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Brightblack Morning Light

Speed Of Light

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Depuis la sortie de « Motion To Rejoin », leur troisième opus publié en septembre 2008, Nathan Shineywater et Rachael Hughes, alias Brightblack Morning Light, sillonnent sans relâche les routes du monde entier. Le duo de néo-hippies faisait d’ailleurs étape à la Rotonde du Botanique, ce 2 décembre. Une escale des plus brèves…

Figure montante de la scène ‘Freak Folk’, qui compte en ses rangs des artistes comme Joanna Newsom et Devendra Banhart, Brightblack Morning Light (anciennement Brightblack tout court) est déjà responsable de trois hypnotiques recueils de psyché contemplatif. « Motion To Rejoin », le cadet de la discographie du duo, a été entièrement enregistré à l’aide de deux panneaux solaires en plein désert de New Mexico. On ne peut plus proche de la nature, Nathan Shineywater monte sur les planches. Il est 21 heures précises, et il se plante derrière son micro orné de deux espèces de fourrure de castor. Pour le soutenir, Rachael Hughes aux percussions et trois autres musiciens, dont Danielle Stech-Homsy, la voix de Rio En Medio (NDR : formation qui assurait la première partie). L’accueil réservé au combo est plutôt timide. Faut dire que seuls les gradins de la Rotonde sont occupés.

Tandis que le son languissant des compositions de la formation s’échappent doucement des baffles, Shineywater, dissimulé derrière ses cheveux, invoque les esprits devant un public au sein duquel on remarque quelques visages subjugués. La majorité des morceaux se suivent et se ressemblent. Mais ils parviennent à nous faire avaler la pilule sans broncher ; car la particularité de Brightblack Morning Light procède de ces petites subtilités qui font toute la différence d’une compo de l’autre. Au bout de 35 minutes, après une interprétation transcendante d’« Everybody Daylight », extrait de l’opus éponyme, Shineywater se lève, tape dans les mains de ses collègues et se retire sans révérence. Et dans la foulée, ces derniers suivent leur mentor. Une demi-douzaine de minutes d’applaudissements plus tard, les lumières se rallument. Et non, les gars, ils ne reviendront pas… Bilan de l’opération : un concert sympathique mais court. Trèèèès court…

(Organisation : Botanique)

 

Brightblack Morning Light

Motion To Rejoin

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Pieds nus sur le gazon brûlé des terres arides de New Mexico, on se remet une seconde fois au pouvoir psychotrope des chants spirituels de Brightblack Morning Light. Et dieu sait comme ces derniers nous ont manqués. Pour « Motion To Rejoin », le quatuor pousse l’expérience naturelle un cran plus loin. Ce nouvel opus a en effet été entièrement enregistré grâce à l’énergie récoltée via quatre panneaux solaires ! Le résultat ? Un ouvrage aussi éthéré, spontané et impressionnant que l’éponyme, publié en 2006. Stimulée par les vocalises shamaniques de Nayob Shineywater, que pimentent les sœurs McCrary d’un brin de gospel, l’œuvre sent bon la ‘zenitude’, le feu de bois, les herbes médicinales et, surtout, la liberté.

Les fans du premier opus ne seront pas déboussolés, la structure de « Motion To Rejoin » étant, à peu de chose près, identique à celle de « Brightblack Morning Light ». Certains pourraient d’ailleurs reprocher à la formation ses mélodies répétitives et sa désarmante nonchalance. Mais le quatuor arrive parfaitement à jouer de ses deux aspects en sa faveur. « Motion To Rejoin » est, en bref, un disque magnétique et envoûtant.

 

Brightblack Morning Light

Brightblack Morning Light

Écrit par

La ganja avait une odeur. Elle a désormais un son. Dans la dimension Brightblack Morning Light, la zenitude est une valeur universelle. Le monde entier prend son temps et son pied. Aucune discorde. L’adage ‘Make Love Not War’ prend ici tout son sens. ‘Make Love’, de préférence sous un tepee, en plein milieu d’une forêt sauvage aux couleurs éblouissantes et irréelles. Une forêt où les éléphants roses valsent avec les ours polaires, l’on se douche à poil sous l’eau de pluie et tout à un sens, même ce qui n’en a pas.

Cet album éponyme, sans aucun doute enfanté au beau milieu d’un champ de chanvre, est une agréable curiosité. Le potentiel hypnotique de chacun des titres est tellement élevé qu’on pardonnerait presque à Brightblack Morning Light leur tendance à la répétition. De « Everybody Daylight » à « We Share Our Blanket With The Owl », on garde l’étrange impression d’entendre un seul et même titre, à quelques variations près. Si, même en gardant les idées claires, ce détail n’est en rien dérangeant et semble carrément agréable, on n’ose pas imaginer le résultat sur un esprit embué. La solution à tous tes soucis ? Un petit coup de « Brightblack Morning Light » dans ton aquarium. En plus, il y a Paz Lenchantin au menu. Ça, mon vieux, c’est vraiment de la bonne.

Brightblack Morning Light

Ala.cali.tucky

« Printed On Recycled Paper », peut-on lire dans le livret qui accompagne l’album de Brightblack. On aurait pu croire qu’il s’agissait plutôt de carbone 14, tant la musique de ces Américains semble avoir été déterrée en plein désert mojave, fossilisée depuis des siècles et enfin ramenée à la vie, après de longues heures de brossage et de dépoussiérage. C’est que la country de Brightblack paraît figée dans le temps, tellement elle est languissante : ici, on joue au ralenti, comme si la lenteur pouvait sauver les notes de la putréfaction. A côté, Low et Mazzy Star passeraient presque pour des groupes de rock’n’roll… Slowcore, et c’est peu dire : Brightblack étire son folk crépusculaire comme pour empêcher le sable de la vie de s’égrener trop vite… Soit on calque notre cadence sur la leur et l’heure passée avec eux dure une journée, soit on s’endort bercé par cette torpeur et l’on perd toute notion temporelle. Dans les deux cas on ne comprend guère ce qui se passe, et c’est pas plus mal. Un disque à écouter si ’on n’a rien à faire, parce que c’est obligé (au risque de passer pour un zombie shooté aux somnifères).