La terre fissurée de Daffo

À seulement 20 ans, Daffo, artiste indie-rock basée à Brooklyn, transforme le tumulte intérieur en chansons brutes et poétiques, d’une étrange beauté. Entre l’énergie DIY et des arrangements délicats, sa musique oscille entre fragilité et intensité. Révélée…

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Wholes passe son chemin…

Wholes (ex-The Van Jets, Hypochristmutreefuzz, Pink Room, Elefant, etc.) a partagé une première chanson torride. Brute, non filtrée et chargée d’émotion. "Till We Don't Meet Again" est une collision de guitares tordues, de rythmes implacables et de voix qui…

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Beth Orton

Comfort Of Strangers

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Quatrième album en dix ans de carrière pour l’enfante de Norwich, la tendre Beth Orton. Une fois encore, elle signe la bande-son préférée de nos dimanches. Pluvieuses de préférence, ces journées dominicales n’en seront que plus belles. « Comfort Of Strangers » est l’incarnation musicale de sa pochette : un arc-en-ciel lumineux venu éclairer des plaines de mélopées cotonneuses. Enregistré en deux semaines en compagnie de Jim O’Rourke (Sonic Youth, Gastr Del Sol, Loose Fur), ce disque s’installe progressivement dans nos vies. Ni primesautier ni emballé, l’ouvrage se révèle aux détours de plusieurs écoutes attentives. Comme un ami dévoilant progressivement sa charmante personnalité. La mélancolie habitée de « Daybreaker » (2002) se fait oublier et laisse entrer le soleil, l’espoir. Véritable cri de ralliement, l’optimisme se glisse au revers des comptines bucoliques versées par Beth Orton. Les arpèges folks spartiates, antre du succès de l’initial « Trailer Park », alimentent aussi ce nouvel album. « Shadow of a Doubt » suffit pour s’en convaincre. Les plus beaux morceaux de ce disque demeurent gravés dans un écrin de douceur. Ainsi, « Worms » et « Shopping Trolley » bercent l’auditeur dans un rêve éveillé, orchestré d’instruments variés, facilement authentifiés : piano, harmonica, orgue, guitare acoustique, accordéon esquissent ainsi l’univers éthéré de « Comfort Of Strangers ». Un petit paradis sur terre.

Beth Orton

The Other Side of Daybreak

Le dernier album de Beth Orton, " Daybreaker ", réconciliait pour de bon folk et électro, deux genres a priori trop différents pour s'entendre et partager les mêmes envies. En commettant cette compile de remixes, de live et d'inédits, l'Anglaise enfonce le clou et scelle une fois pour toutes l'union soi-disant contre nature. Les relectures de Four Tet, à cet égard, sont éloquentes : spécialiste dans les mariages des sonorités acoustiques et des bleeps asthmatiques, Kieran Hebden transforme " Daybreaker " et " Carmella " en longues incantations magiques, libérées de tous les carcans qui les rattachaient encore trop à la terre ferme. La voix d'Orton elle aussi en apesanteur, c'est avec des étoiles dans les oreilles qu'on sifflote ces jolies mélodies, en espérant que les deux tourtereaux ne s'arrêtent pas à cet exercice de remix et passe en troisième. Justement, " Beautiful World ", l'un des inédits de cette compile, s'avère produit, mixé et enregistré par… Kieran Hebden ! Ces deux-là étaient bel et bien faits pour s'entendre. Les deux autres inédits, " Ali's Waltz " et " Bobby Gentry ", valent aussi leur pesant d'écoutes émerveillées : la douceur du premier (en gros : une voix, une guitare) et l'enrobage du deuxième (des cordes juteuses) laissent présager un nouvel album de bien belle tenue. Le reste (des chouettes remixes du rappeur Roots Manuva et de Two Lone Swordsmen, un live acoustique et une version dépouillée de " Ooh Child ") s'avère du même tonneau. Chez Beth Orton, les fonds de tiroir ne sentent pas la naphtaline.

Beth Orton

Daybreaker

Ces cordes discrètes mais somptueuses, ces arpèges de beats délicats, ces mélodies timides mais tellement limpides, et surtout cette voix, parfois chevrotante, souvent envoûtante, font de ce disque une petite merveille, sans aucun doute le meilleur de la jeune Anglaise. Pas que les précédents soient mauvais, bien au contraire… sauf qu'ici Beth Orton a réussi un sans fautes, un point c'est tout ! En alliant fort joliment l'électro la plus câline au folk le plus céleste, Orton abat toutes ses plus belles cartes et remporte la mise, là où d'autres n'ont récolté pour l'instant que de pauvres petites miettes (Tracey Horn, Emiliana Torrini, et on attend l'album solo de Beth Gibbons de pied ferme). Evidemment, à la base de ce splendide coup de poker, veillent quelques génies de la production et du BPM : William Orbit, les Chemical Brothers, Ben Watt d'Everything But The Girl, sans parler de Ryan Adams et d'Emylou Harris, tous deux à l'origine de cette teinte country-folk qui rend " Daybreaker " encore plus attachant. Qui peut se vanter ces temps-ci d'avoir enfanté un disque à la fois soul et country, folk et électro ? Personne. Sauf Beth Orton. Laissons à l'avenir le soin de nous dire si tel disque n'était juste qu'un éclair de génie dans une carrière sans grands rebonds, ou la preuve irréfutable d'avoir découvert à temps une grande artiste en devenir.

 

Beth Orton

Central Reservation

Écrit par

Le dernier album des Cranberries n’est pas parvenu à satisfaire votre appétit de ballades féminines celtiques ? Pas de problème. Celui de Beth Orton devrait combler le vide laissé par votre légitime déception. Une œuvre imprégnée de guitares acoustiques, de violons, de rythmes feutrés, de synthés et vitaminée par la voix angélique de Beth, dont le timbre navigue à mi chemin entre celle de Tori Amos, lorsqu’elle s’envole dans ses refrains mélancoliques, et d’une certaine Dolores O’Riordan, lorsque la section rythmique se fait plus présente. Comme vous l’aurez constaté, Beth Orton, c’est surtout une voix. Mais quelle voix! La musique se pointant plus discrètement, histoire de prendre, de temps à autre, un peu plus de place sur la partition. Comme ce " Couldn’t cause me harm ", un des meilleurs titres de l’album, digne de la quintessence de Sinead O’ Connor ! Ou encore le très Portishead " Stars all seem to weep " ; à moins que ce ne soit lorsque le spectre sombre et mystérieux de Mazzy Star vient nous troubler l’esprit. Bref, un album très agréable qui devrait propulser cette Anglaise au top de sa popularité ; notamment à cause du titre maître de l’elpee, " Central reservation ". Une composition qui déborde d’émotion, d’intimité, de chaleur, de profondeur et de sincérité ; et qui surtout est sortie en single. Album de l’année pour les amateurs du style, cet opus paraîtra, cependant, pour les autres, un peu tiré en longueur …