Il n’existe pas de ligne droite pour The Beths…

The Beths, un groupe néo-zélandais composé de la chanteuse Elizabeth Stokes, du guitariste Jonathan Pearce, du bassiste Benjamin Sinclair et du batteur Tristan Deck, annonce la sortie de son nouvel elpee "Straight Line Was A Lie", le 29 août 2025. En avril,…

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La fuite d’Ellside

Le groupe parisien Ellside présente « Run Away », son concept album naviguant entre ombre et lumière pour un voyage qui durera un an. Une lente année pour dévoiler 6 chapitres de 2 chansons, 12 titres qui narrent l'histoire de Light. Le groupe invite les…

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Joe Cocker

Organic

Écrit par

Encore un quinquagénaire qui tente le come-back. Par rapport à Donovan ce n'est cependant pas une première. Il s'est également entouré d'une flopée de grosses pointures pour enregistrer cet " Organic ". Notamment le claviériste Billy Preston, précieux collaborateur des Beatles, Tony Joe White ainsi que du célébrissime compositeur/arrangeur Randy Newman. Malheureusement, suffit pas toujours de s'entourer de beau monde pour décrocher la timbale. En fait, Joe Cocker possède toujours une voix extraordinaire, mais ses interprétations manquent de punch. Seules ses incursions dans le blues avec " High lonesome blue " coécrit en compagnie de Tony Joe White, la cover de Dylan " Dignity " et " You can leave your hat on " échappent au naufrage. Mais c'est un peu maigre pour un artiste d'un tel calibre!

 

Cocteau Twins

Milk & kisses

Bien qu’échappé du label 4AD, Cocteau Twins continue d'apporter un soin tout particulier à la confection de ses pochettes. Et c'est à nouveau le cas pour ce "Milk & kisses". Chef d'œuvre de flamboyance brumeuse où ne filtre que la lumière de l'esthétisme glacé. Et le contenu vaut bien son emballage. Un disque raffiné à l'extrême, chatoyant et âpre à la fois. Evoquant des paysages sonores idylliques. Chutes d'eau vertigineuses, océans qui convertissent le reflet des rayons du soleil en un millions d'étincelles... De sa voix limpide, translucide, Liz Frazer cueille toutes les voyelles de son vocable et souffle des bulles à travers chacune d'elles. Des bulles qui s'élèvent et voltigent dans l'azur céleste comme transportés par la majesté, la magie, le mysticisme, des sonorités cristallines, pures des cordes de guitare... Epatant!

 

Collapsed Lung

Cooler

Prenez les deux premières syllabes de Collapsed Lung. Faites les précéder du mot ‘coca’. Vous obtiendrez ainsi le nom d'une marque de boisson sucrée particulièrement célèbre. Pardonnez-nous si cette réflexion vous agace, mais nous ne pouvions pas manquer l'allusion. Surtout deux semaines seulement après le déroulement de l'Euro 96 où entre chaque match, on nous infligeait cette pub à la TV, sur un air de musique funk, entraînant, excitant. Figurez-vous que cette musique n'est rien d'autre que celle de Collapsed Lung! Quant à savoir maintenant si la publicité lui offrira la renommée, c'est une autre histoire. Inutile de reprendre l'exemple de Stiltskin. Mais revenons plutôt à l'album en lui-même. Un disque qui nous offre de très bonnes choses, de moins bonnes, mais également d'exécrables. Pour la fine bouche, nous avons épinglé "Eat my goal", "London tonight" et "Lung collapse", trois titres qui ravirons les fanas de hip hop bien frappée (!), où les guitares tiennent une place non négligeable comme chez Fun Lovin' Criminals. Ni trop agressive, ni trop hormonée. Bref le juste milieu. Malheureusement, l'opus est rapidement récupéré par le rap traditionnel. Au fil du sillon, les paroles avalées, hachées, déchiquetées puis recrachées ainsi que les rythmes, aussi bien lents que rapides, prennent le pas sur le sens mélodique manifesté au début de l'elpee. Tout devient monocorde, morose. A un tel point que nous avons parfois l'impression de réentendre un même morceau. Mais cela, c'était sans doute prévisible...

 

Come

Near life experience

Réduit aujourd'hui à un duo, Come a fait appel à ses amis pour enregistrer son nouvel album. Parmi ceux-ci, on y retrouve des musiciens de Tortoise, de Jesus Lizard, de Rachel's et d'autres formations moins connues. Et le résultat est totalement probant. Il ne se contente enfin plus de suppurer son blues malsain, languissant, malveillant; de libérer une poésie trouble, tordue, oblique par l'entremise de la voix de sa chanteuse au timbre écorché, âcre, desséché. De célébrer la beauté pure et misérable des cordes de guitares minimalistes sur un tempo nerveux, chaotique. Non! Son "Near life experience" s'agite avec rage, fièvre et vivacité. Rappelant parfois la texture débridée d'un Hole ou plus spécifiquement la no wave countryfiée de Live Skull. Pour ceux qui l'ignorent, Live Skull était un des tous premiers groupes de Thalia Zedek. Chris Brokaw apporte, en outre, sa collaboration aux harmonies vocales, alors que côté instrumental, la trompette ou le xylophone font leur apparition. Une excellente surprise!

 

China Drum

Goosefair

Premier album pour ce trio de Newcastle. Et première constatation, la cover de Kate Bush n'y figure pas. L'ensemble ayant sans doute estimé qu'il disposait d'un répertoire suffisamment solide pour écarter cette reprise; il est vrai déjà sortie en flip side du single "Can't stop these things". Et puis un motif supplémentaire pour se procurer ce single. Revenons à notre "Goosefair" plus popcore et même punkcore que jamais. Ses mélodies sucrées, fouettées par un tempo échevelé, éclaboussées de cordes de guitare sauvageonnes, libèrent une énergie juvénile digne de Sugar, Green Day et bien sur d'Hüsker Dü. Parfois lorsque le rythme décélère, on y recèle des traces de funk blanc, héritées probablement du "Regatta de Blanc" de Police. Et c'est à ce moment que la voix d'Adam Lee (également drummer!) étale toute l'étendue de son registre. Qui ne doit rien à Sting. L'opus implique en outre une version acoustique de "Meaning" et puis une composition hymnique, déchiquetée par les cordes de guitare, à la manière de The Edge, 'Gods bets"...

 

Chinchilla

101 italian hits

Les Slits, Penetration et les Throwing Muses, à l'époque où Kristin Hersh, Tanya Donnelly et Leslie Langston se côtoyaient encore, sont incontestablement les principales sources d'inspiration de ce quatuor californien. De San Diego pour être plus précis. Exclusivement féminin, pour ne rien vous cacher. Responsable d'un album criblé de textures et de nuances. Aussi bien vocales qu'instrumentales. Voix, contre-voix, rythmes capricieux, breaks vertigineux, guitares écorchées et densité lyrique trahissent chez Chinchilla un dédain particulièrement prononcé pour les structures conventionnelles de la composition. Mais, il faut croire que la formation doit connaître la formule idéale, le savant dosage pour ne pas susciter de réaction épidermique, car malgré la complexité des chansons, elles de ne s'écartent jamais d'une ligne de conduite résolument pop. Et à ce titre, cette formation mérite d'être suivie. Et de très près!

 

Catatonia

Way beyond blue

Tout comme Gorky's Zygotic Mynci, Catatonia a aussi bien recours au dialecte gallois qu'à la langue de Shakespeare pour composer ses lyrics. Faut dire que les deux formations sont issues de cette région de l'Ouest de l'Angleterre; et elles ne s'en cachent pas. Mais ici s'arrêtent les comparaisons. Car si la musique de GZM (NDR: rien à voir avec les portables!) exsude des relents politiques très prononcés, celles de Mark Robert et de Cerys Matthews débattent de la vie de tous les jours et des inévitables absurdités qui l'alimentent. Musicalement, les deux formations n'ont pas davantage d'atomes crochus, Catatonia tournant franchement le dos au psychédélisme pour embrasser une pop étrange, glacée, sophistiquée, troublée par la voix doucement malsaine de Cerys, dont le timbre semble naviguer entre quelque part entre celui de Björk et de Mélanie, mais dénué de ses inflexions aiguës; une pop alimentée de corde de guitares chatoyantes, capricieusement mais pudiquement caustiques, sauf peut-être sur " Bleed " et " This boy can't swim ", lorsque l'électricité libère enfin son feedback. Un album qui a bénéficié de la collaboration de Stephen Street responsable de la production d'une bonne moitié des compositions.

 

Cat Power

What would community think

Une Bob Dylan féminine aux States! C'est ce que la presse américaine avance pour présenter Chan Marshall alias Cat Power. Sans doute à cause de la nature poétique de ses lyrics, et surtout des thèmes socio-politiques qu'ils véhiculent. Musicalement, on est ce pendant très loin de ce que nous propose le Zim. D'ailleurs, sur son dernier album, "What would commnunity think", l'expression ne dépasse jamais les limites du folk, voire du folk punk. Et ce, nonobstant le concours de Tim Foljhan à la guitare et de Steve Shelley (Sonic Youth) aux drums. Mais ce qui frappe surtout chez cette artiste, c'est son timbre vocal glapissant, coincé quelque part entre celui de Mary Timony d'Helium et de Rebecca Gates des Spinanes...

 

Nick Cave

Murder ballads

En enregistrant voici quelques mois "Where the wild roses grow", en compagnie de Kylie Minogue, Nick avait annoncé la couleur. Son prochain album serait une collection de chansons consacrée au thème du crime. Une fouille profonde, morbide, dans les recoins les plus sombres de l'esprit du tueur que Cave, intelligemment, teinte d'humour et de philosophie. Dix fables malveillantes, allégoriques où apparaissent indistinctement les obsessions de l'artiste persécuté par les forces du mal. Un œuvre pour laquelle il a pu compter sur les Bad Seeds, emmenés de main de maître par Mick Harvey. Et puis également sur Blixa Bargeld, guitariste d'Einstürzende Neubauten, l'ex-drummer de Die Haut, Thomas Wylder, l'ancien bassiste du défunt Triffids, Marty P Casey, ainsi quelques autres. Parmi lesquels on retrouve des invités de marque retenus pour chanter en duo avec Cave. Kylie Minogue, bien sûr, pour le hit single. Anita Lane. Polly Harvey, pour le conte traditionnel "Henry Lee" (NDR: comme quoi nous avions tout bon lorsqu'en 1995, nous avancions que l'indispensable "To bring you my love" de PJ Harvey devait être abordé comme un disque de Cave). L'ex chanteur des Pogues, Shane Mc Gowan, pour une cover de Bob Dylan, "Death is not the end", une composition méconnue du Zim, qui figurait sur l'elpee "Down in the groove", parue en 1988. Sans oublier les choristes féminines, omniprésentes, comme chez Léonard Cohen. Un superbe album qui épingle, en outre, une composition de Birthday Party, "Crow Jane" tout récemment mise en musique, et puis une petite perle de plus de quatorze minutes, trempée à la fois dans le drame, l'outrage et la dérision: "O'Malley's bar"...

 

Chavez

Ride the fader

Au sein de ce quatuor new-yorkais, on retrouve The' James Lo', drummer du défunt et mythique Live Skull, mais surtout les guitaristes Clay Tarver (Ex Bullet Lavolta) ainsi que Matt Sweeney, personnage qui a sévi autrefois au sein de Skunk, formation dont Billy Corgan, leader de Smashing Pumpkins, a toujours dit le plus grand bien. Parce que hormis " Everpsyched ", dont l'accompagnement instrumental est limité au piano, tout au long de son deuxième album, c'est de l'électricité des cordes de guitares que jaillit l'essentiel des spécificités de la musique de Chavez. Tantôt bourdonnante (Hüsker Dü? Sugar?), stridulante, aride (Placebo?), chirurgicale, luxuriante (King Crimson circa " Discipline "), hypnotique (Band of Susans), elle réalise la fusion parfaite entre le métalcore et le prog rock. Sans pour autant négliger l'aspect mélodique des compositions. Mais cette perspective est la plus souvent rencontrée à travers les vocaux, dont les harmonies sucrées nous rappellent Boo Radleys. Le timbre, sinusoïdal de Matt passant en quelque sorte, à travers la mélodie, à l'instar de Julian Cope ou même de Brian Eno. Et c'est John Agnello (Cell, Dinosaur Jr) qui produit!

 

Vic Chesnutt

About to choke

Tout comme JJ Cale, Vic Chesnutt aime les atmosphères minimalistes et paresseuses. Un univers fait d'angoisses, de colères et de dégoûts qui n'appartient qu'à lui-même. Il déclare d'ailleurs au verso du booklet de son nouvel opus: " Une part de cet album est un peu obsédée par les prémisses de la mort, dont la vie se nourrit... " Confessions d'un homme brisé et déprimé, décidé à tourner la page de sa pénible existence. Surtout depuis qu'il est devenu paraplégique. A l'issue d'un accident de voiture, alors qu'il était sous l'influence de l'alcool... Si ses lyrics évoluent constamment autour des mêmes obsessions, des mêmes cauchemars, des mêmes tourments, sa musique tissée dans un enchevêtrement de cordes acoustiques, parfois électrifiées avec virulence et intensité, manifeste une plus grande précision et une plus grande clarté dans l'interprétation. La présence de Bob Mould (Hüsker Dü, Sugar), au mixing y est sans doute pour quelque chose. Mais aussi la maturité acquise par cet artiste qui en est aujourd'hui à son quatrième elpee. Il s'autorise d'ailleurs une incursion dans le pseudo-jazz ‘neworleanesque’ et une autre dans le garage ‘sparklehorsien’, où il y déforme sa voix. Une voix dont le timbre frêle, nasillard, râpeux épanche ses mots grinçants, empreints de sinistrose, d'humour et de douleur...

 

Chicago

The very best of

Écrit par

Les quatre hits outrageusement commerciaux choisis pour amorcer cette compile: "If you leave me now", "Baby what a big surprise", "Saturday in the park", "Wishing you were here" et les deux compositions inédites "Bigger than Elvis" ainsi que "Let's take a lifetime" pour le clore, correspondent à l'idée que Monsieur tout le monde se fait de Chicago. Pourtant, hormis ces six banalités, cet opus rassemble probablement ce que le groupe américain a fait de meilleur, à ce jour. C'est à dire une majorité de compositions issues des deux premiers elpees. Il y manque malheureusement "Elegy". Mais pas "25 or 6 to 4", "I'm a man", "Low Down", "Make me smile", "Beginnings" et "Questions 67 & 68". Les cinq autres fragments se partageant le reste du catalogue. Un choix opéré parmi les dix-huit autres elpees! Fondé à l'aube des seventies, le groupe avait rapidement été étiqueté de ‘jazz rock’. A cause de l'emploi massif qu'il faisait des cuivres. Avec Blood Sweat & Tears, ils sont devenus assez rapidement le chef de file de ce style musical. Avant de perdre (trop rapidement) le fil de leurs idées et d'embrasser une carrière banalement lucrative. Ce morceau de plastique devrait permettre aux profanes de mieux comprendre pourquoi un tel engouement s'était alors produit pour cet ensemble. Pourquoi Duke Ellington avait déclaré en 1974 que Chicago deviendrait un jour son héritier naturel. L'erreur est cependant humaine...

 

John Cale

N'oublie pas que tu vas mourir

Écrit par

Nouvelle bande originale de film signée par John Cale. En l'occurrence "N'oublie pas que tu vas mourir" de Xavier Beauvois. Découpée en trois parties, cette œuvre exclusivement instrumentale épingle en intro et en final l'interprétation de Cale au piano et en point d'orgue un mouvement pour section à cordes. Classique dans tous les sens du terme!

 

The Cardigans

First band on the moon

Charmante, blonde, les yeux verts, bref, la Suédoise au sens le plus parfait du terme. Que dire de la beauté angélique de Nina Persson, vocaliste du groupe! Et par dessus tout, elle chante merveilleusement bien. Nous n'affirmerons pas que le succès du groupe lui est dû, mais presque. En tous cas, cette situation n'est pas neuve. Pensez un peu à St Etienne... Les deux fers de lance de Cardigans sont sans conteste Magnus Sveningson et Peter Svensson qui se taillent la part du lion dans le domaine de la composition. Mais Nina se réserve également une part de l'écriture; ce qui prouve que beauté ne rime pas toujours avec stupidité. Pour ce troisième album, rien n'a changé. Les Cardigans pratiquent toujours une pop mélodique, fraîche, naïve, trempée dans une coloration on ne peut plus sixties. Un rayon de soleil dans cet automne grisonnant!

 

Johnny Cash

Unchained

Écrit par

Johnny Cash aura 65 piges le 26 février prochain. Un âge plus que respectable pour ce véritable symbole de la country music, revenu au premier plan de l'actualité lors de la sortie d' " American recordings " en 1994, sur le label de Rick Rubin. Pour enregistrer " Unchained ", Rick n'a cependant plus laissé Johnny seul avec sa guitare acoustique, l'entourant de musiciens aussi huppés que Tom Petty flanqué de ses Heartbreakers, Mick Fleetwood, Flea du Red Hot Chili Peppers et quelques autres. Une participation qui apporte une coloration contemporaine plutôt inhabituelle, mais terriblement efficace à son interprétation. Un disque sur lequel il ne se réserve que trois compositions personnelles, le reste se limitant à des reprises. Depuis Beck à Soundgarden en passant par Spain et Tom Petty. On y trouve même une adaptation d'un titre immortalisé par Dean Martin en 1955, " Memories are made of this ", et puis également des morceaux d'artistes moins connus, écrits depuis les quatre dernières décennies. Une œuvre qui ne s'enferme pas seulement dans la country, laissant une large marge de manœuvre au rock et à la pop. Une bonne surprise!

 

Simon Bonney

Everyman

Depuis le split de Crime & The City Solution, on ne peut pas dire que Simon Bonney a beaucoup fait parler de lui. Il a bien enregistré en 92, "Forever", composé l'une ou l'autre musique de film, notamment pour Wim Wenders; et puis surtout s'est fixé à Los Angeles. Il faut d'ailleurs croire qu'il s'est totalement coupé de son passé, puisque pour enregistrer "Everyman", il a fait appel à une flopée de musiciens du coin. Notamment Chuck Prophet et JD Foster. Bien qu'exilé en Californie, Simon n'a rien perdu de son feeling typiquement australien. Ses chansons vagabondent introspectivement dans l'univers austère, mélancolique, sinistre, hanté de Léonard Cohen. Un disque qui propose six versions différentes du titre maître, rituel destiné à jalonner de points de repère l'introspection morbide, ténébreuse et romantique de Simon. Des chansons qu'il interprète d'une voix confessionnelle, passionnelle, engourdie par la fatalité. Une œuvre à la fois sombre, dramatique et belle, qui recèle deux extraits de la bande sonore du dernier long métrage de Wenders, "Travelin' on" et "All God's children". Indispensable, si vous ne vous êtes toujours pas remis de la disparition des Triffids!

 

Tim Booth

Tim Booth & The Bad Angel

Écrit par

En 1993, après avoir collectionné les hits, les disques de platine, et accordé de gigantesques concerts à ciel ouvert en Angleterre, James décidait d'arrêter net son escapade vers les plus hautes marches du succès. Une décision qui allait cependant être ponctuée de 2 elpees, " Laid " et " Wah wah ", enregistrés en même temps, avec la bénédiction de Brian Eno, et dont la coloration musicale se situait entre l'innocence puérile de leurs débuts et la technologie profonde et sinueuse de Brian. C'était il y a trois ans déjà ; et excepté une tournée, on ne peut plus discrète sur leur île, le groupe s'est jusqu'à ce jour curieusement éclipsé de la scène musicale. Tim Booth, le chanteur, nous revient avec un brillant premier album solo. Enfin presque, puisqu'il a fait appel à Angelo Badalamenti, compositeur de la bande sonore du film " Twin Peaks ". Figurent également sur la liste des invités Bernard Butler, ex Suede et l'inévitable Eno. Le résultat ? Onze petites perles musicales, fragiles, étincelantes qui feront le bonheur de tous les fans de James. Tous, puisque ce " Booth & the bad angel " est une véritable ballade à travers les différents styles que la formation mancunienne a abordé depuis sa création. Du postcard underground pétillant (" Hit Parade ") aux voyages interstellaires de " Wah wah " (" Stranger "), en passant par l'indie de " Gold mother " (" Butterfly's dream "), l'émotion du fameux " Sit down " (" I believe "), l'accessibilité de " Seven " et les mélodies mélancoliques, contagieuses de "Laid " (" Rising "). Un melting pot plus que réussi. C'est le moins que l'on puisse dire. Sachez finalement que Booth n'a pas abandonné ses potes. Un nouvel opus de James devrait d'ailleurs sortir incessamment. On en a déjà l'eau à la bouche !

 

Miguel Bosé

Laberinto

Fils de Lucia Bosé, actrice italienne et surtout confidente de Picasso, Miguel compte à ce jour une bonne douzaine d'albums à son actif. Né cependant en Espagne, cet acteur accompli a également tâté du cinéma, interprétant en 1992 un second rôle pour le long métrage de Pedro Almodovar, "High heels".

"Laberinto" constitue le troisième volet d'une trilogie qu'il avait entamée en concoctant "Bajo el signo de Cain". Une suite pour laquelle il a renouvelé sa confiance aux mêmes collaborateurs. Et en particulier à Ross Collum, guitariste, claviériste, qui a produit dans le passé des célébrités telles qu'Enya, Paul McCartney et Tears For Fears. Miguel possède une très belle voix. Chaude, sensuelle, ample, à la sensibilité latine. Mais trop mise en avant elle étouffe la richesse de la musique. Une musique atmosphérique, soignée, aux arrangements technologiques irréprochables qui navigue quelque part entre le Floyd circa "The Wall" et l'ambient d'Harold Budd...

 

Billy Bragg

William Bloke

Il y a aujourd'hui un peu plus de dix ans que ce troubadour post industriel colporte ses pamphlets pro travaillistes, contestataires et radicalement gauchistes, en s'accompagnant d'une guitare. Souvent sèche. Mais qu'il fait sonner comme une électrique. Il y a bien six années que Billy Bragg n'avait plus rien sorti de neuf. C'est chose faite avec ce " William Bloke ", disque sur lequel il a pu bénéficier du concours de toute une panoplie de musiciens de studio. Dont il n'a recours qu'épisodiquement. Et lorsque c'est le cas, ses compositions ont un petit parfum de Style Council, voire de Dexy's Midnight Runner. Notamment à cause de l'apport de cuivres. Cet éclectisme, même limité, nous a cependant permis de mieux apprécier son album. D'autant plus, qu'aujourd'hui, Billy aborde davantage des sujets relatifs au socialisme du cœur, plutôt qu'au socialisme des idées...

 

Brother Cane

Seeds

Mais qu'est-ce que Tim Palmer est venu faire dans cette galère? C'est vrai que James ne lui procure plus beaucoup de travail pour l'instant, mais nous n'aurions jamais imaginé que le fidèle ingénieur du son de la bande à Tim Booth se serait un jour mis à mettre son expérience au service d'un banal groupe de hard FM yankee. Enfin, tout arrive!

Venons-en à ce "Seeds". Hormis le onzième et avant-dernier morceau de l'album, une superbe ballade acoustique qui répond au nom de "Voice of Eujena", ce disque accumule les clichés les plus éculés du métal américain. Passe encore ceux qu'il emprunte au grunge de Soundgarden, de Pearl Jam voire à Alice In Chains (NDR: est-ce du grunge?); mais à partir de l'instant où Brother Cane cherche à exhumer des fossiles de la trempe de Guns'n Roses, Kayak, Bon Jovi et tutti quanti, nous trouvons la plaisanterie de mauvais goût. Pourtant, il faut reconnaître que l'un des deux guitaristes manifeste un feeling original dans son phrasé. Mais trop souvent asphyxié par l'épaisseur du son, il ne parvient à l'exprimer qu'en de trop rares occasions. Qu'il se console, il pourra au moins partager son dépit avec Palmer. A deux, c'est quand même moins déprimant de pagayer dans la semoule...

 

Harold Budd & Hector Zazou

Glyph

Harold Budd est un familier de Brian Eno. Un quinquagénaire surtout réputé pour ses études dans le domaine de la musique de chambre contemporaine, appelée également new age. Un univers sombre et élégant qui laisse, en outre, une grande place à la méditation. Hector Zazou est un iconoclaste de la world music. Plutôt que d'observer une ligne de conduite intransigeante, il préfère multiplier les expérimentations. Dans le domaine du rock, de la muzak, du symphonisme, de la musique ethnique (en compagnie de Bony Bikaye, Papa Wemba, etc.) ou de l'impressionnisme français. "Glyph" constitue le fruit de la première rencontre entre ces deux musiciens. Un événement enrichi de la présence de Barbara Gogan, de Love Kent, de Brenda Perry (Dead Can Dance) ainsi que par une foultitude de musiciens de studio. Question de bien sceller ce nouveau voyage dans l'‘ambient’...