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Beverly Jo Scott

B.J. Scott au Stock…

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Il y avait bien sept longues années que votre serviteur n’avait plus mis les pieds au Stock à Houdeng. A l’époque, le cover band Rock En Stock y sévissait chaque dernier vendredi du mois, dans une ambiance sympa. La salle a depuis été entièrement rénovée et elle accueille des concerts d’une capacité de 500 personnes. Elle est bien située et le son est excellent. Ce soir, c’est la fête à B.J. Scott. Pour son spectacle elle est soutenue par de nouveaux musiciens ainsi que deux choristes issus de ‘The Voice Belgique’.

Le supporting act est assuré par Romy Conzen, une chanteuse qui a du coffre ! Et de la personnalité. Elle monte sur les planches en solitaire, armée de sa seule gratte semi-acoustique. Originaire d’Eupen, elle est venue présenter de larges extraits de son second elpee, « V For Victory », sorti en avril 2017 sur le label  MVM Music. Un opus découpé en douze plages. Neuf sont interprétées dans la langue de Shakespeare et trois dans celle de Voltaire. Sexy, elle est parfaitement à l’aise derrière le micro. Son timbre est plutôt sableux et évoque Lzzy Hale, la vocaliste d’Halestorm. Et le public, qui s’est pourtant déplacé pour Beverly, va lui accorder de chaleureux applaudissements, à l’issue de sa prestation…

Surnommée ‘Mama Blues’, B.J. Scott est surtout devenue notoire pour son rôle de juré dans l’émission de télécrochet ‘The Voice’. Mais c’est avant tout une référence, dans l’univers de la soul, du gospel (NDR : à l’âge de 6 ans, elle intégrait la chorale, à l’église) et du blues, en Belgique. Pourtant, originaire de Bay Minette, en Alabama, elle n’a débarqué au sein du Royaume, qu’en 1981, où elle s’est installée. A l’âge de 17 ans, elle sillonnait déjà les States de long en large, depuis la Californie à la Louisiane… Pas étonnant qu’elle puise ses sources musicales dans le Delta du Mississippi...

Votre serviteur est tombé amoureux de sa voix rocailleuse depuis belle lurette. De cet accent qui transpire le bayou… Ce soir, elle est épaulée par un nouveau backing group. En l’occurrence le guitariste Roberto Cimino (NDR : ce Liégeois –qui milite également chez The Synd– doit compter parmi ses disques de chevet, ceux de Steve Vai, Joe Bonamassa et Jimmy Hendrix), le drummerl Vetcho, le bassiste Thierry Rombaux (NDR : il colle aux baskets de B.J. depuis quelques années),  le claviériste Raphael Debacker ainsi que les choristes dont seul Carmen Araujo Santamariaest issue de l’aventure ‘The Voice’. , Milla Brune  ne faisait pas partie de cette aventure. Il ne manque plus que Typh Barrow et les mousquetaires féminins sont réunis. La salle est blindée.

 

Le dernier opus de Scott, « Swamp cabaret », remonte quand même à 2014 ; et elle va nous en réserver quelques extraits. Mais bien sûr pas mal de reprises. Dont celle du « Used To Rule The World » de Bonnie Raitt, plus vraie que nature. Puis le « Mona Lisa  Klaxon » de Jacques Higelin, un titre très rock aux cordes chargées d’effets. Et également le « With A Little Help from my friends » des Beatles, mais abordé dans l’esprit de Joe Cocker, Beverly en profitant pour démontrer toute l’étendue de son registre vocal. Tout au long de « Light That Torch » (« Cut  & Run »), la gratte de Roberto fait des étincelles. B.J. nous réserve également quelques ballades. A l’instar du blues « If You Don’T Want Me » qui nous entraîne alors dans le bayou. Faut pas retirer ses chaussettes et faire trempette, car les alligators rôdent... Ou du limpide « No Kiss Goodbye », un morceau au cours duquel les interventions de Beverly. à la semi-acoustique, sont lumineuses. Quant à « Love Me Wild », il adopte un profil davantage roots.

C’est Carmen qui se consacre au micro pour « Something’S Got A Hold On Me », B.J. se limitant au rôle de choriste de luxe. Et Lili Gin, aka Laura Cartesiani (NDR : elle a remporté l’édition 2016 de ‘The Voice’), deux autres titres. Soit son second single, « About You », ainsi qu’une cover de Brandi Carlile, « The Story ». Elle y démontre qu’elle possède également un fameux potentiel vocal…

De son côté, Mila Brune se réserve une nouvelle compo, « Lamb And Lion » et une reprise du «To Know You Is To Love You » de BB King.

Vu son titre, « I Need A Man To Love » ne pouvait être hanté que par Janis Joplin. D’ailleurs lors du rappel elle va proposer une superbe version de « Tell mama » (B.J. avait consacré, une tournée complète à Pearl, il y a quelque temps). Mais également une reprise très personnelle de Nino Ferrer, « Le Sud », ainsi que le classique des Animals, « The House Of The Rising Sun ». Un regret ? L’absence du frémissant « Mobile Bay »… Cependant, pas de stress, Stay tuned, on te garde encore pas mal d’années my Beverly…

 

(Organisation : Le Stock + Rock Nation)

 

Beverly Jo Scott

Swamp cabaret

Écrit par

Beverly Jo Scott ou si vous préférez B.J Scott a une carrière déjà bien remplie. Et un parcours qui lui a permis d’acquérir une fameuse expérience. Elle est originaire de l'Alabama, près de Mobile. Ses racines sont donc sudistes. Et dans sa musique, se mêlent dès lors blues, gospel, country, folk et rock. A 22 ans, cette chanteuse/guitariste/compositrice fait le grand pas et vient s'installer en Belgique où elle vit d’ailleurs toujours aujourd'hui, à Wezenbeek-Oppem, très exactement. C'est en 1990 qu'elle publie son premier single, sa version du célèbre "C'est extra" de Léo Ferré. Son premier album, "Honey and hurricanes", paraît l’année suivante. Depuis, elle en a publié une dizaine y compris trois elpees live. Elle a apporté son concours à de nombreux artistes, et tout particulièrement à Arno. En 2005, elle monte un spectacle baptisé "Planet Janis", tout naturellement consacré à l'inoubliable Janis Joplin. Au cours des dernières années sa côte de popularité est montée en flèche. Tout d’abord en participant comme jury à "The Voice Belgium" sur la RTBF, puis en animant l'émission ‘BJ Sunday Brunch’, tous les dimanches midi sur Classic 21. "Swamp Cabaret" constitue son premier opus studio depuis cinq ans déjà. Elle signe dix des onze plages de ce disque, des lyrics qu’elle a écrits dans sa langue maternelle.

"Mobile bay" est une superbe ballade empreinte de douceur. BJ nous avoue qu'elle est toujours prête à tout quitter pour retrouver certains espaces qui ont hanté sa jeunesse, dans l'est de l'Alabama, à deux pas de la Floride. Grave, suave, harmonieuse, sa voix est soulignée par l’harmonica de Larry T Wilson, un ami issu de l'Alabama! Autre ballade, "If you don't want me" est enrobé de chœurs féminins, une plage au cours de laquelle Marcus Scheibmaier se réserve l’orgue et Julz Parker la guitare. "Love me wild" est une piste pop/rock plus vivifiante, séduisante aussi. BJ y module sa voix en fonction du tempo, Anthony Crawford apporte une coloration ‘americana’ à l’aide de la pedal steel, alors que Thierry Plas injecte toute son agressivité dans les cordes. Chanson intimiste, "Love me wild" est sculptée par les cordes acoustiques de BJ et les bruitages électroniques de Scheibmaier. "Southern pearl" nous entraîne dans le Sud profond. En Louisiane même. Un blues aux sonorités métalliques, trempées dans la reverb. Miss Scott la chante de sa voix expressive, légèrement écorchée, face à la slide de l’ex-Wet Willie, Rick Hirsch. Encore une autre ballade : "Worry". Une compo envahie de cordes synthétiques d’où émerge quand même le violon de Tom Morley (NDR : un musico issu de l'orchestre symphonique de Mobile) et des voix féminines. Plutôt southern rock, "Working after midnight" est un titre bien électrique, subtil, alimenté par le gratteur belge Fabrice Manzini. On reste dans la ballade, mais roots pour "No kiss goodbye", une plage à la mélodie limpide. Très présente, la guitare baritone de Hirsch apporte de la solennité à l'ensemble. Excellent roots/rock, "Are you the one" repose sur une structure instrumentale impeccable : section rythmique, orgue, violon, voix. Après "Swamp Cabaret", le combo attaque "Rockabilly legend", un rock'n'roll signé Bo Roberts et Len McCumber. Epaulé par Fabrice Manzini, BJ se consacre à la gratte électrique. Et l’opus de s’achever par une ballade folk roots empreinte de tendresse, "Fall up that hill"…

 

Beverly Jo Scott

Live-The wailing trail

Après avoir assuré les backing vocaux chez Soulsister, Radios, Scabs et Niagara, cette Américaine, émigrée en Europe depuis presque cinq ans, a décidé de voler de ses propres ailes. Commis en 1993, "Mudcakes" nous avait pourtant laissé sur notre faim. Nonobstant le timbre vocal chaud, écorché, profond de Jo, la solution n'était pas parvenue à s'extraire d'un banal rhythm’n’blues sub Tina Turner. Live, Jo semble acquérir une toute autre dimension. Enregistré au club I.C.P. de Bruxelles, les 2 et 3 juin 1995, à l'issue de sa tournée continentale, et appuyée par un excellent backing group, ce morceau de plastique met davantage en valeur les excellentes dispositions vocales de l'artiste dans un contexte fondamentalement blues. C'est à notre humble avis, le style qui semble lui convenir le mieux, et auquel elle aurait tout intérêt à se consacrer corps et âme...