Auteur généreux, Ben Weaver vient nous présenter sa sixième œuvre répondant au nom de « The Ax in the Oak ». Quand on connaît l’âge de l’intéressé, on est en droit de lui tirer notre chapeau. En effet, à 29 ans à peine, Ben Weaver fait déjà partie des grands, même si la presse et les radios de nos contrées restent discrètes sur son travail. Essentiellement parfumées de folk, les différentes sorties proposées par l’Américain laissent toujours une marque, une trace indélébile de qualité et d’arrangements musicaux particulièrement savoureux. Ce sixième album apporterait-il la même sensation que lors des précédents elpees ? Assurément et sans hésitations : oui et même plus.
Tout au long de « The Ax in the Oak », Ben manifeste son envie de poursuivre sur cette route qu’il trace sans détour. La grande surprise pour cette galette, se situe dans le style. Non pas que Weaver ait troqué ses mélodies attachantes au profit de sonorités à déhanchements variables, mais il a parsemé cette fois-ci son univers sonore de claviers et de percussions synthétiques, lui confinant une ambiance électrisée de bon aloi. Toujours douces et suaves, les différentes pistes de l’album parviennent à surprendre et nous laisser rêveurs, comme savaient si bien le faire « Paper Sky », « Blueslivinghollerin' » ou « Stories Under Nails ». Les beats discrets et les consoles electro ne prennent jamais le dessus sur la douceur et le bien-être dont l’auteur raffole. Sous ses airs débonnaires, Ben Weaver tente brillamment d’actualiser ses compositions, tout en gardant la véritable profondeur dont il a toujours fait preuve. La casquette vissée, la barbe mal taillée, c’est les mains dans les poches qu’il interprète les 12 titres de l’album. Somptueux, serait le qualificatif qui pourrait résumer le mieux, le travail de cette fourmi de la musique. Nous nous contenterons de génial, par respect pour l’humilité de son auteur.