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Ben Weaver

The Ax in the Oak

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Auteur généreux, Ben Weaver vient nous présenter sa sixième œuvre répondant au nom de « The Ax in the Oak ». Quand on connaît l’âge de l’intéressé, on est en droit de lui tirer notre chapeau. En effet, à 29 ans à peine, Ben Weaver fait déjà partie des grands, même si la presse et les radios de nos contrées restent discrètes sur son travail. Essentiellement parfumées de folk, les différentes sorties proposées par l’Américain laissent toujours une marque, une trace indélébile de qualité et d’arrangements musicaux particulièrement savoureux. Ce sixième album apporterait-il la même sensation que lors des précédents elpees ? Assurément et sans hésitations : oui et même plus. 

Tout au long de « The Ax in the Oak », Ben manifeste son envie de poursuivre sur cette route qu’il trace sans détour. La grande surprise pour cette galette, se situe dans le style. Non pas que Weaver ait troqué ses mélodies attachantes au profit de sonorités à déhanchements variables, mais il a parsemé cette fois-ci son univers sonore de claviers et de percussions synthétiques, lui confinant une ambiance électrisée de bon aloi. Toujours douces et suaves, les différentes pistes de l’album parviennent à surprendre et nous laisser rêveurs, comme savaient si bien le faire « Paper Sky », « Blueslivinghollerin' » ou « Stories Under Nails ». Les beats discrets et les consoles electro ne prennent jamais le dessus sur la douceur et le bien-être dont l’auteur raffole. Sous ses airs débonnaires, Ben Weaver tente brillamment d’actualiser ses compositions, tout en gardant la véritable profondeur dont il a toujours fait preuve. La casquette vissée, la barbe mal taillée, c’est les mains dans les poches qu’il interprète les 12 titres de l’album. Somptueux, serait le qualificatif qui pourrait résumer le mieux, le travail de cette fourmi de la musique. Nous nous contenterons de génial, par respect pour l’humilité de son auteur.

 

Ben Weaver

Paper Sky

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Je te tiens, tu me tiens par la barbichette… C’est un peu à l’image de ce jeu faussement enfantin et délibérément cruel que l’on peut associer « Paper Sky ». Derrière la pochette à l’aquarelle et aux marqueurs caractérisés par des tons délavés, se cachent monstres, cruautés, pertes et fracas. Non content d’afficher sa légendaire barbe, l’ami Weaver se permet de commettre un cinquième album aussi gris que les précédents. Clairvoyants et pertinents, les arrangements consolent la tristesse générale par de fabuleux traits d’enthousiasme. Les cordes des violons et pianos s’amusent à croiser celles du banjo. Les effets discrets sortant des machines électroniques s’associent aux lignes des accords pour relever le tout. Les créatures ubuesques qui rôdent entre les lignes de textes semblent se délecter du malaise qu’elles procurent. Laissant comprendre qu’ils ne sont que le reflet de nos vies. Tel un miroir sans teint, on observe sa propre image en se sachant à son tour observé. Pourtant Ben n’est pas glauque, ni malsain. Il observe ses congénères et interprète leur comportement avec son ressenti et sa sensibilité exacerbée. Un album déconseillé aux dépressifs, mais qui laisse un parfum de réflexion tout aussi sournois que réfléchi.

Ben Weaver

Blueslivinghollerin’

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Les errances musicales de ce jeune américain de 25 ans l’ont amené à (re)découvrir son patrimoine historique. Quelques vinyles et une platine pour seuls compagnons de voyage, Ben Weaver a psychiquement traversé l’histoire de la bannière étoilée. Et pour Ben, les plus belles étoiles étaient musicales. Depuis sa plus tendre enfance, il lorgne ainsi du côté de la country music sans jamais se défaire de l’âme salie des esclaves noirs. Alors, il entretient le mythe du blues la voix rauque de l’homme hanté par d’innommables atrocités. Certes, Ben Weaver est jeune ; mais il semble sillonné par toute les misères de son pays. « Blueslivinghollerin’ » vient ainsi nous présenter la personnalité sensible d’un garçon amoureux de musiques traditionnelles. Entre folk, blues et country, Ben nous propose dix-huit titres, issus de ses trois premiers albums autoproduits (« El Camino Blues », « Living The Ground », « Hollerin’ at a Woodpecker »). Et pour les mélomanes non avertis, l’Américain glisse trois chansons tirées de son petit dernier : « Stories Under Nails ». De fait, ce disque constitue une sorte de pelletée furtive dans sa maigre discographie. Pourtant, la sélection opérée vaut bien un grand verre de whisky et une boîte de tabac. Au rang des plus belles réussites, nous soulignerons le désenchantement de « Sara », où l’harmonica vient épauler le timbre rauque et désespéré de Weaver. Une chanson de l’envergure de « Sometimes » nous apporte, ensuite, la certitude que Tom Waits a déniché un digne héritier en la personne de Ben Weaver. Sa nonchalance suave virevolte sur les routes caillouteuses de la veille Amérique : celle des querelles entre cow-boys et indiens, celle des braquages de saloons, celle des prisonniers traînant leur boulet aux abords des chemins de fer. Pour l’occasion, Ben Weaver s’offre également une reprise de « Ballad Of a Thin Man » de ce bon vieux Zimmerman. L’oncle de Ben Weaver se nomme Sam et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il ne s’en cache pas. L’histoire est ainsi faite…

Ben Weaver

Stories Under Nails

De sa voix graveleuse comme un Tom Waits barbu, Ben Weaver (25 ans à peine) chante des histoires du bayou : ça sent l’Amérique, celle de Kerouac et de Carver… Douze traversées du désert qui, filmées par Wenders ou Peckinpah, auraient fait un grand film. Ben Weaver n’en est pas à son coup d’essai, mais cet album (le quatrième ?) est le premier à bénéficier d’une vraie distribution en dehors des terres labourées du Minnesota. Des terres où le gars white trash roucoule des jours paisibles, à écouter Johnny Dowd et Johnny Cash les bras croisés derrière la tête, sous le porche de la maison familiale. Au pays de Tom Sawyer, Ben Weaver s’amuse à jouer au cow-boy, mais sa musique n’a rien d’un rodéo : lancinante et poussiéreuse, elle colle aux santiags et ralentit la marche. Fatigant, mais au bout du chemin, la sensation d’avoir fait un beau voyage, à travers les plaines dégagées de l’americana la plus authentique.