La clef de TOPS git 6 pieds sous terre…

TOPS sortira son nouvel elpee, "Bury the Key", ce 22 août. Le quatuor propose une musique intemporelle qui allie profondeur et immédiateté. Il s’agit de son premier album complet depuis 2020, un opus qui explore des tons plus sombres tout en restant maîtres…

Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare,…

logo_musiczine

Le cauchemar de This Will Destroy Your Ears…

This Will Destroy Your Ears verse dans le dark wave, puise son inspiration dans la noirceur des sons de l’Angleterre des années 80 tout en y mêlant des notes psyché accrocheuses et des salves soniques noisy. « Funland », son nouvel album, sortira le 10…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (8 Items)

The Black Angels

Wilderness of mirrors

Écrit par

Le précédent opus de The Black Angels, « Death song », remonte à 2017. Depuis, le line up du band a subi de profondes modifications, puisque Kyle Hunt et Nate Ryan ont cédé leur place au multi-instrumentiste Rami Verdooren et au sixcordiste Jake Garcia. Le quintet est, bien entendu, toujours drivé par le chanteur/bassiste/organiste Alex Maas et compte toujours en ses rangs la drummeuse Stephanie Bailey ainsi que le guitariste Christian Bland.  

Produit par John Agnello, « Wilderness of mirrors » constitue le 6ème elpee de cette formation texane (Austin) dont le patronyme été emprunté au titre « The Black Angel's Death Song » du Velvet Underground. Pourtant, la musique émarge surtout au psychédélisme. Et tout au long de « Wilderness of mirrors », elle emprunte au Floyd de Syd Barrett, à Love, aux Beatles circa « Tomorrow never knows » et au 13th Floor Elevators. Sur l’excellent « The river », le groupe évoque spécifiquement ces références. Et le rythme lancinant du titre maître ainsi que la voix flottante de Maas s’inspirent manifestement des premiers elpees du Pink Floyd. « 100 flowers of Paracusia » nous replonge dans la Californie des Byrds et de Jefferson Airplane. Un psychédélisme West Coast qui alimente « Vermillion eyes », une plage rognée par un clavier vintage et qu’imprime un tempo syncopé. « A walk on the outside » adresse un clin d’œil au band de feu Roky Erickson. « History of the future » libère des décharges électriques rampantes. Caractérisé par son drumming martelé, « El jardin » s’autorise des giclées de guitares joyeusement discordantes. Et elles passent au fuzz sur l’intense « La Pared (Govt. Wall Blues) », une piste au cours de laquelle des cloches d’église sont invitées. Plus enlevé, « Empire falling » est aussi pugnace qu’emballant. Enfin, « White a trace » est canalisé par une section rythmique lancinante, alors qu’en début de parcours le cri d’un guerrier indien nous avertit peut-être qu’il vient de déterrer la hache de guerre. Des sonorités d’orgue lointaines voilent le presque acoustique « Here & now ». Elles deviennent sibyllines et ténébreuses sur « Suffocation », le morceau qui clôt ce superbe album, dont les lyrics continuent de traiter des rapports entre les êtres humains, l’individu et la société…

The Black Angels

Psycho trip

Écrit par

Les couloirs du temps se rétrécissent et il n'est plus nécessaire, de nos jours, de posséder une Delorean pour en arpenter les longueurs, largeurs ou toutes autres dimensions.

En empruntant un des vecteurs les plus communs et des plus usuels, je fais route ce mercredi soir vers des contrées hors de portée des affres de la nostalgie, inoculant cette substance non prohibée que l'on nomme simplement bon temps.

Par contre, il serait plus qu'opportun d’enfin concevoir la téléportation !

À défaut de cette grande et belle invention future, j'arrive alors qu’Elephant Stone vient d'entamer son set.

Mince, il est déjà sitar ?

Ben oui, dès les premières rasades, il est évident qu’Elephant Stone n'a pas inventé la roue ; mais ces Canadiens, emmené par leur bassiste, Rishi Dhir, disposent d’un certain potentiel pour renouer avec les trames de motifs sixties tout en y incorporant des éléments de musique traditionnelle indienne.

Passant judicieusement de la basse aux cordes pincées de son noble instrument à manche long, l'ex-membre des High Dials fait valser les compositions outrageusement pop de son répertoire.

Le résultat est donc à ranger dans la catégorie Revival aux côtés de Miles Kane, par exemple, plutôt que sur l'étagère où trônait Cornershop.

Si une écoute distraite avant leur passage n'avait guère affolé les aiguilles de mes potentiomètres, leur concert m'a permis de revoir mes premières impressions à la hausse. Beaucoup moins niaises qu'il n'y paraît à premier abord, leurs compositions recèlent de fort bonnes mélodies, rehaussées de galvanisantes montées sonores assénées par un excellent guitariste.

Et à aucun moment, les ponts brodés au sitar ne viennent encombrer le sentiment de légèreté qui émane des titres proposés.

À l'aise dans son français (et pardon aux néerlandophones), Rishi et son band nous laissent donc sur une agréable impression, tout en sourire et remerciements sincères.

Finalement, la pertinence de cette double affiche apparaît sous la lumière nouvelle de ces quarante minutes, et l'on comprend l'engouement des Black Angels de les emporter dans leurs bagages.

Du bagage, les Texans en ont pris depuis la première fois où je les ai vus en concert.

En quelques années, ils sont devenus incontournables et malgré un crochet récent à la frontière hollandaise, dans le cadre d’un festival gratuit, il n'est pas étonnant que l'Orangerie soit comble ce soir.

Le public enthousiaste (dont certains énergumènes survoltés) ne s'y trompe pas et réserve à chaque titre un accueil chaleureux.

En une heure et demie de passage à la moulinette, de télescopage chromatique et de réverbération hallucinée, les sens tanguent sous la houlette d'Alex Maas et sa clique d'anges ténébreux.

Pas de temps mort. C'est pied au plancher que le groupe d'Austin emballe son auditoire.

Chant incantatoire, pop noyée d'effets multiples, orgue grésillant et assaut de noise, le tout précieusement enrobé du linceul de gloires éternelles, du Velvet aux Doors en passant par 13th Floor Elevators.

La tête dans le tambour d'une machine qui abriterait du beau linge coloré, mais dont le bruit de moteur pétaraderait jusqu'aux portes de l'enfer, nonobstant la dose nécessaire d'adoucissant ajoutée, afin que le groupe entre dans la légende.

Un bref aperçu des titres joués ce soir permet de se rendre compte de l'évolution du band, restant intègre et fidèle à sa ligne de conduite.

Une recette sans cesse génialement réinventée qui donne substance et matière à des morceaux devenant au fil du temps classiques du genre.

Bref, on n’est pas prêt d'arrêter d'en parler de ces anges noirs.

Après cette avalanche de morceaux imparables ponctuée par « Young Men Dead » en apothéose, je n'ai plus qu'à plier genou à terre, tirant ma révérence, définitivement aux anges.

(Organisation : Botanique)

Voir aussi notre section photos ici

 

How To Destroy Angels

Welcome Oblivion

Écrit par

Difficile de se dépatouiller de cette sensation de déjà étendu sur ce « Welcome Oblivion ».

Projet parallèle, perpendiculaire et transversal de Trent Reznor, How To Destroy Angels ne se résume pourtant pas qu’à la seule identité du gaillard. Mais son influence autant que sa patte ne pouvaient qu’imprimer, sur disque, sa vision distordue de la réalité.

Quand on sait que sa compagne de tous les jours est le pendant féminin de ce projet, on comprend alors pourquoi on nage dans les mêmes eaux troubles, même si moins oppressantes que NIN.

On sent néanmoins un désir de se détacher de l’univers habituel, et quelques coups de lames acérées viennent déchirer ça et là des pans de ciel gris pour laisser entrevoir quelques rayons de lumière bienvenus.

Sur « How Long », on approche même d’un format chanson plus traditionnel.

Une sorte de calme de surface qui masque les bouillonnements intérieurs et empêche toute teinte sombre d’éclater au contact de l’air.

Le résultat reste néanmoins mitigé. Pas à la hauteur de l’éponyme Ep de 2010, mais supérieur à « Au Omen », paru l’an dernier

Entre apaisement et angoisse, on se retrouve au final tournoyant au milieu d’une clairière bordée d’arbres séculaires menaçants, scrutant le ciel qui défile à vive allure.

Il ne s’agit donc pas ici d’un Nin Inch Nails édulcoré, mais bel et bien d’un projet ouvert aux expériences et éloigné de tout mercantilisme, même si à présent signé sur une Major.

Et dont il est difficile de dire à l’heure actuelle s’il laissera une quelconque trace.

 

Crane Angels

Le Sylphide de Brighton

Écrit par

Ensemble bordelais, Crane Angels calque son concept sur celui d’I’m From Barcelona voire de Polyphonic Spree. Ils sont nombreux : treize en tout et accordent une grande importance aux chœurs. A l’instar de leur patronyme, ce collectif réunit une bande de doux dingues. Ils ne se prennent pas la tête et n’ont qu’un seul objectif se défouler entre potes. Pourtant, leur mélange de pop, de rock et de folk pourrait évoquer Arcade Fire, si Wim Butler avait la banane à longueur de journée. Le tracklisting de « Le Sylphide de Brighton » alterne morceaux plus rapides et plus lents ; mais qui finissent toutefois toujours par exploser, tôt ou tard.

Certes, on pourra peut-être leur reprocher le manque de créativité ou encore la structure prévisible des compos de leur elpee. Mais qu’importe ! Les onze titres de cet opus libèrent une intensité jouissive impressionnante. D’ailleurs, après avoir écouté cet elpee on est totalement requinqué. Un stimulant moral qui n’est pas négligeable.

 

The Black Angels

Austin power

Écrit par

Quelques mois seulement après leur passage à Dixmude, les anges noirs d’Austin étaient de retour pour présenter leur excellent dernier album “Phosphene dream”. Petit tour d’horizon dans une Orangerie pleine à craquer. Il est étonnant que l’assistance du concert de ce lundi soit encore aussi conséquente. Pas que la musique abrasive de ces lointains cousins du Velvet puisse être taxée d’élitiste, mais de là à déplacer les foules ? Il faut donc se féliciter d’un tel engouement général ayant drainé aussi bien gente féminine que masculine, (très) jeune ou moins jeune.

L’hypnose instaurée par ces Américains au charisme quasi nul (bon sang, ce chapeau de cow-boy et cette veste en cuir à franges !) opérant dès les premières notes, très vite les chansons de ces Black Angels dessinent une trame enivrante dans laquelle l’auditoire s’enlise passionnément. Hochant la tête et me balançant d’avant en arrière, humant de tout mon saoul le souffle virevoltant de ces mantras psychédéliques, je succombe de mon plein gré à cet appel quasi mystique. La batterie de Stéphanie Bailey, l’écho répercutant les distorsions des guitares, la voix ‘Morrissonienne’ du chanteur, Alex Maas, casquette éternellement rivée sur le sommet du crâne, tous les éléments s’enchaînent et s’entrelacent dans un kaléidoscope hallucinatoire propre à donner le tournis. Les nouveaux titres « Science Killer », « River of Blood » ou le presque pop « Telephone » se mêlent aux classiques du groupe tel le « You on the run » toujours pertinent d’efficacité. L’aspect homogène de l’ensemble renforce l’aspect incantatoire de la musique de ces Texans, agissant comme le catalyseur d’une montée en puissance digne d’un écrit de William Burroughs. En rappel, le groupe revient à ses premières heures, déposant aux pieds de leurs fans des titres de « Passover », en signe de profonde gratitude.

Là où The Black Angels passent, nul besoin de s’enivrer de substances illicites pour goûter aux plaisirs de paradis artificiels…

(Organisation Botanique)

 

The Angels of Light

We are him

Écrit par

Lorsque Michael Gira s’est produit à Dour, en juillet dernier, il était seul. Se contentant de chanter en s’accompagnant à la guitare acoustique électrifiée. Et il avait fait une très bonne impression, sans plus. Pour enregistrer le sixième album d’Angels of Light (septième si on compte son split cd) depuis la séparation du mythique Swans, Gira a reçu le concours d’une ribambelle de collaborateurs. Se partageant une multitude d’instruments dont les plus insolites sont le ‘drumbone’ (une sorte de trombone) et le tympanon. Les musiciens d’Akron/Family sont de la partie. Michael et cette formation avaient justement partagé ce split cd en 2005. Le guitariste Christoph Hahn et le drummer Bill Rieflin (deux ex Swans, impliqués aujourd’hui dans de multiples aventures) et la violoniste Julia Kent, membre d’Antony and The Johnsons, figurent également parmi les invités. Il y en a bien d’autres, mais les énumérer tous serait fastidieux et cette chronique atteindrait facilement les 50 lignes.  Ce n’est pas le but.

Bref, venons-en à cet opus découpé en 12 fragments. Déchirée entre charme et perversité, mauvaise augure et excitation, la musique est souvent distordue, urgente, hypnotique, spectrale et ténébreuse. Mais parfois aussi pastorale (« The man we left behind », valse lente qui aurait pu figurer au répertoire d’un Sophia), ensoleillée (le cuivré « Joseph’s song »), allègre (une trompette et un clavier vintage animent la mélodie pop de « Sunflower’s here to stay », chanson au cours de laquelle on a envie de frapper dans les mains). Trois moments qui démontrent que Gira est occupé de combattre ses démons intérieurs et qu’il est peut-être occupé de retrouver la paix au fond de son âme. Mais le reste de l’opus renoue avec ses tourments rituels, s’abandonnant même dans l’amertume, le ressentiment et le doute perpétuel (« Promise of water »). Le blues lui sert également de véhicule pour épancher ses émotions. Mais un blues urbain, vaudou, comme chez Nick Cave. A l’instar de « Black river song », au cours duquel la voix austère de Gira se conjugue habilement avec une voix féminine. Ou l’excellent titre maître, fruit d’une rencontre hypothétique entre le Velvet Underground et Captain Beefheart. Hormis l’enlevé quoique angoissant « Good Bye Mary Lou », fragment de country apalache abordé dans l’esprit d’un 16th Horsepower, le reste de l’album évolue sur un tempo indolent. Tout d’abord le paisible mais douloureux « Sometimes I dream I’m hurting you », avant que fluidifié par un orgue rogné le fragment emprunte un tempo tribal. Le très lent « The visitor », caractérisé par des cordes de guitares carillonantes et un violon hantant. Et puis, en final, le très très lent, voire slowcore « Star chaser ».

Un superbe album, mais que je déconseille vivement aux personnes dépressives. La mélancolie y est trop envahissante.

The Angels of Light

Everything is good here/Please come home

Écrit par

L'influence de Michael Gira (Swans) sur la musique actuelle est abyssale. Ou tout au moins sur la scène des States, et en particulier new-yorkaise. Retracer le parcours de ce personnage charismatique, qui hante moult cités obscures, relève du travail d'archiviste. Visuellement codifiées, les sorties du label du membre fondateur des Swans rassemblent le tout New-York underground, parfois même pour un seul pet de trompette. Cette interconnexion artistique propage insidieusement l'aura et les idées de Gira aux confins de la planète musicale. Si ce n'était que dans ce domaine. A titre d'exemple, sans essayer d'appesantir un disque léger, cette quatrième plaque d'Angels of light s'articule essentiellement autour de Thor Harris aux percus (vu du côté de chez Germano de Dead Can Dance), Larry Mullins aux drums (chez Mark Eitzel et récemment Iggy Pop) et de Dana Schechter la basse (Bee and flowers sur Neurot records, donc Neurosis). Voilà pour le noyau dur. Une multitude d'artistes, flanqués d'instruments plus improbables les uns que les autres, sont venus participer aux sessions d'enregistrement. Dont le violoniste Eszter Balint. Bénéficiant d'une telle distribution, l'évidence saute aux yeux : d'une manière ou d'une autre, travailler avec Gira implique non seulement l'idée d'avoir déjà été actif ailleurs, mais aussi, l'espoir d'en retirer quelque chose. A titre d'exemple et en exagérant à peine, aujourd'hui, un groupe comme Godspeed You ! Black Emperor n'existerait pas sous la forme qu'on lui connaît sans Gira. Alors, que dire d'Angels of light ? Simplement qu'il navigue au sein d'une forme de folk dark-ambient rock. Usant de sa voix tel un baryton, Gira couvre surtout dans le registre des basses ; mais un registre hypnotique, répétitif ou incantatoire, pas très varié dans le côté " down ", peut-être neurasthénique, qui colle parfaitement à la musique. Et même si le tempo s'accélère à de rares occasions, l'ensemble traîne la patte. Côté originalité, la présence d'une chorale d'enfants renforce le sentiment de candeur et d'innocence. Mais qu'est-ce que les enfants peuvent parfois se montrer cruels et méchants...

The Angels of Light

How I loved you

Écrit par

Au terme de l'existence des Swans, Michael Gira a remonté aussitôt The Angels of Light et sorti dans la foulée un premier album. Depuis, notre homme s'est attelé à faire tourner boutique (NDR : Young God Record est son label). " How I loved you " constitue donc la deuxième fournée de ce véritable groupe drivé par une des figures les plus charismatiques de son époque. Annoncé par 2 titres sur la "Compilation 2000 AD", cet opus conforte l'impression qui m'avait été donnée à l'époque. A savoir une musique épaisse, fouillée, intrigante et bien à l'image de Gira. Outre la structure instrumentale classique guitare/basse/batterie, la variété incroyable d'instruments oscille de la scie musicale au piano, en passant par l'ukulélé et l'accordéon. Sans oublier les ambiances funèbres, l'angélisme des voix féminines et le timbre incantatoire de Gira. Tout un arsenal mis au service de véritables chansons, presque formatées pour certaines tranches horaires radiophoniques. A l'instar du magnifique "Jennifer's Sorry". Assurément une totale réussite ! L'ombre du corbeau Nick Cave plane parfois (NDR : c'est flagrant sur "My true body"). Mais rien à faire, s'il est un artiste dont l'œuvre est tellement personnelle qu'aucune comparaison ne parviendrait à altérer son originalité, c'est bien de Gira qu'il s'agit. Ah oui ! Qui a dit que Gira était un mauvais garçon ? C'est la photo de sa môman qui est reproduite au recto du digipack et celle de son pôpa au verso…