Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de son nouvel album, « Adult Romantix », prévue pour le 22 août via son nouveau label Winspear. Cet elpee, inspiré par des textes de la période romantique comme…

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La vie explosive de Fine Lame

Groupe de rock poétique incisif, enflammé, tumultueux, exalté, tranchant, Fine Lame convoque le rock français à appétence littéraire et la tradition du spoken word anglo-saxon. Le groupe a sorti un premier Ep 5 titres le 29 novembre 2022 qui évoque tant le…

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Arshid Azarine

La vorticité d’Arshid Azarine…

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Pianiste de jazz, chanteur et compositeur franco-iranien, Arshid Azarine est l'un des grands représentants du jazz persan en France.

Son quatrième elpee, « Vorticity », est paru ce 12 avril 2024. Il est imprégné à la fois des événements qui viennent de se dérouler en Iran, de sa vie personnelle et de ses deux passions inséparables : la recherche en imagerie cardio-vasculaire et le jazz d'inspiration persane.

Cette dernière année a été surtout marqué par un engagement d'Arshid Azarine au sein du collectif Barayé, constitué en octobre 2022, en soutien au mouvement Femme, Vie, Liberté.

Après trois albums qui l'ont amené à se produire dans de nombreux concerts et festivals internationaux on le retrouve, pour ce long playing, avec ses deux partenaires de toujours : Habib Meftah aux percussions et au chant ainsi que Hervé de Ratuld à la basse.

En ce sens, cet LP composé de neufs titres, promet une expérience sensorielle, touchante et poignante. « Vorticity » n'est pas un album de musique ordinaire : c'est un phénomène en soit. Une œuvre de création totalement singulière dans son expression la plus pure.

Pour le titre maître, il a reçu le concours de Golshifteh Farahani. Le premier son de cette compo est une note de piano très grave. Cette note initiale, alarmante, se transforme ensuite en un motif captivant, beau, doux... mais aussi inquiétant, puisqu’il s'agit en réalité d'une pulsation, d’un bruit de scope, familier pour un médecin mais totalement inattendu ici, surtout lorsque la basse entre en jeu et que les percussions se font entendre en un 6/8 tragique, comme les danses transes funèbres en 6/8 de Bushehr, ville natale de Habib Meftah.

Le clip de « Vorticity » feat Golshifteh Farahani est à découvrir

Mazarin (France)

La Croisée Des Chemins

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Mazarin, c’est le célèbre cardinal qui a mis l'Hexagone à ses pieds, et son sort entre ses mains. Mais c’est également le patronyme choisi par Le Feuvre. Il est issu de Laval, en Mayenne. Echappé du groupe La Casa, (qu'il avait formé en compagnie de Jean-François Péculier), il a décidé d’embrasser une carrière solo, en 2012.

Le premier opus de La Casa, « Les trucs Abîmés », avait rencontré un certain succès. Ce compositeur/auteur/interprète et scénariste avait également écrit deux titres majeurs pour Hubert-Félix Thiéfaine : « La Ruelle des Morts  » et « Stratégie de l’Inespoir ». Deux perles qui ont permis au Jurassien de décrocher autant de disques. Les deux artistes partagent une même alchimie des mots, qu’ils traduisent en poésie. Pas étonnant que Lucas, le fils d’H-F, s’est chargé de la mise en forme de cet LP. Un ingénieur du son particulièrement doué, malgré ses 22 printemps. C’est déjà lui qui avait mixé « Stratégie de l’Inespoir  », le dernier long playing de son paternel, en 2014.

Le troisième collaborateur qui s’est investi pour ce projet s’appelle Frédéric Scamps. Fils de luthier roubaisien, il a fréquenté le Conservatoire, et à milité au sein du backing group de Johnny Hallyday. Il a également participé au deuxième chapitre de l’histoire de Stocks, comme claviériste.

Caractérisée par le recours à un marimba, « La Tête Dans Les Nuages » ouvre la plaque (‘C'est juste de la pluie, qui emporte tout, un nuage gris, qui assombrit tout, juste quelques larmes, qui tombent au compte-gouttes’). Bercée par une mélancolie douce, cette chanson nous parle de la Sambre. Une mélancolie qui baigne l’ensemble de l’œuvre. A l’instar de « Ce N'est Rien Du Tout » ou « La Mer », une plage enrichie de cordes de violon et de violoncelle. Susceptible de déchirer l’âme, « En Manque » lorgne vers Noir Désir. Et « Ma Ramure » pourrait figurer au répertoire de Thiéfaine.

« Le Temps Court » est le premier single extrait du long playing. La voix de Pierre glisse sur des beats électro. Des sonorités électroniques qui envahissent également « Allez Allez ». Plus pop, « La Croisée Des Chemins » lorgne vers les Innocents. De la pop, mais bien sucrée, dynamisée par des machines, qui alimente la comptine « A l'Ombre ». Et l’album s’achève par « Notre Place Au Soleil » ; de quoi réchauffer les cœurs, en cet automne un peu frisquet.

Un disque totalement de notre temps, qui ne boude pas pour autant les guitares, malgré ses expérimentations dans l’univers de l’électronique… 

Le Cardinal au coeur sentimental part en tournée en compagnie de Hubert-Félix Thiéfaine à travers tout l'Hexagone. Et pourquoi pas un petit crochet par la Belgique ?

Azari & III

I Bet That You Look Good On A Dance Floor

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Pour leur 3ème passage dans notre pays, Azari & III avaient jeté leur dévolu sur l’Orangerie du Botanique. Le lieu idéal pour y présenter les bombes dancefloor  de leur premier LP éponyme. A deux doigts du sold-Out, la salle bruxelloise a vibré comme elle l’a rarement fait. Parce qu’Azari & III en ‘live’, ça dégomme autrement que sur disque.

Les Canadiens d’Azari & III s’arrêtaient donc chez nous ce dimanche 12 février, après une visite au défunt Libertine Supersport et il y a quelques semaines à Louvain. Christian ‘Dinamo Azari’ Farley et Alphonse ‘Alixander III’ Lanza remettaient le couvert dans la capitale pour une nuit disco à souhait. Dans leurs valises, Karin Park, une première partie aussi large que mon index. La Suédoise au brin de voix à la Björk et Karin Dreijer dispense une electro-pop dark fortement influencée par The Knife. Sans pour autant marquer les esprits.

Ensuite, c’est au tour d’Azari & III de prendre possession des planches en se plaçant derrière leurs platines. L’illustration du disque occupe le fond de la scène. Et devant, ce sont Fritz Helder et Cedric Gasiada, les deux vocalistes, qui s’installent face aux micros. Le ton est donné par le magnifiquement kitsch pantalon-fuseau d’Helder et par les chorégraphies des deux hommes. Une déferlante de beats s’ensuit. Les morceaux de « Azari & III » passent sans accro la rampe du 'live'. Mieux encore, les deux DJs y magnifient leurs compositions sous cette mouture.

Sous l’Orangerie, le public est chaud comme on la braise. Dans l’assistance, on repère autant la fashion victim que le perdu qui se demande ce qu’il fait là. Mais la force du duo (quatuor ?) est de fédérer en deux temps trois mouvements. A gauche, à droite, devant, derrière, pas une seule paire de jambes demeure statique. La dernière fois que votre serviteur a eu la chance d’assister à un concert au Botanique où le public ne faisait qu’un, remonte déjà au passage de !!!, en novembre 2010. « Hungry For The Power », « Manic », « Reckless (With Your Love) », « Into The Night », tous les tubes de leur LP éponyme y passent.

Le seul morceau qui a fait tache dans leur setlist autrement impeccable est cet « Undecided », coupable d’avoir fait retomber la pression un court moment. Mais Azari & III auront très rapidement rectifié le tir en balançant un « Indigo » et autre « Tunnel Vision » plus qu’efficaces. Le show des quatre acolytes se referme une heure à peine après son lancement. Les Canadiens s’en vont sans se retourner après avoir acceuilli le bon tiers de l'assitance sur la scène pour une dernière danse. Pas grave, on a bien sué ce soir. Et si ce n’était pas Dimanche, dieu sait que la fête aurait bien pu continuer jusqu’aux petites heures sans que l’on ne s’en plaigne…

Organisation : Botanique

Mazarin (USA)

We’re Already There

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A l’écoute de ce troisième album de Mazarin, on ne peut s’empêcher de croire que le monde est beau. Le pas léger et assuré, nous avançons tranquillement sur le chemin de la vie. Gentil, ce disque demeure d’une simplicité déroutante. Chef de projet au sein de son groupe, Quentin Stoltzfus plante la pop de Mazarin dans un champ de psychédélisme. Aux côtés des Flaming Lips et autres Midlake, Mazarin alimente une nouvelle vague d’hymnes psychédéliques. Pour s’en convaincre, il suffit de boire les paroles de « For Energy Infinite ». L’intitulé de cette chanson prendra alors tout don sens. « At 12 To 6 » mêle le répertoire des Américains aux descentes pluvieuses des Britanniques d’I Am Kloot. Les guitares tendues d’« I’ll See You In The Evening » perpétuent le trip pop-psyché de ces quatre tarés. La fleur au bec, les soucis en poche, l’auditeur déprimé peut se laisser aller. A petit prix, la thérapie de Mazarin est à portée de main. « We’re Already There » vient donc nous rappeler qu’il est inutile de s’inquiéter. Il suffit parfois de chercher autour de soi pour apercevoir les traits de ses nouveaux amis. En route pour la joie !