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Rich Bennett

DiBenedetto (Ep)

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« DiBenedetto », c’est le nouvel Ep solo du guitariste new-yorkais Rich Bennett. Un artiste particulièrement occupé, puisqu’on l’a déjà vu aux côtés de Rebecca Pronsky, aux claviers chez les shoegazers de Mahogany et de Soundpool ; mais surtout comme leader de Monocle, un combo qui pratique de la dream-pop.

Lors d’un voyage dans sa famille sicilienne, l’Américain apprend que son nom de famille Bennett dérive en fait de DiBenedetto ! Cette tardive révélation lui insuffle l’envie de composer des morceaux inspirés par les paysages de cette région et par ses influences majeures : Bill Frisell, Robin Guthrie et David Sylvian. « DiBenedetto » est un disque instrumental qui se focalise sur la six cordes. Il s’ouvre par une reprise du « Il Grande Silenzio » de Sergio Leone et embraie par quatre plages qui baignent au sein d’un ‘mood’ autant cinématographique qu’atmosphérique…

Paisible et relaxant, cet Ep évoque certains projets ‘ambient’ concoctés par Brian Eno. Et avouons-le, il est quelque peu anecdotique…

 

Jay Bennett

The magnificent defeat

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“The magnificient defeat”. Un titre presque trop bien choisi pour cet album de Jay Bennett. Dès la première plage (« Slow beautifully seconds faster ») démarre une suite de chansons bien ficelées, mais décevantes. Vague mélange d’Elvis Costello et de Tom Waits, en moins bon. Les treize chansons qui composent l’album s’enchaînent sans surprise. C’est que notre ancien membre de Wilco semble avoir définitivement laissé tomber les riffs étourdissants ou les envolées lyriques pour des mélodies plus lassantes, voire rébarbatives (« Out all night », « Butterfly »). Un court moment de répit nous est cependant accordé lors d’un « Overexcusers » aux accents plus festifs. Il entraîne l’auditeur stupéfait bien loin des premières mélodies. Jay Bennett a également le bon goût de terminer sur un petit blues sympathique (sans plus) dont l’avantage est de modifier l’impression déplaisante générale de l’œuvre. C’est donc sur un son quelque peu monocorde de garde-chiourme que Jay Bennett tente péniblement de faire voguer sa galère. Souquez, matelots! Souquez ferme! Les eaux profondes sont en vue, là-bas. Au loin.

Duster Bennett

Shady little baby

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Il faut reconnaître que la période baptisée ‘British Blues Boom’, de la fin des 60s, a fait beaucoup de bien au blues. La guitare était reine, et peu d'harmonicistes de grand calibre on fait leur nid au cœur de cette période. Duster Bennett a été l'un de ceux-là. Ce qui lui a valu d'enregistrer plusieurs albums sur le label mythique Blue Horizon, sous la houlette de Mike Vernon.

Il y a un quart de siècle que Duster est décédé tragiquement dans un accident de la route. Le label Indigo a fait un travail extraordinaire pour perpétuer la mémoire de ce musicien si attachant. " Shady little baby " constitue le 6ème album posthume paru chez Indigo ; mais pour la première fois, des archives ont été dépoussiérées. Duster était un homme-orchestre du blues, un adepte de Juke Boy Bonner. Chantant et jouant de tout au même moment, cet homme respirait le blues par tous les pores de la peau. Il possédait un feeling assez déconcertant.

Nous démarrons loin dans le temps, en 1965 très exactement, par "San Francisco Bay blues", une reprise de Jesse Fuller opérée dans le style jug band ; et une très belle version du "Beggin' woman" de Cousin Joe. En 66, il improvise "Take the train out in the morning" sur le riff de "Help me" (de Sonny Boy). Deux plages ont été prises live en 1967, dans le métro. Mais le son est tellement pourri, que ce ne peut être que des documents. J'aimerais encore pouvoir m'arrêter dans les couloirs de l'underground londonien et entendre de tels musiciens. On y retrouve également quelques démos. Elles étaient probablement destinées à lui permettre de décrocher l'un ou l'autre contrat. Elles datent de 68. "Shady little baby" est un remarquable blues marqué par le style swamp des studios de Jay Miller. Le rythmé "Worried mind" est de la dynamite et "Fresh country jam" un instrumental qui prouve toute sa maîtrise de l'instrument à bouche. Cette démo introduite par Peter Green lui permettra de signer chez Blue Horizon. Toutes ces plages seront cependant réenregistrées dans de bien meilleures conditions techniques. Quand j'écoute "All that I need", je me dis qu'hormis le Peter Green de la grande époque, peu d'Anglais ont chanté le blues avec tant de sensibilité. Quand l'homme interprète Gerschwin "Summertime", il laisse filtrer l'émotion. En fin d'album, nous retrouvons Duster pour un répertoire très différent de ce qui précède. Tantôt accompagné d'autres musiciens. Section rythmique ou cuivres. Tantôt entouré de certaines célébrités, telles Peter Frampton, Nicky Hopkins ou Pete Wingfield. Ce nouveau chapitre de la Bennett story est surtout réservé aux inconditionnels.

 

Bennet

Supernatural

Encore une formation qui vient littéralement de se faire descendre en flammes par la presse insulaire. Et pas seulement parce qu'elle ne véhicule aucune image, aucune attitude. En fait, jusqu'à présent la new-wave de la new-wave s'était surtout conjuguée au féminin. Pensez à Elastica et Echobelly. Ou aux States. Weezer et Denim en sont probablement les meilleurs ambassadeurs. Mais, au lieu de retomber dans les profondeurs de l'underground, le mouvement a fait tâche d'huile. Et la censure de tenter d'enrayer l'hémorragie, de ce qui pourrait devenir une vision post ‘XTC’ de la pop, et bien sûr de la new-wave. Rien de très " Supernatural ", dès lors, que Bennet en devienne l'instigateur...