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Le parfum de vie de Goudi

Pierre Goudesone, alias Goudi, trace son chemin musical depuis la fin des années 80. Après s’être fait connaître en compagnie des groupes Flesh & Fell et Speaking T, il poursuit aujourd’hui une carrière solo. Son univers musical riche et profond l’a conduit à…

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Stereophonics

Word gets around

Manic Street Preachers, Gorky’s Zygotic Mynci, Super Furry Animals et Stereophonics appartiennent à cette nouvelle scène galloise, en pleine effervescence. Plus proche des Manics que des autres formations évoquées ci-dessus, Stereophonics accorde une grande importance aux lyrics. Qui traitent essentiellement des difficultés sociales rencontrées par la population de l’ouest de l’Angleterre, victime de la crise économique ; et notamment des problèmes du logement, du chômage, de l’angoisse des adolescents face au futur ; mais également de simples faits divers colportés par la médisance populaire. Des textes chantés avec une passion brûlante, sur un ton hymnique, un peu à la manière de James Bradfield. Décidément, on en revient encore à la norme Manic Street Preachers. Pourtant, chez Stereophonics, la guitare est davantage mise en avant, chargée d’adrénaline, arc boutée sur des mélodies tellement contagieuses, qu’à peine inoculées, elles ne parviennent plus à vous décramponner l’esprit. Un chouette album !

 

The Sunshine Club

Visit to a small planet

Le Velvet Underground et le Crazy Horse, ou plus précisément Neil Young et feu Nico, ont certainement eu une influence majeure sur cet ensemble californien, de San Francisco, très exactement. Encore, qu’à notre goût, le climat éthéré qui règne tout au long de ce disque évoque plutôt Cowboy Junkies. Mais un Cowboy Junkies dont la chanteuse, en l’occurrence Denise Bon Giovanni, possède des inflexions beaucoup moins linéaires que celle de Margo Timmins, sorte d’hybride entre Dusty Sprinfield et Tracy Chapman. L’ombre d’American Music Club plane également sur cet opus, qui recèle, exception qui confirme la règle, une composition de bossa nova, " The look of love ", et puis une chanson de toute beauté, réminiscence du David Crosby circa " If I could only remember my name (NDR : encore !), paradoxalement intitulée, " Springfield "…

 

Superchunk

Indoor living

Issu de Chapel Hill, en Caroline du Nord, Superchunk était considéré, à l’origine, comme la progéniture de la révolution sub Pop. Vous savez, celle qui a donné naissance au mouvement grunge. Depuis, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts ; et la formation yankee s’est convertie à une forme musicale plus accessible, toujours aussi déstructurée, mais plus pop, plus juvénile, inspirée à la fois par Dinosaur Jr, Weezer, Gorky’s Zygotic Mynci et Sebadoh, avec des harmonies vocales aussi chaudes que chez Mega City Four. Et le résultat est plutôt concluant, les divers éléments apparemment disparates s’emboîtant avec beaucoup de charme et de fraîcheur...

 

Joe Satriani

Crystal Planet

Écrit par

Evidemment, lorsqu’on découvre le parcours de ce New-yorkais, on comprend mieux pourquoi il est devenu un virtuose de la six cordes. Prof de guitare dès le plus jeune âge, il a goûté un peu à tous les styles musicaux. En particulier au blues, au rock, à la pop, à la prog et au jazz. Ce qui lui a permis de côtoyer des tas de gens tels que Billy Bauer, Lennie Tristano, Pat Martino, Kenny Wayne Stepherd et même Robert Fripp. En 1988, Mick Jagger l’avait même recruté comme soliste pour accomplir sa tournée personnelle, alors qu’en 1994, il rejoignait le Deep Purple pour assurer leur tournée européenne et japonaise. Tout ceci vous donne une petite idée de la carte de visite de Satriani. Et il ne se gène pas pour faire l'étalage de son talent tout au long des quinze fragments de ce " Crystal Planet ". Un opus exclusivement instrumental, pour lequel il a reçu le concours de Stuart Hamm à la basse, de Jeff Campitelli aux drums et de Mike Fraser à la production. Maintenant, nous voulons bien qu’un soliste jouisse d’une dextérité époustouflante, de dominer à la perfection le registre technique des Hendrix, Clapton, Page, Fripp, Van Halen et consorts ; mais faudrait peut-être qu’il pense à y injecter un zeste d’émotion…

 

Schneider TM

Moist

Shneider TM n’est autre qu’un projet monté pat Dirk Dresselhaus. Héritier naturel de Kraftwerk et de DAF, ce compositeur allemand est passionné de musique électronique. Et il étale tout son savoir faire tout au long de cet opus. Fréquences de basse, samples, collages, bip bips et autres outils ou gadgets électroniques nous plongent ainsi dans un univers robotique, cybernétique, mais récréatif…

 

The Seesaw (Netherlands)

Ish

Trois filles et un kid constituent le line up de cette formation batave, issue de Leiden très exactement. Un ensemble dont nous n’avions jamais entendu parler auparavant, mais qui vient de sortir un album de toute bonne facture. Si à première écoute, on a l’impression que sa musique flirte exclusivement avec le meilleur popcore des Throwing Muses, Breeders, Veruca Salt et consorts, au fil des écoutes, on se rend compte que la démarche du combo est beaucoup plus sophistiquée, plus complexe. Bien sûr, l’électricité gicle généreusement des guitares aux sonorités pétillantes, carillonnantes ; la basse gronde fiévreusement et les harmonies vocales se conjuguent impeccablement en harmonie. Mais le climat se révèle moins juvénile, plus obsessionnel, à l’instar d’un Sonic Youth, lorsqu’il n’épouse pas la fureur énigmatique des Pale Saints, mais à leurs débuts…
 

 

Semisonic

Feeling strangely fine

Semisonic grave son premier album en 1996, " Great divide ". Un disque plutôt bien accueilli aux Etats-Unis, par la presse spécialisée. Deux ans plus tard, la formation américaine, de Minneapolis très exactement, sort son deuxième opus. Un disque, qui à notre avis, devrait sensibiliser MTV et les radios à grande audience. Les douze titres qui constituent ce " Feeling strangely fine " nous entraînent dans l’univers rafraîchissant de la pop australienne. Pas étonnant, puisque la production est assurée par Nick Launay, également du même continent, dont la carte de visite mentionne notamment Midnight Oil et P.I.L.. Une pop australienne qui aurait été électrifiée à la manière d’un Weezer ou d’un Nada Surf. Ajoutez-y un brin de romantisme (Oasis ?) et un sens mélodique très développé, et vous aurez une bonne idée du style pratiqué par un trio dont on reparlera bientôt. " Closing time ", superbe single qui ouvre l’album, a atteint, il y a quelque temps, la seconde place des charts de leur ville d’origine. Un appel qui demande incontestablement écho à une plus grande échelle… Superbe !

 

Shudder To Think

First love, last rites

Attention, ceci n’est pas le nouvel album de Shudder to Think, mais la bande sonore du film " First love, last rites ". Le groupe de Washington DC a assuré toutes les compositions, mais a refilé le chant, sur dix des quinze chansons, à des invités. Souvent de marque. Tels que Liz Phair, Billy Corgan, Nina Persson, Robin Zander, Lena Karlsson, John Doe, Matt Johnson, Angela Mc Clusky et le duo Mimi Parker/Alan Sparhawk. Sans oublier feu Jeff Buckley. Ce qui permet de certifier que les sessions d’enregistrement de ce disque remontent avant mai 1997…

 

Silkworm

Blueblood

Septième album pour cette formation issue du Montana, mais établie à Seattle. Ce qui ne veut pas dire que ce trio soit resté embourbé dans le grunge. C’est pas vraiment leur truc. Parce que si leur musique est tout aussi électrique, elle se révèle beaucoup plus complexe, aussi élaborée que celle de Come, aussi marécageuse de celle de Pavement, aventureuse que celle de Dream Syndicate, ne laissant pour voix, qu’un gémissement desséché, un peu trop limite, pour être comparé à celui de Will Oldham de Palace. Dans ces conditions, vous vous doutez, bien sûr, qu’on ne rigole pas beaucoup tout au long de cette œuvre ; mais on ne s’ennuie pas pour autant. Car les dix fragments de ce " Blueblood " rockent avec beaucoup d’intensité émotionnelle, remuent véritablement les tripes…

 

Simple Minds

Néapolis

Simple Minds fête cette année ces 20 années d’existence. 20 années que l’on pourrait judicieusement découper en 3 périodes. L’ascension tout d’abord. Lente et brillante. Celle d’un groupe innovateur, intéressant et parfois difficile à saisir. La gloire ensuite. Celle de " New gold dream ", de " Sparkle in the rain " et de " Once upon a time ". Gloire qui se muera en célébrité lorsque " Don’t you " flirtera avec le sommet des charts américains. Ce courant positif, Simple Minds aura du mal à l’entretenir. Et c’est en vain que la formation écossaise tente depuis près de 10 ans de survivre dans un univers qui bouge constamment. A l’annonce d’un nouvel album, nous adoptons toujours le même réflexe. Celui d’espérer l’éventuelle résurrection d’une formation qui nous a tant séduit dans le passé. David Bowie l’a fait. U2 et Depeche Mode y arrivent laborieusement. Alors pourquoi pas Simple Minds ? Et puis, après écoute, c’est toujours le même constat. Ce " Néopolis " ne viendra pas troubler nos conclusions. Surproduit, aseptisant, aseptisé, on devine à peine les mélodies celtiques que l’on aime, tant elles se cachent derrière une muraille de technologie, d’échos chaotiques, de sonorisations inutiles. Cet opus n’est pas mauvais. Mais il n’est de ce temps que par la forme. Le fond, quant à lui, commence à prendre de fameuses rides…

 

Six By Seven

The things we make

En septembre 97, Six By Seven commet son premier single : " European me ". Un pressage limité à 500 exemplaires qui épuise son stock en moins d’une semaine. Et pour cause, ce titre est tout bonnement remarquable. Une composition dont le tempo à la fois riche, syncopé et hypnotique rappelle instantanément le My Bloody Valentine au sommet de son art. Une chanson que l’on retrouve bien sûr sur le premier opus de ce quintette de Nottingham, " The things we make ". Tout comme les deux autres singles, c’est à dire le très atmosphérique, dans l’esprit de Portishead, " 88-92-96 ", et " Candlelight " caractérisé par un groove incendiaire, irrésistible, réminiscence de la house mancunienne. Et le reste ne manque pas d’allure. Notamment " A strange shape ", incantation teintée d’exotisme, " Brilliantly cute ", découpé, suivant la recette noisecore de Sonic Youth, dans des cordes de guitare plaquées, écorchées ; le ‘fallien’ " Something wild ", ainsi que " Spy song ", psychédélique, à l’instar de Spacemen 3, dans le sens le plus obsessionnel du terme. Une excellente surprise !

 

Skinny

The week end

Skinny se résume à u duo. Matt Benbrook et Paul Herman (NDR : non, non, rien à voir avec l’ex-présentatrice de la RTBF !) Deux personnages particulièrement habiles dans l’art de mettre l’instrumentation conventionnelle au service de la technologie moderne. D’ailleurs, ces manipulateurs de bandes ont réussi à convaincre toute une série de musiciens de studio de participer à l’enregistrement de cet opus. Un disque sur lequel vous retrouverez, bien sûr, le mégatube " Failure ". Caractérisé par sa basse caoutchoutée et ses vocaux ‘reverb’, il possède sans aucun doute l’étoffe du " Loser " de Beck, privilège qui pourrait ainsi lui permettre de devenir un des singles de l’année. Cependant, hormis " Mr Goodstuff ", dont la soul acide évoque instantanément Primal Scream, et la ballade post Tears For Fears, " Getting in ", le reste de l’opus offre un visage beaucoup plus atmosphérique. Sorte de croisement dangereux, opéré sous éther, entre les Doors, le Fun Lovin’ Criminals et Portishead. Ce qui n’empêche pas Skinny de sortir régulièrement de cette nébuleuse trip hop. Comme sur le techno tribal " Friday (part 1 & 2) " ou le désopilant " Sex ", pastiche de la bande sonore d’un strip-tease…

 

Skycraper

Shooters

Du combo initial, il ne reste plus que les membres fondateurs, soit l’ex-Sweverdriver, Adi Vines et l’ancien Milk Vic Kemlicz. Autrement dit la charnière centrale de cet ensemble du nord de Londres. Aujourd’hui élargi à un quatuor, Skycraper n’a pas pour autant changé de fusil d’épaule, se contentant de cibler un hardcore hyper-métallique, sans grand relief, à la croisée des chemins de Zodiac Windwarp, de Therapy? et d’Anthrax…

 

Royal Trux

Accelerator

Ouf ! Après le catastrophique double elpee consacré aux fonds de tiroirs et autres futilités, Royal Trux nous revient avec un album qui correspond davantage à son statut de culte underground. Un opus constitué de neuf titres, mais neuf titres de la meilleure veine, neuf compositions nicotinées par la voix râpeuse, laconique de Jennifer Herrema et écorchées par les riffs de guitare filandreux, tentaculaires de Neil Hagerty. Royal Trux y revisite les textures les plus chaotiques, les plus organiques de l’histoire du rock’n roll, pour les réduire à l’état de pop mélodique. Et on pense ici plus particulièrement aux Troggs, Traffic, Stones, Janis Joplin, Suicide, Johnny Thunders, Loop, Bobbie Gillepsie et à l’inévitable Captain Beefheart, auquel le groupe a toujours voué une grande admiration. La liste n’est bien sûr pas exhaustive, mais la richesse de cet album est justement destinée à vous inviter à les déceler. Et à cette échelle, c’est une véritable mine d’or !

 

Royal Trux

Singles, live and unreleased

Fondé en 1985, Royal Trux a toujours milité dans la zone crépusculaire de l’undergound. Et le mot crépusculaire est faible, puisque cette formation new-yorkaise est aujourd’hui considérée comme l’héritière naturelle de Captain Beefheart. Cherchant tantôt à réinventer les concepts du rythme et de la mélodie, à combiner le minimalisme et le maximalisme, à exhumer de l’histoire du rock’n’roll un tas de textures sonores, à première vue incompatibles, pour les réunir en mosaïque, ou encore se vautrer dans le blues organique, urbain. La bande à Jennifer Herrema et à Neil Hagerty est ainsi parvenue à inventer un style personnel, étrange, sordide, hallucinatoire et futuriste à la fois, au sein duquel vous retrouverez, outre celles de Captain Beefheart, des traces de Sonic Youth, de Butthole Surfers, de Faust, de Can , de Loop, des Stones, de Birthday Party, de Suicide, et bien d’autres. Alors, dans ces conditions, imaginez bien qu’un double CD partagé entre 32 fragments aussi hétéroclites les uns que les autres ne s’adresse qu’aux inconditionnels. Et à notre humble avis, ils ne doivent pas être très nombreux…

 

Hugo Race

Chemical wedding

Emigré en Europe depuis une bonne dizaine d’années, Hugo Race n’est pas né de la dernière pluie, puisqu’avant de fonder True Spirit en 89, cet Australien a sévi, de 84 à 88, au sein des Bad Seeds de Nick Cave, avec lequel il lui arrive d’ailleurs encore de collaborer ; puis transité par le sous-estimé Wreckery. Il a également écrit des bandes sonores pour le cinéma, la TV et le théâtre ; et même des romans. Sous son dernier line up, il en est aujourd’hui à son huitième album. Belle persévérance qui, à ce jour, n’a toujours pas porté ses fruits. Parce que nonobstant la qualité de son œuvre, cet artiste ne rencontre de succès qu’auprès d’un public averti. Et pourtant, sa musique est aussi belle et spectrale que celle de Nick Cave. Et aujourd’hui certainement plus authentique. Et tout au long de ce " Chemical wedding ", il épanche ses visions introspectives, ténébreuses, sur une texture mélodique qui injecte une dose massive de blues urbain dans un mélange de rock et de musique post industrielle…

 

R.E.M.

Eponymous

Cette compile réunit douze fragments issus d’enregistrements commis entre 1981 et 1988. C’est-à-dire prélevés des albums " Murmur ", " Reckoning ", " Fables of reconstruction ", " Life’s rich pageant ", " Document ", de l’EP " Chronic town " et de la bande sonore du film d’Alan Rudolf " Made in heaven ". Un recueil sur lequel vous aurez le plaisir de retrouver les standards " (Don’t go back to) Rockville ", " The one I love " et bien sûr " It’s the end of the world and we know it (and I feel fine) "…

 

R.E.M.

Up

Onze albums en quinze années d’existence, et jamais deux fois la même chose. C’est la performance dont peut s’enorgueillir la formation d’Athens. Pourtant, on avait cru qu’après leur chef d’œuvre, " Automatic for the people ", REM aurait connu les pires difficultés du monde pour se renouveler. Le destin a quelque peu précipité les événements. Bill Berry, drummer depuis la naissance du groupe a jeté l’éponge. Pas qu’il se soit brouillé avec les autres membres du combo. Que du contraire. Mais victime d’une rupture d’anévrisme en février 1995, il ne se sentait plus apte à supporter le stress des tournées. Plutôt que d’engager un nouveau batteur, le groupe s’est donc décidé à redistribuer les instruments, ou plus exactement à en changer. Buck a donc troqué sa guitare contre une basse, des claviers et une boîte à rythmes. Mills, la basse pour des claviers et la programmation. En outre, pour enregistrer cet elpee, le trio a engagé une poignée de musiciens de studios, parmi lesquels on retrouve Joey Waronker, drummer de Beck, le guitariste Scott McCaughey et le bassiste/vibraphoniste Barrett Martin (Screaming Trees). Reste Stipe, qui se réserve toujours les vocaux, mais s’accompagne tantôt de claviers, parfois d’un peu de guitare. Résultat des courses, l’héritage des Byrds s’est envolé, " Up " évoluant hors du contexte rock pour épouser un format expérimental, hybride d’instrumentation traditionnelle et d’électronique. Rien que l’intro, " Airportman ", dont les échos lointains rappellent " Before & after science " et " Another green world " de Brian Eno, vous donne une petite idée du climat général qui règne tout au long de l’opus. Une œuvre intimiste, jouant sur les oscillations à la fois mélodiques et technologiques de l’instrumentation. Que ce soit les claviers, les boucles rythmiques, le vibraphone, le piano ou les instruments à cordes. D’ailleurs, en filigrane, on retrouve le spectre du krautrock. Et en particulier sur " Hope ", qui emprunte l’" Autobahn " de Kraftwerk pour aboutir dans l’univers de Neu. Beaucoup de douceur et de profondeur, pourtant sur " Up ". A cause de la voix très humaine de Michaël Stipe, bien sûr, et puis de ce feeling omniprésent produit par ces symphonies finement sculptées et doucement complexes…

 

Republica

Speed ballads

Drôle d’idée de vouloir se replonger dans l’univers post punk du début des eighties, surtout lorsqu’on sait qu’aujourd’hui, cette forme de regard dans le rétroviseur est très mal perçu par la presse insulaire. Alors, imaginez un peu la réaction de cette presse spécialisée, lorsque la tentative de fusion entre la musique électronique et l’instrumentation conventionnelle n’est pas trop réussie… En fait, l’excès de bruitages synthétiques et d’arrangements sophistiqués asphyxient littéralement les sens mélodique. Le groupe a beau chercher son équilibre entre les Photos et Blondie, il ne parvient jamais à le trouver. Et ce n’est pas la voix frénétique, cockney, puissante, de Lara Saffron, sorte de Lux Interior au féminin (NDR : pour la voix, hein, faut pas comparer ce qui n’est pas comparable !…), qui y change quelque chose. Seul l’intro " From rush hour with love ", imprimé à l’instar de Bow Wow Wow sur un tempo tribal, et " Millenium ", caractérisé par un riff de guitare particulièrement incisif, reflet du funk blanc pratiqué par le Gang Of Four à ses débuts, tentent de sauver l’ensemble. Mais, deux titres sur un elpee qui en compte dix, cela nous semble un peu maigre…

 

Robert Plant & Jimmy Page

Walking into Clarksdale

Écrit par

En 1994, Page et Plant scellaient leur réunion par l’enregistrement d’une vidéo, puis d’un nouvel album. Un événement qui trouvera son prolongement lors d’une tournée mondiale. Et quelle tournée, puisqu’elle allait mettre en présence les deux ex Led Zeppelin, un backing group, un ensemble folklorique égyptien et un orchestre symphonique. Un périple qui s’était arrêté en juin 95 à Forest National. Pour un concert absolument fabuleux. On ne vous en dit pas plus, ce serait remuer le couteau dans la plaie, et vous risqueriez d’en faire une jaunisse. Les deux compères ont cependant décidé de repasser par la Belgique. En automne prochain. Mais plus dans les mêmes conditions, l’expérience, bien que triomphale, leur ayant coûté la peau des fesses. Apparemment, ce sera plus classiquement sous la forme d’un groupe ; circonstanciellement élargi à l’un ou l’autre soliste. Mais nous en saurons plus d’ici quelques semaines. En attendant, le duo nous revient avec un nouvel elpee. " Walking into Clarksdale. Et, surprise, ce disque embrasse une nouvelle orientation musicale. Beaucoup moins sophistiquée, plus brute, plus âpre, et même parfois plus minimaliste. Un résultat qui s’explique, en partie, par la présence de Steve Albini (Nirvana, Pixies, PJ Harvey, Fleshtones, etc.), à la production. Un opus pas toujours facile à aborder, non plus. A la limite lo fi. Pas dans l’esprit de Pavement ou de Swell, mais avec un feeling mélodique et une approche redoutable du métal, propre au célèbre dirigeable ; y compris dans le traitement des sonorités acoustiques. Avec, bien sûr, quelques exceptions qui confirment la règle. Notamment " Upon a golden horse ", investi par un orchestre symphonique, " Please read the letter ", supposé célébrer la réunion hypothétique (NDR : et posthume !) entre Roy Orbison et Jerry Garcia, " Most high ", le remarquable single, touché par la grâce de " Kashmir ", le spectral " Heart in your hand ", caractérisé par des accords de guitare " surf ", réminiscence de Dick Dale flanqué de ses Ventures ; et puis surtout le titre maître, où le groupe semble avoir plutôt joué dans le maximalisme. Tout d’abord, ce fragment bénéficie du concours du drummer sikh de Dhol Foundation, transfuge du Transglobal Underground. Mais en outre, ce titre réussit à conjuguer le glam de Bowie (Jean Genie ?), la touching pop atmosphérique, allégorique du défunt et mythique Sad Lovers & Giants, observation née des envolées de cordes de guitare, le boogie d’Omar and the Howlers, ou plus exactement son tempo, et la frénésie du Led Zep circa " Heartbreaker " (NDR : excusez du peu !). Mais pour le reste, nous vous le répétons, ce " Walking into Clarksdale " nécessite un certain effort d’adaptation pour pouvoir être apprécié à sa juste valeur. Et à notre humble avis, à moins d’être un inconditionnel, toutes celles et tout ceux dont l’horloge s’est arrêtée depuis trop longtemps, risquent fort de tomber de leur chaise, et de ne plus pouvoir se relever…

 

Pearl Jam

Yield

On aurait pu être tenté, voici quelques années, de taxer Pearl Jam de groupe opportuniste. Profitant, il est vrai, du succès commercial de Nirvana, les mauvaises langues ont même présagé la disparition de cette formation avec la mort du mouvement grunge. Or, en 1998, ce quintette vient de réaliser son cinquième album, " Yield ". Toujours produit par Brian O’ Brian, il est à la hauteur de ses prédécesseurs. Il faut croire que Pearl Jam a quelque chose en plus. Comme si une âme habitait sa musique, et lui permettait de produire une émotion d’un degré exponentiel que peu d’artistes parviennent à atteindre. " Yield " traduit encore cette impression. Traversant tour à tour les galaxies de feu Jeff Buckley, des Pixies (mais oui !), de Live (évidemment…), de Neil Young et même d’un REM au faîte de sa hargne, clôturant même l’œuvre par les sulfureux " Pull me push me " et " All those yesterday ", deux compositions fort proches du style pratiqué par (st)Eels. Paraît que sur scène, ils sont encore plus éblouissants. Nous n’en doutons pas. Mais nous ne demandons qu’à voir. Alors croisons les doigts pour qu’ils soient à l’affiche des prochains festivals estivaux…