Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

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MC 900 FT Jesus

One step ahead of the spider

Alors que ses deux albums précédents étaient essentiellement tapissés de samplings et de boîtes à rythmes, Mark Griffin a décidé de faire appel à de véritables musiciens pour enregistrer ce "One step ahead of the spider". Neuf en tout. Y compris Vernon Reid (Living Colour). Qui apporte cependant sa seule contribution à la cover de Curtis Mayfield, "Stare and stare". A la guitare, bien sûr. Grand admirateur de Miles Davies et de Herbie Hancock, Griffin exerce ses talents de trompettiste tout au long de cet opus. De claviériste et de flûtiste également. Une œuvre étrange, austère, qui réalise une fusion très subtile entre la technologie moderne et le jazz/funk/hip hop/ethno/industriel. En général sur un tempo lancinant, presque sinistre. Comme par exemple sur le fabuleux "New Moon". Plus de onze minutes au cours desquelles Mark récite son monologue macabre, sordide sur une musique énigmatiquement maladive, trempée dans les claviers décadents. Et rien que pour ce titre, "One step ahead of the spiders" mérite toute votre attention...

 

Ziggy Marley

Free like we want 2 be

Ziggy Marley est donc le fils de Bob. Et les Melody Makers un échantillon très représentatif de sa famille. Le clan Marley a d'ailleurs décidé de réhabiliter le vétuste mais illustre studio jamaïcain ‘Tuff gong’, en l'équipant d'installations plus performantes. Malheureusement, il faut reconnaître que l'héritage du patriarche est bien lourd à porter par Ziggy et les siens. Si ses lyrics affichent encore une conscience sociale et politique attachée à la défense des droits de l'homme, son reggae semble déshydraté par la technologie moderne, étouffé par les excès de dub ou édulcoré par une pop aussi paresseuse que stérile. Seuls "In the flow" furtivement injecté de cuivres, le plus classique "Keep on" et le vivifiant, nonobstant son parfum Kid Creole & the Coconuts, "Power to move ya" s'alimentent encore aux ‘roots’. Mais trois titres sur un album, c'est un peu maigre!

 

Launch

Back to abnormal

A premier abord, la musique de Launch rappelle la new-wave du début des eighties. U2 circa "Boy" pour le côté hymnique des mélodies et les guitares cinglantes. Simple Minds coloration "Real to real cacophony", à cause des claviers lancinants, hypnotiques. Bauhaus lorsque le climat s'assombrit, la basse menace (ça rime!) et le chant épouse des inflexions lugubres, presque sinistres (Peter Murphy). Mais l'expression est tellement riche qu'elle ne se contente pas de vampiriser le passé. D'osciller du rock à la pop avec une facilité déconcertante. D'égratigner la folk celtique (Waterboys), la musique ethnique (The Tea Party), la cold wave (Mission), le metal urbain (Stooges) et même la soul au goût Tamla Motown. Elle possède par exemple le même art contagieux du refrain courtisé par les Scabs. Et au sein de ce patchwork, deux compositions méritent un prix d'excellence, "No Control" et "You". Une bonne raison de croire que Launch n'est pas "Back to abnormal" mais regarde résolument vers le futur. Probablement un must!

 

Lords of Acid

Voodoo - U

Ils avaient enregistré leur premier single "I sit on acid" en plein boom ‘new beat’ mi 89 ; puis décroché un hit grâce à "Take control", en 1991. Leur formule? Une sorte de techno acidifiée par le heavy trash et prostituée à la trance music. Un univers décadent où se mêlent drogues, sexualité, orgasme, perversité et subversion dans la plus totale anarchie. Jetez un coup d'œil sur la pochette! On se demande d'ailleurs ce que Luc Van Acker est venu faire dans une telle aventure. A moins qu'il ne s'agisse d'un vice de forme. Ou si vous préférez d'une forme de vice...

 

Lois Lane

Fireflight

Elles sont jolies, très jolies. Sexy, pulpeuses, etc. Néerlandaises. D'Amsterdam, très précisément. Deux sœurs qui comptent un peu plus d'une dizaine d'années de planches. Monique et Suzanne Klenmann. En 1990, elles avaient assuré le supporting act de Prince pour sa ‘Nude tour’. Un périple de plus de six semaines! Ce qui explique, sans doute pourquoi, Prince les porte toujours très haut dans son cœur. Faut dire que les deux filles ne dépareraient pas dans la galerie de top models (NDR : encore des propos machistes!) du mètre cinquante d'Indianapolis. Passée cette première et très voluptueuse impression, on doit rapidement se mettre à déchanter. Pas à cause du coup d'œil, bien entendu. Mais du contenu de cet elpee. D'abord, la soul funk ou le disco ne sont pas tellement de notre goût. Et puis, même ce "Tonight", plus Abba que nature, ne nous a pas davantage convaincus...

 

Locust Fudge

Royal Flush

Duo circonstanciel constitué de Scheidner (Hip Young Things) et de Kriete (ex-Speedniggs, impliquée aujourd'hui chez Great Tuna), Locust Fudge nous vient du pays de la choucroute. De Beverungen, pour être plus précis. Une équipe qui s'était illustrée en 1993 par l'enregistrement du très prometteur "Slush". "Royal Flush" devrait donc, sauf erreur ou omission, constituer son deuxième opus. Un disque relativement expérimental, parfois même avant-gardiste. Tantôt minimaliste dans l'esprit de Chris Knox ou psychédélique, suivant une perspective tracée par Syd Barrett, il épanche des mélodies pop blêmes, languissantes, instillées de bandes passées à l'envers, épisodiquement imprégnées de rythmes tribaux, parcourues d'harmonies vocales sinusoïdales, laconiques et surtout infectées de savoureux accords de piano énigmatiques, vibrants. Comme sur ce superbe "Racing Horse"...

 

Lizard Music

Fashionably Lame

Steve Albini commis à la production, nous nous attendions à devoir affronter un trash metal intransigeant, un hardcore dévastateur ou un grunge tumultueux. Il n'en est heureusement rien, car les fibres de metal qui entrent dans la composition de ce "Fashionably Lame" sont parfaitement assimilées par le langage pop des mélodies. Un langage finalement très proche des Bats, JPS Experience, Verlaines et autres formations néo-zélandaises du label Flying Nun.  Caractérisé, par ces harmonies vocales beatlenesques, ces cordes de guitares tantôt ébréchées, grésillantes, tantôt semi acoustiques, et ces drums arides. Un langage pratiqué par Lizard Music sur la plupart des chansons. Ce qui ne l'empêche pas de s'aventurer dans la new wave syncopée, post Slits sur "Kill for a Sprinkle", de s'embarquer dans un paso doble avec le même aplomb que les Négresses Vertes sur "She's a very very fat fat weirdo" ou de ponctuer son tour d'horizon par le ‘ixiesque’"The Frugal Lam,". Un très chouette album pour cette nouvelle signature du label de Dave Allen/Luc Van Acker, World Domination !

 

Litfiba

Spirito

Après sa trilogie destinée à mettre au ban des accusés, la puissance, la corruption et la violence ("Desaparecido", "17 Re" et "3"), un manifeste anti-réactionnaire de la culture rock italienne ("El Diablo") et un constat amer des événements qui ont marqué la fin de notre siècle ("Terremoto"), Litfiba nous revient avec des thèmes cruellement et réalistement visionnaires. Une œuvre qui, tout en continuant à allier un côté rock et un exotisme latin, en mêlant atmosphère démoniaque à la douceur et à l'intimité, laisse une plus grande place à la culture péninsulaire. On y retrouve bien sûr des compositions incisives et incendiaires comme "Lo Spettacolo" qui ouvre ce morceau de plastique. Mais aussi et surtout un éclectisme climatique capable de nous entraîner tantôt dans une danse napolitaine ("Tammùria"), un hybride de reggae et de ragtime ("Lacio Drom") ou une ballade prog rock lancinante, gémissante et torturée ("Animale di zona"), lorsqu'il ne se couvre pas d'accents épiques, filmiques, proches d'Adriano Celentano, comme sur le final "Suona Fratello"...

 

The Levellers

Zeitgeist

C'est en 1991 que nous découvrions les Levellers, à l'occasion de la sortie de leur deuxième elpee, "Levelling the Land". Un album qui laissait entrevoir un futur chargé de promesses. Mais c'est à l'issue de leur brillante prestation accordée au Martrock de Louvain que nous avons pu réaliser le bien fondé de cette impression favorable. Le 15 décembre prochain, le quintet se produira à Forest National. Une preuve flagrante de la notoriété acquise par le groupe sur la scène internationale. Côté vinylographie, les singles et les maxis se font cependant plus rares. Et leur dernier opus remonte déjà à deux ans. Un morceau de plastique qui nous avait d'ailleurs déçus. La sortie de "Zeitgeist" était donc une occasion unique pour l'ensemble de remettre les pendules à l'heure. Il n'y est parvenu qu'à moitié. Alternant le bon et le moins bon tout au long de l'œuvre. L'excellent même lorsque la formation sculpte ses mélodies dans le folk punk celtique. A l'instar de l'intro "Hope Street", du mélancolique "Saturday Sunday", du rageur "4AM" ou du percutant "Fantasy". Le décevant lorsqu'elle bride son tempérament naturel au profit de ballades insipides et mollassonnes telles que "Leave this town" ou "Maid of the river", compositions manifestement destinées au grand public dans le sens le plus péjoratif du terme. N'empêche ce "Zeitgeist" devrait définitivement propulser les Levellers dans ce monde des rock stars... si propice aux tentations les plus destructrices...

 

Letters To Cleo

Aurora Gory Alice

Ceci n'est pas un nouvel opus de Letters to Cleo, mais une réédition d'un disque gravé fin 93, remasterisé et enrichi de deux nouvelles compositions. Soit le single "Here & now", et "Rim Shak" caractérisé par un groove ‘deepurplelien’. Ce qui porte le morceau de plastique à dix fragments de power pop subrepticement teinté de psychédélisme. Dix chansons contagieuses, imprimées sur un tempo solide, hypnotique, découpées dans les cordes de guitare lumineuses, vibrato et satinées par le vocal de Hanley, au timbre puéril, confident, au débit agile, grondant, sensuel, et aux inflexions réminiscentes de Juliana Hatfield, à l'époque où elle drivait encore les Blake Babies...

 

Les Garçons Bouchers

Ecoute, petit frère

Reconnaissons que la musique des Garçons Bouchers ne nous a jamais véritablement bottés. Pourtant au mois d'août prochain, la formation fêtera ses dix ans d'existence. Un bail pour cet ensemble hexagonal hors norme. Le premier qui soit parvenu à inoculer musette et accordéon dans le rock le plus destructeur. Mais ce qui importe le plus chez les Garçons Bouchers, ce sont les lyrics. Poésie vitriolée balancée en forme de point d'interrogation. En question? Le quart monde, le racisme, les méfaits du capitalisme, la bêtise humaine, le futur de la nouvelle génération... A méditer!

 

Annie Lennox

Live in Central Park

Double album compilateur pour l'ex-chanteuse d'Eurythmics. Si le premier disque réunit dix titres studio, pour la plupart des standards ("No more I love you", "Take me to the river", "Don't let it bring you down", la cover des Moody Blues "A white shade of pale" et quelques autres), le second couvre le set ‘live’ accordé au Central Park de New York le 9 septembre dernier. Un événement immortalisé par une vidéo de treize titres commercialisée dans toutes les bonnes librairies... Pour en revenir au box CD, sachez que le deuxième morceau de plastique épingle en bonus track "Something to right", une chanson enregistrée également en studio, mais qui bénéficie du concours de Paul Simon à la guitare et aux backing vocaux...

 

John Lennon

Collection

Ce vendredi  8 décembre 95 constitue une date marquante de l'histoire des quatre gars de Liverpool. Puisqu'elle commémore le quinzième anniversaire de l'assassinat de John Lennon. Parlophone a donc saisi l'opportunité de sortir une compilation consacrée au célèbre mythe disparu. Hormis les six morceaux issus de "Double fantasy", manifestement les moins intéressants bien que gravés peu de temps avant sa mort, et notamment le single "(Just like) starting over", ce recueil épingle les classiques "Give peace a chance", "Instant karma", "Mind games", "Happy Xmas", "Imagine", "Jealous guy", "Stand by me", "Cold turkey" et quelques autres. Et si vous connaissez peu ou mal John Lennon et que vous souhaitez mieux le connaître, ce disque est un tremplin idéal...

 

Leftfield

Leftism

Avant d'enregistrer cet album, Leftfield se consacrait essentiellement à une sorte de house alternative destinée aux night-clubs hyper branchés. Il faudra attendre la rencontre orageuse du duo avec John Lyndon pour modifier les données du programme. Une rencontre qui accouchera du single "Open Up", repris par ailleurs sur ce morceau de plastique. Enfin, l'intégration de Tony Halliday, ex-chanteuse de Curve, pour confirmer cette nouvelle option. Ce qui n'empêche pas l'expression d'émarger à l'ambient. Une ambient aux mélodies froides, modernistes, kaléidoscopiques, sinueuses, lancinantes. Générée par un funk intergalactique (Tangerine Dream? Krafwerk?) aux pulsations tribales, spirituellement punkysantes que répercute la ligne de basse profondément dub et les collisions de riffs de guitares samplés. Mais découpée, lacérée par la voix effilée, cristalline de Toni, dont la performance atteint le niveau du ‘curvien’ "Ten little girls". Un seul regret, le dérapage un peu trop fréquent dans la techno. Chassez le caractère...

 

Leather Nun

A Seedy Compilation 1979-1994

"Nun permanent" n'est pas encore le nouvel elpee de l'ensemble scandinave, mais une réédition de son avant-dernier disque studio. Paru en 1991 et produit par feu Mick Ronson, pour être plus précis. Onze compositions qui libèrent une intensité mélodique impitoyable, fiévreuse (guitares féroces, braisillantes, ‘slide’, section rythmique solide, pulsante, chœurs féminins voluptueux, claviers insidieux, harmonica bluesy, cuivres fugitifs) que consume la voix rauque, profonde et vibrante de Jonas Almqvist...

 

Laughing Clowns

Golden Days. When giants walked the earth

Après le split du mythique Saints, Ed Kuepper a connu sa période jazz. Free jazz même. Au sein des Laughing Clowns. Entre 80 et 84. Cette compilation réunit dix titres composés au cours de cette phase dont trois inédits. Des chansons où l'on trouve inévitablement l'instinctivité du sens mélodique d'Edmund. Mais oxydée de cuivres. Des saxophones, une trompette et même un trombone. Ce qui donne un visage plus baroque, plus sauvage et surtout plus difficile aux compositions. Pour votre information, sachez que Louise Elliott, future Aints, future New Imperialists, sévissait déjà au sein de ces Laughing Clowns. De même que le formidable pianiste Louis Tillet. Dont nous sommes sans nouvelles depuis quelques années déjà...

 

Latimer

World’s portable

Encore un groupe signé par Dave Allen pour son nouveau label World Domination. Et lorsqu'on sait que l'ex-bassiste de Shriekback et de Gang of Four est à la fois perspicace et difficile, on ne peut que s'attendre à une révélation. Il vient ainsi de permettre à ce trio philadelphien d'enregistrer son premier mini CD. Huit titres arides, agressifs, mais bigrement efficaces. Sorte de PJ Harvey au masculin. Avec une inspiration hydratée par les vertus post grunge de Smashing Pumpkins et découpée suivant un profil Pixies. Circa "Gigantic" pour être plus précis. A cause de ce bain d'électricité vivifiant, convulsif qui vous charge d'adrénaline. Ces changements de tempo. Ces breaks vertigineux. Cette basse menaçante, ronflante. Ces drums épineux. Et puis cette agressivité juvénile, rafraîchissante. Latimer? Un nom à retenir!

 

Latimer

Title

Enthousiasmés par le premier mini album de ce trio philadelphien, nous espérions logiquement une confirmation de leurs excellentes dispositions. Première constatation (NDR: ça rime toujours!), Latimer a repris pratiquement tous les titres d'"A life" pour les reproduire sur son nouvel opus. Motif probable, ce sont incontestablement les meilleurs du lot. Pas que les nouvelles compositions soient négligeables, mais l'agressivité y est dispensée avec une férocité beaucoup trop linéaire. Au fil de l'écoute la tension devient de plus en plus insoutenable, allant même au-delà de la brutalité impitoyable dispensée par les deux premiers elpees des Pixies, "Come on pilgrim" et "Surfer Rosa". Latimer devra sans doute encore apprendre à dominer son potentiel énergétique. Une condition indispensable pour espérer passer en division supérieure.

 

Johnboy Langford

Johnboy Langford and The Pine Valley Cosmonauts

Encore un album de musique country! Enfin de country rock, pour être tout à fait précis. A la limite du garage, voire du psychobilly, puisque la plupart des fragments ont subi un traitement électrique. Un opus dont l'intérêt repose sur la nature des compositions. Quatorze covers. Dont dix de Johnny Cash. Qui tentent de pénétrer dans le monde sombre et solitaire du célèbre sexagénaire (ça rime!) Souvent avec succès. Le reste du répertoire relevant d'Harlan Howard, de Kris Kristofferson, de Jack Clement et enfin de JJ Arnall & Thing Called Love. Un opus qui dans l'ensemble s'avère d'excellente facture, même si on regrettera le manque d'informations relatives à l'initiative de ce quartet yankee.

 

Lambchop

Jack´s tulips

C'est à Nashville que Lambchop a enregistré cet album. Inévitablement, vous en avez déduit que cet opus flirte avec la country. Basiquement, c'est vrai. Mais cette formation est composée de dix musiciens. Qui se partagent claviers, saxophone, violoncelle, banjo, steel guitar, guitare, clarinette, mandoline, basse, ukulélé, harpe et vocaux. Potentiel qui procure une toute autre dimension à la solution sonore. Et cette richesse instrumentale alimente des mélodies languissantes, balayées de brise symphonique. Un peu comme les Triffids. Mais en moins sombre. Probablement à cause des vocaux. Plus chauds, sensuels, intimistes, sapidité Kevin Ayers. "Jack's tulips" épingle cependant trois fragments qui se démarquent totalement de l'ensemble. Le très enlevé "So I hear you're moving", l'avant-gardiste, quasi contemporain, "What was the wearing", et enfin le remarquable presque crazyhorsien "Because you are the very air he breathes". Le tout emballé dans une pochette à l'ambiguïté lubrique. (NDR: Qui a dit ludique?)

Labradford

A stable reference

Bien qu'enregistrant sur le label néo-zélandais Flying Nun, Labradford nous vient des States. De Virginie très exactement. Un trio qui ne dépareille cependant pas dans l'écurie antipodale. Explorant les multiples facettes du pouvoir de l'écho et de la réverbération. A l'aide d'une instrumentation très basique, il faut le souligner. Guitare, basse, claviers et chant, pour être plus précis. Nuances et bourdonnements délicats alimentent ainsi une procession de climats indistincts, parfois à la dérive, tantôt orageux, sinistres, célestes ou cathédralesques, que traverse un chuchotement presque spectral englouti sous les flots instrumentaux. Main rencontre Eyeless In Gaza!