New Brutalism de 087 à 089…

New Brutalism est un groupe de rock minimaliste formé à Knoxville, Tennessee, en 1998. Le groupe est composé de Shane Elliott (chant), Matt Hall (guitare/chant), David Basford (basse/chant) et Carey Balch (batterie). Son nouvel Ep, « Requiescat Record »,…

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Julia Drouot a coupé court…

De ses années de conservatoire, il reste à Julia Drouot peut-être le goût de ses fugues, non pas celles qui se jouaient au XVIIème siècle dans les salons des cours européennes, mais celle qui se chausse de semelles de vent. La chanteuse et compositrice a…

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Mick Harvey & Amanda Acevedo

La fantasmagorie en bleu de Mick Harvey et Amanda Acevedo

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Mick Harvey et Amanda Acevedo sortiront un elpee en collaboration, ce 1er septembre 2023. Il s’intitulera « Phantasmagoria in Blue ».

La chanteuse et cinéaste mexicaine Amanda Acevedo a rencontré Mick Harvey il y a plusieurs années à Mexico, alors que ce dernier était en tournée avec P.J. Harvey, mais ce n'est qu'en 2021 que leur projet actuel a vu le jour, alors qu'ils partageaient des idées musicales et autres à travers entre l'Australie et le Mexique.

Harvey et Acevedo donnant une nouvelle vie à des chansons issues de duos existants, à d’autres qui n'ont jamais été conçues pour des duos, à des traductions de l'espagnol, à des compos chantées dans cette langue, et à quelques morceaux originaux. Sur le plan thématique, l’opus explore les thèmes éternels de la mortalité, de l'amour et de la quête de sens de l'humanité, tout en incorporant un engagement enthousiaste avec l'énigmatique et le mythique.

La vidéo de « Milk & honey » est disponible et de « Love is a battlefield », ici

 

Amanda Fish

Free

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Issue de la scène soul et blues de Kansas City, Amanda Fish n'a entamé sa carrière qu’en 2012. Elle fonde son groupe en 2014 et publie un premier elpee intitulé "Down in the dirt", trois ans plus tard. Sa jeune sœur Samantha l'avait déjà précédée et s'est d'ailleurs forgée une solide réputation comme chanteuse et guitariste de blues-rock. Amanda compose l’essentiel de son répertoire. Douée d’une voix naturellement puissante, elle joue aussi bien de la guitare, de la mandoline, de la basse ou du piano. Lors des sessions d’enregistrement, elle s’est consacrée à la basse et au chant. Elle est soutenue par son drummer Glen James, ainsi que d’invités notoires, suivant les compos…

"2020" ouvre la plaque. La voix d’Amanda est exceptionnelle et en impose déjà. A la guitare rythmique, Dave Hays étale tout son talent, en dispensant des accords funkysants. Boogie primaire, "Not again" nous entraîne au cœur des collines du Mississippi, une piste au cours de laquelle, Richard Rosenblatt, le patron du label Vizztone, souffle dans un harmonica. Varié, ce long playing met également en exergue le talent des différents instrumentistes. Dominé par la voix éclatante de Mrs Fish, "The ballad of Lonesome Cowboy Bill" mêle cordes acoustiques et électriques ; Tyler Morris et Bob Margolin à la slide, signant une sortie décoiffante. Indolente et dépouillée, "Blessed" est une autre ballade. Les chœurs sont bouleversants, alors que chargée de reverb, la gratte de l’ex-Fleetwood Mac, Ken Valdez, s’incruste dans l’ensemble. Blues/rock, "Going down" est découpé dans des riffs puissants. Le Californien Alastair Greene se déchaîne sur sa slide, tandis que la voix s’enflamme et crève l’écran. Son ami de Kansas City, Coyote Bill, épaule Amanda sur deux plages. Ses interventions parcimonieuses sur sa slide sont d’une efficacité déconcertante sur "You could be" et le nerveux "Here we are", deux pistes tapissées par l’orgue Hammond. Le titre maître achève le long playing. Au piano, Amanda s’épanche seule, doucement, avant de se déchaîner à travers un gospel, soutenue par son amie Sara Morgan, un morceau coloré par l'orgue de Chris Hazelton. Excellent!

 

Amanda Palmer & Edward Ka-Spel

I can spin a rainbow

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Ex-Dresen Dolls, Amanda Palmer a donc réussi à convaincre Edward Ka-Spel, le leader du mythique Legendary Pink Dots, mais aussi son idole, d’enregistrer un album en sa compagnie. Intitulé « I can spin a rainbow », il met en exergue les voix des deux artistes, des voix le plus souvent intimistes, chuchotées, presque en spoken word, un peu dans l’esprit conversationnel de l’elpee « Confessions of Dr dream and other stories » de feus Nico et Kevin Ayers ; même si de nature gothique, l’expression sonore est tramée par des arrangements électroniques fluides produits par des synthés. Ce sont finalement, les interventions de violoncelle, de violon et de piano qui communiquent de la variation aux compos. Parfois aussi des chœurs (samplés ?) et des bruitages, dont une boîte à musique. Ce vaudeville gothique est alimenté par des textes tout à tour sombres, impertinents, menaçants, dramatiques, ironiques et parfois même terrifiants (« The Jack of hands »).

En fait on est davantage en présence d’un projet art-rock que d’un opus réunissant des chansons. Il est d’ailleurs conseillé de l’écouter en méditant, pour l’apprécier à sa juste valeur. Et malgré sa langueur monotone, le long playing recèle quelques plages de toute beauté, dont « Rainbow’s end », une compo mélancolique, belle à pleurer, qui pourrait servir de B.O. (NDR : mais sans les paroles) à un film romantique du style ‘Le grand Meaulnes’…

 

Amanda Fish

Down in the dirt

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Chanteuse/guitariste, Amanda Fish drive son propre band, spécialisé dans le blues/rock. Elle s’est établie à Kansas City, dans le Missouri. C’est la sœur aînée de Samantha Fish qui se taille un certain succès, depuis quelques années. Son backing group réunit trois musiciens, le drummer Kristopher Schnebelen (ex-Trampled Under Foot), le chanteur Sean McDowell et le bassiste Cole Dillingham. Ces deux derniers se consacrent aussi parfois aux vocaux. Elle signe son répertoire, seule ou en compagnie de son partenaire, McDowell.

Nerveux, bien funky, "I'mma make you love me" ouvre la plaque. La section rythmique  est solide et soudée dans la manœuvre. La voix d'Amanda est superbe et naturellement autoritaire. Invité, le jeune Brody Buster (NDR : il émane du Kansas voisin) fait chauffer son harmonica. "Player blues" est une ballade roots très agréable à écouter. Et lorsque la slide de McDowell transperce l’expression sonore, c’est un réel bonheur! Un riff musclé balise le blues/rock "Wait", démontrant ainsi la diversité de style du combo! Une nouvelle preuve ? La ballade country "Guess I'll lay down", sans doute chantée par McDowell, devant le violon de Jacob Hiser (Hiser Brothers) et le piano de Liam Goodrick. Nouveau changement d’atmosphère pour "Prisoner of your touch", une plage aux saveurs latines délicatement parfumées de jazz, qu’entretient le piano de Goodrick. Une compo interprétée par une voix masculine. "Boots on the ground" est sculpté dans le R&B funkysant. "I don't need it" marque un retour au blues pur. Talentueux espoir, Brody Buster imprime nonchalamment le tempo de son harmonica, avant qu’il ne soit relayé par la guitare de Coyote Bill (un ami issu de Kansas City). Epatant ! Amanda s'enfonce plus loin dans le Delta pour déclamer son "Hard walkin' blues". Elle chante, la voix saturée d'émotion, devant une guitare rythmique qui s'impose, avant l'explosion attendue des cordes. Clairement blues, "Lady of the night" adopte un bon rythme, proche du "Help me" de Sonny Boy Williamson. Tel un cortège funéraire, "Breaking me down" avance lentement. Le ton est tragique, le dépouillement total. La ligne de basse grave. A tout instant, les cordes sont prêtes à hurler de désespoir, et lorsque enfin elles se manifestent, c'est avec beaucoup de pudeur et de tristesse. "Watch it all burn" change une fois encore de registre, un R&B tapissé par l'orgue de Tyson Leslie. D’excellente facture, cet LP s’achève par le titre maître, un long blues déclamatoire aux accents dramatiques. Amanda vit son chant. Elle hurle son mal-être. Dévorante, ravageuse, torturée, la gratte de McDowell nous entraîne alors au cœur d’un trip psychédélique.

 

AmAndA

Là Où Chimène Dort

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En découvrant la pochette du disque et le nom du groupe, je me suis demandé s’il n’y avait pas erreur sur la personne… Pourquoi m’enverrait-on l’album d’une chanteuse de variété, fan de Chimène Badi de surcroît ? Titres en français, portrait semi caché d’une jolie brune en couverture, tout était réuni pour m’induire en erreur. Et l’introduction de l’elpee n’a rien fait pour lever cette méprise, tant le côté pop m’a sauté au visage. Et puis, en fouinant un peu, je me suis rendu compte de mon erreur. AmAndA aime brouiller les pistes, et je me suis fait avoir comme un bleu. Loin de la chanteuse de variété ultra formatée, AmAndA est un groupe de rock progressif qui sort ici son troisième album. En dix ans, à travers sa discographie, il n’a eu de cesse de jouer avec le mystère autour de l’identité de cette Amanda. Le concept est intéressant, la musique hors des sentiers battus, très théâtrale, tant influencée par la pop (on n’est parfois pas très loin de l’univers sonore d’un Rapsat, voire de Polnareff) que le space opéra (l’influence de Queen est aussi présente que celle de Starmania). Le chant, très lyrique, est de grande qualité, à l’instar des textes, et les arrangements sont aussi très ambitieux. Dommage que la production ne suive pas. Le son souffre d’un côté très synthétique (la guitare électrique est à la limite du supportable) qui rend l’ensemble souvent franchement indigeste. Saluons toutefois l’ambition et l’originalité du groupe, « Là Où Chimène Dort » n’est pas un album comme on en entend tous les jours, et malgré mon à priori franchement pas positif, j’ai quand même trouvé pas mal de bonnes choses dans cette plaque.

 

AmAndA

La maison de Flore

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Cinq ans plus tard, paraît enfin le successeur de « Qui est donc Amanda? ». La consolation tient en ceci: cet album tant attendu est bien celui que l'on attendait. Le jeune groupe belge a gommé tous les petits défauts de son premier essai pour nous livrer un CD inattaquable. Il n'a en rien renoncé à son lyrisme, induit par le chant très théâtral et souvent haut-perché de Thibaut, ainsi que par les jeux de Mik3 aux claviers et de Saaam à la guitare. Finesse et élégance demeurent également des atouts de séduction. Le band y ajoute maintenant une richesse et une maestria assez impressionnantes dans les compositions et les arrangements, ainsi qu'une énergie et une touche pastel de métal. Les six plages (certaines subdivisées) sont imparables, chacune ayant une identité forte qui la distingue bien des autres. « Voilà », la première, fait la charnière avec l'album précédent. En moins de cinq minutes, elle nous rappelle tout ce qui faisait notre attachement à cet opus. « Te quitter » commence de façon un peu dilettante, pour nous introduire dans l'univers élargi du groupe au travers d'une lente montée en puissance ponctuée de breaks contrastés, au cours de laquelle les solistes se lâchent, y compris Thibaut, qui rappelle ici feu Klaus Nomi à nouveau. Nous avons droit à de belles joutes entre les deux guitaristes et les claviers. Suit « Blonde », chanté –et il ne démérite pas– par Mik3 et clôturé par une nouvelle séquence instrumentale où les guitares sont reines. « Des choses équivalentes » constitue un des plats de résistance. Sa majestueuse intro aux claviers est digne de IQ. Ensuite le morceau nous entraîne dans une jérémiade musicalement très lumineuse et alerte, laquelle héberge l'un des plus beaux dialogues guitare/claviers de l'album. « Sontes Latent » associe une rythmique lourde à la légèreté d'une chorale en latin. La plage titulaire clôt de façon magistrale ce CD trop court. Elle tient en une succession de tableaux contrastés, les paroles gravitant autour de la mort. Et ses trois dernières minutes, emmenées par de sublimes harmonies vocales, sont simplement magnifiques. Les musiciens ont tous bonifié. Mik3, outre son rôle de principal compositeur (même si l'album est très largement le fruit d'un travail collectif), poursuit sa recherche de belles sonorités, dont il truffe toute l'œuvre. Mais il ose aussi des incursions dans la dissonance et décoche quelques soli de très bon aloi. Et connaissant le facétieux personnage, on l'imagine facilement rire sous cape d'avoir pu glisser çà et là ses petites trouvailles espiègles. Les deux guitaristes, Saaam et Xavier partagent des jeux complémentaires, l'un plutôt intuitif et l'autre fort technique. Thibaut est fidèle à lui-même et prend toute sa mesure sur scène. On pourrait reprocher à Grek son classicisme, mais il sa frappe pêchue est d'une précision métronomique. Quant à Claude, certes le plus discret de tous, il offre à ses compères l'assise sereine dont ils ont besoin. Notons bien qu’il s'avère désormais périlleux de parler d'AmAndA par comparaison avec un autre groupe. Queen pour les voix et le mariage de la délicatesse et des guitares grasses? Therion pour la composante gothique symphonique? A vrai dire, on reste fort éloigné de l'un et de l'autre. Et si nos gaillards génèrent avant tout un Prog mélodique et théâtral en français, on est pourtant à cent lieues de la formation Ange ou de toute autre référence du genre. Bref, en deux albums, AmAndA impose tout simplement sa marque de fabrique. Et ce n'est pas le moindre de ses mérites. Probablement l'un des albums de l'année. En tout cas un must.

 

AmAndA

Mais qui est Amanda ?

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Avouons-le, peu fréquents sont les groupes qui évoquent tour à tour Eclat, Obispo, Sheller, Dead Can Dance, Era, Brel et … feu Klaus Nomi ! Il y a pourtant un peu de tout cela chez Amanda. Pour son premier CD, le groupe belge revendique un ton neuf. Si on peut le leur accorder, c'est surtout à cause de leur aspect inclassable, car leur style, pour le moins original, est la synthèse d'ingrédients déjà exploités. N'empêche, le groupe rate probablement de peu un beau succès. Les mélodies sont plaisantes, la production et l’orchestration quasi-irréprochables. Les paroles, parfois sibyllines, échappent aux standards en vogue. Le chant est clair et évoque parfois Sheller. Mais il est aussi souvent emphatique et se plaît dans les aigus à la façon de Klaus Nomi. Les harmonies vocales, nombreuses et particulièrement soignées, font toujours mouche. Grâce à leur parenté fugace avec des chœurs d'opéra, des chants grégoriens ou inspirés par Dead Can Dance, elles constituent d'ailleurs l'atout majeur de l'ensemble. Alors, où est le problème ? Le propos musical, malheureusement très ténu et cantonné à un accompagnement (correct) du chanteur. Quatre ou cinq plages valent vraiment le détour. C'est le cas de « Welcome… », bien balancée et d'une ambiance dramatique soutenue. La plage titulaire, brodant sur un thème un peu mystérieux, est aussi de celles-là, notamment par son aspect lancinant. « Gloria Victis », chanté en latin, est bon dans son créneau gothique grand public. Et « Demain » est une réussite totale, énergique et sautillante. C'est aussi la plus brillante référence à Klaus Nomi, supérieure à la production moyenne du maître. « Falaises » dure plus de 20 minutes et aurait dû constituer la pièce de résistance de l'album. Ce morceau s'avère pourtant le moins intéressant. Loin de reposer sur une construction complexe ou de proposer une progression, il n'est qu'une suite de séquences mélancoliques tournant autour du même thème. Et si, prises séparément, aucune d'elles n'est désagréable, l'ensemble s'avère lassant, notamment à cause du tempo uniformément lent (le passage le plus 'endiablé' étant… une valse !). De plus, entre prog, gothique et chanson française, « Falaises » ne trouve pas vraiment son identité. Signalons quand même, qu'au bout de 6 bonnes minutes, elle épingle un superbe chœur évoquant furieusement DCD. Plus loin, un chant écorché sur air d'accordéon : pour un instant, pour un instant seulement, on pense à Brel et son ami Jef. Dommage en fait que le morceau ne soit pas découpé en plusieurs fragments, afin que l'on puisse accéder séparément à ses meilleurs passages sans se taper le tout. Sur ce premier opus en tout cas, Amanda est plus brillant dans la concision. Côté positif, notons encore que le groupe révèle un évident souci du détail, varie pas mal les sonorités et ne manque pas de subtilité. Vraiment, il ne leur reste qu'à bien étoffer leur propos musical. S'ils choisissent cette voie, leur prochain CD s'avérera, à coup sûr, fort intéressant.

 

Diamanda Galás with John Paul Jones

The Sporting Life

Fille d'armateur grec, Diamanda Galás est un personnage hors du commun dans le monde de la musique. Pas seulement parce que E. A. Poe, Gérard de Nerval et Charles Baudelaire constituent ses livres de chevet. Mais parce que cette intellectuelle est très sensible aux problèmes rencontrés par les sidéens. Et puis, parce qu'elle ne mâche pas ses mots à l'égard de l'hypocrisie manifestée par l'Amérique et les Américains. Enfin, parce qu'elle chante d'une voix extraordinaire, capable de passer du soprano à la basse sans le moindre artifice. Imaginez un hybride entre le timbre de Nina Hagen et de La Callas! Pour enregistrer "The Sporting Life", elle a reçu le concours de John Paul Jones, ex-bassiste de Led Zeppelin, et de Pete Thomas, drummer des Attractions. Un disque qui alterne compositions cathartiques, psychotiques, sur lesquelles Diamanda laisse son larynx vomir, en français, grec, italien et bien sûr anglo-saxon, un énorme ectoplasme de gémissement véreux, fragments redécoupés par la ligne de basse (à huit cordes) de l'ex-dirigeable ; et titres de blues plus accessibles curieusement inspirés par la mythique et défunte Janis Joplin...