise des prestations accomplies entre le 9 et le 30 mai 1998, à Leipzig, à Berlin et à Utrecht. Une excellente initiative, puisque la formation norvégienne jouit d’une excellente réputation sur les planches. Evidemment, ce style musical ne s’adresse qu’à un public averti, c’est à dire aux aficionados de musique progressive. De pop progressive, pour être plus précis, un mouvement qui fait, pour l’instant, un véritable malheur, en Scandinavie.

 

Muse

Showbiz

Muse, c’est avant tout Matthew Bellamy, compositeur, guitariste et surtout chanteur. Un chanteur qui dispose d’une voix assez exceptionnelle, il faut le reconnaître. Capable d’emprunter, tout à tour, un timbre opératique, fragile, gémissant, frénétique ou taillé dans un falsetto cristallin. A l’instar d’un Thom Yorke. Radiohead est d’ailleurs le groupe auquel Muse nous fait le plus penser. Circa « The Bends ». Ce qui peut sans doute s’expliquer par la présence de John Leckie, à la production. Mais en partie. Car, la structure des chansons de cet album alterne également climats languissants, brumeux, traversés régulièrement par un piano sonore, et tempête d’électricité fomentée par l’énergie pure, passionnelle des cordes de guitare. Le trio de Devon ne se contente heureusement pas de marcher sur les plates-bandes de Radiohead. En injectant dans le sens mélodique de ses chansons, tantôt une dose de glamour (T Rex ?), de post prog rock (Mansun ?), de gothisme (Strangelove ?) et même de sophistication grandiloquente, réminiscence, oui, oui, de Queen…

 

Madder Rose

Hello june fool

Fondé en 1991 à New York, Madder Rose vient de commettre son quatrième album, " Hello June fool ". Un album qui indique d’une manière plus tranchée l’évolution musicale du groupe. En effet, Madder Rose avait débuté sa carrière en gravant dès 1993 un opus assez sombre, intimiste, mélancolique, sorte de Velvet Underground revisité par Mazzy Star et PJ Harvey. Six années plus tard, la texture de base n’a pas changé. Il y a toujours de la tristesse, une certaine froideur dans la voix de la délicieuse Mary Lorson. Il y a encore ce rythme lancinant, mystérieux, qui envoûte chaque note émise par le quatuor. Sans oublier ces riffs de guitares " slicés ", coulants, explosifs. Par contre, l’intimisme a fait place à plus d’assurance et d’audace. Comme ce " Feels like summer " qui ouvre l’opus et nous donne déjà une idée de ce qui va suivre. " Overflow " est selon nous le meilleur titre. De par sa puissance électrique et cette profondeur atmosphérique qui caractérise les meilleurs moments de Massive Attack ou de Portishead. Tout l’album, en fait, se distingue par son côté ‘trip hop’, groovy et glacial. Et finalement, ça donne encore plus de force à la voix angélique et pure de Mary. Un tout bon album qui ravira fans et néophytes.