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Alain Bashung

L’homme à tête de chou

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Bashung chante Gainsbourg. Dans cet album-concept sorti à l’automne dernier, Bashung  revisite « L’homme à tête de chou » de Gainsbourg et plonge une énième fois Marilou au pays des malices.

Pour faire taire les mauvaises langues, écartons d’emblée l’idée de faire tourner la planche à billets sur la tête des pointures qui nous ont quittés, car ce projet est né bien avant le décès de Bashung (forcément). Il n’aura juste pas eu l’occasion de défendre sa version de son vivant.

Enregistré en 2006, cet album de reprises était destiné à un spectacle de danse contemporaine mis en scène et chorégraphié par Jean-Claude Gallotta, dans lequel Bashung devait faire une apparition… La première du spectacle s’est déroulée en 2009, à Grenoble, quelques mois après son décès. Ce sera finalement une bande-son qui officiera à la place de l’artiste.

Pendant 1 h 10 (contre 35 minutes pour l’original) Gainsbourg confie à Bashung les 12 titres  lascivement mélangés de ses amours délurées et impudiques de quadragénaire tombé dans les filets de l’irrésistible Marilou.

Et même si Bashung ne chuchote pas comme Gainsbourg, ne séquence pas ses phrases comme Gainsbourg, ne claque pas ses ‘k’ comme Gainsbourg, il parvient lui aussi à bénéficier du regard absent et de l’iris absinthe de sa fougueuse héroïne.

Il faut dire que les deux hommes se connaissaient bien et avaient déjà eu l’occasion de travailler ensemble sur l’album « Play Blessures » de Bashung. Comme quoi timidité et impudeur peuvent parfois faire bon ménage. Bien plus que d’un hommage posthume, il est presque question ici de mémoires post-hommes…

Les musiques additionnelles, les orchestrations et les arrangements sont signés Denis Clavaizolle, qui nous fait succomber dès les premiers symptômes, nous livre un homme à la tête de chou bouleversant, une Marilou sous la neige glissante à souhait, une version savamment débridée de « Lunatic Asylum » et un « Transit à Marilou » jazzy à la Don Cherry. Les univers sonores du spectacle sont empruntés à Satie, Ravel, Mahler, les Doors, etc.

Alors, de reprises il s’agit, certes. De Gainsbourg de surcroît, re-certes. Mais en cette saison ou les sous-pulls pullulent sous les pulls, Marilou se laisse tendrement déshabiller par un Bashung qui se défend fort bien tout seul !

 

Alain Bashung

Un beau témoignage d’amour…

Écrit par

Ce jeudi 27 novembre, c’est l’effervescence face au 110 du Boulevard Anspach. L’enceinte de l’Ancienne Belgique est prise d’assaut, une heure déjà avant le concert de ce soir. Ni la pluie, ni le vent qui vient nous glacer jusqu’aux os, ne semble décourager la meute impatiente. Pourtant, immobile depuis quelques minutes, je décide de me dégourdir les jambes. Impossible de rester sur place sans se me sentir happé par l’hiver dont la rigueur commence déjà à frapper. Je lance un regard circulaire vers la masse. J’essaye de retrouver Bernard Hulet, avec qui je partagerai la soirée. Il sera les yeux de Musiczine, je serai la plume. Introuvable ou noyé dans la foule, je sais qu’il doit être sur les lieux depuis un bon moment. Les photographes ne disposeront pas de couloir réservé ; c’est Monsieur Bashung lui-même qui l’a souhaité. Il devra donc se battre pour se creuser un trou stratégique, d’où il regardera le concert à travers l’œilleton. Je quitte le boulevard pour m’engouffrer chez un bouquiniste voisin.

45 minutes plus tard, je me dirige à nouveau vers la salle. Les vendeurs de places au marché noir grelottent ; mais il y a fort à parier que leur petit business sera lucratif. La soirée est en effet ‘sold out’ depuis belle lurette. Un arrêt au stand presse, un sourire ravi à l’hôtesse qui me remet mon sésame, une fouille en bonne et due forme et un détour par les vestiaires plus tard, je pars à la recherche d’un coin agréable pour ne rien louper de la soirée. Pas simple. Je suis même forcé de monter au deuxième balcon pour dénicher ce petit angle de vue, plus ou moins sympa. Je pose le bloc note sur le rebord de la rambarde. Ok, pour moi c’est bon les gars ! Je n’ai toujours pas retrouvé Bernard, mais ce grand gaillard se débrouillera, c’est une certitude. (NDR : Je vous invite d’ailleurs à aller jeter un œil sur ce lien pour confirmer mes propos : http://www.musiczine.net/fr/index.php?option=com_datsogallery&Itemid=47&func=viewcategory&catid=622)

Le public est composé en grande partie de quinquas. On y croise tous les looks : du classique au vieux rockeur. Quelques ados accompagnent leurs parents. Ils portent des tee-shirts dont l’effigie ne trompe pas sur leurs goûts musicaux. Pas mal de trentenaires aussi. Tout ce petit monde affiche une mine ravie, et prouve l’étendue des générations touchée tour à tour par la tête d’affiche. Il faudra que tout ce petit monde patiente encore. Fred, la première partie n’a pas encore commencé son set Il est annoncé pour 20 heures.

20 heures tapante, la salle s’obscurcit. Le premier Français de la soirée débarque guitare à la main. Son set est tendre. Sa voix se pose agréablement sur des accords simples et envoûtants. Les textes parlent d’amour ou de relations humaines. D’écologie ou de prise de conscience. Il se sample lui-même, le pied sur la pédale, pour permettre des croisements d’accords. Il reçoit les acclamations du public. Il en recevra encore plus lorsqu’il se permettra une reprise de Noir Désir « A l’Envers à l’Endroit ». En 25 minutes Fred est parvenu à capter notre attention, et préchauffer nos cœurs. Un bien beau défi quand on connaît le pedigree de l’artiste suivant ; pas mal s’y seraient cassés les dents.

La salle continue à se remplir. Dans mon pigeonnier on commence à se sentir à l’étroit. Un couple vient juste de se coller (et c’est peu dire) à ma gauche, essayant au fil des minutes de grappiller un peu plus d’espace. Même les flagrances insupportable de ce parfum dont les ‘vieilles’ se tartinent en général, ni les dialogues complètement vides qu’ils m’obligent à écouter n’auront raison de ma ténacité. Je reste bien à ma place, je bombe le torse. Tout le monde veut le meilleur confort pour tout voir, on n’est pas prêt de me déloger.

20h50, l’AB a respecté ses engagements de ponctualité. Les musiciens font leur apparition. Alain Bashung arrive à son tour. C’est l’hystérie dans la salle. L’accueil est d’une puissance telle, qu’il doit insuffler une bonne dose de motivation à l’artiste. Coiffé d’un chapeau noir, vêtu d’un costume de la même couleur et les yeux cachés par de lunettes fumées, l’homme est beau. Il a la classe du dandy, et un charisme à couper le souffle.

On essaye un instant, d’effacer de sa mémoire les mots ‘maladie’, ‘cancer’, ‘chimiothérapie’ qui sont souvent associés au chanteur. On essaye de se persuader que c’est uniquement la timidité qui le pousse à se dissimuler derrière ses lunettes et son couvre-chef. On oublie le mal qui le ronge pour ne se consacrer qu’aux émotions positives. Un petit pincement au cœur surgit malgré tout, de temps en temps. Assis sur un tabouret, il remercie son public pour l’accueil réservé. Il ouvre les festivités par une phrase qui va tout embraser : ‘Ce soir, je vous propose des chansons, des chansons… et encore des chansons’. Comme au Cirque Royal au mois de mai dernier, il ouvre son set par « Comme un Lego ». La sobriété, est de mise. Le violoncelle et la guitare viennent élever l’instant. Les premiers frissons n’ont aucune peine à vous envahir. C’est l’échine électrisée qu’on est plongé au sein d’un univers sensuel et délicat. Il embraie par « Je t’ai manqué ». Le jeu de lumière vient découper les différents protagonistes ; mais on ne voit que le chanteur. Il avale littéralement la lumière. Il se lève du tabouret que les roadies viennent discrètement déplacer pour entonner « Hier à Sousse », accompagné de son harmonica. Le deuxième clin d’œil de la soirée adressé à Bertand Cantat, apparaît sous le costume de « Volontaire » qui est proposé de manière beaucoup plus rock que la version originale. « Mes Prisons » précède « Samuel Hall ». Une adaptation plus soutenue que celle opérée sur l’elpee « Fantaisie Militaire ». Les lumières transfigurent l’instant, en embrasant la scène de ses milles feux. Complètement bluffé, et sous les coups de butoir du solo de guitare, on frise le sublime quand démarre « Vénus ». Un silence complet dans la salle traduit le respect accordé par l’audience à l’artiste. La peau se couvre d’émotion. Les poils se hérissent. « La Nuit je Mens » est accueilli de manière soutenue. Le public est complètement acquis à la cause, et le fait savoir. L’intro est à nouveau enrichi par le violoncelle et la guitare. Bashung lève les mains. Il enrobe, de ses mouvements lents, la moindre parcelle d’amour que les spectateurs lui accordent. « Je tuerai la Pianiste » et « Légère Eclaircie » sont des compos que l’auteur semble vivre de l’intérieur. « Mes Bras », un extrait de l’album « L’Imprudence », approche la perfection. ‘Sauve toi. Sauve moi, et tu sauras où l'acheter le courage’ : ces quelques mots suscitent à nouveau la révérence. Une leçon de courage que tout le monde se prend en pleine poire. La salle est subjuguée. Elle est encore sous l’emprise des paroles prononcées, juste avant, par l’artiste. Mais il devra se ressaisir en écoutant « Happe » ; histoire de ne pas en louper une miette. Ballade mélancolique, « J’passe Pour une Caravane » déclenche une salve d’applaudissements. Le groupe s’accorde une pause, quelques instants. Le chanteur a ainsi tout le loisir de s’exprimer en solitaire. Il interroge les spectateurs. Leur demande si quelqu’un connaît le film « Macadam Cowboy ». Un hurluberlu ignare hurle : ‘C’est un film de pédé !!’ Bashung manifeste un flegme exemplaire dans sa réponse : ‘Non, c’est un film d’amour’, et entonne « Everybody’s Talkin » de Harry Nilson, une adaptation de la BO du film de John Schlesinger. Et il embraie par un morceau dont l’intro a été volée à Bob Dylan : « Blowing In The Wind ». Cet interlude ouvre une version percutante du célèbre « Osez Joséphine ». Le light show est vraiment superbe et danse autour des musiciens. Sans le savoir, nous entamons le dernier morceau de la soirée. « Fantaisie Militaire » achève la prestation, une compo démantibulée par un solo de guitare énergique qui doit en étonner plus d’un. Il est 22h15.

Le rappel est incroyable, les applaudissements et les cris s’entrechoquent pour former un brouhaha incroyable. Bashung ne s’en sortira pas ainsi. Il en faut une dernière, une ‘sublime’, comme si les 85 minutes précédentes n’étaient qu’une mise en bouche. Bashung revient interpréter « Madame Rêve ». Il en profite pour présenter ses acolytes. Et nous laisse comme deux ronds de flanc, complètement sur les genoux. D’un pas lent et imprécis, il quitte la scène, remerciant la main sur le cœur le témoignage d’amour qu’il vient de vivre. Et que nous venons de vivre. Il se retourne, s’en va dans l’embrasure du côté de la scène. Il y laisse un grand vide. Dans nos cœurs aussi. Sûr, c’est la véritable clôture de la soirée ! Les lumières réapparaissent. Les roadies commencent à démonter le matos. Rien n’y fait, le public continue de hurler. Sans doute résignée, la foule se décide finalement à quitter les lieux. Cette soirée du 27 novembre était magique, et me laissera, longtemps encore, de superbes souvenirs. Je vais par contre tenter d’oublier le parfum de ma voisine de soirée… Quelle horreur !

Organisation Ubu

Alain Bashung

Bashung, sinon rien !

Écrit par

Jeudi 29 mai. Bruxelles. Le temps est lourd. Très lourd. Le soleil n’y est pas, mais tout le monde sait où le retrouver : au Cirque Royal. Ce soir, le soleil porte un nom : Alain Bashung. Il est venu présenter son nouvel album, « Bleu Pétrole ». Ce soir, pas de set intimiste ; car le concert affiche complet depuis belle lurette. Mais qu’importe, la présence de Monsieur Bashung est tellement rare qu’on irait le voir n’importe où.

En première partie, Chloé Mons est complètement passée à travers. Elle a même dû quitter le podium après seulement 15 bonnes minutes. Faut dire que pour elle, rien ne collait. On avait même parfois l’impression qu’elle chantait faux. En outre, on ne lui attribuera pas le premier prix d’élégance… Sur scène, la pauvre fille semble abandonnée à son triste sort. Elle n’a pour seul compagnon qu’une guitare. Mais elle ne lui est pas d’un grand secours. Pourtant, elle a quand même enregistré un album en duo avec Bashung (« Cantique des Cantiques »). Mais au sein de cet immense espace, elle semble perdue. Et la foule est impatiente. Elle est venue voir le ténor. Le réclame déjà. Et le folk/blues de la donzelle lui tape rapidement sur le système. C’est donc sous les sifflets et les huées que Chloé Mons a vidé les lieux.

Après cet interlude de mauvais goût, l’auditoire semble soulagé, mais recommence à exiger la présence de Bashung. De plus en plus fort. Il est 21h10. Un homme usé, rongé par la maladie, fait son apparition. Il est tout de noir vêtu, coiffé d’un chapeau, les yeux cachés par des lunettes fumées. Les applaudissements sont déjà nourris. Malgré son teint livide et les moments douloureux qu’il traverse actuellement, Bashung semble d’humeur conquérante. Il prononce quelques mots dont il a le secret, nonchalamment. Mais malgré son attitude ‘je m’enfoutiste’, ont ressent une grande sincérité dans ses propos. Des propos fidèles au personnage qu’il incarne depuis le début de sa carrière. Il entame son set par un extrait de son dernier opus, « Comme un lego ». Assis, en jouant de la guitare. Le public retient son souffle pendant plus de 5 minutes. La voix suave et grave de Bashung augure un spectacle unique, intense et magique. Mais pour y parvenir, il peut compter sur son groupe : guitariste, batteur, bassiste et violoncelliste. Le band soutient magistralement l’homme qui voulait devenir l’Elvis de l’Hexagone. Et ce soir, Bashung joue tous ses plus grands succès pour le plus grand plaisir d’un public multi-générationnel. Un public, en quête de nostalgie. Qui ne se lasse pas d’écouter ou de réécouter l’elpee « Fantaisie Militaire », dont il interprète les compos à la perfection. Et ce ne sont pas les saturations causées par un ingénieur du son, sorti de nulle part, qui y changeront quelque chose. On est même à deux doigts de verser une larme, lorsqu’il entonne « La Nuit Je Mens ». C’est une version dynamique de « Osez Joséphine » qui fera exploser l’ambiance. Après une heure de trente de prestation, au cours de laquelle il n’oubliera pas de nous réserver ses incontournables « Fantaisie Militaire » et « Résident de la République », il décide de se retirer.

Le rappel est inévitable. La clameur ‘hénaurme’. L’homme revient chanter l’inusable « Madame Rêve ». Ravi, le public lui adresse –comme si c’était logique– un ‘Merci Alain !’ Le Français poursuit par un duo auquel participe… Chloé Mons. Paradoxalement, son accueil est plus chaleureux. Après nous avoir réservé quelques compos tantôt douces, tantôt énervées, le chanteur quitte une deuxième fois les planches, sous une salve nourrie d’applaudissements, laissant le soin à ses complices d’achever un spectacle chargé d’une dose d’émotion inouïe.

Et comme pour prolonger cette vive émotion, l’artiste, seul à la guitare, remonte sur le podium partager un dernier moment d’intimité en interprétant « Angora » et la cover du « Night in White Satin » de Procol Harum. Visiblement ému, Monsieur Bashung prend alors congé de son auditoire, en lui adressant un dernier salut. Il laisse alors, après deux heures de prestation, un public charmé, conquis, évacuant le Cirque Royal, des étoiles plein la tête… Merci Alain !

Nouvelle date le 27 novembre 2008 à l’AB.

Organisation Ubu Concerts 

 

Alain Bashung

L'imprudence

Écrit par

Intouchable Bashung. Vénéré par la plupart des amateurs de rock qui accordent quelques concessions à la chanson française, il trône sur son piédestal. Je les comprends : Bashung est en recherche perpétuelle. Il ne sert jamais deux fois le même plat. Et surtout, lorsque ce plat a connu un franc succès. Il ne formate jamais une chanson pour en faire un single. Et pourtant, il y parvient avec des compositions improbables comme " Osez Joséphine " ou " Ma petite entreprise ", qu'évincerait tout responsable de marketing. Respect donc. Mais écoute critique, tout de même. Et là, " L'imprudence ", désolé, je n'accroche pas. Le climat - qui, chez Bashung, prime depuis longtemps sur la chanson - noie ici toute référence. C'est incroyablement sombre. Trop sombre pour y plonger. D'autant que les textes, plus elliptiques que jamais, déconnectés de toute logique immédiatement compréhensible, ne pourront servir de bouée.

Alain Bashung

Climax

Écrit par

A quand Bashung en tête d'affiche d'un festival de rock ? Ecoutez-le s'éclater en duo avec Noir Désir ("Volontaires"), s'envoler sur le "Hey Joe" d'Hendrix ou s'érailler sur "Toujours sur la ligne blanche", et vous verrez que le gaillard peut nous en remontrer dans le genre cris, guitares et passions. Vraiment, ça vaut la peine de se plonger dans son oeuvre. D'autant que, pour en faciliter l'accès, Bashung a sélectionné lui-même une cinquantaine de titres, réunis ici sur le double album "Climax". Ce survol d'une carrière aide à mieux réaliser la formidable évolution de l'artiste, rendu célèbre il y a plus de vingt ans grâce à "Gaby, oh Gaby" (nostalgiques, rassurez-vous, le titre est sur la compile, de même que "Vertige de l'amour", enregistré en concert). Il y a ces chansons gentilles et enlevées, très rock français en fait, des premières années. Et déjà, des textes allumés qui tranchent avec les très conventionnelles habitudes du genre. Dans les années 80, Bashung a sans doute écouté pas mal de new wave. Il propose alors des ambiances plus froides et aiguisées, pour des textes qui n'ont jamais atteint de tels délires depuis ("C'est comment qu'on freine", "What's in a bird ?"). Pour ne rien vous cacher, moi, c'est le Bashung des dernières années que je préfère. Il y a dans les titres extraits de l'album "Fantaisie militaire" ("La nuit je mens", "Samuel Hall"...), une plénitude qui domine ce "Climax" de très, très haute tenue. Ce disque n'est pas une simple addition de chansons. On y trouve des reprises ("Les mots bleus" avec une puissance insoupçonnée, "Night In White Satin"), des titres live et des duos (Rachid Taha, Noir Désir, Marc Ribot). Hautement recommandé.

 

Alain Bashung

Confessions publiques

Double album ‘live’ pour Alain Bashung. Vingt-six titres enregistrés à Sarlat, Toulouse, Evreux, Amiens, Paris (Zénith), Lyon et dans notre Forest National de Bruxelles, parmi lesquels vous retrouverez tous les classiques du genre "Osez Josephine", "Vertige de l'amour", "Ma petite entreprise", "Gaby oh Gaby", et vingt-deux autres...