L’école d’art de Library Card

Library Card a beaucoup joué en live à travers l'Europe et les États-Unis. Son nouveau morceau, "Art School", est devenu un favori du public lors de ses concerts. Ce titre marque un nouveau chapitre pour la formation, qui est rapidement devenue l'un des…

logo_musiczine

La vérité selon RORI

Après avoir marqué les esprits en assurant la première partie de Lana Del Rey, au festival Rock en Seine, devant 40 000 spectateurs, RORI poursuit son ascension. Cet été, elle s'invite sur les scènes de plusieurs festivals dont Les Francos à Esch/Alzette, Les…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (2 Items)

Arbouretum

Coming Out of the Fog

Écrit par

On ne peut pas dire que leur patronyme soit particulièrement glamour. Pourtant, le folk expérimental et électrifié de cette formation étasunienne mériterait davantage qu’un succès d’estime. Faut dire que malgré la publication de 5 opus, elle semble se complaire dans une relative discrétion. « Coming Out of the Fog » constitue donc le dernier elpee de ce groupe drivé par Dave Heumann. Fondé dès 2002, leur premier opus n’est cependant paru qu’en  2006. Depuis, il faut reconnaître que le band a rattrapé le temps perdu.

« Coming Out of the Fog » trempe dans le dark folk. Un changement radical d’orientation, car auparavant, on avait l’impression qu’Arbouretum ne parvenait jamais à choisir entre sludge, doom et rock psyché. Si la distorsion est toujours bien présente, le nouvel essai s’avère plus conventionnel, lorgnant même carrément vers le grunge. La voix de Heumann rappelle même celle d’Eddie Vedder. Indolente, légèrement expérimentale, à la limite du prog rock, la musique d’Arbouretum me fait ainsi penser parfois au résultat de la collaboration entre Pearl Jam et Neil Young, sur l’album « Mirror ball », un disque paru en 1995, faut-il le rappeler. « Ocean Don’t Sing » et « Renouncer » en sont certainement les plus beaux exemples. Les solos de Heumann sont souvent inspirés (« The Long Night ») et si le climat est ténébreux, il ne communique jamais, chez le mélomane, un sentiment de morosité. Et l’opus s’achève par l’acoustique « Coming Out of the Fog », une plage vraiment remarquable…

 

Arbouretum

The Gathering

Écrit par

« The Gathering » est la définition même de l’ennui. Les airs entrent par une oreille et ressortent par l’autre, sans même avoir eu le temps de résonner dans la tête. Digne des ménestrels d’antan, la voix fade et insipide de Dave Heumann est à peine plus distincte. Le chanteur d’Arbouretum a lu en profondeur les écrits de Carl Jung, un psychiatre et psychologue suisse, afin d’en tirer l’inspiration pour cet album. Et il est vrai que le résultat obtenu est à peu près aussi assommant que d’essayer d’ingurgiter d’affilée une centaine de pages d’étude des comportements. Prenons la première piste « The White Bird », qui dure précisément 7 minutes 10. La mélodie est terne et tellement répétitive qu’elle en devient très vite lassante. On sent presque l’oiseau blanc, essayant de prendre son envol, enchaîné à un boulet (mais profitez de cette sensation parce qu’elle est l’unique existante tout au long des trop longues plages du cd). Et la scène dure encore et encore sans que rien n’y change. Jamais il ne décolle. Comme jamais « The Gathering » ne déploie de grandes ailes pour s’élever dans les airs. On reste les deux pieds sur une terre peu fertile, sans histoire. Même la poussière de cette lande n’a aucun goût.