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Bowerbirds

The Clearing

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Ces drôles d’oiseaux venus de Caroline du Nord (Raleigh), ne peuvent décevoir. Depuis 2006, le duo a publié un Ep et trois albums. Tous excellents. Des œuvres sculptées dans un folk à la fois créatif et empreint de délicatesse, dont la dernière « The Clearing », vient de paraître.

Leur troisième opus a été enregistré au studio Abril Base, dans le Wisconsin, c’est-à-dire celui de Bon Iver. Et pour le concocter, le couple (à la ville comme à la scène, comme le veut la formule…) a reçu le concours de Mark Paulson au violon. Outre les vocaux qu’ils se partagent, Philip Moore se réserve la guitare et Beth Tacular l’accordéon.

« The Clearing » baigne au cœur d’une quiétude bucolique. Bowerbirds veut être en communion constante avec la nature. Pas étonnant qu’ils aient d’ailleurs choisi de se rendre au sein des quartiers de Justin Vernon, pour le réaliser. On ressent même l’influence du plus connu des bardes barbus, sur un titre comme « This Year ».

Le disque s’ouvre par le magnifique « Tuck the Darkness In », une compo parcourue par de délicates notes de piano. Mais le sommet de l’opus est atteint par « Overcome with Light », une chanson absolument remarquable.

Manifestement, la formation a pris de la bouteille. Une expérience consécutive aux épreuves traversées par le couple (hospitalisation et rupture). Une cure de maturité forcée qui semble bénéfique pour leur inspiration. La complexité des orchestrations et des arrangements ne nuisent pourtant pas au sens mélodique, toujours aussi aiguisé. Cordes et guitare électrique font ici bon ménage. Et puis la richesse de leurs harmonies vocales est intacte.

 

Bowerbirds

Upper Air

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« Upper Air » constitue le second elpee de Bowerbirds, un combo issu de Raleigh (NDR : c’est en Caroline du Nord). Il fait suite à « Hymns For A Dark Horse », paru en 2007. Alors que leur précédent opus souffrait d’une longueur excessive ou s’égarait dans une certaine confusion, celui-ci se limite à 10 plages. Et c’est un véritable soulagement ; car la créativité a été bien mieux canalisée, rendant les compos plus limpides. En outre, les bonnes nouvelles s’accumulent, car ce disque est particulièrement réussi. Il pourrait même devenir un des sommets de l’année 2009, dans l’univers du néo-folk.

Beth Tacular et Phil Moore constituent la clef de voûte du trio. Ils se réservent respectivement l’accordéon et la guitare. Et se partagent quelques percus. Leurs voix sont douces et profondes et se conjuguent à merveille. Troisième larron, Matt Damron se charge des fûts. Excellent sixcordiste Moore égrène ses accords minimalistes et en apesanteur. Au piano à bretelles, Beth joue parcimonieusement. Une approche instrumentale particulièrement épurée qui accentue l’intensité émotionnelle des chansons. Les arrangements sont discrets, soignés et réussis. Ce qui n’empêche pas le combo de diversifier leur instrumentation. Un peu de basse quand même. Comme sur le magnifique « Beneath Your Tree ». De quoi souligner l’aspect sombre et grave de cette compo et renforcer la puissance de la mélodie. Et puis du piano. Très subtil sur le magnifique « Nothern Lights », un morceau caractérisé par les splendides harmonies vocales. La musique de Bowerbirds nous invite à redécouvrir les grands espaces américains. On imagine ces musiciens jouant dans une vieille cabane, perdue quelque part au plus profond de l’Amérique rurale. Quant aux cinéphiles, ils verraient facilement cette solution sonore comme B.O. pour accompagner les films de John Ford.

Non seulement « Upper Air » pourrait être consacré album folk de l’année, mais il possède toutes les spécificités pour entrer dans l’intemporalité. La scène néo-folk indépendante multiplie les miracles depuis quelques années. Après Iron & Wine voici deux ans et Bon Iver en 2008, Bowerbirds se pose comme une nouvelle révélation du folk américain.

Bowerbirds

Hymns for a Dark Horse

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On vit parfois des moments étonnants. Ces instants où bouche bée, on se surprend à ne plus pouvoir dire grand-chose. Ils sont rares et méritent d’être épinglés. Chez Bowerbirds, on se retrouve vite l’avaloire asséché, à gober les mouches. « Hymns for a Dark Horse » est un bijou ; et la chronique pourrait s’arrêter là. Par respect pour le bien être interne qu’il procure, ravalons un peu de salive, rassemblons nos esprits, et essayons d’expliquer la raison.

Signé chez  Dead Oceans (Bishop Allen, Evangelicals, Phosphorescent,…), le premier elpee de ce trio américain est une pure réussite. Le nier serait un manque flagrant de bon sens. Telle une Dream Team qui aurait trouvé ses marques dès la première minute de jeu, Phil Moore, Beth Tacular et Mark Paulson posent leurs voix et leurs accords au cœur d’une symbiose à la limite du génie. Approchant un univers pop/folk, ils évitent les clichés, en parsemant la galette de somptueuses associations entre violon, tambourin, guitare ou accordéon. Toujours justes et puissants, les 12 morceaux de « Hymns for a Dark Horse » arborent ce délicat pelage qui invite à la caresse. Et invitent à se calfeutrer pour se sentir proche et en osmose. On entre alors en communion avec la nature et les éléments. On est ainsi à deux pas de l’univers des Shins, Radical Face ou Beirut. On est dans le sublime, où le surplus ne gave pas. Où les mélodies naissent du fond de nos âmes pour les laisser s’exhaler au rythme d’un battement de cœur. Bowerbirds ne peut revendiquer un qualificatif quelconque. Il est l’essence même du qualitatif. Il est estampillé de la marque des grands. Foncez acheter cet album, vous vous retrouvez certainement dans le même état ahuri que votre serviteur. Ainsi, il se sentira moins seul à avoir l’air idiot.