La nation fantôme de The Besnard Lakes…

Le septième opus de Besnard Lakes, « The Besnard Lakes Are the Ghost Nation », paraîtra ce 10 octobre, confirmant ainsi son statut de l'un des groupes les plus constants de ces 20 dernières années, dont la vision et la qualité sont difficilement égalables…

Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare,…

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Bénabar les regarde danser…

Bénabar est de retour et nous propose un nouveau single intitulé « Elles dansent », un titre fondamentalement pop, joyeux et émouvant, qui raconte une histoire de famille ou d’amis dans laquelle chacun pourrait se reconnaître : un moment de joie et de liberté…

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Guantanamo Baywatch

Desert Center

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On peut s’attendre à tout d’un groupe quand il choisit pour patronyme Guantanamo Baywatch ! Issu de Portland, dans l’Oregon, ce trio fondé en 2010 nous propose son quatrième elpee. En 29 minutes, il déverse des effluves surf, psyché et forcément garage, vitaminées à souhait. 

Entre obligatoires mais impeccables plages instrumentales (« Conquistador ») et vignettes estivales baignées de soul (« Neglect »), il entretient un ‘spirit’ rock’n’roll 50’s (« Mesa, AZ »). Le tout avec un fort goût de ‘Tarantino movie’… of course !

Bayonne

Primitives

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Patronyme curieux et insidieux pour le projet de ce discret artificier texan dont la musique baigne dans l’électronica. Roger Sellers ne sort, en effet, pas la grosse artillerie basque façon ‘Jean-Pascal de la Star’Ac’, mais des ritournelles électroniques minimalistes qui doivent autant à Animal Collective (« Intro », « Appeals »), aux rythmiques africaines (« Spectrolite »), au folk teinté d’americana (« Living Room ») qu’à l’ambient résolument dominée par les claviers (« Lates »). Judicieusement baptisé « Primitives », son premier opus solo a été, en général, enregistré au cours de l’année 2014. En s’aidant de son falsetto, rappelant parfois Sufjan Stevens, l’Américain tisse ses vignettes très mélodiques aux rythmes envoûtants… Belle découverte que cet artiste dont l’expression sonore baigne au sein d’une subtile douceur vaporeuse issue d’un Texas qu’on imagine tellement plus brutal…

 

Bombay Bicycle Club

Une histoire de couleur !

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Toujours fidèle à sa maison de disque Island Records, Bombay Bicycle Club avait décidé de présenter son cinquième et dernier opus, entre les murs de l’Orangerie du Botanique, ce dimanche. Intitulé « So Long, See You Tomorrow », il est sorti le 3 février dernier. C’est après avoir remporté le prix de la révélation britannique lors des NME Awards 2010 face à une concurrence féroce (The XX, The Big Pink, La Roux, The Olivers et Mumford and Sons), que les quatre (six sur scène) musiciens du Nord de Londres sont rapidement devenus les petits protégés de la presse britannique, succédant à des noms prestigieux (MGMT, Arctic Monkeys, Kings of Leon, The Libertines et The Strokes). Fort de son soudain succès, B.B.C. va aligner pas moins de cinq albums en un temps record (inférieur à quatre ans) et se produire en concert aux côtés de groupes tels que les Pixies.

Si « Flaws » –deuxième elpee sorti en 2010– avait plutôt plongé gentiment dans l’acoustique, son successeur, « A Different Kind Of Fix » (2011), a rebranché ses câbles sur 220 volts, inscrivant le groupe dans la lignée de formations comme les Arctic Monkeys. Maintenant, il ne restait plus au public de l’Orangerie qu’à attendre 21h pour découvrir les nouvelles modulations scéniques de ce band sans cesse à la recherche de nouvelles sonorités.

Brillamment emmenés par la voix tremblotante d’un Jack Steadman au charisme de moins en moins larvé, « Overdone » surprend d’emblée d’une intro percutante et d’une orientation electro-catchy qui ne manquent pas de remuer les foules. Et dès « It’s Alright Now », la tendance se confirme. Deux nouveaux morceaux qui donnent, à bride abattue, le ton du quatrième opus face à un public totalement réceptif. La salle se réchauffe rapidement et le sourire qui s’esquisse sur le visage des spectateurs, tout droit sortis d’un terne dimanche froid et pluvieux, en dit long. 

Un fond de scène décoré par la pochette de « So Long, See You Tomorrow » sur lequel les lumières bicolores alternent. Des saccades d’orange ou de bleu selon les mélodies et les albums. C’est ainsi qu’un orange éclatant vivifie l’espace lorsque résonnent les morceaux les plus dynamiques et vire au bleu glacial et abyssal, imprimant profondeur aux plus introvertis. Un orange absolu et sans nuances s’allie avec bonheur aux sons nerveux de « Your Eyes », plage phare de l’excité troisième album « A Different Kind Of Fix ». Les guitares grondent, la batterie secoue ferme et les lights aveuglent. Excellent ! Profitons-en pour saluer l’omniprésence et la performance sans faille aux drums de Suren de Saram qui, tout au long du set, va lui donner du corps. Ils nous ont régalés de leur exquise précision. Et de l’impact de leur puissance. Chapeau l’artiste !

Périodes bleues. Steadman échange quelques mots avec l’audience avant que la tension ne retombe et qu’il ne prenne place derrière le piano. Le calme se love au fond des yeux et les lumières bleues viennent éclairer les mélodies plus sereines de « Eyes Off You » et de « Lamplight », toutes deux issues du flegmatique « Flaws » (2010). Ou encore « Whenever, Wherever » sur lequel le frontman joue décidemment la carte de la modestie en nous rappelant que le titre est actuellement numéro 1 des charts UK. Sans doute pour son joli format radio car il a été certainement le morceau le moins inspiré de la soirée.       

Il faut cependant avouer que Bombay Bicycle Club ose l’originalité, la mixité des textures. Le groupe fusionne les instruments, les voix et les genres qu’il harmonise avec beaucoup de talent. Tout s’entremêle mais rien n’est laissé au hasard. Un rock british qui se laisse aussi vêtir de fragments exotiques sur quelques morceaux. Ainsi, alors que « Fell » se teinte de musique orientale, « Always Like This » se colore d’une bossa nova qui prendrait  les chemins ensablés des plages de Copacabana. Culotté mais réussi.    

Une fin de concert explosive qui ne laisse pas le spectateur insensible face au brillant et jouissif single « Carry Me » aux guitares nerveuses et aux synthés abrasifs. Et un seul rappel va suffire pour nous achever : « So Long, See You Tomorrow ».

Un concert intelligemment orchestré dont la variation continue des mélodies et des couleurs ne laisse guère le temps de respirer. 18 titres qui défilent à une vitesse surprenante et donnent envie d’explorer plus avant l’univers musical complexe de ce jeune groupe anglais.

(Organisation Botanique)

 

 

Bayside

Bayside

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Encore un groupe d’emocore. Un de plus ! Originaire de Long Island, Bayside aime les vocalises affectées et les grosses guitares, c’est une certitude. Bénéficiant d’une production efficace (batterie marteau et mur d’accords électriques), ce premier album le leur rend bien et a apparemment déjà conquis près de 40.000 acheteurs téméraires. Il faut dire que dans la catégorie ‘rock teen-ager émotionnel’ cette formation, qui doit faire chialer plus d’une adolescente dans sa chambre tapissée de posters, se défend plutôt bien. Mélodies héroïques efficaces, voix torturée influencée par Morrisey (« Blame it on Bad luck », un des bon titres du disque, rythmique enlevée digne d’un « Final Countdown n°2 » : le tableau brossé par nos jeunes amis possède touts les atouts pour finir en clip sur MCM, entre le nouveau morceau d’Indochine et une petite ballade de Kyo. Manque plus que quelques plans séquence, montrant un pauvre perdu se faisant humilier par deux ou trois joueurs de football américain, dans un lycée, et l’affaire est dans le sac…

Matthew Bayot

Circling Buzzards

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Dans la plus pure tradition americana, le singer songwriter Matthew Bayot entrouvre le portique de son jardin secret. Entre une guitare et un banjo, l’auditeur apaisé découvre ce nouvel adepte du sitar, être sensible, âme artistique perdue entre l’Inde et les grandes étendues nord-américaines. « Circling Buzzards » présente de beaux atouts. C’est un disque artisanal fouillé, pétri d’influences passionnées, d’un amour profond pour les musiques. Car ici, il est bien question de musiques. Matthew Bayot se perd sur les strates continentales. Au terme de ses voyages mystiques, il revient armé d’un sitar, dont il joue avidement dans un style inspiré des performances du maître de Bénarès, le grand Ravi Shankar. A l’écoute d’un trip acide comme « Gin With Jodi », la référence devient inévitable. Les chansons de Bayot traversent des contrées connues, des villages où résident South San Gabriel, Sufjan Stevens, d’illustres lieux de pèlerinage où reposent Georges Harrison, Elliot Smith. La musique de Matthew Bayot est belle, elle laisse entrevoir une nouvelle hallucination hippie sur l’Inde, ses coutumes et ses croyances. Cette illusion repose sur dix chansons, gracieusement ficelées autour d’un sitar universel. L’instrument d’une seule nation. Under a Groove ?

Bay

Alison Rae

Bien que pratiquement inconnu sur la scène pop/rock contemporaine, ce duo vient de graver un double album. Si sur le deuxième morceau de plastique Jason Taylor et Aidan Moffat abordent un répertoire exclusivement acoustique, sur le premier disque, ils tâtent tantôt de la noisy (Sweverdriver, Ride), tantôt de la lo fi (Swell). Des expériences qu'ils ont cependant menées en complétant leur line up de trois musiciens studio. Et c'est sous cette formule que l'expression nous semble la plus intéressante. A cause de ces accords de guitares constamment ébréchés, mais terriblement efficaces, de cette ligne de basse mélodique et de ces vocaux éthérés. Un disque qui implique, en outre, une cover d' "In every dream home heartache" de Roxy Music et une autre empruntée à Nick Drake, mais dans une interprétation minimaliste, "Which will"...