Un dixième album studio pour Idlewild

Idlewild sortira son nouvel opus – un éponyme – ce 3 octobre 2025. Il s’agira de son dixième. En attendant, il a partagé le single intitulé "Stay Out Of Place". Le chanteur Roddy Woomble explique que la chanson traite de la multiplicité des voix et de la…

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L’heure personnelle de Lucie Valentine

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Boris Maurussane

Social kaleidoscope

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Pour enregistrer son premier opus, Boris Maurussane a reçu le concours d’une flopée de collaborateurs. Dont des musiciens de jazz et symphoniques. Des choristes aussi, deux drummers et un bassiste. Boris, multi-instrumentiste, se charge des guitares (électriques, acoustiques, à 12 cordes ; de la basse aussi), des synthés et du chant. Notamment.

Et pour cet elpee, il a choisi pour titre une métaphore imaginée par Marcel Proust dans ‘La recherche du temps perdu’. Un long playing qui puise son inspiration dans l’école de Canterbury (Robert Wyatt, Caravan, Hatfield & The North), la pop baroque (The Zombies et les Beach Boys, tout particulièrement pour les harmonies vocales), le jazz (John Coltrane), l’avant-gardisme classique (Debussy), la musique traditionnelle brésilienne (samba, bossa nova, etc.), la pop sophistiquée (Stereolab, The High Llamas), la prog post moderne (Todd Rundgren), le space rock (Pink Floyd) et pour rester dans l’air du temps, l’électronique.

Une œuvre particulièrement riche qui reflète la volonté de l’auteur-compositeur-interprète de bousculer le kaléidoscope sociopolitique en créant des liens nouveaux entre les individus, en leur rendant la parole et puis en suscitant la méditation au cœur de la nature. Tout un programme !

Boris Maurussane

Le kaléidoscope social de Boris Maurussane…

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Le premier album solo de Boris Maurussane, "Social Kaleidoscope", a été conçu comme dans l’esprit du "Smile" des Beach Boys, mais en s’inspirant davantage de la pop canterburienne (Robert Wyatt, Caravan) ou baroque (The Zombies, Montage), le jazz (John Coltrane), l’impressionnisme (Debussy) et la musique populaire brésilienne.

Au final, compte tenu de sa voix et de son univers mélodique et harmonique, sa musique lorgne de plus en plus vers Stereolab. En découle un psychédélisme ouvragé, incarné et rythmique, grâce notamment à la présence des batteurs Jean Thevenin (François and the Atlas Mountains, Jaune, Orouni...) et Stéphane Bellity (Ricky Hollywood, Juliette Armanet, Melody’s Echo Chamber, Halo Maud...)

Les textes, en anglais, énigmatiques de prime abord, révèlent à bien les lire des obsessions assez personnelles : la méditation au cœur de la nature et le retour aux réalités foncières. Mais également le rapport au temps, l’attente, le souvenir, la nostalgie, le fantasme ainsi que l’expectative, qu’elle soit amicale, amoureuse, sociale, politique ou autre…

Extrait de ‘La Recherche du temps perdu’ de Proust, "Social Kaleidoscope" est ici appliqué à l’un des objectifs de la musique qui est de susciter un bouleversement dans la société, de renverser le kaléidoscope social, par les liens nouveaux qu’elle crée entre les individus ; en résumé, une tentative de redonner un poids social, politique, aux musiciens et aux auditeurs.

Entre ces textes et la musique s’instaure un dialogue, où les développements instrumentaux sont autant de travellings, de longues descriptions, où la structure des chansons est narrative.

Le clip est à découvrir ici

 

Boris

Attention Please

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Sorti en même temps que « Heavy Rocks », « Attention Please » navigue dans des eaux sonores diamétralement opposées. Si « Heavy Rocks » surprenait par son amplitude de styles, il souffrait de vocaux faiblards. Sur « Attention Please », Wata, la guitariste, s’est réservé le micro. Et manifestement, les parties vocales sont nettement supérieures. 

Malheureusement, c’est au niveau musical que ça cloche. Plus de sources multiples pour l’inspiration, mais des plages à caractère shoegazing. Et au fil des morceaux, l’ennui vous envahit rapidement.

C’est bien beau de multiplier les disques et donc logiquement de composer une multitude de nouveaux titres ; mais si c’est au détriment de la qualité, on n’y voit pas l’intérêt. Bien sûr « Heavy Rocks » et « Attention please » ne sont pas de mauvais albums, mais ce ne sont certainement pas les meilleurs du trio japonais, non plus…

 

Boris

Heavy rocks

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En 2002, cette formation nippone avait déjà publié un elpee intitulé « Heavy Rocks ». Comment les différencier alors ? Par la couleur de la pochette. Ce nouvel opus fait suite à l’excellent « Smile », paru en 2008. Boris s’est forgé son propre style, en mêlant drone, stoner et psychédélisme ; mais également en multipliant les collaborations. Si le trio japonais n’avait plus sorti d’elpee depuis trois ans, il vient de frapper fort, puisque outre « Heavy Rocks », deux autres long playing viennent également de paraître, « New Album » ainsi qu’« Attention Please ». Année prolifique pour la formation !

Tout au long de cet « Heavy Rocks », le combo mélange les styles, sans pour autant suivre la moindre logique ou un quelconque fil conducteur. « Czechoslovakia » est tramé sur un long crescendo d’une bonne dizaine de minutes. « Missing Pieces » également, mais il libère davantage de drone. « Tu, la la » lorgne vers le Dinausor Jr. époque grunge. « Window Shopping » et « Riot Sugar » sont déchirés entre hard rock et shoegaze. Bref un joli foutoir qui n’est pas pour me déplaire. Seule plate-forme commune entre les différents morceaux : le chant de Takeshi. Mais c’est également la faiblesse de cet opus. Car on ne peut pas dire que ses interventions vocales soient toujours très réussies. Enfin, lors des sessions d’enregistrement, Boris a reçu la collaboration ponctuelle de Ian Astbury et d’Aaron Turner.

Dommage que les vocaux gâchent ainsi une telle expression sonore. Et si vous ne parvenez pas à accrocher, je vous invite à vous tourner vers les deux autres albums de Boris. Vous y trouverez certainement votre bonheur...

 

Someone Still Loves You Boris Yeltsin

Let It Sway

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Les tourbières russes brûlent depuis quelques semaines ; mais ne comptez pas sur Someone Still Loves You Boris Yeltsin pour éteindre l’incendie à l’aide de leur combustible sonore. Car leurs morceaux sont ‘tout feu tout flamme’. Ce groupe au patronyme interminable a donc décidé de rappeler à notre (bon ?) souvenir, cet ex-président russe, grand amateur de vodka, décédé le 31 décembre 1999. A moins qu’il ne cherche à redorer son blason…

Ce quatuor nous vient de Springfield, dans le Missouri. « Let It Sway » constitue son 3ème album. Il fait suite à « Broom » et « Pershing », publiés respectivement en 2005 et 2008. Le combo jouit du soutien de la presse spécialisée, depuis ses débuts ; et en particulier de Spin Magazine et Pitchfork. Pour enregistrer ce nouvel elpee, SSLYBY a reçu le concours de Chris Walla, à la mise en forme. Un producteur responsable des plus belles pages écrites par Death Cab for Cutie et The Decemberists. Un coach de rêve. Le José Mourinho de la division indie-pop en quelque sorte ! Et le résultat est à la hauteur. « Let It Sway » regorge de mini-tubes tels qu’« In Pairs », « All Hail Dracula » ou « Sink/Let it Sway ». Bien sûr, l’influence de Weezer est palpable ; et en particulier sur « Phantomwise ». Mais au moins, le band pallie partiellement le relatif manque d’inspiration des Californiens, constaté au cours de ces dernières années. Et puis leur son est rafraîchissant. Sans oublier un art à ficeler des mélodies power pop aux paroles mélancoliques (‘I can’t believe you haven’t killed me yet’, clame joyeusement le chanteur, Philipp Dickey). Un très chouette album ! A découvrir le 12 octobre au Democrazy de Gand ou au Stuk de Louvain, le 14 octobre.

Boris

Rainbow

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Boris est une formation expérimentale japonaise réputée pour son drone. Elle se réserve fréquemment des collaborations en compagnie d’autres artistes. Parmi les plus notoires, on épinglera le concours apporté auprès de Stephen O’Malley ou encore de leur compatriote Masani Akita (mieux connu sous le pseudonyme de Merzbow). En revanche, on connaît beaucoup moins celle qu’elle a réalisée en 2007, sur le label Drag City (Shellac, Pavement, Will Oldham, …), avec le talentueux guitariste Michio Kurihara. Pourtant, ce dernier n’est autre que le soliste du célèbre groupe psyché nippon, Ghost. Et le moins que l’on puisse dire c’est que sur « Rainbow », le Japonais s’est vraiment lâché. Il s’est même servi de cette collaboration comme d’un véritable exutoire, afin d’étaler toutes les palettes de son talent de guitariste. Et c’est tout à fait déconcertant ! Il le démontre d’ailleurs tout au long des soli (NDR : jamais ennuyeux, il faut le souligner) dispensés tout au long de « Sweet No 1 ». Des soli qui peuvent se muer en véritable déferlante de décibels.

« Rainbow » alterne climats paisibles, ténébreux, angoissants ou surnaturels. En ouverture, des riffs lourds et lents, glacés par les vocaux atmosphériques de Takeshi, envahissent « Rafflesia ». Nous ne sommes alors pas très loin du Boris originel. Une voix féminine vient délicatement se poser sur le titre éponyme. Empreint de quiétude et de mélancolie, « My Rain » brode des arpèges élégants. Cette sérénité fait ensuite place à un climat plus ténébreux. Lugubre même. « Shine » nous plonge même carrément dans un dark folk, propice à la méditation. Bouleversant ! Probablement le meilleur titre de l’opus. Et la suite de l’œuvre macère dans une ambiance aussi malveillante et angoissante…

« Rainbow » est sorti il y a trois ans. Depuis, beaucoup d’eau à coulé sous les ponts. Mais à ce jour, il s’agit, encore et toujours de l’album le plus expérimental et le moins accessible de Boris. Un six-cordiste, je vous le rappelle, tout bonnement remarquable. Et si à l’époque, vous étiez passés à côté de cet elpee, alors que vous êtes accro au style, je vous conseille vivement de vous le procurer. Vous ne le regretterez pas. Il n’est jamais trop tard pour bien faire. D’ailleurs, la musique est immortelle. Alors, pourquoi s’en priver ???

 

Someone Still Loves You Boris Yeltsin

Pershing

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Second ouvrage des ‘springfieldiens’ au nom improbable, « Pershing » aurait certainement fait de la peine à Boris Yeltsin. Loin de toute hype, Someone Still Loves You Boris Yeltsin tente de se tailler une petite réputation dans l’univers indie à travers un essai bien forgé mais trop gentillet. « Think I Wanna Die », « You Could Write A Book » et « Modern Mystery » sont autant de titres qui justifieraient les comparaisons entre SSLYBY et The Shins, opérées par la presse Outre-Atlantique. Du moins si celle-ci évoquait des Shins amplement moins inspirés et dirigés par Josh Rouse. « Heers » et « Some Constellation » auraient par ailleurs carrément pu être extraits de l’un des ouvrages de ce dernier.

L’intention de Someone Still Loves You Boris Yeltsin y est très certainement. Mais le quatuor tapisse sa pop estivale d’une enveloppe power pop mid-90’s un peu trop désuète et policée pour être prise au sérieux. Pourtant, les onze plages de ce recueil sont tout à fait digestes. Il est donc dommage que « Pershing » ne laisse qu’un vague souvenir après son écoute. Un troisième recueil moins prudent serait plus que bienvenu… 

 

Boris

Smile

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Au Pays du Soleil Levant, sa terre natale, le trio Boris est considéré comme une icône du sludge/doom rock. Influencé par les Melvins et Merzbow (combo d’electro/noisy japonais), le groupe fait parler la poudre à l’aube de l’an 2000. Depuis, sept skeuds ont vu le jour, dont un enregistré en étroite collaboration avec le non moins culte SunnO )))

Sur le plan purement artistique, on peut écrire aisément que les Nippons exploitent de multiples sentiers, et cherche à mêler, dans une anarchie toute relative, le doom, le stoner, le psyché, le sludge et la noisy… à la japonaise, entendons-nous ! Pour le moins versatile, ce petit « Smile » ressemble à un joli bordel organisé. Un chaos bancal qui prête parfois à rire, souvent à pleurer. Les amateurs de post rock y trouveront probablement une dose de jouvence, mais les accros au Visual Kei (Moi dix Mois, Malice Mizer…) et surtout les nostalgiques de Vow Wow et de Loudness, auront bien du mal à s’identifier à ce rock mal dilué, décousu, et bourré de clichés. « Smile » devrait, selon toute vraisemblance, convaincre n’importe quel fan de Boris, et au final, de Boris uniquement !

 

Boris Sujdovic

Fuzz Machine

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Mini album 6 titres pour l’ex bassiste des Scientists, de Beast of Bourbon et des Dubrovniks. Mais le plus paradoxal, sur cet opus, est que l’Australien ne joue pas de la basse, mais de la guitare dont il assure toutes les parties. Un seul partenaire : une boîte à rythmes qu’il a baptisée : Franki The Machine. Une idée dont la paternité revient bien évidemment à Sisters of Mercy pour son Doctor Avalanche. Hormis le cauchemardesque « Give up », enrichi d’arrangements ‘philspectoriens’, les cinq autres plages macèrent dans une solution sonore psychotique, sauvage, implacable, fruit d’un mélange astucieux entre garage et noisy hérité en ligne droite de Suicide et surtout de Jesus & Mary Chain. Et les vocaux laconiques de Boris collent parfaitement à cette musique à la fois envoûtante et ténébreuse…

Sunn O))) & Boris

Altar

A force de tourner ensemble, les barbus de Sunn O))) et les nippons de Boris se sont mis dans la tête qu’ils devaient enregistrer un disque. Non pas un ‘split album’, mais bien un album de collaboration, où chacun aurait son truc à dire et son riff à jouer (5 minutes min.). Après l’hénaurme « Black One » pour les uns (pièce maîtresse du genre doom-drone-avant-metal) et « Pink » pour les autres (du rock’n’roll irascible et couillon), voici donc « Altar », produit marqueté pour plaire aux ados qui s’estiment différents. Ils ne seront pas déçus, même si « Etna », le morceau d’ouverture, manque curieusement de singularité. On reconnaît bien sûr la batterie pied au plancher d’Astuo (Boris, donc) et les drones reptiliens d’Anderson et d’O’Malley, mais le séisme tant attendu n’est même pas mesurable sur l’échelle de Richter. Après un interlude sans grand intérêt (« N.L.T. »), voilà que nos soi-disant pourfendeurs de la cause doom se mettent au piano, aux tambourins et au slowcore : « The Sinking Belle (Blue Sheep) » sonne ainsi comme du Low reprenant Julee Cruise, avec Jesse Sykes au chant. Mais où sont donc passés les malades de Xasthur et de Mayhem ? Auraient-ils échangé leurs Immodium contre une plaquette de Xanax ? Alors qu’on aimait Sunn O))), voire Boris, pour leurs ambiances laxatives, voilà qu’ils nous emmerdent à vouloir épurer leur gros son. Et ce n’est ni Joe Preston (pathétique prestation au vocodeur sur « Akuma No Kuma ») ni Kim Thayil (Soundgarden) qui nous feront changer d’avis : cet « Altar » pue le consensus mou, malgré le fait qu’il reste une aventure sonique hors du commun.

 

 

 

Boris

Akuma No Uta

Écrit par
Ca commence comme du Melvins, du Earth, du Sunn0))), ça promet, ça fait trembler les murs, ça rend fous les voisins du dessous, du dessus, des côtés. Le chat se jette par la fenêtre. Et ça dure presque 10 minutes. Vous pensez qu’on nomme son groupe d’une chanson des albums des Melvins pour rigoler ? Ensuite, notre power trio japonais nous revisite le stoner cher au label qui l’héberge. Album somme plutôt que cohérent, « Akuma no uta » nous livre en 6 plages tout le talent de Boris : drone, metal, expérimental, psychédélisme. Le spectre est ici tellement large que l’influence de Nick Drake se retrouve jusque dans l’artwork, celui-ci copiant gentiment l’album « Bryter Layter ». Une ouverture d’esprit que l’on retrouve également chez les Melvins, le plus grand groupe de rock de l’histoire mondiale. Au bas mot.

Boris & His Bolshie Balalaika

Psychic Revolution

Début des années soixante, ce fils de diplomate russe passe à l'ouest. Il accompagne sa famille qui se fixe alors en Suède, pour fuir le régime soviétique. Dès 1967, Boris assiste aux prestations légendaires de Jimi Hendrix, à Stockholm. Ce sera le déclic. Il quitte son domicile en emportant la balalaïka de son père. Expérimente le théâtre rural, lorsqu'il n'accorde pas d'aubades aux passants. Cette situation le pousse à militer en faveur des opprimés. Et notamment des victimes du totalitarisme. Quoi de plus normal. Si bien qu'en 1985, il se retrouve en Hongrie aux côtés des étudiants qui se battent pour être libérés du joug de l'Est. Vu ses antécédents, Boris se retrouve au goulag. Jusqu'en 1978. Il retrouve alors sa famille en Angleterre pour y mener une vie plus conventionnelle. Mais en 1983, le virus de la musique le reprend. Il participe au festival de Stonehenge l'année suivante où il fait un véritable tabac. Bien que multipliant les prestations scéniques, Boris n'accepte d'enregistrer son premier album qu'en 1992, "Psychic Revolution". Un disque qui vient enfin d'être distribué chez nous. Pendant plus d'une décennie, il s'est évertué à fignoler son mélange de folk song traditionnel russe et de space rock improvisé. Et cet opus est le résultat de son travail. On y retrouve, bien sûr, deux covers d'Hendrix, "Purple Haze" et "Voodoo Chile", et puis sept fragments néo psychédéliques du meilleur acabit.