Pour Bodega, tout est à l’intérieur de l’aquarium

Prévu le 9 octobre chez Chrysalis Records, « All Inside Aquarium » marque un changement de cap pour BODEGA. Après trois opus nourris par l’héritage post-punk de Talking Heads, Sonic Youth ou des B-52s, le quintette new-yorkais privilégie un rock plus…

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Bill Janovitz

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En 1994, le leader/chanteur/compositeur/guitariste de Buffalo Tom avait opéré une tournée en solitaire, au cours de laquelle il interprétait, seul à la guitare sèche, un mélange de reprises et de versions acoustiques de ses chansons. En 1997, il commettait son premier opus solo (" Lonesome Billy "), un disque pour lequel il avait reçu le concours de l'équipe du Giant Sand au grand complet. Mais pas pour y laisser épancher son lyrisme folk ou country. Non, pour y interpréter des chansons bien électriques. Mais, à l'instar d'un Tom Waits, ravagées par l'angoisse et la mélancolie. Son disque acoustique, il vient de le commettre. Dix chansons personnelles et une cover des Replacements (" Here comes a regular ") qui adoptent un profil minimaliste, proche d'un …Billy Bragg, sans l'engagement politique. Bill s'accompagnant presque exclusivement soit de sa six cordes, qu'il joue le plus souvent en picking dans un style proche de Willie Nelson. Ou alors d'un piano ; les accords de soie berçant chaque mélodie, dans l'esprit d'un Del Shannon. Pourtant le ton confidentiel, fragile, ne l'empêche pas développer des thèmes qui passent du bonheur à l'horreur en l'espace de quelques secondes. Un bien bel elpee !

 

Bill Janovitz

Lonesome Billy

Pour enregistrer son premier album solo, le leader de Buffalo Tom a reçu le concours de l'équipe de Giant Sand au complet. En l'occurrence John Convertino, Joey Burns et surtout Howe Gelb. Un disque plutôt curieux, mais très réussi. Qui inévitablement laisse une plus grande place à la country et au folk. Comme chez Vic Chesnutt, pensez-vous? Nenni! Plutôt à l'instar d'un Tom Waits, mais en plus électrique. Et pas seulement à cause de la reprise du standard de jazz, " My funny valentine ". Mais davantage à cause de ce lyrisme qui reflète l'inquiétude spirituelle de l'Amérique et des Américains. Que Bill chante d'une voix fiévreuse, ravagée par l'angoisse et la mélancolie. Des textes qui auraient pu émaner de l'imagination de Raymond Carver, s'il avait pu troquer sa machine à écrire contre une six cordes...