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B.B. & The Blues Shacks

Businessmen

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Les Blues Shacks constituent certainement une des plus éminentes formations blues européenne. La meilleure en Allemagne sans aucun doute. Elle est, en outre, toujours fidèle au label teuton, Crosscut. Cette année, elle fête ses 25 ans d'existence. Les frères Alt sont toujours aux commandes : le chanteur/harmoniciste Michael, et le guitariste Andreas. Le line up est complété par le claviériste Dennis Koeckstadt, le bassiste Henning Hauerken, et le drummer Jochen Reich. Enfin, pour une majorité de titres, ils sont épaulés par la section de cuivres des No Blow No Show Horns. Et si la musique trempe bien dans le blues, elle est également contaminée par le R&B et le southern soul à coloration Stax.

"Out of tears" ouvre l’elpee. Un R&B particulièrement percutant évoluant sur un tempo très dansant. Dans un style proche de Jimmie Vaughan, les interventions d’Andreas sur sa gratte sont sémillantes. Et suivant le rituel, la voix de Michael se détache bien de l'ensemble. L’harmo est bien mis en exergue sur "Gimme this, gimme that", un blues classieux. "Take my name" nous entraîne dans l’univers sonore de Stax, un Memphis R&B, irrigué par l'orgue Hammond de Koekstadt. Les cuivres sont à la fête, et notamment la trompette de Stefan Gössinger ! "Business man" est un blues de bonne facture, au cours duquel chant, harmo, guitares et orgue tirent leur épingle du jeu. Saturée de swing, "Buckle up" est une plage instrumentale au tempo jazz mais au feeling Stax. A cause de l'orgue très Booker T et des cordes aventureuses d'Andreas. Ballade soul, "Lovin' night" libère toute sa tendresse. Koekstadt siège derrière le piano et Alt souffle par oscillations dans sa musique à bouche, tout au long de "Pardon me", un blues puissant mais élégant. Chez les Blues Shacks tout est parfaitement mis en place. Les arrangements s'emboîtent à merveille. Et "Rain all down my way" en est certainement la plus belle illustration. Une piste au cours de laquelle très texane, la guitare réveille les spectres de Vaughan, Albert Collins et Freddie King! Chant et harmonica excellent tout au long de "Who's dying now". Une seule reprise : "It was a dream". Un Chicago blues urbain écrit par John Brim. Une piste respectueuse de la version originale. Face au piano de Dennis, la voix empreinte d’une grande pureté rappelle Roosevelt Sykes voire Sunnyland Slim. Et Michael démontre qu’il a parfaitement assimilé cet art de souffler, institué par Little Walter. Tout au long de cet elpee, Green privilégie la quintessence de l’expression sonore. "Hot pants" permet aux envols de se succéder : piano, saxophone, guitare, etc. La voix de Michael évoque tantôt celle de Robert Cray, tantôt de Sam Cooke, sur la plage soul "Blues shadow". Nous sommes toujours à Memphis, proches du big band blues de BB King, lorsque les cordes d’Andreas sculptent "I overpaid my dues". Limpide, le timbre vocal est encore hanté par un Robert Cray des grands jours, sur l'émouvant "Blues shadow", un morceau caractérisé par une sortie d’Andréas sur sa gratte. Et les Blues Shacks de refermer cet album dans un climat chargé de swing, cuivré et teinté de jazz.

 

B.B. & The Blues Shacks

Come along

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Le plus notoire des blues bands germaniques compte déjà 23 années d'existence. Au départ, les Blues Shacks ont publié plusieurs albums chez Stumble avant de passer sur le label brêmois Crosscut. "Come along" constitue leur douzième elpee, un disque qui s’inscrit dans la lignée du précédent, "London days", soit un cocktail de R&B, de soul ‘Stax’ et de blues basique. Le line up des Shacks est identique, puisqu’il réunit les frangins Michael et Andreas Arlt, ainsi que le claviériste Dennis Koeckstadt. Sans oublier la section rythmique constituée de Henning Hauerken et Bernhard Egger. Pour accentuer l’empreinte R&B, le combo a bénéficié de la participation d’une section de cuivres, en l’occurrence The No Blow No Show Horns mais aussi de chœurs, assurés par les Shackettes.

L’opus s’ouvre par une compo imprimée sur un solide tempo dicté par le piano de Dennis. Tout au long de ce "True love in vain", la voix de Michael est autoritaire pendant qu’Andreas se libère déjà aux cordes! "Love like cash" trempe dans du pur Memphis R&B à forte coloration funk. Les cuivres enrobent la voix. Les interventions de gratte sont dignes d'Albert King. Celles de l'orgue Hammond sont chaleureuses ; et surprise, même l'harmonica se réserve son espace au sein de cet ensemble parfaitement huilé. "Come along with me" baigne dans une forme de soul exotique. Rythmes et percus alimentent ce climat, alors qu’une trompette apporte un rayon de soleil à la fête. Les Blues Shacks se réservent un Chicago shuffle explosif pour notre plus grand bonheur. Hanté par l’esprit de Little Walker, Michael met toute la gomme dans son Mississippi saxophone tout au long de ce "Get my stuff together". J’adore quand le R&B coule naturellement dans leurs veines. Tout particulièrement lorsqu’il permet un dialogue entre orgue et guitare. Et "Will you be there" en est une parfaite illustration. Un rythme allègre mais cool soutient le blues dansant "Don't take your time". Et au sein de ce climat rafraîchissant, réminiscent de JJ Cale, l’orgue Hammond se révèle irrésistible. "Anything you do" et "Wait in line" sont deux blues classiques, imprimés sur un mid tempo, qui auraient pu relever du répertoire de BB King. Deux plages impeccablement exécutées, il faut le souligner. Des percus syncopées communiquent des accents de mambo à "Doesn't matter anymore", un morceau au cours duquel le honky saxophone de Tom Müller est relayé par l'harmonica. Et on n’est pas au bout des bonnes surprises, puisque c’est dans le West Coast jump que Michael se met à souffler à la manière des maîtres du style, Kim Wilson et Rick Estrin, sur "I don't get it". Miss Bonito Niessen vient donner la réplique vocale à Michael, sur le tendre "Whatever you do", alors qu’à la ‘six cordes’, Andreas se révèle plus BB King que nature. L’opus s’achève par "Raise your voice", un titre classieux et bourré de swing. Un excellent album !

 

B.B. & The Blues Shacks

London days

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B.B. & the Blues Shacks est plus que probablement le meilleur groupe de blues sur la scène allemande. Dirigé par les frères Michael et Adreas Alt, respectivement harmoniciste/vocaliste et guitariste, cette formation implique également Denis Koeckstadt au piano, Henning Hauerken à la basse et Bernahrd Egger aux drums. Leurs débuts remontent à 1994, année au cours de laquelle, ils publient "Feelin' fine today". Quatre elpees paraîtront ensuite chez Stumble. Puis, ils signent pour Crosscut, le label blues de référence en Allemagne. Ils y ont aligné "Midnite diner" en 2001, "Blue Avenue" en 2003, Live at Vier Linden" en 2005 et "Unique taste" en 2008.

Le titre de ce nouvel opus ne laisse planer aucun doute : l'album a été enregistré à Londres. Au studio Toe Rag, très exactement, sous la houlette de Liam Watson, un producteur qui a notamment travaillé pour les White Stripes et Hugh Cornwell (ex-Stranglers).

L'album s’ouvre par "Real good times", une compo qui nous entraîne dans l'ambiance Stax des années 60. Du R&B entraînant et dansant imprégné par l’orgue d’un prestigieux invité teuton, Raphael Wressnig ; et enrichi par une section de cuivres. Percutant, "This time baby" embraie dans le même style. Les cuivres et l'orgue sont toujours bien présents. La voix autoritaire de Michael est renforcée par des chœurs masculins. Dennis signe une brillante sortie au piano. Les Blues Shacks reviennent dans un style qui correspond davantage à leur identité, en injectant une énorme dose de swing dans "High class lonely", un morceau au cours duquel Andreas sort un bijou de solo, sur le fil du rasoir, digne de Jimmie Vaughan. Michael en souffle de bonheur dans l'harmonica qu'il est enfin parvenu à extraire de sa poche. En toile de fond, Wressning soigne l’expression sonore de ses interventions à l’Hammond B3. Ballade soul, "Just you" est finement ciselée. Chicago blues puissant, "Between the lines" est imprimé sur un tempo élevé. Les styles de Little Walter et Billy Boy Arnold ont adopté un traitement moderne. La cohésion des musiciens est remarquable. Michael chante "It hurts so good", sur un tempo relax, balayé de chœurs doo wop. Sillonnant ces routes du Sud, Andreas se sent inspiré et libère ses cordes face aux cuivres médusés! Cette utilisation du doo wop si populaire dans les fifties hante cet elpee. Et se révèle remarquable tout au long de "My baby's alright", une compo proche d'un shuffle texan à l’intensité dévastatrice, au cours de laquelle l'harmo nous transperce l’âme. Manifestement, ce sont les parties vocales qui ont surtout bénéficié du travail opéré dans ce studio londonien. Ce qui explique pourquoi Mr Alt chante aussi majestueusement les indolents "How long can you go" et "Once in a while". Deux plages absolument remarquables. Retour à Memphis pour défier "Fools getting stronger", un morceau qui sonne plus BB King que nature ; et pour cause Andreas parvient à faire revivre Lucille, sur le Vieux Continent. "Miss wrong" nous traîne vers la Nouvelle Orléans, une compo agitée par des percus si caractéristiques, et balisée par les accords de piano syncopés dispensés par Koeckstadt, dans l’esprit de Professor Longhair. "Turnaround" marque le dernier retour au style Stax. L’opus recèle un bonus track : "Autumn sunset". Un swing blues tout en délicatesse et subtilité que Michael conduit à la manière de Toots Thielemans. Excellent!

B.B. & The Blues Shacks

Live at vier Linden

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BB & the Blues Shacks est incontestablement un des meilleurs groupes européens de blues. Fondé en 1989, il est responsable de toute une série d’albums fort intéressants, dont "Live at Lucerne Blues Festival" en 98, "Straight blues" l'année suivante (NDR : une plaque partagée entre face swing et blues), "Midnight diner" en 2001 et enfin "Blue Avenue" en 2004. "Live at vier Linden" est un nouvel opus enregistré ‘live’. Une œuvre immortalisée dans leur bonne cité de Hildesheim, au cours de l'été 2005. Leur répertoire puise allègrement au sein de la musique des années 40 et 50, et principalement dans le west coast swing. Pour y parvenir, ils possèdent tous les atouts indispensables et nécessaires dont deux leaders/solistes extrêmement talentueux ; en l’occurrence les frères Andreas et Michael Arlt, respectivement, guitariste/harmoniciste et chanteur. Ils sont soutenus par le pianiste Dennis Koeckstadt et une section rythmique taillée sur mesure : Henning Hauerken à la basse acoustique et Andreas Bock aux drums. Les frangins Arlt signent, en outre, l’intégralité du tracklist proposé tout au long de ce concert.

L’elpee s’ouvre par "Hot shot bop", un instrumental qui met déjà en exergue le talent fou manifesté par Andreas sur les cordes. Chicago blues rythmé au refrain inspiré, "Let's get crazy" est une synthèse de toutes les influences embrassées par Michael : de Little Walter à Sonny Boy Williamson en passant par Big Walter Horton. "She's goth er eyes on you" est un blues qui baigne dans les swamps de la Louisiane. Michael s’y révèle très proche de la démarche d’un Kim Wilson, tandis qu’Andreas - et ce n’est pas une surprise - marche dans l'ombre de Jimmie Vaughan. Le spectre Fabulous Thunderbirds envahit à nouveau "Lose my mind". Les Teutons sont de grands spécialistes aux ivoires. A l’instar d’Axel Zwingerberger ou encore de Christian Rannenberg. Dennis nous le rappelle tout au long de ce boogie. Et se déchaîne lorsqu’il embraie par "Stompin' and rollin'". Le guitariste reconnaît pour influences majeures des personnages aussi notoires que T-Bone Walker et Tiny Grimes. Plages swing, "Can't hide love" et "Hear my baby naggin'" en sont les plus belles démonstrations. Incroyablement doué, il se révèle même proche des meilleurs élèves américains tels que Kid Ramos, Alex Schultz, Junior Watson ou encore Rusty Zinn. Andreas possède plus d'un tour dans son sac. Il a bien étudié la technique des guitaristes du Chicago Westside. Et en particulier celui d’Otis Rush et de Magic Sam. Long blues lent, "Good night's sleep" est un nouveau tour de force. La voix de Michael Arlt passe également bien la rampe. Assez proche de Kim Wilson, elle donne sa pleine mesure sur "Letter from my baby". Ce concert chaleureux s’achève par "Ain't a home no more", un shuffle conquérant sans doute, très texan sans aucun doute. Un disque tout simplement brillant !

 

B.B. & The Blues Shacks

1-16 Blue Avenue

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Les Blues Shacks constituent une des toutes meilleures formations de West Coast jump européennes. Et je ne m’avance pas trop en proclamant, qu’il s’agit tout simplement d’une des meilleures formations de blues. Le groupe a été fondé en 1989 par les frères Alt. En l’occurrence, le guitariste Andréas (NDR : aujourd’hui âgé de 37 ans), et le chanteur/harmoniciste Michael (NDR : de 34 ans balais). Le groupe a déjà commis six albums pour le label Stumble : "Feelin' fine today" en 1994, "Jive talk, slow walk" en 1995, "Reality show" (avec Kid Ramos et Fred Kaplan) en 97, "Live at Lucerne Blues Festival" (avec Tad Robinson) en 98 ; et enfin, pour célébrer leur dixième anniversaire, ils se sont fendus d’une double sortie en 99 ("Straight blues – Big swing", partagé entre une album de swing et un autre de blues). Les Shacks ont alors signé chez Crosscut, pour lequel ils ont gravé "Midnite diner". En 2001.
 
L'album s'ouvre par "Cool drinks", un thème instrumental qui met en place les différents acteurs musicaux. Andréas Alt a invité le prestigieux Alex Schultz et s’appuie déjà ici sur la remarquable section rythmique composée d'Andreas Bock aux drums et de Henning Hauerken à la basse. Les échanges de cordes opérés entre les deux brillants protagonistes sont, vous l'aurez deviné, de haute facture. En outre, Alex libère une de ces tonalités ! "Do to me " est un blues assez classique, au tempo modéré. Le piano de Dennis Koekstadt entre dans la danse, mais ce sont les guitares qui se partagent la vedette. Alex Schultz est au sommet de son art. Il est réellement et facilement un des tous meilleurs. Ce qui n’est pas une raison pour négliger l’excellent prestation au chant de Michael Arlt. Ce dernier sort enfin l'harmonica de sa poche et attaque "Wait on honey", la revue des plans de son maître Little Walter, bien sûr, dans la tête. Michael se mue en adepte de Sonny Boy II pour aborder "Give and take a little". Le piano de Dennis donne le change. Imprimant un tempo élevé, la machine à swinguer teutonne est brillante. A l’instar de "Beauty parlor gossip", caractérisée par une extraordinaire envolée de Schultz. "Can't hide love" épouse une forme plus paisible et sereine, autorisant de nouveaux échanges souverains entre les deux gratteurs. Les acteurs s'amusent ! L’instrumentation vire carrément au jazz sur "Answer to TT special". Tandis que la section rythmique s’agite, les solistes sont à la fête. Michael joue comme un Toots Thielemans soudain rajeuni. Dennis au piano et Andreas forcent le respect. Eclectiques, ils peuvent virer franchement au rock'n'roll. A l’instar des Fab Ts de la grande époque. Et "If that ain't love", au cours duquel Dennis martèle ses ivoires, en est la plus belle démonstration. Dans un registre proche, "If you don't want me" est un shuffle joyeux. Le piano soutient la section rythmique. Tout semble naturel jusqu'à la sortie de l'harmonica de Michael qui ponctue un des meilleurs instants de l'album! Le frère souffleur est désormais lâché. Sur 'Mad man blues", il crache avec puissance des petites phrases empruntées à Little Walter. La joie est à bord ! "Rambling kind" est encore une bonne plage rythmée. Le blues lent n’a pas été négligé ; et "Good night's sleep" l’incarne à la perfection. Ponctué d’un superbe solo tout en retenue, accordé par Andreas Alt, sa montée en puissance progressive déborde d'expression et de sensibilité. Un excellent elpee de plus à mettre à l'actif des Blues Shacks. Faut dire que cette formation dégage une telle aisance. Et elle en fait une nouvelle démonstration tout au long de la dernière plage, "Shipwrecked". Je vous recommande chaudement cette plaque !