Baby Dee et l’enfant de l’amour

Baby Dee est la seule personne que j’ai rencontrée sur Terre qui renferme véritablement une multitude de facettes. Baby Dee a eu plus de vies que le Dalaï-Lama. Elle a été arboriste, artiste de cirque, musicienne de rue et organiste d’église convaincue d’être…

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Isabelle K

De l’obscurité à la lumière…

Écrit par

Isabelle K est une artiste française, qui partage sa vie entre Paris et la Normandie. Elle sort aujourd'hui son premier album solo "Noir", qu'elle a entièrement produit, écrit et réalisé.

Son parcours éclectique riche en formations, collaborations et expériences diverses, aussi bien en musique, théâtre, cinéma, vidéo et arts plastiques lui a permis d'approfondir au fil du temps, sa sensibilité, son indépendance artistique, pour aboutir enfin à ce nouveau projet.

Elle se livre à cœur ouvert, sur sa fragilité, ses doutes, ses illusions perdues, la perte d'êtres chers, la possibilité d'une renaissance.

Une plongée dans un univers poétique, onirique et sensuel, où les textes essentiellement écrits en français sont à la fois parlés et chantés, sur des beats qui nous tirent vers la vie.

Pop, soul, électro, jazz, rock... ce voyage au cœur de l’obscurité aboutira vers la lumière.

Le clip de "Supersex" est à découvrir ici

 

 

Cibelle

Un concert en demi-teintes...

Écrit par

C'est dans une ABBox clairsemée que la Brésilienne Cibelle est venue présenter son deuxième album. Intitulé « The Shine Of Dried Electric Leaves », il devrait bientôt atterrir dans les bacs des disquaires. Le single « London London », auquel a participé Devendra Banhart, commence à se frayer un chemin dans les playlists des radios nationales. Il est chargé de faire connaître un peu plus du grand public une chanteuse qui n'a jusqu'ici touché que les amateurs de nouvelle pop brésilienne.

Trois musiciens accompagnent la donzelle habillée de noir pour l'occasion : un batteur et deux guitaristes. L'un d'eux n'est autre que Mike Lindsay, préposé aussi à l'électronique et coauteur (avec Cibelle) de la majeure partie des titres du nouvel album. Certains d'entre vous en ont peut-être déjà eu un avant goût à l'écoute du quatre-titres « About A Girl », paru il y a quelques mois. Le concert débute par ce mélange d'avant-garde électronique et de bossa nova propre à la chanteuse, qui pour ce soir semble avoir du mal à entrer dans son concert. La faute peut-être à une salle un peu trop grande pour sa musique intimiste ou alors à l'éclairagiste de l'AB qui devait s'être endormi sur sa table pour ne laisser qu'une bien triste lumière blanche éclairer une bonne partie du concert, avant que Cibelle le prie gentiment de varier ses effets. La chanteuse lance des boucles vocales dans un de ses micros et se sert de ce tapis pour poser sa voix sur des chansons vaporeuses qui se disloquent aussi soudainement qu'elles sont apparues, renforçant l'atmosphère rêveuse déjà présente sur les disques. Les musiciens ne semblent pas être tout à fait à l'aise lorsqu'ils jouent sur les bandes pré programmées de Mike Lindsay. C'est quand l'électronique passe à l'arrière plan que la magie opère. La musique se simplifie alors dans des structures plus pop qui permettent à la magnifique voix de Cibelle de s'imposer, moments malheureusement un peu trop rares dans ce concert en demi-teintes…

Après un rappel expédié en vitesse, Cibelle laisse la place au groupe du percussionniste cubain Miguel 'Anga' Diaz. L'homme possède un solide cv : Irakere, Afro Cuban All Stars, et d'innombrables collaborations. Il vient défendre son album « Echu Mingua », paru en 2005 chez World Circuit. Une œuvre hybride où l'homme touche au funk et le marie aux éléments latins. Plus chaleureux et visiblement contents d'être là, les musiciens livrent une première partie de concert irréprochable. Dee Nasty, dj symbole du hip-hop français, est aux platines et balance des scratches inspirés tout au long du concert. Il en va de même pour les autres musiciens (chant, contrebasse, trompette, instruments traditionnels africains et congas joués par Baba Sissoko) qui se lanceront pendant une heure dans des joutes musicales jamais gratuites et pratiqueront du latin jazz de  tout premier ordre. Seulement voilà les personnes présentes sont quand même là pour danser et le groupe finira par se sacrifier à jouer des titres un peu plus accessibles ; loin d'être indignes, mais quand même beaucoup plus convenus.

 

 

Belle & Sebastian

Un groupe profondément attachant...

Depuis leur passage remarqué au Botanique, il y a environ quatre ans, les charmants Ecossais de Belle and Sebastian n'étaient plus jamais revenus fouler les scènes de notre plat pays. Selon Stuart Murdoch, le chanteur à la voix d'ange mais aux idées noires, ce concert-là n'était pas à retenir dans les annales du rock… " Nous essayerons de mieux jouer cette fois-ci ", lance-t-il goguenard aux fans venus nombreux en cette fin de journée printanière pour déguster ses chères ritournelles folk-pop. Mais quoi qu'il dise, on ne le croit pas : ce concert, il y a quatre ans, était fiévreux et onctueux, et l'on croise les doigts pour qu'encore une fois, lui et ses amis nous emmènent dans leur petit monde chéri, où les délicats Simon and Garfunkel (pour les mélodies) jouent à la marelle avec Stephen Jones (pour l'ironie) et Leonard Cohen (pour la poésie). Venus spécialement pour promouvoir leur nouvel album (bientôt dans les bacs) et la BO de " Storytelling " (qu'ils ont composée), les douze (ou treize ?) membres du groupe ont tout l'air d'un groupuscule néo-hippie, les chemises à fleur en moins : en parfaite symbiose pendant tout le concert, ils n'auront de cesse d'échanger leurs instruments, comme on se passe un joint. L'atmosphère est d'ailleurs des plus bucoliques, et les mélodies chantées à bout de voix par Stuart et sa jolie copine semblent parfaites pour les veillées autour du feu… Mais attention : derrière ses complaintes baba susurrées d'une voix presque enfantine et ces minois charmants se cachent des petits malins qui jouent avec nos nerfs, plus proches de songwriters comme Randy Newman que de la Kelly Family. Car en se penchant sur les paroles de leurs chansons soi-disant guillerettes, l'auditeur attentif trouvera des thèmes souvent pessimistes, voire glauques. Belle and Sebastian n'est donc pas un groupe pour midinettes, mais plutôt le moyen idéal de refouler ses pulsions négatives dans une musique apparemment inoffensive : en d'autres termes, celui qui dit encore une fois que c'est de la musique de tapette a mon poing dans sa figure.

A part ça, le concert privilégia dans sa première partie de nouvelles compositions, dont une très flamenco. Puis les tubes s'enchaînèrent, de " Dog On Wheels " à " Sleep The Clock Around " en passant par " The Fox In The Snow ". En une heure et demie, Belle and Sebastian a prouvé, encore une fois, qu'il était un grand groupe, peut-être pas assez aventurier (c'est finalement toujours à peu près la même recette) mais profondément attachant.

 

Belle & Sebastian

The third eye centre

Écrit par

Le dernier opus de Belle and Sebastian, « Write About Love » remonte à 2010. Il serait donc temps que le groupe se décide à publier un nouvel opus studio. Pour tenter de nous faire patienter, il vient de sortir une compile qui couvre la période oscillant entre 1997 et 2002. Soit la moins intéressante de leur carrière. D’autant plus que la plupart des plages sont des chutes de studio, et la moitié d’entre elles ne sont même pas chantées par Stuart Murdoch. Néanmoins, sur les 19 pistes, on relève quand même quelques morceaux intéressants, dont un remix du « I’m a cuckoo » par The Avalanches, subtilement parcouru de percus et de chœurs afro, et un autre particulièrement dansant de « Your cover’s blown », opéré par Miaoux Miaoux. Un véritable inédit ! Enfin, après l’allègre et contagieux « Suicide girl », le caribéen « Love on the March » et une perle de folk/pop soyeuse intitulée « (I believe in) travellin’ light », on peut tirer le rideau. Pas que les compos sont de mauvaise facture, mais elles font un peu pâle figure par rapport à l’œuvre de Belle and Sebastian.

On épinglera quand même le magnifique digipack qui habille le disque. Une des rares raisons qui pourrait pousser les aficionados à se le procurer…

 

Wild Belle

Isles

Écrit par

Wild Belle ou la petite pépite ensoleillée venue de nulle part. Quelques mois après avoir pointé le bout de son nez sur la blogosphère grâce à un (très) court Ep dont seront extraits deux singles imparables (« Keep You », « It’s Too Late »), le duo frangin-frangine Bergman délivre son premier rejeton. « Isles » est le disque estival en puissance, amalgamant délicatement des mélodies dub, reggae, soul et pop.

Sans jouir du même engouement que pour des Haim, Boy, Daughter ou CHVRCHES, les Chicagolais Elliot et Natalie Bergman proposent onze compositions les pieds dans le sable, entre des « Keep You », « Take Me Away » et « It’s Too Late » boostés par un saxo terriblement accrocheur ou un « Twisted » afro-pop que Vampire Weekend ne renierait pas, ainsi que des languissants « Happy Home », « June » et « Love Like This ». Et lorsque Natalie s’épanche sur l’épaule de son frangin pour se plaindre de ses histoires de cœurs sur « Another Girl » (‘Didn’t I Treat You Right ? I’m just another girl, another one…’), celui-ci en profite pour prendre une seule et unique fois le micro et endosse joliment le rôle de grand frère pour lui répondre ‘He’s not good for you, I told you so…’ sur une mélodie forcément insulaire, forgée au Casio (« When It’s Over »).

A défaut d’avoir le soleil au-dessus de nos têtes, autant en avoir à fond dans les oreilles. Et les petits ilots musicaux de Wild Belle en regorgent de bout en bout.

 

Marie-Paule Belle

ReBelle

Écrit par

Qu’est-ce qui peut bien pousser une artiste connue et reconnue comme Marie-Paule Belle à demander aux internautes de l’aider à produire un album ?

Au vu de la carrière de la plus connue des ‘Parisiennes’ un premier sentiment d’étonnement fait place à une espèce de logique implacable. La démarche de la Belle est en somme la plus honnête qui soit. Car in fine, un chanteur, un acteur ou tout autre représentant d’un des arts majeurs se doit de répondre à une demande, à une attente de la part de son public. Bien vu et… bien joué ; car visiblement, l’intérêt reste vif pour cette grande dame de la chanson française qui a vu son parcours débuter en… 1969. Soit hier !

Entamée il y a donc plus de quarante ans, la route de cette chanteuse rare, donc précieuse, est parsemée de titres drôles (« Les petits patelins »), truculents (« La Parisienne »), burlesques (« L'alibi de la libido »), nostalgiques (« Berlin des années 20 »), poignants (« Les princes travestis ») ou troublants (« Celui ») ...

Pour concocter ce nouvel album, elle a reçu le concours de ses complices de toujours, soit Françoise Mallet-Joris, Dominique Valls, Isabelle Mayereau, Michel Grisolla et Jean-Jacques Thibaud côté textes ; mais elle s’est également entourée d’une équipe de musiciens plus proches de l’orchestre de chambre que d’un studio d’enregistrement. Piano, violons, alto, violoncelle, hautbois, cor anglais, contrebasse et autres flûte forment l’accompagnement idéal pour l’interprétation de ces onze partitions musicales, toutes issues de la main de cette alerte sexagénaire délurée.

Fidèle à son habitude, la ‘ReBelle’ décline ses sentiments, passant de la tendresse à la folie, de la douceur à l’extravagance, de la mélancolie à la joie de vivre, abordant les thèmes de la vie sous toutes ses coutures.

La plage inaugurale, « Celles qui aiment elles », confession intime d’une vie privée qui n’a pas toujours été facile à assumer, dévoile et assume sans fausse pudeur sa féminité et son homosexualité. Celle qui clôt le disque, « Assez », dénonce les violences conjugales subies par Cécile qui pourrait bien être une de nos voisines si seulement on avait le courage d’ouvrir les yeux et d’intervenir quand pareil cas se présente.

Voix splendide, arrangements musicaux de qualité, textes concis, cette grande artiste paradoxalement discrète au cours de ces dernières années réussit son pari. On redécouvre une chanteuse de qualité au talent immense intact.

« Réveille-toi ! » nous suggère la pochette. C’est fait !

 

Belle & Sebastian

Write About Love

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Stuart Murdoch et sa bande ont mis quatre ans pour pondre « Write About Love », le successeur de « The Life Pursuit ». Entre-temps, Murdoch et une bonne partie de ses camarades ont gravé le premier LP du projet parallèle God Help The Girl, en 2009. Un disque qui aurait tout aussi bien pu être publié sous le sobriquet originel. Concrètement, il n’aura donc pas fallu attendre bien longtemps pour connaître la suite des aventures de Belle & Sebastian. « Write About Love » poursuit la phase ensoleillée et allègre de la discographie de la formation, entamée sur « Dear Catastrophe Waitress », en 2003. Mais pas avec autant de brio. Murdoch se casse ici les dents à plusieurs reprises, ses onze nouvelles comptines pop ayant un peu de mal à captiver. Le disque sonne beaucoup plus comme une série de faces B qui auraient été réunies pour le plaisir des plus inconditionnels de la formation.

La plume de Murdoch demeure l’atout principal du travail de Belle & Sebastian, mais ne délivre cette fois qu’une ridicule poignée de titres convaincants (« I Want The World To Stop », « Write About Love », « I’m Not Living In The Real World », « Sunday’s Pretty Icons »). L’intervention de Norah Jones au micro de « Little Lou, Ugly Jack, Prophet John » y est même anecdotique. « Write About Love » est d’un ennui surprenant, tant on imaginait l’esprit de Murdoch foisonnant de bonnes idées. Comme quoi, ça peut pas marcher à tous les coups…

 

Cibelle

Las Venus Resort Palace Hotel

Écrit par

Ex-mannequin brésilien, Cibelle (NDR : de son véritable nom Cibelle Cavalli Bastos) est née en 1978, à São Paulo. Elle entame son parcours artistique à l'âge de 14 ans. Elle devient ensuite actrice et tourne dans des publicités télévisées et des films. Cependant, elle sera vite rattrapée par sa passion pour la chanson.

Après des débuts remarqués dans l'album culte de Suba, « São Paulo Confessions », Cibelle quitte les plages dorées de son pays pour s’installer dans la brume londonienne. Et c’est là qu’elle fait paraître un premier album portant son nom en 2003. Celui-ci la place comme l'une des jeunes artistes les plus imaginatives issues du Brésil. « The Shine Of Dried Electric Leaves » est publié en 2006. Bénéficiant de la collaboration de Devendra Banhart, Spleen et encore Seu Jorge, il confirme toute l’étendue de son talent. Ce second opus lui permet de donner toute la mesure de son potentiel : Cibelle compose, joue, programme et crée un univers qui lui est propre.

Tout au long de ce troisième elpee, Cibelle ‘divague’ complètement… Elle imagine une histoire apocalyptique complètement abracadabrante. La planète est complètement détruite. Sauf le ‘Las Venus Resort Palace Hotel’, ex-club de vacances devenu le refuge des derniers survivants de notre terre. Et évidemment, ceux-ci font la nouba jour et nuit en écoutant Sonja Khalecallon (Cibelle) et son groupe. Mwouais, intéressant ! On est donc en pleine ‘comédie musicale’ délirante… Une nouvelle histoire pondue par notre Brésilienne complètement délurée, destinée à nous plonger dans son propre monde. Cibelle nous propose une balade contée déclinée en quatorze titres teintés de rock, d’électronique, de jazz, de folk et de divers styles de musiques latines.

Cet album-concept n’a de sens que si l’on a envie d’entrer dans cette folle histoire sortie d’une imagination fertile qui, avouons-le, déboussole quelque peu. D’un point de vue musical, on ne peut pas dire que les compositions soient dénuées d’intérêt ; mais dans l’ensemble, l’ennui est palpable… Il y a bien quelques titres qui sortent du lot ; mais au final, on reste un peu sur sa faim… Très spécial !

 

Speech Debelle

Un nouveau souffle

Écrit par

Jeune MC anglaise, Speech Debelle a soufflé les critiques anglais en s’emparant du prestigieux Mercury Prize, qui récompense d’une grosse somme d’argent l’artiste ‘le plus créatif’ de l’année. Première femme à remporter le prix en l’espace de 7 ans, elle succède fièrement à Elbow, Arctic Monkeys, Antony & The Johnsons ou encore Franz Ferdinand dans la liste des lauréats.

Et il fallait s’y attendre, sa venue à Bruxelles n’allait pas passer inaperçue. D’abord programmée au Witloof Bar, Speech Debelle, victime de son succès, a finalement versé son flow sur la scène de la Rotonde, reléguant ainsi les pauvres Baddies dans les sous-sols du Botanique. A 20h30, la jeune femme s’avance en toute décontraction sur le milieu de la scène, accompagnée d’un préposé aux grosses caisses, d’un bassiste et d’un violoncelliste. Affublée de lunettes et vêtue d’un gros pull blanc ainsi que de collants bleus, la petite MC salue le public bruxellois (NDR : son accent est à couper au couteau !) et entame son set par « The Key », titre mélangeant subtilement hip hop et jazz. De quoi donner le ton à la soirée.

Speech Debelle parcourt tranquillement l’entièreté de son premier ouvrage, « Speech Therapy ». Elle livre un hip hop vivant, humain, teinté d’une soul qui n’est pas sans rappeler les premiers travaux d’Erykah Badù. Lorsque vient « Wheels In Motion », Debelle se joue un peu de l’assistance en lui faisant croire, pendant quelques courtes secondes, que son producteur, le grand Roots Manuva, s’apprête à la rejoindre sur les planches. Petite déception lorsqu’elle avoue finalement que le co-interprète de « Wheels In Motion » est remplacé au pied levé par l’un de ses camarades de route. Néanmoins, le gars se montre plutôt talentueux ; de quoi pardonner à la chanteuse sa mauvaise blague. Une petite heure plus tard, Speech Debelle quitte la salle non sans avoir prouvé les raisons pour lesquelles le Mercury Prize est passé sous le nez de Bat For Lashes, Florence + The Machine, Friendly Fires ou encore l’insupportable La Roux. « Speech Therapy » est tout simplement un nouveau souffle pour le Hip Hop féminin made in UK.

Organisation : Botanique.

 

Olabelle

Olabelle

Écrit par

Olabelle ! Un bien joli nom de famille pour ce sextet new-yorkais qui s’efforce de relire l’histoire pour mieux la réinterpréter. Les mélodies traditionnelles s’offrent donc un lifting dans le salon d’Olabelle, coiffeur contemporain et typiquement américain. Le folk, le blues, le gospel et, au final, toute la souffrance de plusieurs générations noires américaines sont au centre des préoccupations de nos six musiciens. Vu d’ici, on frôle l’épure nationaliste. Toujours est-il que ce premier album éponyme s’ouvre sur un morceau du feu de Dieu : « Before This Time », un titre originellement composé par Bessie Jones et Alan Lomax. Le gospel suinte des baffles, on se met à taper dans les mains, à lever les yeux au ciel. On commence sérieusement à croire au miracle. Mais il faut déchanter. La suite du disque abandonne le gospel à ses champs de coton et part à la rencontre de sonorités convenues. Et si les voix féminines s’enlacent aux cordes vocales des mâles, copulant pour mieux nous bercer, on finit par s’endormir. Pas chiant, non. Mais pas forcément captivant, le répertoire revisité aurait, dans certains cas, mérité le repos éternel. Revisiter sans perdre l’authenticité : mission difficile. Impossible ? 

Cibelle

The Shine of Dried Electric Leaves

Écrit par

Pour ce deuxième album, Cibelle reste fidèle à Apollo Nove (déjà présent sur le premier album et auteur d’un chouette album solo l’an passé). Mais elle s’est adjoint aussi les services de Mike Lindsay (folkeux électronique chez Tunng) et d’une multitude de collaborateurs illustres : Seu Jorge (« Arrête là, Menina »), Devendra Banhart (« London London ») ou encore Yann Arnaud (mixeur des disques de Air). La belle Brésilienne a concocté un disque particulier et éminemment féminin, entre l’électronique intello et la musique folk, bruitages incongrus et racines brésiliennes. Le tout porté par cette voix très belle et des arrangements vocaux originaux. « The Shine of Dried Electric Leaves » demande plusieurs écoutes pour dévoiler sa saveur. L’auditeur persévérant sera largement récompensé, comme sur « Green Grass » (une magnifique reprise de Tom Waits), « City People », le radiophonique « Arrête là, Menina » et le très beau « Phoenix », qui fait penser aux moments les plus pop de Sonic Youth, mais joués avec peu d’électricité. Certes, la dilatation extrême exercée sur les éléments mélodiques rend l’écoute de certains titres (« Instante de Dois », « Mad Man Song », « Por Toda a Minha Vida », « Lembra ») laborieuse, l’auditeur éprouvant des difficultés à trouver un point d’ancrage dans ce magma sonore aussi impénétrable à appréhender qu’un rêve. Imparfait mais original, ce disque a le mérite de sortir des sentiers battus et révèle le talent grandissant d’une artiste qui devrait bientôt se révéler majeure.

Belle & Sebastian

The life pursuit

Écrit par

Orphelin de Suart David et d’Isobel Campbell (NDR: c’est à dire le co-fondateur et la chanteuse du groupe) depuis 2002, Belle and Sebastian était quand même parvenu à sortir la tête de l’eau en commettant le très honnête « Dear catastrophe waitress ». En 2002. Depuis, les aficionados ont dû se contenter d’un opus enregistré en public (« If You're Feeling Sinister: Live at the Barbican », 2005), de quatre singles ("Step Into My Office, Baby", 2003; "I'm a Cuckoo", 2004; Books, 2004 et "Funny Little Frog", 2006) ainsi que d’une compile de singles et Eps parus sur le label Jeepster (« Late Night Tales: Belle and Sebastian », 2005). Bref, pas grand-chose à se mettre sous la dent. Autant dire que le nouveau long format était très attendu. Bénéficiant de la production du réalisateur Huffer (Beck, Supergrass, Mariane Faithfull), « The life pursuit » nous offre toute une série d’excellentes compositions, avant de s’essouffler aux deux tiers du parcours. Délicatement bossa nova, « Act of the apostle I » est raffiné par de superbes harmonies vocales sixties. Légèrement countryfiant et délicieusement suranné, « Another sunny day » est traversé de guitares byrdisiennes. Le refrain est accrocheur. La combinaison du chant féminin et masculin judicieuse. Et la nostalgie omniprésente, malgré le tempo allègre. Imprimé sur un tempo rappelant vaguement Gary Glitter, « White collar boy » concède une mélodie pop réminiscente des Shins. « The blues are still blue » et le boogie « Sukie in the graveyard » évoluent manifestement dans un registre glam bolanesque. Discrètement cuivrée par une trompette, « Dress up in you » est une belle ballade satinée d’harmonies vocales à la Chumbawamba. R&B contagieux, « We are the sleepyheads » conjugue choeurs et claviers, dans un style immortalisé par Booker T & The MG’s. C’est à partir de cet instant que l’œuvre perd de sa superbe. La formation écossaise s’essaie alors au cabaret, au disco ou à l’électro. Sans vraiment convaincre. Reste quand même « For the price of a cup of tea », sorte de postcard teinté de soul et de r&b comme l’imaginait si bien Orange Juice. Et puis le très sixties « Funny little frog », dont le refrain semble pompé au « Death on two legs » de Queen et éventuellement le final de six minutes, « Mornington crescent », ballade qui met bien en exergue la voix posée, douce et sensible de Stuart Murdoch. Dommage que la fin ait ainsi été bâclée, sans quoi « The life pursuit » aurait pu revendiquer une place parmi les albums de l’année…

 

 

Cibelle

About A Girl E.P.

Écrit par

Le nouveau travail de Cibelle Cavalli est un bel objet double face. Le premier disque recèle quatre traces audio annonciatrices d’un deuxième album et l’autre le pendant visuel de ces compos sous un format dvd. S’ouvrant par « About A Girl », la magie opère et cette relecture électro bossa du classique de Kurt Cobain est empreinte d’une atmosphère mélancolique contagieuse. « Esplendor », une ballade acoustique truffée de subtiles interférences électro et portée par le beau timbre de voix de Cibelle constitue sûrement le meilleur morceau des quatre. Plus proche des paysages musicaux déjà exploités sur son premier album, « Gracefully » renoue avec les textures électroniques, les breakbeats et les atmosphères suspendues et froides. Réalisé en compagnie de son vieux compère Apollo Nove, « Noite de Carnaval » débute par une ligne de basse acide qui rappelle les débuts de la house avant de rencontrer une rythmique minimale et des accords de guitare concassés. Ici aussi, c’est une atmosphère proche du rêve fiévreux qui domine. Côté visuel, parmi les petites vignettes basiques de Cibelle et Elsa Dahmani à l’esprit bricolo, la plus jolie s’avère la colorée « Esplendor ». Un travail intrigant mais prometteur, qui pourrait constituer un bon point d’entrée dans l’étrange univers de la belle brésilienne.

Cibelle

Cibelle

Écrit par
Cette jeune brésilienne qui porte bien son nom n’est pas une inconnue pour les amateurs de brazil-électro. Comme sa compatriote Bebel Gilberto, elle a posé sa voix sur le séminal « São Paulo Confessions » du (défunt) producteur Suba, une plaque qui a insufflé un vent de jeunesse dans la pop brésilienne. Epaulée par le dénommé A9 qui se charge des programmations, elle s’est lancée dans la confection de ce premier effort bilingue (pas français-néerlandais mais bien anglais-portugais), paru l’an passé. Une entreprise pas encore parfaite mais plutôt réussie, Cibelle possédant une très belle voix qui rappelle un peu celle de la chanteuse de Morcheeba. Certes, ce grand écart entre mélodies et pure recherche sonore produit quelques fois des douloureuses courbatures : dans ces cas-là l’emballage électronique du bon A9 cache bien mal l’absence de vraies chansons. Cela dit la première moitié de l’album et les excellentes chansons qui la composent (mention spéciale au mélancolique « So sei viver no samba ») révèlent le talent en devenir du duo, déjà au travail sur un deuxième essai qui devrait se révéler décisif.

Belle & Sebastian

Books

Belle and Sebastian brille par sa constance : à chacun de ses albums c’est (presque) le bonheur… Et c’est pareil pour les maxis. Cette fois c’est « Wrapped Up In Books », tiré de « Dear Catastrophe Waitress » : une ritournelle pop comme on les aime, produite pourtant par l’infâme Trevor Horn. L’inédit ? « Your Cover’s Blown », qui comme d’habitude vaut son pesant de faces B (deux versions existent, longue ou courte). Belle and Sebastian, on aime : ce n’est plus un secret. Vivement qu’ils nous sortent une compile de tous ces chouettes morceaux relégués en seconde division, car ils valent mieux que ça.

Belle & Sebastian

Dear Catastrophe Waitress

Ouf ! La catastrophe est évitée : c'est qu'après l'indigent " Storytelling ", on avait peur pour Belle and Sebastian. Peur que Stuart Murdoch et ses amis d'Ecosse aient perdu, dans cet exercice de style (la BO), leur innocence et leur candeur si attachantes. Peur qu'après le départ d'Isobel Campbell, l'ambiance s'électrifie et les mélodies en pâtissent. Peur que toute cette troupe de vieux ados franchissent trop vite le seuil de l'âge adulte et y laissent leurs plumes d'éternels " freshmen ". Bref, peur que la magie s'éteigne. Ouf ! On a eu chaud. Parce qu'il faut bien dire que ce cinquième (sixième, avec la BO) album des Belle and Sebastian est une totale réussite, un rêve (de gosse) qu'on n'osait plus trop imaginer. Belle and Sebastian reste bien ce groupe un peu midinette qu'on chérit avec tendresse, qui ose toujours revendiquer ses penchants pour une pop un peu désuète, limite variet', sans jamais pour autant s'engluer dans de la guimauve de ménagères, tendance FM. Stuart Murdoch est l'un des (trop) rares songwriters actuels qui n'a pas peur d'en rajouter une couche, au risque de dégoûter toujours davantage ses détracteurs les plus féroces. Les autres s'en délecteront jusqu'à la crise de foie, certains qu'écouter cette pop savante remplacera toujours n'importe quelle cure de jouvence… Cerise sur le gâteau : la voix de plus en plus juste de Murdoch, qui ne chevrote plus à la moindre émotion, et la production, lustrée et clinquante, de Trevor Horn. De lui aussi, on avait peur : qu'il transforme nos fidèles compagnons de la chanson en copies carbone de Tatu ou de Frankie Goes To Hollywood. L'horreur. Heureusement, Stuart n'a pas lâché ses rênes d'équilibriste pop, même si on sent clairement l'influence de Trevor Horn sur un titre comme " Stay Loose ", très… Human League. Pour le reste, c'est du Belle and Sebastian grand cru, plein de cuivres, de violons, de chœurs et même de boogie-woogie (" Roy Walker "). Une véritable renaissance, et un grand disque de plus.

 

Belle & Sebastian

Storytelling

L'exercice périlleux de la BO de film semble un passage obligé pour bon nombre de groupes pop-rock soucieux de montrer leur savoir-faire ou de remonter la pente. Malheureusement, beaucoup s'y sont cassé les dents, y laissant souvent leur inspiration se noyer entre deux extraits de dialogues. C'est le cas de Belle and Sebastian : à trop vouloir copier-coller leurs ritournelles impressionnistes sur les images de Todd Solondz, Stuart Murdoch et sa bande de joyeux drilles ont oublié leur génie mélodique à la maison. Résultat : un pseudo-album en demi-teinte, limite ennuyeux. Où sont passés les airs d'antan et d'où sort cet instrumental, qu'on croirait chipé aux " Jeux Interdits " de Narciso Yepes ? A part ce " Wandering Alone " très Calexico et ce " Scooby Driver " wilsonien, rappelant les loopings pop de " Rollercoaster Ride ", " Storytelling " est une histoire à dormir debout.

Isabelle Boulay

Au moment d´être à vous

Écrit par

Si vous aimez les surprises, n'écoutez pas ce disque. Tout, absolument tout, y est convenu. Prenez les reprises par exemple : " Avec le temps " de Ferré, " Amsterdam " de Brel (a capella), " Et maintenant " de Bécaud, " Non, je ne regrette rien " de Piaf, on ne surprend pas l'auditeur avec ça. Sauf à le reprendre en hard rock ou en reggae, mais Isabelle Boulay n'a rien d'une joyeuse iconoclaste. Elle reste bien sage, chante bien comme on leur apprend, là, au Québec. Manifestement, un certain public adore, à entendre les réactions dans les salles de Paris et Montréal où cet album en concert a été enregistré. Personellement, ça me laisse absolument froid ; mais, si ça vous tente, sachez qu'elle chante encore Aznavour, Reggiani, Cabrel et Bruel, ses propres succès (" Je t'oublierai ", " Parle-moi "...) et offre les inévitables inédits (" Perce les nuages ", " Sans toi ", " Au moment d'être à vous ").

Isabelle Boulay

Mieux qu´ici bas

Écrit par

Dans la catégorie ‘chanteuses québécoises’, Isabelle Boulay est moins horripilante que Céline Dion. De là à dire qu'elle frise le génie, il y a de la marge... Pour vous situer le genre, elle a chanté trois ans dans Starmania, interprété des chansons de Zachary Richard et Serge Lama, et assuré la première partie de Cabrel. Si ces références vous inspirent...

 

Belle & Sebastian

Fold your hands child, you walk like a peasant

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Ce n'est pas demain la veille que Belle and Sebastian se retrouvera à l'affiche d'un festival hardcore. Non, trop gentil, il n'a pas sa place dans un tel événement. Ni pour participer à un festival, d'ailleurs. Tout au plus dans une salle ronde bruxelloise. Non, il faut écouter Belle and Sebastian assis confortablement (donc il ne faut pas aller les voir en concert). Prêt à s'assoupir en se laissant bercer par de doux rêves où peuvent nous emmener ces 11 comptines. Pourquoi Belle and Sebastian ferait-il une musique différente de celle qu'il nous propose depuis maintenant 4 albums ? Je vous le demande. Non, le groupe a sa patte, reconnaissable entre toutes ; et ce n'est pas ce nouvel opus qui changera les choses. Le style musical au sein duquel il évolue le confine dans un monde enfantin, candide, loin des tracas de la vie. Leurs âmes vivent dans la montagne, accompagnées d'un gros chien blanc et courent au travers de hautes herbes bien vertes. Tout au plus ils ont appris que John Lennon était mort et ont écouté l'intégrale de l'ex-Beatles. Ainsi qu'Elton John pour le piano (pas pour les costumes, quoique…). Mais le groupe a besoin de se recycler. La tentation du plagiat et une volonté de ne pas se répéter sont grandes. L'ennui c'est qu'il semblerait que ces motivations aient été les seules. Résultat des courses, en tentant de s'éloigner de ces précédentes compositions, la formation de Glasgow s'en rapproche dangereusement. Le prochain épisode nous dira de quel bois se chauffe réellement, Belle and Sebastian…

 

Belle & Sebastian

Ne pas avoir d’image est devenu notre image

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On les dit fragiles et délicats, tout sauf sévèrement burnés. Les Belle & Sebastian vous plaisent peut-être si vous aimez les Smiths, Ennio Morricone, Burt Bacharch ou Pulp ; et puis si vous ne crachez pas sur les accents country ou folk. Le groupe de Glasgow en est à son 4ème album (« Fold your hand child, you walk like a peasant ») qui confirme que la mode est aux titres longs. A l’interview, on nous avait promis le chanteur autiste ; on a dû se contenter de Richard Colburn, un batteur sympathique.

Votre chanteur Stuart Murdoch n’accorde pratiquement aucune interview. Il est timide ou paresseux?

Il a tenté à nouveau l’expérience, il y a quelques semaines, mais sans succès… Je crois que parler de lui, ça l’emmerde.

Il est plutôt introverti que joyeux drille, non?

Introverti, je comprends qu’on le dise et l’écrive ; mais ce n’est pas comme ainsi que je le vois. Il joue même au foot, ce n’est pas ma définition de quelqu’un qui vit reclus.

Vous avez pourtant plutôt joué sur cette image-là, non?

Pas volontairement, en tout cas. Disons qu’on ne voulait pas mettre notre image en avant. Mais finalement, ne pas avoir d’image est devenu notre image ! On s’est fait rattraper par notre choix en quelque sorte. Ce qui me permet de penser que dans ce genre de combat, on ne peut pas toujours gagner.

Etre batteur d'un groupe qui répugne à utiliser les rythmes, c'est plutôt reposant ou plutôt difficile?

Je ne suis pas d’accord avec votre question. Pour moi le rythme est une composante importante de nos chansons, même si, c’est vrai, les mélodies et les atmosphères sont plus souvent nos priorités… Certaines chansons du dernier disque sont même dansables. Je pense à « Beyond the sunrise » ou « Wrong girl ».

OK, c'est votre 4e album. Est-il plutôt meilleur ou pire que les précédents?

A vous de trancher. Les deux précédents étaient bien, mais ce n’était pas exactement ce qu’on voulait faire. Cette fois, comme pour notre premier disque « Tigermilk », nous sommes contents à 100%.

Vous avez donc ressorti « Tigermilk », votre premier elpee. Plutôt parce que vous le vouliez ou parce que tout le monde vous disait de le faire?

On en avait pressé mille. Quatre cents sont partis à famille et aux proches. Conclusion : seulement 600 personnes avaient cet album. Notre but étant quand même de toucher un maximum de monde, on l’a ressorti. « Tigermilk » est notre disque le plus frais, parce que nous avons eu l’occasion de l’enregistrer très rapidement.

Le titre de votre nouveau disque est interminable. Plutôt parce que la mode est aux titres longs ou parce que vous vouliez montrer que vous avez beaucoup de choses à dire?

En fait, la citation provient d’un graffiti qu’on avait vu il y a dix ans à l’unif sur une porte des douches. C’était très mystérieux à nos yeux… Depuis on a appris qu’il s’agit d’une citation de ‘Devils’, une pièce de John Whitting ; ce qu’on ignorait. C’est seulement après la sortie de l’album que quelqu’un nous a montré l’extrait.

Le départ du bassiste Stuart David (NDR : il a choisi de se consacrer totalement à son projet Looper), c'était plutôt une époque qui se terminait ou un bon bol d'air?

Disons que ce départ était prévisible. On connaît Stuart depuis des années. Il y avait déjà vécu une éclipse (prévue) de deux ans. Elle a finalement duré quatre ans. Il ne voulait pas vraiment trancher entre Looper et Belle & Sebastian. Il voulait continuer de front tant qu’il s’en sentait capable ; mais nous, on ne pouvait pas non plus attendre éternellement qu’il soit libre… Cela dit, il joue encore sur la moitié du dernier album

Murdoch, c'est plutôt le nom d'un magnat de la presse ou d'un songwriter?

Heu, les deux, je crois.

(Article paru dans le n° 85 de juillet/août 2000 du magazine Mofo)