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Amazing Baby

Rewild

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La scène rock de Brooklyn est particulièrement féconde et propose régulièrement son lot de nouveaux talents novateurs et déconcertants (NDR : les excellents Ex-Models, par exemple). Pour la circonstance, elle a accouché d’un nouveau quintet psyché/rock/pop/glam (NDR : dont le line up réunit Will Roan, Simon O'Connor, Doc Laaxo, Matt Abeysekera & Don Devore) sensible à l’idéologie hippie, mais paradoxalement et indéniablement inspiré par la vague néoromantique qui a sévi au cours des 80’s (NDR : pensez à Brian Ferry, OMD, Talk Talk et même à Spandau Ballet…) ainsi que la pop britannique des 90’s (NDR : tout particulièrement Pulp et Suede). De quoi vous faire une petite idée du style musical en présence sur leur premier opus, même s’il est nécessaire de placer toutes ces références sur un dénominateur commun : l’accessibilité. 

Affublés de lunettes de soleil –même la nuit– ces potes de MGMT aiment poser pour la presse torses-nus et le corps peinturluré. Et franchement c’est le genre d’attitude qui m’agace. D’autant plus que composé de jeunes musiciens bourrés de talent, le groupe s’entête à pasticher la pop ou à formater le rock ; dans le but, je suppose, de nous en mettre plein la vue au lieu des oreilles. Bref, en privilégiant la forme sur le fond, le combo a oublié les règles essentielles pour réussir un album : la créativité et la personnalité.

Pourtant, chez Amazing Baby le sens mélodique est inné ; en outre, leurs harmonies vocales sont particulièrement soignées. Des qualités bien mises en évidence sur « Bayonets », « Kankra » ou encore « Headdress », plages qui s’inscrivent ans l’esprit du « Different Class » de la bande à Jarvis Cocker, paru en 1995. A contrario, « Pump Yr Brakes », un morceau au cours duquel les pédales fuzz sont poussées dans leurs derniers retranchements, lorgne davantage vers un rock pâteux, chaotique et indigeste.

Le célèbre district new-yorkais nous avait pourtant habitués à mieux. La pollution commence peut être à contaminer l’air de Brooklyn. Pourvu qu’elle n’asphyxie pas l’imagination si riche et créative rencontrée dans ce coin de New-York. Bref, revenons à cet Amazing Baby qui a tout intérêt à se remettre en question et surtout manifester un peu plus d’audace, s’il ne veut pas disparaître, aussi vite qu’il est apparu…