TRAVO avance sur terrain vague

Le quatuor portugais TRAVO publiera « WASTELAND » le 2 octobre 2026 sous la bannière de Fuzz Club, en partenariat auprès de Spinda Records et gig.ROCKS! pour l’Espagne et le Portugal. Premier disque du combo chez le label londonien, ce quatrième opus studio…

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Aidan Moffat (Arab Strap) en featuring sur le nouveau single de ĠENN

ĠENN dévoile aujourd'hui « Jaguar Sun », un nouveau single en collaboration avec Aidan Moffat d’Arab Strap. Le titre sort au format digital ainsi qu'en 12’’ sur le label Rock Action Records, fondé par Mogwai, et accompagne l’annonce d’une tournée européenne…

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Black Lipstick

Sincerely, Black Lipstick

Écrit par
Auteur d’un premier album fort intéressant en 2003 (« Converted themes »), Black Lipstick nous revient avec un nouvel opus. Toujours aussi hantée par le Velvet Underground, leur musique semble aujourd’hui avoir été infectée par les Stones, le Clean et Pavement. Les Stones circa « Exile on main street », à cause de la sonorité un peu crade, produite par les guitares tour à tour, écorchées, sales, malsaines et tumultueuses. Clean ensuite. Parce que les mélodies tendres mais énigmatiques, spontanées et vibrantes, épanchent une mélancolie stimulante. Pavement enfin. Quand l’apparente anarchie se mue en véritable tourbillon hypnotique. Ajoutez y le timbre vocal lymphatique, monocorde, un peu limite de Philip Neimeyer (parfois soutenu par le backing vocal féminin de la drummeuse, Elisabeth Notthingham), dont le timbre peut rappeler Tom Verlaine voire David Byrne, et vous aurez une petite idée du climat sonore développé tout au long de cet elpee. Une belle affaire revivaliste, donc… Ben non, puisque comme je l’avais souligné sur le précédent elpee, B.L. possède l'art de mettre en valeur le détail sophistiqué qui le rend à la fois si attachant et contemporain. Et je n’ai pas changé d’avis.

Black Lipstick

Converted thieves

Écrit par

Kiss-Offs et Black Lipstick ont la particularité de partager les mêmes guitaristes/chanteurs ; en l'occurrence Philip Niemeyer et Travis Higdon. Mais si la première formation citée est surtout branchée sur la 'dance', la seconde cherche à remettre au goût du jour l'héritage du Velvet Underground circa 69. Même les drums sont conjugués au féminin, puisque le rôle de Moe Tucker est ici accompli par Elizabeth Nottingham. Dans un style, bien sûr minimaliste, métronomique (NDR : hormis pour " Yesterday's horoscope was right ", dont le tempo mod semble avoir été emprunté à Jam !). Et difficile de comprendre comment le groupe parvient à éviter le piège du revivalisme, lorsqu'au fil de l'opus les spectres de Sonic Youth (les 9 minutes de l'épique et torturé " Texas woman " valent leur pesant de comparaisons !), Violent Femmes et de Television commencent à vous hanter l'esprit. Même le timbre vocal lymphatique, de Philip campe un hybride entre celui de Tom Verlaine et de David Byrne. Sans oublier les sonorités de guitares tour à tour, écorchées, sales, malsaines, tumultueuses ; et la ligne de basse ténébreuse. Pourtant le quatuor ne nous vient ni de New York, ni de Milwaukee, mais d'Austin. Et c'est sans doute ce qui explique pourquoi ils possèdent l'art de mettre en valeur le détail sophistiqué qui les rend à la fois si attachants et contemporains.