Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de son nouvel album, « Adult Romantix », prévue pour le 22 août via son nouveau label Winspear. Cet elpee, inspiré par des textes de la période romantique comme…

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Paddang à la poursuite des fantômes…

Paddang est un trio de rock psyché formé en 2020 à Toulouse. Osees et King Crimson à fond dans lʼautoradio et un nom de groupe inspiré d'un spot de surf en Indonésie, Paddang file à toute berzingue dans une épopée cosmique. Les trois voix dictent le ton et…

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Weezer

Weezer

Weezer est un quatuor californien (Los Angeles) qui avoue une grande admiration pour les Cars. Il n'a d'ailleurs pas hésité à solliciter Rick Ocasek pour produire son premier album. Pourtant, hormis l'aspect très soigné des arrangements, cet opus ne concède, à première vue, que très peu d'affinités avec le groupe de Boston. A première vue. Car en approfondissant, on se rend compte que les mélodies sont aussi cycliques, récurrentes et s'enroulent comme des serpents autour des axes rythmiques. Et puis elles exhalent instinctivement un parfum très proche d'un autre groupe bostonien: les Pixies. Enfoui sous une foule de spécificités. Tant insulaires (Blur, Shed Seven, Orange Juice, Smiths) que yankees (Dig, Carnival Art, Pavement). Un disque aussi difficile à décortiquer que facile à apprécier. A cause des mélodies contagieuses, de la conjugaison des harmonies vocales bien balancées, et puis des émotions positives qu'il colporte ; comme par exemple sur "No one else" et le single "Under- the Sweather song". Superbe!

 

Weapon Of Choice

Bozo the town

Bien qu'issu de Seattle, ce quintet n'a strictement aucun atome crochu avec le grunge, le post grunge ou toute autre forme de métal. Ce qui n'empêche pas le groupe d'adresser ses remerciements à Satchel et à Pearl Jam. Ne nous demandez pas pourquoi, car ce Weapon of Choice touche un peu à tous les genres, manifestant un sens de l'extravagance qui n'est pas sans rappeler feu Frank Zappa. Avec pour prédilection, le funk (Red Hot), le free jazz (Ornette Coleman), et l'ambient (Gong). Difficile, dans ces conditions de succomber à ce "Bozo the town", surtout lorsqu'on ne vous laisse pas le choix des armes. En douze salves, un seul projectile atteint son objectif, "Nutty nut-meg phantasy". Score insuffisant !

 

Mike Watt

Ball Hog or Tugboat

Vétéran de la scène punk yankee, Mike Watt compte aujourd'hui plus de vingt albums à son actif. Au sein du légendaire Minutemen, du trio Firehose, et bien sûr en solitaire. Chanteur, compositeur, mais surtout bassiste, Mike possède également une réputation de globe-trotter des tournées et puis de musicien de studio très efficace. Ce qui explique sans doute pourquoi on retrouve un tel éventail de collaborateurs sur ce "Ball Hog or Tugboat". Depuis Eddie Vedder (Pearl Jam) à Henry Rollins, en passant par Thurston Moore et Lee Ronaldo (Sonic Youth), Krist Novoselic et Dave Grohe (Nirvana), Dave Pirner et Adam Horowitz (Beastie Boys) sans oublier John Mascis (Dinausor Jr). Près d'une cinquantaine d'invités répartis en dix-sept jam sessions aux variations musicales les plus étendues. Punk. Rock. Psychédélisme. Jazz. Trash. Funk. Etc. Une seule cover, "Maggot Brain" de Funkadelic sur laquelle Mascis abandonne les drums au beau milieu du morceau, forçant Steve Shelley des Sonics à prendre inopinément le relais. Un disque anachronique mais pas du tout inintéressant.

 

The Waterboys

The Secret Life Of... 81-85

Entre 1983 et 1986, les Waterboys ont développé le concept de ‘big music’. Une expression intense, lyrique, emphatique et naturaliste à la richesse instrumentale majestueuse et à l'intensité mélodique poignante. Trois opus ont généré ce feu d'artifice spirituel : "The Waterboys", "A Pagan Place" et surtout "This Is The Sea". "The Secret Life Of...  81-85" se penche donc sur la période la plus formelle de ce phénomène. Mais plutôt que d'aligner des fragments issus de ces œuvres, il exhume des inédits, des versions différentes, quelques flip sides de singles oubliés et un morceau ‘live’. Piano majestueux, orchestrations de cuivres opulentes, violon vaporeux, cordes de guitare celtiques ou électrifiées avec férocité et sauvagerie, saxophone sordide et puis la voix effilée, tremblante d'émotion de Mike Scott qui laisse échapper sa poésie rock panthéiste et mystique. Tout un ensemble de spécificités qui imprègnent les quinze chansons de ce recueil, parmi lesquelles "Bury My Heart", "Love That Kills", "Don't Bang The Drum" et "Medicine Bow" nous semblent les plus remarquées et surtout les plus remarquables...

 

The Watchmen (Canada)

In the trees

Ne pas confondre Watchman, Watchmen et Watchmen. Le premier est un ensemble batave drivé par le vétéran Van Meurs. Le second une formation insulaire illuminée par le glam pop de T. Rex, mais sans les paillettes. Enfin, celui qui nous intéresse, un quartet canadien (Winnipeg) auteur d'un formidable album. Apparemment ce serait d'ailleurs son deuxième. Une œuvre dont l'intensité et la sensibilité mélodique rappelle à la fois REM, Thee Hypnotics, Died Pretty et Omar & the Howlers. La fusion parfaite du blues, du rhythm’n’blues, de la country de la pop et du rock. Pas d'artifices ou d'effets inutiles, rien que des compositions fiévreuses, subtiles et irrésistibles. Un groupe terriblement soudé, sans la moindre faille, qui peut en plus compter sur un Danny Greaves, chanteur au timbre chaud, vibrant, et harmoniciste talentueux. Un must!

 

The Wannadies

Be a girl

Les Wannadies pourraient  bien emprunter le chemin du succès tracé, voici un peu plus de vingt ans, par leurs compatriotes Abba. Et pourtant leur musique est fondamentalement différente. Enfin presque. Puisque les harmonies vocales sont aussi soignées. Et se mettent au service d'une pop onctueuse, fruitée et allègre. Mais la forme s'inspire davantage des ensembles britanniques comme les Charlatans ou les Dylans, voire les Beatles. Ils en sont déjà à leur troisième album. Et ont dû, jusqu'à présent, se farcir des comparaisons pas toujours très judicieuses avec les Go Betweens (à la rigueur), REM (du côté des doigts de pieds, sans doute) et même aux Violent Femmes (là il faut vraiment se faire violence...) Si leurs deux précédents opus étaient dominés par le violon, cet instrument s'est ici estompé au bénéfice des guitares. Des guitares semi acoustiques, mais également électriques, fraîches, séduisantes, mais également agressives, dans le sens le plus excitant du terme. Et puis des claviers légèrement rognés ainsi qu’une basse versatile qui apportent saveur et sensibilité aux mélodies duveteuses, astucieuses et fruitées. Un album très agréable, à l'image du single "You and me song", mélange capricieux mais séduisant de bossa nova et de power pop. Un futur super groupe!

 

The Wolfgang Press

Funky little demons

D'un avant-funk monolithique, post industriel consommé sur son premier elpee "The burden of Mules", Wolfgang Press est parvenu progressivement à redéfinir la soul à travers la technologie contemporaine. Et "Funky little demons" en est probablement le plus bel aboutissement. Douze chansons à la ‘viscéralité’ fluide, à l'humour macabre et au groove irrésistible, débitées comme des petites histoires qui indiquent la marche à suivre entre la foi et le désespoir. Un message douloureux épanché par la voix de baryton venimeuse, trempée dans l'absinthe de Mick Allen (Cave?, Stuart de Tindersticks). Douze compositions parmi lesquelles "Blood Satisfaction", "Executioner" et surtout "Christianity" atteignent la perfection dans le feeling. Pas pour rien que le célèbre Méldoy Maker leur a attribué le titre de sultans de la soul sordide, et même de mandarins de la mélodie trouble. Bref, un remarquable opus né d'une fusion idéale entre computers et instrumentation traditionnelle (basse malveillante, guitares torturées, subtiles, extravagantes, aux staccatos explosifs, tempo post Isaac Hayes). Même le défunt New Order devrait apprécier!

 

Vaya Con Dios

Roots and wings

Quatrième album pour la bande à Dani Klein. Douze titres qui oscillent du disco funk le plus insipide au rhythm’n’blues nightclubbien en passant par les deux ballades hyperléchées : le single "Dont break my heart", pourtant renforcé par le concours de l'ex-guitariste de Steppenwolf, Lary Byron, ainsi que la cover d'Etta James,"Evening of love"... Côté finition, bien qu'autoproduit, Vaya Con Dios n'a pas lésiné sur les moyens. En fait, la plupart des arrangements de ce "Roots and wings" ont été réalisés dans les célèbres studios Muscle Shoals, en Alabama. Et puis, "What if" a bénéficié de la collaboration du Mississipi Mass Choir ainsi que de la section à cordes arabe du Hossam Ramsy, alors que "Stay with me" a été enregistré à Londres en compagnie d'un orchestre philharmonique. Malheureusement, Vaya Con Dios a beau mettre tous les atouts dans son jeu, ce "Roots and Wings" confirme la lente et inéluctable descente du groupe dans l'univers futile de la variété...

 

Luc Van Acker

Taking Snapshots Vol 1

Tout jeune, Luc Van Acker était déjà intoxiqué par les expérimentations électroniques. A l'âge de dix-huit ans, il a même enregistré des démos dans sa chambre, enregistrements qui donneront lieu en 1980 à la sortie en vinyle de "Taking Snap Shots". Cet opus bénéficie donc aujourd'hui d'une gravure en CD. Et nous supposons qu'un second volume devrait suivre. Ce disque nous entraîne à la découverte des premières influences de Luc. Qui oscillent de Kraftwerk à David Byrne, en passant par Todd Rungreen, DAF et John Foxx. Nous sommes ici très loin des aventures funkysantes de Schriekback et encore plus loin du metalcore ravageur et ravagé auquel il consacre aujourd'hui l'essentiel de sa création.

 

Vulcain

Vulcain

Vu le patronyme, vous vous doutez certainement que nous sommes en présence d'un groupe de hard rock. Français de surcroît. Qui chante dans la langue de Voltaire, pour ne rien vous cacher. Vulcain traite le metal (en fusion?) à la manière de Trust. Jusqu'à présent, rien de trop répréhensible. Mais il le dénature par le recours systématique aux clichés les plus pachydermiques du heavy metal. Ceux de Van Halen et d'Iron Maiden, en particulier. Or, un éléphant, ça trompe énormément. Pas la peine donc de vous dorer la pilule. Elle serait trop difficile à avaler...

 

Viva Saturn

Brightside

Lors de la sortie de son premier Ep, Viva Saturn semblait vouloir projeter une vision insulaire, éthérée, de l'Amérique des sixties, image filtrée à travers le scepticisme arrogant de la fin des eighties. Pensez aux Stone Roses. Steven Roback et Matt Piucci vont cependant rapidement revenir à une formule plus classique, laissant remonter à la surface un Paisley Underground très basique. Faut dire que pour leur tout premier album, ces ex-Rain Parade avaient reçu le concours de Chris Cacavas et de Jack Waterson, respectivement claviériste et guitariste du Green On Red originel. "Brightide" confirme ainsi toutes les dispositions affichées sur le précédent opus. Neuf titres de psyché pop trempés dans les mélodies indolentes, blêmes, fragilisées par des harmonies vocales byrdsiennes (NDR: encore!), mais à l'électricité beaucoup plus vivifiante que chez le défunt Rain Parade (NDR: heureusement!). Reste deux compositions qui s'écartent du climat général. Le final: "Out of my body", traversé d'accords de piano sonores, légèrement jazzifiants, presque ‘lennonesques’. Et puis, surtout "Heart of you". Encore plus Beatles que nature. Avec conjugaison de guitares comme sur "While my guitar gently weeps", arrangements sophistiqués, bandes passées à l'envers, vocaux impeccables, refrain irrésistible. Et puis ce petit quelque chose qui accroche instantanément. Evidemment, à l'échelle de Viva Saturn, cette chanson risque plus que probablement de passer à la vitesse d'un météorite…

 

Velo-Deluxe

Superelastic

Imaginez un peu le bruit d'un aspirateur occupé d'absorber des épingles de sûreté sur un tapis avant d'atterrir dans le sac à poussières. Vous lui administrez une forte dose de grunge, un zeste de popcore (Pixies?) et une pincée de noisy pop (My Bloody Valentine). Et vous obtenez, plus ou moins exactement, le son produit par le premier album de Velo-Deluxe. Un trio qui implique John Strohm, ex-Blake Babies, mais dont l'inspiration semble avoir fait défaut sur son "Superelastic". En fait, à premier abord, on se laisse facilement séduire par la fragilité exubérante de son noisecore, et en particulier à l'écoute de la composition maîtresse qui ouvre le morceau de plastique ; mais au fil du sillon, l'absence de relief nous rend moins réceptif et finit même par nous agacer. On cherche alors vainement l'étincelle. Elle arrivera cependant. Après une bonne heure. "Miracle". L'album est fini...

 

Uncle Meat (Belgium)

Swallow

Quartet limbourgeois, Uncle Meat s'était illustré lors de l'édition 94 du Rock Rally, en décrochant une très honorable quatrième place. Swallow constitue donc son premier album. Sans concession, âpre, post industriel, torturé, il passe à la moulinette le trash métal d'Helmet et de Black Sabbath. Rien de bien digestif, donc chez cet Oncle Viande, dont le line up implique curieusement Dee J, ex-guitariste du défunt La Muerte, apparemment décidé de reprendre son chemin à la case départ...

 

The Sands

The Sands

Lors de la sortie de son premier single, nous nous demandions de quelle nationalité pouvait être cette formation. Nous venons d'en avoir la réponse. Belge. Un groupe issu de Turnhout, pour être plus précis. Et pourtant, son album a été enregistré dans les légendaires studios d'Outpost et de Fort Apache (Dinosaur Jr, Belly, Throwing Muses, Sugar, Morphine, etc.) et produit par le leader de Buffalo Tom, Bill Janovitz. Une fameuse carte de visite pour une formation qui, jusqu'alors était pratiquement inconnue sur la scène musicale. Et c'est vrai que ce disque sonne vraiment américain. Pensez à Buffalo Tom, Dinosaur Jr, voire à Pavement dans sa phase la plus mélodique. Une musique cependant plus popcore que grungecore. Mélancolique, romantique. Souvent nappée de claviers. Avec inévitablement les cordes de guitare claires, tantôt acoustique, tantôt électrique, des drums feutrés, une basse souple... le tout enrichi d'une production léchée, presque sophistiquée. Bref de formidables atouts pour ces Sands. Il reste cependant à souhaiter que ce nouvel espoir noir jaune rouge ne doive pas ramer aussi longtemps que les Scabs, avant de récolter le succès qu'il mérite amplement.

 

Tad

Infrared Riding Hood

Tout comme Melvins, Mudhoney, Soundgarden et Nirvana, Tad appartient au patrimoine grunge des States. Simplement, Tad s'est toujours plus impliqué politiquement que musicalement. Avec pour résultat une expression sonore qui n'a pratiquement pas évolué au cours des six dernières années. Réduit aujourd'hui à un trio, le combo a fait appel à Jack Endino pour produire son cinquième opus. Figure emblématique, Endino avait d'ailleurs mis en forme leur premier elpee, "God's ball". Mais également "Bleach" de Nirvana et quelques autres œuvres du patrimoine de Mudhoney et Soundgarden. Malgré le concours de l'illustre maître ciseleur, "Infrared riding hood" ne parvient pas à s'extraire de ce climat oppressif, pesant, maladif, qui lui colle aux basques depuis 1989, suppurant un groove paresseux, torturé, tortueux que gangrène les refoulements gutturaux de Tad Coyle. Un éléphant a beau rêver de voler comme un oiseau, il ne parviendra jamais qu'à se vautrer dans la gadoue.

 

Tupelo Honey

Out of the nursey, into the night

Superbe pochette pour cet ensemble batave qui aurait sans doute mieux fait de consacrer davantage de soin au contenu plutôt qu'à l'emballage. Et pourtant, les deux premiers titres de cet album laissaient présager une suite autrement convaincante. Deux fragments qui mettent en exergue le talent conjugué des deux guitaristes dans la construction ‘garage’ (NDR: pas du garage, bien sûr), aptitudes qui ne se manifestent plus par la suite que dans le seul "To hasty a décision". Le reste fait illusion dans une sorte de passéisme post Sweet faussement glamour, avant de glisser dangereusement vers une pop moelleuse sub Housemartins, engluée par un lead vocal particulièrement agaçant. On atteint même le comble du ridicule, lorsque la mélodie épouse les accents futiles et indigestes de Mardi Gras. Quoique toute analogie avec le carnaval ne serait que pure coïncidence...

 

Jennifer Trynin

Cockamamie

Lorsque Jennifer a quitté son New Jersey natal, c'était pour embrasser une carrière de journaliste. A Boston, très précisément. En fait, Jennifer avait une idée derrière la tête. Se plonger dans l'univers popcore de la capitale du Massachusetts. Et dans la foulée monter son propre groupe. Un projet qui demandera un temps beaucoup plus long que prévu avant de se concrétiser. Aujourd'hui enfin, elle vient de sortir son premier opus. Un disque inévitablement inspiré par les Pixies. Mais qui obéit à une sensibilité féminine. Pas celle des Throwing Muses ou de Belly. Mais plutôt de Blake Babies, donc de Juliana Hatfield et de Veruca Salt. Une Juliana Hatfield à laquelle Jennifer emprunte certaines inflexions vocales, lorsqu'elle n'épouse pas le timbre caustique de Chrissie Hynde. Album aux mélodies contagieuses, chargées d'intensité électrique, capricieuse, crépitante, "Cockamamie" révèle même une chanson susceptible de devenir un hit single, "Knock me down". Agréable, mais pas vraiment révolutionnaire!

 

The Troggs

Athens and over

Du line up original de cet ensemble fondé en 1966, il ne reste plus que le chanteur Reg Presley et le guitariste Chris Britton, qui vient cependant de réintégrer le groupe, au moment où Ronnie Bond, réapparu en 72, préférait s'effacer. Curieux quand même que ce combo légendaire soit parvenu à survivre, alors que sa production discographique est restée cruellement confidentielle. Il faut cependant croire que les Troggs y croient encore, puisqu'ils ont décidé d'enregistrer un nouvel album. Mais pour la circonstance, ils ont fait appel à leurs plus fervents admirateurs. Les musiciens d' REM! Quatre exactement. Soit Bill Berry, Peter Holsapple, Mike Mills et Peter Buck. Ce qui explique pourquoi, les sessions d'enregistrement ont été réalisées dans les studios du groupe géorgien. Et que ce CD est intitulé "Athens and over". Résultat des courses, on a droit à une œuvre particulièrement soignée, légèrement teintée de glam, qui porte la griffe pop d'REM, tout en épinglant l'une ou l'autre petite perle sauvage, ‘troggsienne’. Comme ce "What's your game", ce "Hot stuff" ou alors cette ballade byrdsienne, baptisée "Together", qui en bénéficiant d'une gravure en single pourrait, peut-être, retrouver le chemin des charts...

 

Triptych

Sleepless

‘Triptyque’: au Moyen-âge surtout, œuvre peinte ou sculptée en trois tableaux, dont les deux extérieurs se replient sur celui du milieu. Œuvre littéraire, musicale, plastique composée de trois parties (Pierre Larousse). Tryptich: trio belge, issu du Brabant flamand qui enregistre sur un label batave et a choisi pour titre de son album un très curieux nom. Sans sommeil. Insomniaque si vous préférez. Epinglant treize titres aux noms aussi évocateurs que "apparitions étranges", "eau décolorée", "jours brumeux", "chanson d'amour léthargique" ou "coincé dans la mémoire. "Nous nous attendions donc à devoir nous plonger dans un univers sonore éthéré, atmosphérique, relaxant. Il n'en est strictement rien, puisque ce Triptych cherche un compromis entre le punkcore (Hüsker Dü), le post grunge (Smashing Pumpkins, Soundgarden) et le prog rock crimsonien ; peut être même plus "Red" que "Lark's tongue in aspic". Encore que dans ce domaine, il faut vraiment avoir la Fripp pour se prononcer...

 

Tricky

Maxinquaye

Bien que compromis dans le monde musical depuis l'âge de 18 ans, cet Insulaire (Bristol) a dû attendre 1991 pour se forger un certain crédit. En participant à l'enregistrement de "Blue Lines", album de Massive Attack. Puis en découvrant les talents de vocaliste de Martina. En compagnie de laquelle il concoctera le single "Aftermath". Et dans la foulée "Ponderosa". Il apporte ensuite sa collaboration à la confection des elpees de Whale et puis surtout de Neneh Cherry (coproduction). Pour réaliser son premier opus, il a reçu le concours d'Alison Goldfrapp et d'Icelander Ragga sur "Pumpkin". Un des morceaux les plus forts. Insidieux, hypnotique, proche de l'esprit de Swans. Même si on nage ici dans l'ambient. Mais une ambient trouble, spectrale, hypnotique, presque aphrodisiaque. La voix de Martina y est pour beaucoup. Voluptueuse, envoûtante, elle contamine toute les mélodies de son érotisme latent, parfois même torride. Comme sur cette formidable reprise de "Public Enemy", "Black Steel". Climatique dans toute sa splendeur, ce style a été baptisé trip hop !

 

Transglobal Underground

International Times

Ensemble génialement opportuniste ou créativement parodique, Transglobal Underground pratique une world music éclectique, fascinante, mais reciselée par la technologique des nineties. Certains l'ont déjà taxée d'‘ethno-techno’. D'autres lui ont trouvé des vertus underground. Une chose est sûre, cet ensemble insulaire reconnaît être inspiré par toutes les cultures du globe. Depuis le dub jamaïcain au hip hop américain en passant par la musique sémitique, brahmanique, slave, et autre formes traditionnelles. "International Times" baigne ainsi dans l'exotisme le plus branché. L'instrumentation authentique (violon tzigane, tabla, darbouka, etc.) épiçant les samplings les plus capricieux au rythme des palpitations synthétiques, alors que la voix sinusoïdale de Natasha se dissolvant dans la pureté du son...