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Alvin Lee

Alvin Lee est parti pour l’autre monde…

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Alvin Lee est donc décédé. Un choc pour votre serviteur qui manifestait beaucoup de respect pour ce musicien, ce véritable ‘guitar hero’!

Il était né en 1944 à Nottingham, en Angleterre. Son premier groupe répondait au patronyme des Jaybirds. Puis il a fondé Ten Years After, en 1967. J’avais eu le privilège, lors de mon premier séjour en Angleterre, d’aller applaudir TYA au Jazz & Blues Festival de Windsor, en août de cette année. C'était le ‘summer of love’ et j'avais pris une claque lors de la prestation de cette formation alors totalement inconnue. Surtout à cause de son chanteur/guitariste charismatique qui jouait sur une Gibson 335 rouge! Je me souviens encore de sa reprise du "Help me", un classique de Sonny Boy Williamson, moment qu’il avait choisi pour glisser un stick de batterie sur les cordes de sa gratte. Tout le public était debout. Son heure de gloire, il devait la vivre deux ans plus tard, sur la scène du festival de Woodstock. Il avait clôturé sa prestation, par une version époustouflante de son "I'm going home", un titre, m'a-t-il avoué beaucoup plus tard, qu'il avait composé un soir de 1967. Il avait alors épuisé tout son répertoire. Le public le réclamait encore. Il s’est alors lancé dans une improvisation de cette célèbre compo, car il avait tout simplement envie de rentrer chez lui et retrouver sa copine. Lors de cette adaptation, il avait intégré un medley de quelques classiques du rock'n'roll. Le film officiel du festival de Woodstock devait tout spécialement lui rendre justice. En octobre 1969, il s’était produit en Belgique, au fameux festival d'Amougies, sis au pied du Mont-de-l'Enclus.

Ten Years After deviendra une machine à succès jusqu’à sa première séparation, en 1975. Alvin a ensuite embrassé une carrière individuelle, au sein de son Alvin Lee Band qu’il va rebaptiser plus tard, Ten Years Later, réduit à une formule trio. Mais l'aventure Ten Years After allait renaître de ses cendres, en compagnie des musiciens originels, de 1983 à 1991. En 2002, il avait décliné la demande de reformer une nouvelle fois le TYA, préférant poursuivre ses aventures musicales, en compagnie d’un jeune guitariste répondant au nom de John Gooch. Alvin Lee avait publié son dernier album en 2012, "Still on the road to freedom".

Il est apparemment décédé ce 6 mars, en Espagne, victime de complications, suite à une banale intervention chirurgicale. Son véritable nom était Graham Alvin Barnes. Il avait 68 ans.

 

Alvin Lee

In Tennessee

Écrit par
Alvin Lee est loin d’être un illustre inconnu. Il est même considéré comme un des tous premiers ‘guitar heroes’ du british blues boom. Ses premières apparitions au sein du légendaire Ten Years After remontent à 1967. Une formation qui rencontra alors un succès assez rapide. A cause du jeu de guitare très speed d’Alvin, qui se nourrissait au rock'n'roll, au blues et au jazz. En août 1969, il participe au festival de Woodstock. A l’issue de cette prestation immortalisée par le film du même nom, Alvin devient une véritable superstar. Il commet alors album sur album. Jusqu'en 1975, année au cours de laquelle il éprouve le besoin de se remette en question. Ce qui n’a pas empêché le T.Y.A. de se reformer épisodiquement. En compagnie des musiciens d'origine. Ce 16 décembre, Alvin a fêté ses 60 ans. Alors que ses ex-acolytes ont engagé un jeune guitariste qui répond au nom de Johnn Gooch pour faire revivre le Ten Years After, Alvin a préféré se rendre dans le Tennessee pour enregistrer en compagnie du guitariste légendaire d'Elvis Presley, Scotty Moore et du drummer DJ Fontana. Il réalise en quelque sorte un rêve d'enfant.
 
L’opus s’ouvre de manière idéale : par du pur rock'n'roll. Un "Let's boogie" chargé de swing qu’alimente le piano sautillant de Willie Rainsford et la basse acoustique de Pete Pritchard (NDR : un des cofondateurs du label Alligator). Alvin est bien présent, mais il demeure quelque peu en retrait. Comme son titre l’indique "Rock & roll girls" persévère dans le rock n’ roll, une plage très proche du style pratiqué par Chuck Berry. Franchement plus blues, "Take my time" ralentit le rythme. La voix adopte un timbre de circonstance. "Let's get it on" évolue dans le même univers sonore. Un excellent blues légèrement teinté de country qui bénéficie de la présence majestueuse de Scotty. "I'm gonna make it" nous replonge dans le rock'n'roll. Celui des Studios Sun de l’époque Elvis. Pendant que le vieux DJ Fontana martèle ses peaux devant la basse acoustique, le père Alvin est à son affaire. La section rythmique est d'une solidité à toute épreuve. Le piano sautille. Des rampes de lancement idéales pour permettre aux cordes de s’éclater. Plus de six minutes de bonheur ! Très laidback, "Something's gonna get you" s'étire sur un rythme légèrement funky que balaie l'orgue de Tim Hinkley (NDR : un Britannique !). Le style vif, rapide et saccadé d'Alvin Lee refait surface sur l'entraînant "Why did you it". Les ivoires de Willie adoptent un profil boogie woogie. Scotty reprend des couleurs et se réserve l’un ou l’autre bref solo. "Getting nowhere fast" (NDR : il a osé l'écrire !) renoue avec une certaine quiétude. Les instruments acoustiques évoluent au sein d’une ambiance fort country. "How do you do it" et "Tell me why" trempent dans le plus pur style rock Lee. Il s’y sent comme un poisson dans l'eau. Alvin prend son pied et ne résiste pas à en profiter. Pas étonnant qu’il achève cet opus en reprenant une fois de plus son hymne personnel : "I'm going home". Un elpee sans prétention, simple comme le bon vieux rock'n'roll!

Alvin Lee

1994

Pour le commun des mortels, Alvin Lee a atteint son apogée lors du set qu’il a accordé dans le cadre du festival de Woodstock. Pourtant, ce guitariste véloce a marqué de son empreinte le blues boom de la fin des sixties. Et puis, en compagnie de son Ten Years After, il a composé quelques classiques de la meilleure veine. Souvenez-vous de "Love Like A Man"...

Aujourd'hui ce quadragénaire mène une carrière individuelle, se contentant de commettre l'un ou l'autre album d'honnête facture. Innovateur, il ne l'est certes plus depuis bien longtemps. Ce qui explique pourquoi il a fini par céder aux sirènes (!) de la technologie contemporaine. Pudiquement c'est vrai. Mais inéluctablement. Sur "1994", il y fait rocker Madonna sur un rythme cher à Chuck Bery, interprète le célèbre "I hear You Knockin' ", popularisé par Dave Edmunds voici bien des lustres, s'abandonne dans un superbe slow sirupeux avec la complicité de George Harrison à la guitare slide pour "The Bluest Blues", et puis s'attaque avec beaucoup de bonheur au blues le plus progressif des Beatles, "I Want You"...