L’école d’art de Library Card

Library Card a beaucoup joué en live à travers l'Europe et les États-Unis. Son nouveau morceau, "Art School", est devenu un favori du public lors de ses concerts. Ce titre marque un nouveau chapitre pour la formation, qui est rapidement devenue l'un des…

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INXS

Elegantly wasted

Il faut croire que le groupe australien traverse une grave crise d'identité, puisque après avoir côtoyé, au cours des eighties, les Depeche Mode, Cure et consorts, dans la cour des grands; puis cumulé les albums les plus inoffensifs les uns que les autres, INXS cherche aujourd'hui à se refaire une santé en essayant de remettre au goût du jour les clichés de Franky Goes To Hollywood et de Simple Minds. On ne peut pas dire que l'originalité les étouffe. Et ils ne s'en cachent pas, puisque rien que l'intro de " Show me (cherry baby) " est emprunté au thème récurrent de " Real to real cacophony ". Bref, pas de quoi pavoiser, même si le titre maître, davantage inspiré par Prince et " Don't lose your head " par Primal Scream, se démarquent favorablement de l'ensemble. M'enfin, c'est un peu maigre pour fêter un dixième album...

 

The Folk Implosion

Dare to be surprised

The Folk Implosion n'est pas exactement un nouveau groupe, mais un projet expérimental monté par Lou Barlow, leader de Sebadoh, et un certain John Travis. Un duo qui se partage équitablement la composition, les instruments et le chant. La conjugaison de leurs voix est d'ailleurs tellement limpide, qu'elle nous rappelle la parfaite alchimie opérée entre celle de Bruce Gilbert et de Colin Newman, au sein du mythique et défunt Wire. Wire, c'est d'ailleurs la seule et unique référence que nous sommes parvenus à déceler chez cette formation. A cause, sans doute, de la richesse minimaliste ( ?) des compositions. Ligne de basse reptilienne, menaçante, parfois même ‘doorsienne’, accords de guitares capricieux, bégayants, énigmatiques, boucles de drums et samples judicieusement dispensés. Rien n'a été laissé au hasard pour éliminer le superflu, lors de la réalisation de cet opus de lo fi qui frôle la perfection ; même si on regrettera une certaine âpreté dans l'approche mélodique. Mais ici, c'est encore et toujours une question de goût !...

 

Foo Fighters

The colour and the shape

Après la catastrophique prestation ‘live’ accordée lors de l'édition 96 du festival jumelé Torhout/Werchter, nous craignions franchement le pire pour le futur de Foo Fighters. D'autant plus que le premier opus était, en fait, nonobstant la participation de quelques musiciens de studio, le fruit du travail d'un seul homme: Dave Grohl. Si vous l'ignorez encore, ex-drummer de Nirvana. Reconverti en chanteur, guitariste compositeur, et par conséquent leader d'un projet plutôt que d'un groupe. Pour enregistrer " The colour and the shape ", les trois autres musiciens ont apporté, cette fois, une collaboration beaucoup plus active. Nous voyons déjà les nostalgiques du défunt Nirvana se mettre à rêver de la résurrection du grunge. Désolé, mais le quatuor n'a accepté qu'une seule concession à ce passé seattlenesque: " Enough space ". Un morceau aussi dévastateur et contagieux que " Smells like teen spirit "! Si, si, c'est pas une blague. Maintenant, c'est vrai que dans le contexte actuel, ça fait un peu réchauffé. N'empêche, cette composition cause cette drôle de sensation passionnelle, émotionnelle ; cette vibration qui vous prend aux tripes, on ne sait même pas pourquoi! Mais pas de panique, le reste de l'album ne manque pas d'allure. Dans un autre registre, c'est vrai! Que nous pourrions qualifier de punkcore ou de popcore. Et plus particulièrement à cause de ces mélodies électriques aussi intenses que chez le mythique Hüsker Dü et ausi mélodieuses que chez Teenage Fan Club. Des couches de guitares cinglantes, crépitantes recouvertes d'harmonies vocales sucrées. Un véritable délice! En outre, le disque recèle, en " See you " une petite perle dont le rythme syncopé nous rappelle le meilleur George Harrison, lorsqu'il était encore chez les Beatles, une ballade semi-acoustique réminiscente d'American Music Club, " Walking after you ", et un titre de new wave post XTC revitalisé par le métal, baptisé " Everlong ". Remarquable!

 

The For Carnation

Promised works

Avec le succès rencontré par Smog, Sophia, Palace et consorts, il faut s'attendre à voir fleurir une multitude de groupes ou d'artistes du même calibre. The For Carnation s'inscrit parfaitement dans ce contexte. Encore que cette formation ne semble pas être conduite par un leader naturel du type Callahan, Robin Proper Sheppard ou Will Oldham. Enfin, à notre connaissance. Ce qui n'empêche pas ce " Promised works " de se révéler d'excellente facture. Recelant une majorité de chansons dépouillées, sombres, qui baignent dans une ambiance feutrée, sinistre, au sein de laquelle un vocal chuchoté, intimiste s'alanguit au son des cordes de guitare tantôt plaquées mais vibrantes, tantôt gémissantes et fracturées, sur un lit de drums arides. L'album concède quand même trois titres plus électriques: le minimaliste " How I bet the devil " et les instrumentaux " I wear the gold " et " Preparing to receive you ", dont l'intensité spectrale, vertigineuse, crépite à la manière du célèbre " If I only could remember my name " de David Crosby...

 

Frosted

Cold

Au sein de ce quatuor, on retrouve une certaine Jane Wiedlin, guitariste, chanteuse et compositrice qui a longtemps sévi chez le regretté Go Go's. Pour enregistrer ce " Cold ", elle a d'ailleurs fait appel à une ancienne camarade du groupe mythique, en l'occurrence Charlotte Caffey. Pas étonnant, dès lors, que la musique de Frosted s'inscrive dans le même contexte punk/pop/garage du défunt combo. Petite différence, mais elle est de taille, le raffinement du son, dû à la fois à la qualité des arrangements et au travail de production de Marc Waterman (Elastica, Menswear), phénomène plutôt inhabituel chez une formation capable de libérer une telle énergie. Rafraîchissant !

 

Galaxie 500

Copenhagen

Comme le titre l'indique, cet album a été enregistré dans la capitale du Danemark, lors de l'ultime tournée de Galaxie 500. Le 1er décembre 1990, très exactement. Un trio qui s'est séparé au moment où il commençait à s'affirmer comme une des valeurs les plus sûres de la scène pop/rock électrique. Dean Wareham en avait marre. Il estimait que le groupe était devenu trop professionnel, plus assez audacieux. Plus assez nature, et a donc laissé tombé Naomi Yang et Damon Krukowski sans leur donner davantage d'explications. Les deux laissés pour compte ont bien essayé de remonter Pierre Etoile, mais sans grand succès. " Copenhagen " implique une cover de Yoko Ono, " Listen, the snow is falling " et une autre de Jonathan Richman, " Don't let our youth go to waste ". Un disque qui aurait pu devenir le testament du groupe, si les prises de son avaient été de meilleure qualité. Etonnant lorsqu'on sait que c'est Kramer, l'ingénieur du son fétiche du groupe, qui était derrière les manettes lors du concert; mais il est vrai que cette prise est totalement " live ". Et en l'absence de support visuel, elle aurait dû être remasterisée. Surtout pour une formation dont le style a toujours suscité des tas d'hyperboles: ‘beauté étrange, céleste, flottante...’, ‘sonorités cristallines qui se fondent dans la brume opiacée des rêves électriques les plus fragiles’, etc., etc. ; et nous en passons et des meilleures. Des hyperboles, il est, vrai justifiées par la qualité de leurs trois premiers albums studio...

 

Garageland

Last exit to garageland

Groupe à l'origine typiquement néo-zélandais, Garageland ne compte plus aujourd'hui qu'un véritable autochtone, Jérémy Eade. En l'occurrence le chanteur/ guitariste et principal compositeur. Ce qui n'empêche pas le combo d'avoir élu domicilié aux antipodes. " Last exit to garageland " constitue son premier opus. Une œuvre qui secrète une pop contagieuse, mélodique aux oscillations électriques, stimulantes, vivifiantes, que nous pourrions situer à la croisée des chemins de REM, des Pixies, de Pavement, de House of Love, de Radiohead et du défunt Ride. Excusez du peu ! Deux exceptions confirment cependant cette règle, l'expérimental, punkcore " I'm looking for what I can't get " (Sonic Youth ?) et puis le décapant ‘fallien’ " Never gonna come around here again ". Un disque qui atteint le sommet de son art sur " Fingerpops ", " Nude Star " et surtout le mélancolique, postcard " Jesus I'm freezing " qu'AC Acoustic aurait pu inclure sur son dernier album " Victory parts " Epatant !

 

Gene

Drawn to the deep end

Mis sur pied en 1993, ce quatuor britannique n'a pas tardé à devenir l'une des (nombreuses) coqueluches de la presse insulaire. En fait, juste le temps de sortir un premier opus " Olympian ", suivi d'une compile composée d'extraits " live " et de versions acoustiques. Nous avions déjà succombé à leurs compositions romantiques, pleines de charme, qui nous rappelaient la belle époque des défunts Smiths. Mais trêve de nostalgie, voici donc le nouvel album. Enregistré en compagnie de Chris Hughes et Andrew Newton. Un album tout au long duquel on ne peut s'empêcher de penser à Morrissey et à Paul Weller, tant les affinités sont troublantes. Comme sur le single " Fighting it " ou encore le somptueux et majestueux " We could be kings " (NDR: after the queen is dead?). Au total, 12 titres fragiles, attachants, tantôt britpop, tantôt plus acoustiques, qu'il faut écouter plusieurs fois avant de véritablement apprécier à leur juste valeur...

 

The Geraldine Fibbers

Butch

Un bien bel album que nous propose Geraldine Fibbers, quintet issu de Los Angeles. Durant près d'une heure, la formation distille une musique dominée par le folk et la country, mais régulièrement éclaboussée de touches plus rock, plus pop, voire plus punk. Le résultat nous a fait bonne impression. On pense bien évidemment à Tom Waits, Violent Femmes, Johnny Cash, mais aussi à Deus voire à PJ Harvey. Surtout lorsque le violon et le banjo sont abandonnés au profit d'une texture plus électrique. Comme sur le superbe " Butch ". Dommage que l'album se perd parfois dans un minimalisme excessif...

 

Gorky´s Zygotic Mynci

Barafundle

Il faut reconnaître que cette formation galloise mérite de figurer au sein du grand ordre des excentriques anglais. Au même titre que Syd Barrett, Kevin Ayers, Robyn Hitchcock et Paul Roland. Un groupe qui nous rappelle quelque part Stackridge, ensemble de folk pastoral, réputé pour son style à la fois allègre, humoristique et médiéval, qui avait sévi au cours des seventies. Bien sûr, GZM flirte davantage avec le psychédélisme. Encore que sur leur quatrième album, cette approche se soit effectuée d'une manière plus confidentielle, plus intimiste, plus rampante. Et ce nonobstant ce violon torturé, ces claviers à quatre sous responsables de mélodies étranges, caressées d'harmonies délicieuses, canalisées par la voix flexible d'Euros Child. Très susceptible d'incarner la chenille sur le champignon du pop hallucinogène, cet ensemble gallois, qui chante aussi bien dans son dialecte celtique que dans la langue de Shakespeare, vient de commettre un album aussi raffiné que capricieux, aussi mélancolique qu'énigmatique, tout en farfouillant au plus profond de l'émotion...

 

Green Day

Nimrod

Evidemment, après avoir défendu la cause du punkcore pendant quatre albums, il devient de plus en plus difficile de changer de style. Surtout que la formule marche plutôt bien ; le trio de Bekerley récoltant aujourd'hui les dividendes d'un patrimoine hérité en ligne droite du mythique Hüsker Dü. Dans ces conditions, vous vous imaginez certainement que pour " Nimrod ", Green Day a décidé de maintenir le cap. Ne concédant qu'un tempo psychobilly à " Hitchin' a ride ", un zeste d'harmonica à " Walking alone ", une chanson de pure pop, circa Teenage FanClub, chez " Redundant ", un dérapage dans le grunge avec " Prosthetic head " et, surprise, un instrumental surf pour " Last ride in ", fragment qui aurait pu, quatre décennies plus tôt, servir de bande sonore à " Interlude "...

 

Mark Eitzel

West

Pour enregistrer son troisième album solo, le leader du défunt American Music Club a reçu le concours de musiciens particulièrement réputés. Entre autres, Barett Martin, drummer de Screaming Trees, Mike McCready, guitariste de Pearl Jam, Steve Berlin, bassiste de Los Lobos et surtout Peter Buck. Non seulement, le soliste de REM se réserve la plupart des parties de guitare et les backing vocaux, mais en outre, il partage la signature des douze titres de cet opus, ainsi que la production avec Mark. On se demande d'ailleurs pourquoi ce disque n'a pas été attribué au tandem Buck/Eitzel? D'autant plus que les deux personnages réalisent ici la parfaite fusion de leurs deux styles pourtant si distincts. D'abord, il y a la voix d'Eitzel. Apre, brisée, elle se craquelle comme un glaçon plongé dans un whisky chaud, laissant exhaler son timbre alcoolisé par des chansons beaucoup moins angoissées que celles d'AMC, presque allègres dans leur mélancolie. Presque pop dans leur vision " REMesque ". En outre, l'instrumentation y est beaucoup plus riche, plus diversifiée. Le clavier, par exemple y est beaucoup plus présent. Fluide, velouté, un peu à l'instar de Costello lorsqu'il était encore flanqué de ses Attractions. En particulier sur des chansons telles que " Free of harm ", " Stunned & frozen ", le jazzyfiant " Three inches of wall " et surtout le meilleur morceau de " West ", " Move myself ahead ", véritable petit chef d'œuvre dans le style. Et le reste n'est pas mal non plus, caractérisé par des cordes acoustiques, subtilement déchirées de feedback, ou par des accords de piano énigmatiquement syncopés, rappelant que Mark contemplait encore, il y a peu, les débris de ses expériences amoureuses avortées...

 

Eleventh Dream Day

Eighth

Avec un titre pareil, vous vous doutez bien qu'il s'agit du huitième album d'Eleventh Dream Day, un quartette issu de Chicago, dont l'originalité procède de la présence d'une fille aux drums. Janet Beveridge Bean. Elle chante aussi. D'une voix languissante et chargée de mélancolie, qui rappelle Hope Sadonval (Mazzy Star). Partageant cet exercice avec son mari. Rick Rizzo. Dont le timbre aride et aussi peu optimiste que celui de sa dulcinée, semble naviguer quelque part entre Ian Curtis et Robert Forster. Mais alors que les albums précédents cherchaient l'équilibre parfait entre la country traditionnelle et le garage électrique, cet " Eighth " s'est ouvert de nouvelles perspectives sonores. Pas qu'EDD se désintéresse de l'énergie blanche crazyhorsienne, propice aux accès de feeedback glorieux; d'ailleurs, " Insomnia " constitue dans le domaine, un morceau d'anthologie. Mais de nouvelles perspectives sonores nées de la présence plus marquée des claviers. Comme sur " View from the rim ", par exemple. Des claviers aussi répétitifs et hypnotiques que chez Terry Riley, Faust et par la force des choses, Stereolab. Du recours aux percussions étagées, crimsoniennes, circa Lark's tongue in aspic, sur " Write a letter home ". Et puis d'un climat plus éthéré, qui n'est pas sans évoquer un certain Cowboy Junkies, mais en plus vivifiant. Superbe!

 

Echo & The Bunnymen

Evergreen

Toutes celles et tout ceux qui ont connu et surtout aimé Echo & the Bunnymen doivent se demander s'ils ne sont pas occupés de rêver. Ian McCulloch, Les Pattinson et Will Sergeant, à nouveau réunis ! Bien sûr, Pete de Freitas, victime d'un accident mortel en 1989, a été remplacé par Michael Lee, drummer qui avait participé à la dernière tournée mondiale de Page et de Plant. Mais l'âme du groupe liverpuldien, le plus important du début des eighties, est demeurée intacte. Question d'exorciser le passé, le combo a d'ailleurs décidé de dédier " Altamont " à feu leur ancien camarade. Parce qu' " Evergreen " se conjugue au temps de la new wave intemporelle. Celui de " Crocodiles ", " Heaven up here " et de " Porcupine ". La magie du romantisme attachant et la mélancolie unique de leurs mélodies portent toujours leurs effets. Et on ne peut que succomber sous le charme des douze fragments de cet " Evergreen ", qui a bénéficié, en outre, des studios Abbey Road à Londres. Question d'enrichir la texture sonore de multiples arrangements de cuivres, de cordes et même vocaux. Liam Gallagher (Oasis) est également venu donner de la voix sur " Nothing lasts forever ", rappelant ainsi qu'il était demeuré un grand fan d'Echo & the Bunnymen. Après avoir écouté un tel album, nous nous étonnerions que vous ne partagiez pas notre avis...

 

Eden (Belgium)

Morning bear

Finalement, il n'y a vraiment plus moyen de s'y retrouver. Il existait déjà un groupe australien qui répondait du même nom. Responsale d'une musique atmosphérique, arty, cet Eden aurait pu être signé, début des eighties, par le label 4AD, à l'instar de Cocteau Twins et de Dead Can Dance. Un autre, britannique cette fois, davantage pop mais dans l'esprit de Talk Talk. Et puis aujourd'hui un sextuor belge. Auteur d'un premier album, " Morning bear ". Le plus triste dans l'histoire, c'est que cet ensemble possède manifestement beaucoup de qualités. Notamment deux excellentes chanteuses, dont les timbres se marient à la perfection. Et puis qui bénéficient d'un excellent backing group, même s'il faut reconnaître qu'il doit certainement avoir beaucoup écouté Magnapop.

 

Drivin’ n’ Cryin

Drivin' n' cryin

Non seulement ce trio géorgien (Atlanta) se distingue par un éclectisme particulièrement développé, mais en outre, suivant le style emprunté, il souffle le chaud et le froid. Le froid lorsqu'il s'égare dans un hard rock aussi primaire qu'insipide. Le chaud dès qu'il aborde un pop rock semi acoustique. Dans un style fort proche de REM. Faut dire que dans le passé, Drivin' n' Cryin a assuré la première partie des tournées de la bande à Michaël Stipe ; notamment en 1989, lors de la Green Tour. Année au cours de laquelle, Peter Buck a d'ailleurs produit le projet solo du chanteur, Kevn Kinney. Maintenant, ne nous-en-demandez pas davantage, car cet opus éponyme est beaucoup trop dispersé pour pouvoir se faire une idée précise de son contenu...

 

Dubstar

Goodbye

Dubstar a toujours avoué avoir été marqué par la pop synthétique. Celle de Saint Etienne, Human League et des Pet Shop Boys en particulier. Sans doute parce qu'ils accordent un soin tout particulier à l'esthétisme de leurs mélodies. Des mélodies mélancoliques, à la texture riche, mais glacée, agitées par un tempo dub et veloutées par le vocal plaintif, limpide, cristallin, de Sarah Blackwood. Une voix dont le timbre est très proche de celui de Claudia Brücken. Si, si, souvenez-vous, la première chanteuse de Propaganda. Et, pour enregistrer son deuxième album, Dubstar a de nouveau reçu le concours de Stephen Hague, à la production. Ce qui explique, sans doute, pourquoi le son de cet opus frôle la perfection...

 

Bob Dylan

Time out of mind

En 1989, le Zim opérait un retour en force en gravant " Oh Mercy ". Un album pour lequel il avait reçu le concours de Daniel Lanois. A la production. A la guitare. Mais surtout à l'inspiration. Depuis, Bob a commis deux elpees. Un exclusivement acoustique. L'autre, consacré au blues. D'honnête facture, sans plus. Pour " Time out of mind ", il a de nouveau fait appel à l'illustre Acadien. Mais également à quelques collaborateurs réputés. Notamment Augie Myers, claviériste du mythique Sir Douglas Quintet. Duke Robillard guitariste de Roomful of Blues et du Fabulous Thunderbirds et enfin Cindy Cashdollar qui avait sévi successivement au sein d'Asleep at the Wheel et du John Herald Band, à la guitare " steel ". Dans ces conditions, vous vous doutez bien que Bob réserve une bonne part de ce " Time out of mind " au blues. Et, il faut reconnaître qu'entouré d'une telle équipe, il ne se débrouille pas trop mal. Mais la quintessence de ce " Time out of mind " nous vient des compositions les plus minimalistes, les plus intimistes. Abordées avec un esprit très contemporain, mais lo fi, à l'instar de Smog, Lambchop et consorts ; mais une sensibilité aussi ouatée que chez Cowboys Junkies. Comme sur les remarquables et lancinants " Standing in the doorway " et surtout " Not dark yet " sur lesquels Lanois libère à nouveau toute la magie électrique de sa six cordes. Dommage d'ailleurs que tout l'album ne soit pas de cette trempe !...

Pieter-Jan De Smet

August

Comment un musicien pareil a-t-il pu passer inaperçu depuis aussi longtemps? En 1988, il avait pourtant atteint la finale du ‘Rock Rally’ de Humo en compagnie du groupe Lionhearts, formation, qui faute de succès, disparaîtra au début des nineties. Et avant de se lancer dans la musique, Pieter-Jan avait même tâté du théâtre. Conséquence logique d'une formation de comédien suivie à Anvers, pendant cinq longues années. Mais c'est la musique qui semble le plus l'intéresser. En 1992, il décide d'exercer sa passion sous son propre nom. Et enregistre l'année suivante un premier elpee, " Antidote ", avec le concours de Roland Van Campenhout, disque qui passera tout autant inaperçu... Aujourd'hui, PJDS s'exprime curieusement à travers un duo. Son compère? Un certain Geoffrey Burton, guitariste également qui a, dans le passé, accompagné régulièrement Arno Hintjens en tournée. Deux guitares donc, mais également une boîte à rythme alimentent la texture instrumentale de PJDS. Des vocaux aussi, parfois nasillards, parfois pathétiques, et puis quelques arrangements. " August " épingle treize morceaux, treize chansons hantées tantôt par Deus, Flying Saucer Attack, le Velvet ou Tom Waits dans un style qui oscille du blues urbain au psychédélisme atmosphérique en passant par la pop la plus pure et l'underground ténébreux... Etonnant!

 

Death In Vegas

Dead Elvis

Richard Fearless et Steve Hellier sont les têtes pensantes de ce projet, avouons-le, résolument " dance ". Mais pas " dance " dans le sens le plus ‘tchack tchack boum’ du terme. Non, ‘dance’ sous son profil le plus underground. Il y a d'ailleurs une diversité incroyable de styles synthétiques sur ce " Dead Elvis ", album qui a bénéficié du concours d'un tas de guitaristes, de bassistes et également de cuivres. Richard et Steve se réservant tout ce qui touche aux claviers, y compris les samplings, ainsi que les boîtes à rythmes. Dans la phase la plus planante, Death In Vegas capture des climats fort proches de ceux développés par Archive. Mais lorsque le groove se fait plus présent ou que les claviers rognent littéralement les sixties, c'est plutôt à Primal Scream que l'on pense. Et notamment sur cette remarquable composition " Gbh ", qui ne déparerait certainement pas dans le répertoire des Charlatans...

 

Manu Dibango

African soul - The very best of

Instigateur de ce qui allait devenir la ‘World music’, ce virtuose du saxophone roule sa bosse à travers le monde depuis la fin des sixties. On le retrouve d'ailleurs sur les premiers hits de Nino Ferrer. Au cours des trente dernières années, il a côtoyé, dans une multitude de styles, des artistes aussi réputés que Carlos Santana, Billy Cobham, Bob Marley, Stevie Wonder, Herbie Hancock, Bill Laswell, Youssou N'Dour, Papa Wemba, Touré Kounda, Peter Gabriel, Sinéad O'Connor et la liste n'est pas exhaustive. Comme vous l'imaginez aisément, cette compile réunit les succès les plus retentissants de ‘papa groove’. Quinze exactement. Depuis l'inévitable Dikalo (" Salt pop corn ") en passant par " Soul Makossa ", " Big Blow ", " Wawafrica " et quelques autres...