Tout est fini pour Sprints…

Le groupe de Dublin, Sprints, sortira son deuxième album, « All That Is Over », le 26 septembre. Bien reçu par la critique, son premier long playing, « Letter To Self » (2024), a marqué le groupe comme une force majeure dans le paysage alternatif et a été…

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Paddang à la poursuite des fantômes…

Paddang est un trio de rock psyché formé en 2020 à Toulouse. Osees et King Crimson à fond dans lʼautoradio et un nom de groupe inspiré d'un spot de surf en Indonésie, Paddang file à toute berzingue dans une épopée cosmique. Les trois voix dictent le ton et…

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Alice In Chains

Un concert d’anthologie pour les nombreux fans…

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L’Ancienne Belgique accueille ce soir deux poids lourds de la scène rock : Alice In Chains et Black Rebel Motorcycle Club. Si les souvenirs de votre serviteur sont exacts, c’est la première fois que le groupe issu de Seattle se produit dans la salle de la Rue des Pierres. Pour la formation originaire de San Francisco, mais établie à Los Angeles, il s’agit de la troisième (2008 et 2013). Par contre, elle a déjà foulé à quatre reprises les planches du Botanique, un endroit qui correspond mieux à l’esprit indie de sa musique. La salle est soldout depuis bien longtemps, c’est normal vu la présence de ces deux combos…

Black Rebel Motorcycle Club (BRMC) est un groupe californien, dont le patronyme est inspiré du film ‘L'Équipée sauvage’, un long métrage datant de 1953, mettant en scène Marlon Brando, chef d’une bande de motards. Le line up réunit les chanteurs/guitaristes/bassistes Peter Hayes et Robert Turner (NDR : aka Robert Levon Been, il a choisi un pseudo afin s'affranchir de l'influence de son père, feu Michael Been, qui n’était autre que le chanteur de The Call), ainsi que la drummeuse Leah Shapiro (NDR : cette ex-Raveonettes a intégré le groupe en 2008). Son dernier et neuvième elpee, « Wrong Créatures », est paru en 2018. 

En fond de scène, une toile a été tendue sur laquelle figure le logo du band ; en l’occurrence une tête de mort soulignée par deux pistons croisés. Un light show de couleur bleue inonde le podium pendant que le trio s’installe derrière son matos. Le band va nous proposer exclusivement des anciens titres. Ainsi le concert s’ouvre par « Red Eyes And Tears », issu du premier opus (NDR : un éponyme !), publié en 2001 et puis va se contenter de nous balancer une setlist constituée de standards du groupe. Bref, pas de surprise au cours de ce show un peu trop monocorde, mais qui néanmoins s’est certainement révélé agréable pour celles et ceux qui apprécient le rock alternatif teinté de psychédélisme, de blues et de garage de ce trio yankee…

Setlist : « Red Eyes And Tears », « Awake », « Beat The Devil's Tattoo », « Berlin », « Spook », « Spread Your Love ».

A l’instar de Pearl Jam, Nirvana et Soundgarden, Alice in Chains est un des pionniers de la scène grunge. Né en 1987, il s’est accordé une brève pause début du millénaire. Faut dire que son leader et chanteur, le charismatique Layne Staley, est décédé en 2002, après des années de combat contre une addiction aux drogues dures. Il a été alors remplacé par William DuVall. L’éventualité d’un changement de patronyme a même circulé au sein du band. Mais il n’en sera rien. Outre cette parenthèse, le combo n’a quasiment jamais arrêté de tourner. D’ailleurs, l’an dernier, il se produisait encore sur la scène principale de Rock Werchter.

De chaque côté de l’estrade du drummer, deux immenses murs de baffles dans lesquels sont intégrés 48 spots sont érigés. De temps à autre, ces lumières se transforment en écrans vidéo à LED afin de créer différents effets vidéo.

Le set va nous réserver 21 titres bien structurés, partagés intelligemment entre ancien et nouveau répertoire dont, bien sûr, des extraits du dernier opus paru l’an dernier, « Rainier Fog » (NDR : il s’agit de son sixième, et son titre doit son nom au mont Rainier, le volcan toujours en activité qui domine la ville de Seattle).

Le set s’ouvre par « Bleed the Freak », un extrait du premier elpee d’Alice In Chains, « Facelift ». La température dans la fosse est déjà élevée ; et elle ne fera que grimper au fil du show. La foule manifeste déjà son enthousiasme. William la salue et on sent déjà une belle osmose entre la formation et l’auditoire. Manifestement, il s’est très bien réapproprié les anciens morceaux ; ce qui permet au combo de s’en donner à cœur joie lorsqu’il s’attaque à les réinterpréter. Et puis la section rythmique apporte une base solide à DuVall pour prendre son envol vocal et compléter le travail discret mais efficace du gratteur et autre membre fondateur, Jerry Cantrell. A contrario, la voix de ce semble avoir perdu de sa superbe. Mais aux cordes, s’il ne déchire pas souvent, il accorde des solos remarquables. A l’instar de « Stone », « Man In The Box » de « Got Me Wrong » et même de « Rooster », une ballade éblouissante. Des solos mélodiques et sophistiqués dont il le seul à avoir le secret, tout en tissant ses lignes principales sur celles, rythmiques, de DuVall.

Le set principal s’achève cependant par deux des plus grands succès du groupe, « Angry Chair » et « Man in the Box ». Et après avoir littéralement retourné la foule, Alice In Chains est revenu nous accorder quatre morceaux. Un concert d’anthologie pour les nombreux fans présents ce soir…

(Pour les photos, c’est ici)

Setlist : « Bleed The Freak », « Check My Brain », « Again », « Never », « Themes Bones », « DamThat River », « Hollow », « Your Decision », « Rainier Fog », « Down In A Hole », « No Excuses », « Stone », « Red Giant », « We Die Young », « Nutshell », « Angry Chair », « Man in the Box ».

Rappel : « The One You Know », « Got Me Wrong », « Would ? », « Rooster ».

(Organisation : Ancienne Belgique)

Alice In Chains

Black Gives Way To Blue

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Le décès tragique du vocaliste d’exception Layne Staley, un obscur jour d’avril 2002, aurait pu mettre un terme définitif à l’histoire d’Alice In Chains. Abattu par ses dépendances aux drogues, l’homme au grain de voix si particulier, laissait derrière lui un vide immense et un désarroi total au sein du combo amputé de son si charismatique frontman.

Un bref retour scénique en 2006, réunissant les trois membres survivants épaulés par William DuVall lors d’un concert de charité, laissait néanmoins libre cours à l’imagination des fans. Certains n’y voyaient qu’une simple réunion anecdotique et sans lueur d’espoir, tandis que d’autres n’hésitaient pas à rêver d’un retour plus concret ; discographique celui-là.

Réalisé dans le plus grand secret, « Black Gives Way To Blue » n’est que le quatrième album studio du groupe, mais il constitue surtout un authentique chef-d’œuvre et une ode au talent de Staley. Car l’esprit d’Alice in Chains est resté bien ancré au sein du trio formé par Jerry Cantrell, Mike Inez et Sean Kinney. Les harmonies vocales, si caractéristiques du son du groupe, demeurent sa marque de fabrique, d’autant que les timbres de William DuVall et de Jerry Cantrell se marient à merveille. A tel point qu’on a presque l’impression d’être en présence d’un line up inchangé. Phénoménal ! Et si la production du talentueux Nick Raskulinecz (Foo Fighters, Rush…) n’est pas étrangère à cette alchimie retrouvée, la qualité des nouvelles compositions confère déjà à ce nouvel opus des allures de ‘classique’.

On reste bouche bée à l’écoute de l’inspiré et poignant « All Secrets Know » qui ouvre l’album avec grande classe. Mais la claque est encore plus forte dès les premières mesures de « Check My Brain », titre imparable doté d’un riff d’une lourdeur à faire pâlir d’envie Tony Iommi (Black Sabbath, pour les plus jeunes) en personne. Autre pierre angulaire de cette nouvelle livraison, « A looking in View », un brûlot sombre et heavy qui se révèle sur plus de sept minutes épiques, tandis que la pédale wah-wah n’est pas en reste sur « Last of My Kind » rappelant qu’Alice In Chains a été une source d’inspiration pour… Metallica. La facette acoustique est toujours présente, comme en témoigne le très épuré « Take Her Out » ou l’irrésistible ballade « When the Sun Rose again » sur laquelle Cantrell confirme son statut de grand guitariste. Aussi touchant qu’inattendu, le piano d’Elton John émaille une plage titulaire qui referme cet album un peu hors du temps mais d’une authenticité bouleversante  Une sacrée claque !

 

Alice In Chains

Live

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S'il existe bien un groupe que je regrette de n'avoir jamais vu en live c'est bien Alice in Chains. Pourtant, après avoir écouté cette plaque, je me demande si ce n'est pas mieux ainsi ! Parlons du mixage. Immortaliser l'intégralité d'une prestation cohérente de ce groupe relève de l'impossible. Columbia a donc ratissé large en puisant, ça et là, des extraits d'époques différentes, caractérisés par des ambiances toutes aussi éparses. Avec pour résultat d'effroyables "fading" entre les morceaux, des enchevêtrements d'applaudissements et un fond sonore bruyant. On entend même le public manifester pendant de longues minutes, sa satisfaction d'avoir pu reconnaître tel ou tel morceau. Insupportable ! Un massacre ! Dans ces conditions, comment comprendre le développement d'un concert ? Parlons des morceaux. A l'époque de "Facelift", (1990) AIC n'est qu'un groupe de métal comme les autres, presque ringard ; même si sa véritable originalité pointe parfois le bout du nez. Les choses sérieuses n'ont véritablement commencé qu'après la sortie de "Dirt", en 1992. L'album le plus représenté ici. Et pas seulement parce que la formation a été bêtement assimilée à la vague grunge. C'est à ce moment qu'AIC densifie ses compositions et que son guitariste commence à étoffer son jeu par des sonorités toutes en nuances. Las ! Live, ses envolées guitaristiques sont sacrifiées au profit d'un jeu tout en lourdeur, sans doigté. Parlons des voix. Un des attraits d'AIC est évidemment la conjugaison des harmonies vocales échangées entre Stanley et Cantrell. Seuls "Would?" et par moment "Junkhead" s'en sortent passablement. Une misère ! L'intérêt de ce cd réside, tout au plus, dans l'opportunité d'entendre live 2(!) morceaux du dernier album studio. Collés en bout de piste, ils souffrent de la mauvaise impression laissée par le reste de l'opus. Parlons maintenant de votre portefeuille : laissez le fermé !

 

Alice In Chains

Nothing safe

Fiona joue du piano depuis l'âge de huit ans. Avec un talent certain. Elle chante également. D'une voix hantée par des inflexions qui nous rappellent quelque part Melanie, sans pour autant épouser son timbre frénétique. Mais surtout, elle écrit ses propres chansons. Elle estime d'ailleurs être plus littéraire que musicienne. Racontant avec une pertinence inébranlable et une élégance poétique, ses aventures amoureuses, mêmes avortées. Et sur son deuxième album, elle épanche ces confessions à travers des compositions tour à tour mélancoliques, moelleuses, convulsives et mêmes rageuses. Cependant, les arrangements ciselés par John Brion sont tellement raffinés, sophistiqués même, que les chansons en perdent leur fraîcheur originelle. Dommage !

 

Alice In Chains

Unplugged

On ne peut pas dire que nous soyons de fervents admirateurs d'Alice In Chains; surtout, lorsqu'ils nous infligent leur heavy métal néandertalien. Pourtant, ces fils naturels de Motörhead et de Black Sabbath sont capables de beaucoup mieux. Et ils viennent de le prouver sur cet " Unplugged ". Un exercice de style qui date d'avril dernier, et au cours duquel ils sont parvenus à capturer des instants de vulnérabilité, aussi intenses et douloureux que ceux dispensés par Mark Eitzel, dans la phase la plus acoustique de son American Music Club.

 

Alice In Chains

Alice In Chains

Si à l'origine, Alice In Chains constituait le chaînon (!) manquant entre Metallica et Motörhead, aujourd'hui le quartette de Seattle semble vouloir tâter du grunge. Pas le post grunge de Smashing Pumpkins ou de Foo Fighters, mais celui de Nirvana voire des Melvins. A cause de la manière de traiter le métal. Dans l'esprit de Black Sabbath... Et des harmonies vocales malveillantes, méphistophéliques qui hantent les mélodies insidieuses, sombrement mélodramatiques, chargées d'amertume (NDR: encore!) Bref un album éponyme destiné aux nostalgiques de la défunte, quoique déjà légendaire, bande à feu Kurt Cobain...

 

Alice In Chains

Jar Of Flies/Sap

Ce double CD couple sept titres enregistrés en 1993 ("Jar Of Flies") et quatre autres gravés en 1991 ("Sap"). Seul dénominateur commun, le heavy metal atmosphérique qui gangrène la plupart des mélodies. En fait hormis le jazzyfiant "Swing On This", et le sinusoïdal "I Stay Away", parcouru d'un violoncelle délicat, on n'y retrouve aucun titre menaçant, puissant, digne de "Dirt", précédent opus qui s'était vendu en 1992 à plus de trois millions d'exemplaires. Encore un ensemble yankee qui semble mal digérer la période post grunge que seuls, jusqu'à présent, Pearl Jam et Smashing Pumpkins sont parvenus à négocier avec succès...