Il n’existe pas de ligne droite pour The Beths…

The Beths, un groupe néo-zélandais composé de la chanteuse Elizabeth Stokes, du guitariste Jonathan Pearce, du bassiste Benjamin Sinclair et du batteur Tristan Deck, annonce la sortie de son nouvel elpee "Straight Line Was A Lie", le 29 août 2025. En avril,…

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Paddang à la poursuite des fantômes…

Paddang est un trio de rock psyché formé en 2020 à Toulouse. Osees et King Crimson à fond dans lʼautoradio et un nom de groupe inspiré d'un spot de surf en Indonésie, Paddang file à toute berzingue dans une épopée cosmique. Les trois voix dictent le ton et…

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Alexander Tucker

Dorwytch

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« Dorwytch » est avant tout le fruit d’un savant mélange de musique d’antan et d’outils modernes. La recette pour le déguster à la meilleure sauce est simple : allongez-vous, la pochette du CD ouverte sur le ventre (le dessin représente un ciel bleu troué de deux nuages blancs) et laissez-vous porter par les mélodies. Un incroyable voyage vous attend. Vous y traverserez toute une série d’époques et de lieux. De ceux qui ne vous avez peut-être même jamais effleuré l’esprit. La voix d’Alexander Tucker vous sert de guide. Elle flotte tranquillement à la surface des notes que laissent s’évaporer nonchalamment les instruments. Son timbre vous emmène sur des parcours que vous n’aviez encore jamais explorés. Des surprises vous guettent le long des premières plages de sentier. Mais lorsqu’on voit la fin de la route, ces ébahissements s’estompent. Et là, le périple devient quelque peu monotone. Il manque de salivation à l’idée d’explorer encore. Les notes, tout à l’heure à l’état de vapeur, se transforment en une pluie qui vient assombrir la fin d’une radieuse expédition. Mais on broie rapidement ce nuage noir. On le réduit à une contrariété insignifiante au milieu d’une escapade éclatante. Et là, on se souvient finalement que « Dorwytch » est un voyage qu’il faut tenter.

 

Alexander Tucker

Portal

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Il faut admettre que parfois certains disques vous passent au-dessus de la tête sans trop savoir pourquoi. En fin d’exercice, lorsqu’on a un peu de temps, on se met à réécouter le stock des indésirables et, on tombe parfois sur une perle. Comme cet album d’Alexander Tucker. Un type issu de Kent, en Grande-Bretagne. Un artiste qui a décidé de se lancer dans une carrière en solitaire depuis le début du XXIème siècle (NDR : auparavant, il a milité au sein de toute une série de groupes noisy, hardcore et même punk ; de quoi faire ses premières armes). Ce qui ne l’empêche pas d’opérer une multitude de collaborations. En compagnie de Stephen O'Malley de Sunn O))), par exemple. Ou encore de Daniel O'Sullivan et Dave Smith de Guapo. Et en analysant son parcours, on se rend compte qu’il n’en est pas à ses premières expérimentations du genre.

Mais venons-en à son quatrième opus solo, « Portal ». Un disque découpé en huit paysages sonores baignant au sein d’une forme de psychédélisme avant-gardiste déchiré entre folk, drone metal et electronica. Alexander y joue de la guitare acoustique (NDR : le plus souvent en fingerpicking !) et électrique (NDR : il doit disposer d’un éventail de pédales de distorsion plutôt impressionnant !), du banjo, de la mandoline, du violoncelle. Il y ajoute un tas de sonorités électroniques, dont des boucles. Et chante également. D’un timbre hanté, dont les inflexions peuvent parfois rappeler Brian Eno. Bref, dans ce style qui puise autant chez Six Organs of Admittance, Jim O’Rourke, Stockhausen, Velvet Underground, Steve Reich que John Fahey, Tucker fait absolument merveille. Vivement conseillé !