La manille pour bébé de Panic Shack

Fondé en 2018, Panic Shack eéunit Sarah Harvey, Meg Fretwell, Romi Lawrence, Em Smith et Nick Williams. La formation a décidé de défier l'atmosphère exclusive des scènes indie et punk dominée par les hommes. Sa musique est décrite comme explosive et…

logo_musiczine

Le parfum de vie de Goudi

Pierre Goudesone, alias Goudi, trace son chemin musical depuis la fin des années 80. Après s’être fait connaître en compagnie des groupes Flesh & Fell et Speaking T, il poursuit aujourd’hui une carrière solo. Son univers musical riche et profond l’a conduit à…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (2 Items)

Ben Sollee & Daniel Martin Moore

Dear Companion

Écrit par

Lorsqu’on est chroniqueur, rien de tel d’apprendre qu’une prévision se concrétise. Surtout quand elle est favorable. Suivant ce que j’avais présagé, il y a quelques mois, tout particulièrement en consacrant quelques lignes à son dernier elpee solo, (« Learning to Bend »), le violoncelliste folk Ben Sollee jouit enfin d’une certaine reconnaissance…

Quel plaisir donc de le retrouver sur un nouvel opus, édité pour la circonstance chez Sub Pop, dont il assure la paternité en compagnie de Daniel Martin Moore, un guitariste folk tout aussi doué.  

« Dear Companion » propose des compos trempées dans l’americana et le bluegrass. Des morceaux dont l’authenticité et la profondeur transpirent le Kentucky sudiste. Pourtant, les deux acolytes prennent bien soin de ne pas s’enfermer dans la tradition. Si les mélodies sont agréablement surannées, elles ne virent jamais au revivalisme. Ce qui explique sans doute pourquoi leur musique est considérée comme néo folk. Dan et Ben se partagent l’écriture des chansons de ce « Dear Companion ». Leurs voix souvent alternées sont pourtant très complémentaires. Le climat ambiant est doux, raffiné, parfois jazzyfiant. Cher à Andrew Bird, le picking se taille la part du ‘bison’ ; mais les banjos ont également leur mot à dire. Les arrangements sont sophistiqués. Faut dire que la production a été confiée à Jim James, un autre natif de Kentucky, et surtout le célèbre leader de My Morning Jacket ; à mon humble avis, la mise en forme est néanmoins parfois un peu trop lisse. Au sein du tracklisting, j’épinglerai cependant le bouleversant et intimiste « Only a Song », caractérisé par de superbes lyrics, « This is only a song, it can’t change the world » également, ainsi que les plus allègres « Dear Companion » et « Something, Somewhere, Sometimes », qui lorgnent vers le Ben Harper des débuts.

Tout en manifestant une pointe de conscience politique bienvenue, Ben Sollee et Daniel Martin Moore sont des artistes dignes de leur maître, Andrew Bird. A cause de leur musique, tout d’abord. Et puis de leur engagement écologique. La vente de cet opus est destinée à récolter des fonds pour aider les associations qui s’opposent à l’implantation des compagnies charbonnières, dont le seul but est d’exploiter –honteusement– les montagnes des Appalaches… Digne de Guthrie ! Cet album ne changera pas le monde, mais il est très susceptible d’apporter sa pierre (NDLR : de houille ?) à l’histoire de la musique américaine. Et ce n’est déjà pas si mal…

Ben Sollee

Learning to Bend

Écrit par

Sollee Ben est un violoncelliste qui nous vient de Louisville, dans le Kentucky. Un artiste très peu connu qui nous propose son tout premier elpee, « Learning to Bend », un disque paru chez Karate Body. Et ma foi, c’est une excellente surprise. Ce Yankee pratique une forme de folk insolite, contaminé par le blues, la soul et d’un zeste de jazz, qui me rappelle parfois celui concocté par Andrew Bird. Sa musique est douce, harmonieuse, fragile, finement sculptée, inspirée, mais elle sert des textes engagés, raillant tantôt le gouvernement américain ou l’état alarmant de sa société. Il émane une sincérité bouleversante des compos de ce jeune artiste (NDR : il est à peine âgé de 25 ans !) Mais l’originalité de son expression sonore procède de cette rencontre judicieuse entre son violoncelle et le banjo, le saxo ou les harmonies vocales féminines. Tout ceci sous un format pop. Pourtant, c’est lorsqu’il accélère le tempo que je le trouve le plus performant. A cet instant, on a l’impression qu’il est transporté par une forme d’euphorie. L’opus recèle une superbe et émouvante reprise du « A Change Is Gonna Come » de Sam Cooke. Activiste politique, Ben semble avoir choisi la manière douce, pour faire passer son message.

Ben Sollee a figuré dans le top 10, pour l’année 2009, des meilleurs artistes inconnus, de la National Public Radio (la radio gouvernementale américaine). Une bonne raison pour vous pencher sur ce cas vraiment particulier. Il vient également de concocter un album en compagnie de Daniel Martin Moore, un disque produit par Yim James (My Morning Jacket), et publié sur la vénérable Sub Pop ; une œuvre qui a également reçu un accueil très favorable auprès de la presse spécialisée…