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La fresque de Vincent Delerm

Six ans après « Panorama », le chanteur cinéaste au cœur battant Vincent Delerm élargit encore son travelling sentimental en gravant « La Fresque ». Un huitième album dont la chanson-titre parlée, sur un arrangement tout en palpitations électroniques et…

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Robert Plant & Alison Krauss

Un héros très discret

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Forest National, dans sa mouture ‘club’, accueillait ce dimanche 11 mai le légendaire Robert Plant venu présenter « Raising Sand », album de reprises enregistré en compagnie de la jolie country girl Alison Krauss. Pour sa tournée mondiale, le duo a également emmené dans ses bagages le producteur et musicien de talent, T. Bone Burnett, responsable de la mise en forme de cet excellent « Raising Sand ». Entre country, bluegrass, folk et rock, les trois stars ont électrifié l’assistance pendant deux bonnes heures.

A 20h précises, Scott Matthews –il assurait la première partie– prend place sur le podium, accompagné de deux musiciens. Pendant une toute petite demi-heure, l’Australien enchaîne en version acoustique quelques titres de son premier album, « Passing Stranger ». Des morceaux tels que « Dream Song », « Elusive » ou « Passing Stranger » ont merveilleusement survécu à leur dépouillement. Si bien que la courte prestation de Matthews a laissé un goût de trop peu, au moment de sa clôture.

Ensuite, à 21h, le grand Robert Plant effectue une entrée tout en délicatesse tandis qu’apparaît à l’autre bout de la scène sa compagne de route, Alison Krauss. Réuni au milieu de la scène, le duo entame sa prestation par quelques extraits du recueil « Raising Sand ». La délicieuse voix de Krauss mariée aux intonations familières de Plant atteint des sommets de beauté dès les premiers instants, notamment lors d’un introductif « Rich Woman », bien plus intense que sur disque. Après avoir survolé une série de morceaux tirés de leur album né de leur collaboration, Robert Plant commence à se montrer plus discret, laissant la lumière du projecteur illuminer la jeune femme qui transporte l’assistance à coups d’incroyables envolées lyriques, comme sur le joli « House Of Cries ». Plant laisse alors sa partenaire jouer un bon moment, n’intervenant qu’ici et là pour placer sa voix aux moments opportuns. Derrière eux, les musiciens se concentrent sur leurs tâches avec une passion visible. Le producteur et guitariste T. Bone Burnett s’installe d’ailleurs au centre de la scène afin d’interpréter deux titres extraits de son propre ouvrage. Un exercice quelque peu inefficace et futile qui sera vite effacé des mémoires à l’instant même où le duo refait son apparition. Le bluegrass des « Gone Gone Gone (Done Moved On) », « Please Read The Letter » et autres « Polly Come Home » vont conduire à la ‘standing ovation’ après 2h10 d’un show tout en grâce et élégance. On regrettera toutefois le trop plein d’humilité de Plant qui s’est montré légèrement trop circonspect. Certainement pour ne pas voler la vedette à Krauss et Burnett...

Organisation : Live Nation

 

Alison Krauss

Lonely Runs Both Ways

Pour situer Alison Krauss & Union Station, sachez que le band est considéré aux Etats-Unis comme l’un des meilleurs de l’univers blue-grass, ce genre musical typiquement américain mêlant country, folk music et square dance. La petite Alison a commencé à chanter très tôt pour enregistrer ses premières chansons à l’âge de 12 ans (décrochant au passage la Médaille d’Honneur de la Ligue de protection Américaine du blue-grass !). Les 4 musiciens qui forment Union Station constituent la fine fleur de la country rock US, ayant chacun collaboré à quantité d’albums des principaux artistes country et blues, Eric Clapton, Bonnie Raitt et Ray Charles y compris. Cette dixième plaque devrait envahir les ondes américaines ; vous savez celles qu’on écoute au volant de sa camionnette sur la route 66 par exemple (wouah quel cliché!). Alison et sa bande ont opportunément modernisé la tradition, donnant à ces 15 titres – pour la plupart des covers - un son chaud et ample, commercialement porteur bi en entendu. Bref une jolie ambiance western light, au son du banjo et du violon, où les voix d’Alison Krauss et de Dan Tyminski contribuent à la chaleur du feu de camp.

Alison Krauss

Hundred miles or more : a collection

Écrit par

Voyage sur un pétale de rose; d’une sensibilité à fleur de peau, Alison Krauss livre ici une country légère, tanguant sur une instrumentation duvetée. A mi-chemin entre la compilation et le nouvel album, « Hundred miles or more » semble destiné à faire le point d’une carrière étonnamment prolifique (11 albums depuis 1987) et souvent récompensée (20 Grammy awards). Sur les 16 plages, se côtoient ainsi sans heurts 5 nouveaux titres, des duos et des titres de B.O. On se rappellera avec délice « Down to the river to pray », le chant a capella qui avait fait la B.O. de O’Brother des frères Coen ou les quelques duos en douceur partagés en compagnie de John Waite (« Missing you »), Brad Paisley (« Whisky Lullaby ») et James Taylor (« How's the world treating you »). Les nouveaux morceaux approfondissent cette musicalité épurée où se succèdent –plutôt que se superposent– piano, banjo et guitare folk. Posée ainsi délicatement sur sa voix soprane, l’instrumentation évolue sur un nuage de légèreté et de justesse. « Hundred miles or more » est une de ces  évasions à ne pas entamer l’esprit noirci ou anti-folk, sous peine de la trouver –peut-être à juste titre– à l’eau de rose, mais prise comme une douche tiède, c’est simple, doux et délicat ; idéal pour faire s’envoler les petits matins brumeux.