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Antony & The Johnsons

Another World

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On avait pu se délecter des interventions sublimes de la voix d’Antony Hegarty, sur l’album de Hercules And Love Affair, formation androgyne de revival disco. Un style qu’on ne lui aurait jamais attribué auparavant. Ce Britannique aime les duos. Il nous l’avait également démontré auprès de Bjork, Devendra Banhart ou encore Andy Butler. Mais il drive également ses Johnsons. Et nous revient pour un nouvel Ep, prélude à un prochain opus qui devrait paraître en janvier prochain et s’intitulera « The Crying Light ». Un elpee qui fera donc suite au remarquable « I Am A Bird Now », une œuvre éditée en 2005 qui avait décroché le Mercury Prize

Il aura donc fallu attendre trois longues années pour retrouver toute la troupe nous offrir cet « Another World ». Quel régal d’entendre cette voix suave, empreinte de mélancolie douce. Quel plaisir de retrouver cet étrange personnage nous souffler au creux de l’oreille ses magnifiques ballades qu’il interprète, malgré la présence d’un piano et de quelques cordes, de son instrument le plus marquant : sa voix (« Another World », « Sing For Me »). Les cinq plages addictives de ce disque sont à écouter lors des longues soirées d’hiver qui nous attendent. De quoi clouer le bec à ses détracteurs qui n’avaient guère apprécié sa participation à l’aventure Hercules And Love Affair. Vivement janvier 2009 !

Antony & The Johnsons

I´m a bird now

Qu’il ait l’air d’une geisha octogénaire fardée jusqu’aux orteils n’a pas d’importance. Qu’il se lamente de vouloir devenir une fille, non plus. Car la voix d’Antony est de celle qui vous colle à la peau, à la chair (de poule), et puis ne vous lâche plus. Cette voix, à la limite de l’emphase théâtrale mais sans aucun pathos, est notre amie, notre aimable confidente. On souffre aussi pour elle, puisque l’homme qui la porte est un artiste sensible, au bord de la rupture (d’identité, de sexe, de mue), qui combat ses démons en restant toujours digne. A ses côtés, Rufus Wainwright, Devendra Banhart, Lou Reed et Boy George lui donnent parfois le change : on compatit en douce, on se mouche dans la dentelle. Car ce disque, le troisième du pianiste (si on compte l’EP « The Lake »), sonne comme le glas du médiocre et du bruit qui nous tanne : il est beau à pleurer, du début à la fin. Bryan Ferry, Nina Simone, David Sylvian, Martin Gore, Hedwig,… Les grandes voix de ce monde ont souvent des secrets à cacher : celui d’Antony n’est pas lourd à porter, puisqu’il vole. Aucune gravité, donc, dans les chansons de ce grand romantique : juste un trop-plein d’empathie, pour le reste du monde. L’amour, c’est de ça qu’il s’agit. Il est temps d’avaler un petit peu de morphine.