La manille pour bébé de Panic Shack

Fondé en 2018, Panic Shack eéunit Sarah Harvey, Meg Fretwell, Romi Lawrence, Em Smith et Nick Williams. La formation a décidé de défier l'atmosphère exclusive des scènes indie et punk dominée par les hommes. Sa musique est décrite comme explosive et…

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Julia Drouot a coupé court…

De ses années de conservatoire, il reste à Julia Drouot peut-être le goût de ses fugues, non pas celles qui se jouaient au XVIIème siècle dans les salons des cours européennes, mais celle qui se chausse de semelles de vent. La chanteuse et compositrice a…

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Silverchair

Freakshow

Daniel Johns, Ben Gillies et Chris Joannou viennent de fêter leurs dix-sept ans et comptent à leur actif deux albums. Trois ados issus du nord de Sydney, en Australie. Un trio qui a raflé la plupart des Awards, chez lui, en 1995 et qui risque fort de récidiver avec la sortie de ce " Freak show ". Produit par Nick Launey, personnage dont la carte de visite épingle la mise en forme du premier elpee de Midnight Oil, mais également des collaborations pour PIL, Killing Joke, Posies et Gang of Four, cet opus a, en outre, été mixé à New York par Andy Wallace (Rage Against the Machine, Jeff Buckley, Helmet). Si vous pleurez la mort du grunge, consolez-vous, Silverchair risque fort de prendre rapidement la place du défunt Nirvana. Pourtant le groupe se cache bien de revendiquer ce lourd héritage, préférant se réclamer d'Helmet, de Soundgarden, de Pearl Jam ou de Pantera. Maintenant, nous on veut bien, mais le style des deux groupes est tellement proche. Même la voix de Daniel nous rappelle quelque part Kurt Cobain; et nous mentirions en accordant un quelconque crédit à leurs dénégations...

 

Sleater-Kinney

Dig me out

Pas de bassiste chez ce trio féminin, mais une ‘drummeuse’ et deux guitaristes qui se partagent également le chant. Deux vocalistes assez étonnantes, parmi lesquelles, Corin Tucker semble avoir hérité des mêmes caractéristiques vocales que celles de Brian Molko. Son timbre perçant, écorché vif, vous donne même la chair de poule. Mais si la musique de Sleater-Kinney est aussi sauvage que celle de Placebo, elle épouse le plus souvent un tempo post punk, gothique, réminiscent de Sisters of Mercy, lorsqu'elle ne s'évade pas dans l'aridité underground d'un Sonic Youth ou dans la complexité ‘déboussolante’ des débuts de Throwing Muses...

 

Patti Smith

Peace and noise

Septième album pour l'ex-égérie de la scène intello-rock new yorkaise des seventies. Un disque fondamentalement rock. Ce qui semble ne pas trop plaire à la presse insulaire (NDR : ça rime !). Nous n'en voyons d'ailleurs pas trop bien la raison. Car, si ce " Peace and noise " n'apporte rien de neuf, il est de très bonne facture. D'abord, il y a la voix de Patti qui possède toujours cette même chaleur et cette même profondeur susceptible de vous communiquer le frisson. Et de cette voix, souvent chantée, parfois psalmodiée, elle aborde des textes symboliques, ésotériques et surtout poétiques, en vous invitant à plonger dans un univers psychotique à la rencontre des âmes disparues. Celles de Rimbaud, de Jim Morrison, d'Andy Warhol et surtout de William Burroughs, à qui elle dédie cet opus. Patti peut en outre compter sur la présence d'un solide backing group. Au sein duquel, Tony Shanahan, apporte, au piano, sa griffe toute personnelle sur le superbe " Waiting underground ", et puis Oliver Ray, qui parvient presque à faire oublier Tom Verlaine sur " Dead City "...

 

Shipping News

Save everything

Shipping News n'est pas un véritable groupe, mais un projet monté en 1995 par Jeff Mueller (June of 44) et Jason Noble (Rachel's), réunis à l'occasion de l'enregistrement de la bande sonore d'un programme de NPR, " This american life ". Deux années plus tard, le duo a donc décidé de recommencer l'expérience, mais en y incorporant un batteur. En l'occurrence, celui d'Eleven Eleven, Kyle Crabtree. " Save everything " est criblé de références underground. Un album riche, complexe, né d'un savant mélange entre l'instrumentation basique et la technologie moderne, dont la succession de climats tantôt oppressifs, climatiques, énigmatiques ou minimalistes, mais toujours expérimentaux, évoquent tour à tour Sonic Youth, Swans, Tortoise et King Crimson circa " Lark's tongues in aspic "...

 

Shudder To Think

50.000 B.C.

Curieux groupe que ce Shudder To Think dont la musique navigue à la croisée des chemins du punk et du prog rock des seventies. Un peu comme si elle voulait célébrer la rencontre improbable entre Jane's Addiction et Gentle Giant. Vous voyez le topo! Et cette sensation de surprise est accentuée par la voix de Craig Wedren. Falsetto androgyne, se rapprochant plus de Jeff Buckley que de Brian Molko. Une voix très présente, parfois même envahissante qui sert de véritable fil conducteur aux compositions dont la texture est sans cesse déchirée entre énergie et complexité, entre brisures de rythme et sensibilité mélodique...

 

The Silencers

The best of / Blood & Rain (The Singles '86-'96)

Première compilation pour ce fameux quintette issu de Glasgow. Une compile relatant parfaitement, à travers leurs singles, les douze années, qui depuis 85, auront permis aux Silencers de se faire connaître à travers le monde. Rien n'a été oublié. On commence par " Painted moon " pour conclure par " Something worth fighting for " en passant par les somptueux " Scottish rain ", " The real Mc Coy ", " Bulletproof heart ", " I can't feel it " et " Cellar of dreams ". Un superbe résumé qui devrait ravir tous les aficionados de la pop-folk-celtique en mal de Simple Minds, Waterboys et consorts...

 

Silkworm

Developer

A l'écoute de la musique de Silkworm, on ne peut s'empêcher de penser à Buffalo Tom, à Dinausor Jr ou à Sebadoh. A Pavement aussi. Certains médias n'ont d'ailleurs pas hésité à leur accorder, familièrement, la manchette de cousins élégants de Pavement. Peut-être à cause de la structure à la fois complexe et négligée des chansons. Et puis des vocaux torturés, gémissants. Mais ici s'arrêtent les comparaisons. Car chez Silkworm les mélodies sont plus flemmardes, monochromes, moins imprévisibles. Le son plus garage que lo fi. Et puis surtout le succès beaucoup trop confidentiel...

 

Silver Jews

The natural bridge

Première constatation, sur le deuxième album de Silver Jews, on ne retrouve plus Steve Malkmus et Bob Nastanovich. En fait, lorsque le groupe est entré en studio, les deux membres de Pavement étaient bien présents. Mais le résultat des premières sessions était tellement médiocre que David Berman a préféré ne pas poursuivre cette expérience, et engager d'autres musiciens de studio. Maintenant, par rapport à " Starlite walker ", son premier elpee, nous n'y voyons pas de grand changement. Sa musique est toujours aussi capricieusement lo-fi. Triste, mélancolique, mystérieuse. A la croisée des chemins de Lou Reed, de Swans et de Pavement (!?!?). En fait, c'est surtout le timbre vocal laconique, discordant et profond de David qui donne la coloration à la musique de Silver Jews. Basiquement sudiste, donc fortement teintée de country. Mais un country contemporain, abordé à l'instar d'un Palace ou de Smog. Encore que parfois on pense à Johnny Cash, dans sa phase la plus mélancolique. Un chouette album, nonobstant cette sensation douloureuse, traumatisante, du désespoir de l'âme...

 

Mike Scott

Still burning

En 1993, Mike Scott met fin à l'existence des Waterboys, pour embrasser une carrière individuelle. Il enregistre alors, un premier elpee solo, " Bring'em all in ", un disque autobiographique qui marque un retour aux sources. Guitare acoustique et piano. Poésie troublante et intimiste... Mais il faut croire que l'instabilité ronge toujours le troubadour visionnaire, puisque sur " Still burning ", il est revenu à un style plus rock. La ‘big music’ comme il la décrit si bien. Et pour réaliser cet opus, il s'est entouré d'une équipe de musiciens particulièrement expérimentés. Notamment Jim Keltner et Pino Palladino, à la section rythmique. Un disque aussi décapant que l'épilogue des Waterboys, " Dream harder ". Encore qu'ici, l'ombre de Dylan, parfois celle de Van Morrison, et même de Neil Young plane subrepticement...

 

Seahorses

Do it yourself

L'ex-guitariste des Stone Roses a donc décidé de fonder son propre groupe: The Seahorses. Et dans la foulée d'enregistrer un premier elpee: " Do it Yourself ", album qui, nonobstant le concours de Tony Visconti (T Rex, Bowie, Thin Lizzy) à la production, nous a laissé sur notre faim. En fait, sur les onze fragments de l'opus, quatre tiennent vraiment la route. D'abord, il y a " Love me and leave me ", coécrit par Liam Gallagher (Oasis), le remarquable " I want you to know " que vous avez sans doute pu découvrir à la TV., " Love is the law ", dont le final semble avoir été inspiré par le prog rock des seventies, et enfin " Standing on your head ", psychédélique dans le sens le plus oriental du terme (Kula Shaker?). Le reste est partagé entre chansons pop inoffensives, tantôt sub Badfinger lorsqu'elles ne rappellent pas Marmelade. Dommage, car lorsque le groupe parvient à évoluer à la frontière de la pop la plus classique et du rock alternatif, il est vraiment brillant...

 

Seven Mary Three

Rock crown

Encore un groupe américain qui a la nostalgie des seventies. Un peu comme Black Crowes. Faut dire que les deux formations ont de nombreux points communs. Même la voix de Jason Ross est capable de se payer un timbre aussi éraillé que celui de Chris Robinson. En plus rocailleux même. Et ici, on pense à Gary Stringer (Reef) voire même à Joe Cocker. Encore qu'on recèle une sensibilité très proche de celle d'Adam Duritz (Counting Cows). Voire de Michael Stipe. Musicalement, Seven Mary Three a quand même beaucoup évolué. Responsable de chansons à l'origine aussi aseptisées que celles de Hootie & the Blowfish, Seven Mary Three est parvenu, sur ce troisième album, à libérer son énergie. Bien sûr, " Rock crown " recèle plusieurs compositions plus tendres, plus mélancoliques, mais en général, elles tirent parti du parfait équilibre entre la folk intimiste de Bruce Springsteen (dans sa phase acoustique bien sûr !), la pop de REM et le post grunge de Soundgarden.

 

Sevens

S.E.V.E.N.S.

Non, non, Tim Kerr n'est pas de la famille de Jim. D'ailleurs le premier est américain. Et a forgé sa réputation en produisant une foultitude de groupes yankees underground. Et faudrait être très simple d'esprit pour ne pas connaître l'histoire décadente du second cité. Revenons donc à Tim qui produit cet album éponyme de Sevens, au sein duquel sévissent les frères Sullivan. Un quartette qui doit probablement avoir pour modèle, Minutemen. A cause de sa prédilection pour le jazz rock, le dub, et le funk. Enfin, le défunt Minutemen. Dont le leader Mike Watt exerce aujourd'hui une carrière solo. John est d'ailleurs très ami avec Tim. Mais, non non, Tim Kerr n'est pas de la famille de Jim...

 

Shell

Out of tune

Encore une formation new-yorkaise. Excellente, par ailleurs. Dont on ne connait cependant pas grand chose. Le booklet nous apprend quand même que c'est un certain O' Schaier qui signe toutes les compositions. Mais pour le reste, c'est le mystère le plus complet. Treize fragments découpent cet " Out of tune ", treize chansons qui ne dépareraient certainement pas le répertoire d'un Sebadoh, d'un Pavement ou d'un d'un Swell. Encore que le timbre vocal écorché du chanteur nous fasse plutôt penser à John Mascis de Dinosaur Jr. Et si on y retrouve ça et là quelques traces de claviers, minimalistes bien sûr, et d'harmonica, c'est dans les cordes de guitares ébréchées, déchiquetées que sont taillées les mélodies, des mélodies mélancoliques, contagieuses, fondamentalement ‘lo fi’...

 

Perry Rose

Green Bus

Non, ce disque n'est pas le nouvel album de Perry Rose, mais une compilation enrichie de six nouvelles compositions. Un morceau de plastique qui reprend l'intégralité du mini album " Because of you ", ainsi que dix chansons parues jusqu'à présent en single. Soit un total de 21 titres, parmi lesquels vous retrouverez inévitablement tous les standards du plus belge des Irlandais. Depuis " Green Bus " (of course!) à " Because of you " en passant par " Why should I worry " et "Bye my love ". Bref une vitrine idéale pour toutes celles et tous ceux qui connaîtraient peu ou mal cet auteur/compositeur/guitariste et chanteur qui a toujours mis son talent au service d'une poésie empreinte de sincérité, de fraîcheur et d'émotion...

 

Royal Trux

Sweet sixteen

D'abord, inutile d'insister pour nous demander de décrire l'image qui orne la pochette. Ou plus exactement ce qu'on y trouve au fond de la cuvette (NDR: ça rime!). C'est franchement dégueulasse. Nous ne doutons cependant pas de son efficacité pour aider à gerber avant de recommencer une guindaille, mais de là à illustrer un album, c'est pousser le bouchon un peu loin. Bref, tirons la chasse, et venons en au contenu, pas du pot, mais de ce " Sweet sixteen ". Combinaison de minimalisme et de maximalisme, la musique de R. Tx se compose d'une véritable mosaïque de textures les plus hétéroclites les une que les autres. Parfois on pense à Free, aux Stones, à Lynyrd Skynyrd, aux New York Dolls, au Velvet, à Faust, à Can et le plus souvent à Captain Beefheart. Mais un Beefheart au féminin. A cause de la voix cadavérique, brisée de Jennifer Herrema, dont le timbre nous fait penser à feu Janis Joplin qui aurait eu la mauvaise idée de fumer (!?!?!) deux paquets de clopes avant de chanter. Bienvenue dans l'univers halluciné (NDR: qui a dit hallucinogène?) et déstructuré de Royal Trux!...

 

Run On

No way

Depuis la sortie du premier album, " Start packing ", David Newgarden a cédé sa place à Katje Gentile. Organiste/violoniste, celle-ci apporte une nouvelle dimension au groupe. Pas que David faisait tâche d'huile dans l'ensemble, mais Katje apporte un plus, un petit quelque chose qui rend les chansons plus originales, plus profondes. A cause, surtout, de ses interventions aux claviers. Au violon aussi. Mais dans une moindre mesure. Enfin, pour cet album. Parce qu'on a l'impression qu'elle est également capable d'y exprimer tout son talent. Maintenant, faut pas croire que les trois autres se croisent les bras. Mais, on a surtout l'impression qu'ils ont trouvé un dénominateur commun. C'est vrai que cet orgue lancinant, subtil, exerce un certain charme, pour ne pas dire un charme certain. Mais en plus il filtre avec beaucoup d'élégance les accès d'électricité aussi sauvages que chez Sonic Youth, souvent déchiquetés, chargés de feedback. Tout un ensemble agité par un drummer dont le style est paradoxalement convulsif, opulent et feutré. Et comme la sensibilité mélodique est aussi intense que chez le défunt Lone Justice et que les vocaux sont aussi versatiles que ceux de Patti Smith, vous pouvez aisément vous faire une idée de la qualité de ce " No way ". Deux exceptions, cependant, qui confirment la bonne règle, " Anything you say ", trempé dans le folk, et puis " Ropa Vieja ", qui aurait pu relever du répertoire de Placebo. Superbe!

 

Ragga & The Jack Magic Orchestra

Ragga & the Jack Magic Orchestra

Au sein de RATJMO, on retrouve Jakob Magnuson, un proche collaborateur de Gus Gus, Mark Davies, surtout réputé pour ses remixes, et enfin Ragga, vocaliste islandaise qui, à ce jour, s'était surtout illustrée, en participant aux enregistrements du dernier album de 808 State ainsi qu'au tout premier opus de Tricky. C'est vrai qu'elle possède une voix profonde, remarquable, dont le timbre rappelle tantôt Kate Bush, tantôt Anneli Dreker (Bel Canto). Et de cette voix, elle raconte ses rêves d'enfants, des songes surréalistes, hallucinés, parfois mélodramatiques, sur une musique fortement imprégnée de trip hop atmosphérique (Tricky, Portishead), mais revisitée par la forme médiévale la plus celtique (Pentangle?) ...

 

Railroad Jerk

The third rail

Des influences? Ce quatuor new-yorkais en a à revendre. Depuis Steeleye Span à Prince, en passant par les Beatles, Dylan, les Soft Boys, Neil Young, Robert Johnson, The Fall, Television, Girls Against Boys et puis surtout Violent Femmes et le Jon Spencer Blues Explosion. Paradoxal lorsqu'on sait que la bande à Gordon Gano pratique un folk déstructuré, alors que le JSBE flirte davantage avec le blues électrique. En fait, Railroad Jerk hybride toutes les choses qui ont une âme. Un éclectisme rampant qui favorise l'éclosion de petites chansons croustillantes, sensuelles, rafraîchissantes, lieu privilégié où copulent dans un bain mélodique, richesse acoustique et sensibilité électrique (NDR: ça rime). Au fil du sillon, on a même parfois l'impression de retrouver le style postcard des débuts de James. Et pas seulement parce que la voix de Marcellus Hall est aussi sinusoïdale que celle de Tim Booth...

 

Raissa

Meantime

Si le premier album de ce trio était franchement contaminé par le trip hop insulaire des Tricky, Portishead et consorts, " Meantime " nous replonge plus de dix années en arrière. En pleine ‘noisy pop’. Celle de Cocteau Twins en particulier. Le timbre vocal de Kahn Panni campe d'ailleurs un hybride entre celui de Liz Frazer et d'Harriett (Sundays), avec parfois des inflexions aussi " opératiques " que celles de Kate Bush. Bien sûr, la musique de Raissa est beaucoup plus synthétique, truffée d'effets spéciaux ; mais hormis le capricieux, complexe et surtout remarquable " Piccadily ", les lignes de guitare cristallines couvrent généreusement la texture instrumentale, pourtant déjà bien luxuriante...

 

Red Zebra

Mimicry

Non, vous ne rêvez pas. Ce n'est pas une nouvelle compile consacrée au mythique groupe brugeois, mais bien un nouvel album studio. Le groupe s'était pourtant déjà produit en public, pour quelques concerts, au cours de l'année 1994; et avait même commis un album live, " A red zebra is not a dead zebra ", disque totalement passé inaperçu. Mais aujourd'hui, il a officiellement décidé de se reformer. Il y a eu bien sûr quelques changements de personnel. D'ailleurs, du line up initial, il ne reste plus que Peter Slabbynck, Geert Maertens et Johan Isselée. Ce qui n'a pas empêché Pip Vreede de venir donner un petit coup de basse, lors des sessions d'enregistrement consacrées à " Mimicry ". Un disque qui a, en outre, reçu le concours de Staf Verbeek à la production, personnage qui s'était déjà illustré lors de la mise en forme des derniers morceaux de plastique de Metal Molly. Mais l'essentiel, c'est que le groupe n'a pas renié le style qui en avait fait sa notoriété. Cette cold wave où l'électricité cinglante, incisive, se taille la part du lion (NDR: pas du zèbre?). Ces accords de guitares jumelés qui se croisent et s'entrecroisent dans un superbe élan mélodique. Un peu comme chez les Chameleons, mais avec un phrasé aussi sombre que le Sisters of Mercy. Une excellente surprise!

 

Redd Kross

Show world

Sixième elpee pour cette formation californienne dont la naissance remonte déjà à 1979. A l'époque, les musiciens étaient à peine âgés de 15 ans, et semaient la terreur dans le comté de Los Angeles. Depuis, beaucoup d'eau à coulé sous les ponts, et Redd Koss est parvenu à créer son propre style, né d'un subtil mélange entre le bubblegum, la pop, le punk rock et le glam. S'il n'y avait ces références à Cheap Trick, qui lui vaut d'être comparé, à tort, à Urge Overkill, on se demande finalement si la formation n'aurait pas mieux fait de naître en Angleterre, tant sa musique s'inscrit dans le contexte britpop contemporain. Pensez à Manic Street Preachers pour les mélodies. Et puis aux Beatles originels pour le sens des harmonies vocales; le timbre d'un des frères Mc Donald campant, d'une manière troublante, des inflexions tellement proches de John Lennon. Et comme côté lyrics, les commentaires acerbes et humoristiques sur le monde décadent valent bien ceux de Blur...