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Tijuana Mon Amour Broadcasting Inc.

Cold Jubilee (Of The Snowqueen)

Écrit par

Au marché des disques incontournables, certains emballages sont particulièrement colorés et bénéficient d’une publicité aussi criarde que racoleuse. D’autres, en revanche, ne payent pas de mine et se contentent de simplicité et de discrétion. C’est le cas de Tijuana Mon Amour Broadcasting Inc. venu y présenter « Cold Jubilee (Of The Snowqueen) » leur dernier opus.

Ni le nom, ni l’emballage qui l’enveloppe ne laissent présager son contenu. Il faudra même passer l’intro intitulée “Exit” pour se rendre vraiment compte de la fantastique galette en question. Livrant un “Living In The Future” délicieusement jazzy, le trip hop pointe directement le bout de son nez au grand dam de mes voisins, allergiques chroniques de basses en tout genre. De par le piano et la batterie qui frappe méthodiquement ses fûts, les 12 plages réunies sur « Cold Jubilee (Of The Snowqueen) » s’arment au fur et à mesure de mélancolie (“Next Room” un délice de basse) et de cuivres, soulevant parfois même un coin d’electro venu transformer les ballades nostalgique en lo-fi ingénue. Quand apparaît le violon, nous ne nous sentons presque plus dignes de le recevoir tant son charme nous atteint. En accompagnateur de qualité, la voix de Mathias Petzold vient poser un ton juste sur le travail de ses acolytes et encenser les compositions performantes de l’album.

Quarante minutes pour un elpee, c’est honnête. Mais compte tenu de sa qualité, on a vite fait de se le réécouter directement pour prolonger le bien-être qu’il engendre. Idéal pour la saison, le froid qui lèche vos fenêtres sera repoussé de manière sévère tant la chaleur diffusée par cette galette est brûlante. Un extraordinaire album, que je suis ravi de classer au top de ce que j’ai pu écouter dernièrement.

Broadcast

The Future Crayon

Trois albums (« The Noise Made By People », 2000, « Haha Sound », 2003, « Tender Buttons », 2005), une compile de leurs premiers morceaux (« Work and Non-Work », 1997), et voilà que Warp a la bonne idée de réunir sur un seul CD la plupart des autres titres que Broadcast a signés au fil de ces années. Qu’ils soient issus d’Ep’s (les fameux « Extended Play 1 & 2 », « Come On Let’s Go », « Pendulum » et « Echo’s Answer ») ou d’efforts collectifs (« We Are Reasonable People », la sortie n°100 de Warp, et « All Tomorrow’s Parties 01 », du nom du festival), ces 18 titres reflètent bien toute l’étendue sonique et mélodique du quintet de Birmingham, aujourd’hui un duo (le couple Trish Keenan-James Cargill). Du ‘space pop’ « Illumination » aux dilatations kraut de « Minus Two » et de « Violent Playground », cette compile retrace sans le vouloir la carrière d’un des groupes les plus attachants de ces dix dernières années. En convoquant les fantômes des United States of America, des frères Barron et de Hans-Joachim Roedelius, Broadcast imagine en musique nos rêves les plus surréalistes. On vient de découvrir que même dans le coma, l’homme pense et possède une conscience. Peut-être entend-t-il, comme B.O. de ses visions mentales, une musique proche de ce qui se trame ici… « Poem of Dead Song » ? C’est le titre d’un des plus beaux morceaux de cette compile. Même morte, elle résonne : ça doit être ça, l’état végétatif.

Broadcast

HaHa Sound

Écrit par

Entre " Ha-Ha Sound " et " The Noise Made By People ", le premier album du trio de Birmingham, trois ans se seront écoulés. Mais Broadcast n'a rien perdu de son talent et de son originalité, puisque ce nouvel album est encore meilleur que le précédent. Depuis 2000, le rétro-futurisme a la cote. Ses synthés d'un autre âge, ses ambiances de films SF de série B, ses bleeps rêveurs et ses relents d'enfance : la musique électro-pop de Broadcast s'est bâtie, au fil des ans et en secret, une réputation de bande-son bizarre d'un monde un peu figé, dans lequel Barbarella et Robby le Robot batifoleraient gaiement dans un décor d'apocalypse lunaire. Musicalement, Broadcast n'a donc guère d'équivalent (Stereolab, Ladytron, Saint Etienne ?), et cet atypisme est renforcé par l'étrange tonalité de la voix de Trish Keenan, à la fois neutre et mutine, frigide et suggestive ; bref mi-femme mi-enfant, séductrice et asexuée. Sur " Valerie ", on croirait presque entendre des enfants de chœur réciter leur prière de Noël dans une cathédrale de verre, où résonneraient le moindre écho cristallin, Jan Garbarek (ECM) et Joseph Byrd (United States of America) se disputant les touches d'un orgue vétuste. " Man is not a Bird " surprend lui par sa rythmique pointilleuse et ses bruits aquatiques, comme si le couple Barron (la Bo de " Forbidden Planet ") ressuscitait le temps d'une dernière valse, avec Holger Czukay pour chef d'orchestre… Aux yeux (oreilles) de certains, Broadcast pourrait passer pour un groupe de techniciens dissimulés derrière leurs machines, coincés dans un univers qu'ils se sont eux-mêmes forgés… Mais ce serait oublier leur sens aigu de la mélodie (" Before We Begin ", " Lunch Hour Pops ") : il s'agit bien de pop, et du plus bel effet, en prise avec son temps sans être une vulgaire histoire de mode. Refuser leur invitation au voyage (intersidéral ?) serait donc une grossière erreur.

 

Broadcast

The noise made by people

Écrit par

Peu satisfait du travail accompli par les candidats producteurs, à leur deuxième album, le quatuor de Birmingham a décidé de monter son propre studio et de s'occuper personnellement de la mise en forme. Faut dire que les musiciens de Broadcast sont méticuleux à l'extrême ; obsédés par la perfection, si vous préférez. En écoutant cet opus, on a même la sensation que la musique sort d'un laboratoire de recherche, tant le soin apporté aux arrangements est raffiné, presque mathématique. Ce qui n'empêche pas l'expression sonore de faire preuve d'une grande sensibilité. Une sensibilité mystérieuse, glacée, monochrome, ectoplasmique, plus européenne qu'insulaire, il est vrai. Partagé entre compostions expérimentales, cosmiques et incantations mélodiques, " The noise made by people " nous entraîne dans un univers futuriste, aux confins de la bande sonore pour film d'anticipation et la pop diaphane des Cardigans. Le timbre vocal parfaitement articulé de Trish Keenan, nonobstant son débit nonchalant, possède d'ailleurs d'étranges affinités avec celui de Nina Persson. Un album fort intéressant, même si les puristes lui reprocheront un concept beaucoup trop technologique...